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4%
des hospitalisations sont dues aux médicaments* |
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Selon l'étude
EMIR* rendue publique par l'agence française de sécurité sanitaire
des produits de santé (ANSM), près de 4% des hospitalisations
sont liées à l'ingestion d'un médicament. Ce taux augmente à 5,5%
chez les personnes de plus de 75 ans:
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7
fois sur 10 liée à un effet indésirable
-
3
fois sur 10 liée à une interaction médicamenteuse
Certains
médicaments sont plus souvent incriminés :
AVK (12,3%), diurétiques,
anticancéreux
*Effets
indésirables des médicaments, incidences et risques |
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Précautions
avant d'Acheter un médicament |
Regardez
attentivement les conseils avant achat dans notre rubrique
automédication |
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A quel moment
faut-il prendre ses médicaments
?
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L'activité
d'une thérapeutique et la tolérance aux médicaments peuvent varier
en fonction du moment de l'administration et en fonction de la prise
alimentaire. Cette notion est exploitée en cancérologie par exemple où l'on
minimise les effets secondaires de certains
anticancéreux (ex les sels de
platine sont mieux tolérés s'ils sont administrés à 18h).
Beaucoup de médicaments
peuvent se prendre indifféremment au cours ou en dehors des repas, toutefois,
voici la liste des exceptions:
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A prendre en dehors des
repas |
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Pour
respecter le délai d'action : prokinétiques (15 à 30mn avant les
repas)
Pour
agir localement :
Amphotéricine B,
Nifuroxazide
Pour
éviter un effet iatrogène :
pastilles et collutoires à base d'anesthésiques locaux (à éviter
avant les repas; risque de fausse route) |
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Pour
améliorer l'absorption |
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Pour
être en phase avec le mode d'action du médicament |
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Antiacides
(2heures après les repas)
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Médicaments du
RGO
(Acide alginique : après les repas, ils
forment un gel visqueux au-dessus du bol alimentaire).
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A prendre au cours des
repas |
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Pour
améliorer la tolérance
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AINS
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Antibiotiques : Amoxicilline + Ac clavulanique,(clarithromycine, céfuroxime,
: 30 mn après le repas), bacampicilline, triméthoprime+
sulfaméthoxazole, cyclines, péfloxacine, acide fisidique,
pristinamycine...
-
Antipaludéens
-
Hypolipémiants:
Fibrates, pravastatine
-
Antiépileptiques :
Valproate de sodium, valpromide,
carbamazépine, carbidopa/lévodopa
-
Chlorure de potassium, bétahistine, colchicine, diosmine,
metformine, sulfamide hypoglycémiants...
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Pour
améliorer l'absorption |
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Pour
être en phase avec le mode d'action du médicament
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A quelle heure faut-il prendre ses médicaments
? |
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Selon
les modes d'action, les effets indésirables, la chronothérapie,
certains médicaments ont un moment optimal de prise |
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A prendre
le soir |
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Vers
20 heures:
théophylline
(efficacité augmentée à cette
heure)
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Clonidine,
Bronchodilatateurs: meilleure efficacité si
prise le soir.
-
Hormone de croissance :afin de reproduire le profil
physiologique de l'hormone naturelle et d'obtenir une
concentration maximale durant la nuit
-
1
heure après le repas du soir:
Antiulcéreux
gastriques.
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AINS: meilleure tolérance le soir mais efficacité supérieure
le matin
-
Au
coucher:
Hypnotiques (délai d'action très rapide de
certaines molécules)
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A éviter
le soir |
-
Diurétiques : prise de préférence au matin ou à midi (sinon
risque de levers nocturnes pour uriner)
-
Vasoconstricteurs oraux
à éviter car action stimulante
-
Mucolytiques
à éviter le soir car l'activité mucociliaire
est diminuée la nuit
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A 8heures
du matin |
Corticoïdes en raison du pic physiologique de Cortisol à cette
heure. A prendre après le petit déjeuner afin de protéger la
muqueuse gastrique |
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Le matin |
Bêtabloquants
retard |
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Schéma de prise de vos
médicaments
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Nom:
Prénom:
Nom et N° tel
médecin:
N° tel pharmacie:
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Nom du médicament |
Matin |
Matinée |
Midi |
Après-midi |
Souper |
Coucher |
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Imprimez ce tableau pour rendre plus clair le schéma de prise de
votre traitement et/ou remplir votre
pilulier.
Pour en savoir plus consultez notre
fiche conseil:
Comment préparer son
pilulier?
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Avec quelle boisson prendre ses médicaments ?
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Quoi de plus anodin que
d'avaler ses médicaments avec nos boissons de tous les jours... et pourtant de
nombreuses boissons peuvent interférer avec l'absorption ou le métabolisme des
médicaments et les rendre soit inefficaces, soit plus toxiques!!!
L'idéal est de prendre
ses médicaments et en quantité
suffisante (100ml minimum).
Voici un petit catalogue
des interactions avec les autres boissons et les médicaments, de quoi vous faire
réfléchir...
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Le lait |
le lait peut
entrainer des complexes ne pouvant pas traverser les membranes
biologiques.
Attention aux médicaments pédiatriques souvent donnés dans le
biberon.
-
Formation de complexes insolubles: Tétracyclines de 1ère
génération, céfalexine, méthotrexate, fluor,
biphosphonates,
aténolol, sotalol, sels de fer (Tardyferon®). Leur activité est diminuée avec le lait.
-
Risque de dissolution prématurée dans l'estomac des
enrobages gastrorésistants:
bisacodyl, sels de potassium. ne
pas prendre ces médicaments dans les 3 heures suivant ou
précédant l'ingestion d'une boisson lactée
-
Contrôler l'apport de calcium en cas de traitement par les
digitaliques
-
En
revanche le lait augmente l'absorption de l'atovaquone (Malarone®);
il est conseillé de prendre cet antipaludéen avec une boisson
lactée.
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Le thé |
Les tannates
présents dans le thé forment des complexes insolubles avec les sels
de fer et en diminuent leur biodisponibilité. L'halopéridol (Haldol®)
et la chlorpromazine (Largactil®) mélangés au thé
entrainent la formation de précipités insolubles. |
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Le café,
boissons au cola riches en caféine et en tanins |
-
La caféinémie est augmentée avec la ciprofloxacine (Ciflox®), enoxacine (Enoxor®),
la
contraception hormonale, la
fluvoxamine (Floxyfral®),
cimétidine,
disulfirame, mexilétine,
stiripentol. Elle entraine palpitations,
nervosité ,
hypertension
artérielle, excitations, voire convulsions.
-
Diminution de l'efficacité des médicaments associés :
Dipyridamole, Lithium, benzodiazépines,
hypnotiques
-
Diminution de la résorption du fer, du lithium, de l'halopéridol (par complexation avec les tannates contenus dans le thé ou le café)
-
Augmentation des effets indésirables de la
théophylline et
des vasoconstricteurs
-
Augmentation de l'activité
de l'ergotamine, de certains
antalgiques (aspirine,
paracétamol)
-
Effets
cardiovasculaires augmentés avec la
nicotine (patchs,
gommes, comprimés à sucer...)
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Jus de
pamplemousse |
Le
pamplemousse contient de
la bergamottine et de la 6,7-dihydrobergamottine inhibitrices du
CYP3A4 qui ralentit
le métabolisme de certains médicaments.
Les conséquences sont une
majoration des effets indésirables des traitements, équivalent à un
surdosage
Tous les dérivés du
pamplemousse
sont concernés:
jus de
pamplemousse, pamplemousse entier, confiture, extrait de pépin de
pamplemousse, extrait de peau de pamplemousse...
Par précaution,
l'ANSM recommande de ne pas boire
plus d'un
quart de litre par jour de jus de
pamplemousse, et éviter d'en boire dans les 2heures
précédant ou suivant la prise de médicament.
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Le saviez-vous? |

L'interaction est maximale si la prise du jus de
pamplemousse a lieu dans les 4 heures avant le
médicament, mais elle reste présente à hauteur de 50%
dans les 10 heures et 25% dans les 24 heures... |
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Effets
du jus de pamplemousse sur quelques médicaments:
-
Immunosuppresseurs:
La ciclosporine (Néoral®, Sandimmun®)
ou le tacrolimus (Prograf®) utilisés dans les
traitements anti-rejets voient leur toxicité augmentée par
augmentation de son taux plasmatique.
En cas de traitement immunosuppresseur, la prise concomitante de
jus de pamplemousse de façon régulière, peut endommager le rein!
-
Certaines
statines (simvastatine,
atorvastatine), utilisées dans le traitement de l'hypercholestérolémie. Un jus de pamplemousse, pris en même temps que la simvastatine peut multiplier par 15 l'absorption du médicament
et provoquer des atteintes musculaires graves!
-
Risque aussi avec les
pilules
contraceptives (risque de
complications thromboemboliques)
-
Autres médicaments fortement influencés par le jus de
pamplemousse:
Squinavir
(Fortovase®,
Invirase®), inhibiteurs calciques (flodil®).
Plus récemment, il est apparu que la dronédarone et l’ivabradine,
des
anti arythmiques, la
sertraline, un
antidépresseur, ou encore
le docétaxel, utilisé dans le cancer du sein, peuvent voir
également leurs effets indésirables majorés
ANSM Interactions médicaments et
pamplemousse. Mise au point
|
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Les
autres jus de fruits |
Le pH d'un
jus de citron ou d'orange est environ de 2,5 à 3,5, celui d'un jus
de tomate est de 3,9 à 4,4.
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Les
jus de fruits sont à éviter en cas de prise d'aspirine ou d'
AINS car ils risquent de majorer voire de déclencher des
brulures d'estomac ou des
reflux acides
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Les jus de fruits (orange, pomme), les boissons à base de Cola peuvent modifier la
pharmacocinétique de certains
médicaments (absorption
augmentée du fluor, et absorption diminuée notamment des médicaments basiques
comme l'atazanavir,
les
bêtabloquants, fluoroquinolones,
antifongiques
triazolés
) ou altérer les
principes actifs sensibles à un pH acide. Éviter une
consommation abondante avec l'ampicilline (Totapen®) et
ses dérivés, l'érythromycine, l'oxacilline (Bristopen®)
et ses dérivés.
-
La
vitamine C présente dans le jus d'orange
par exemple facilite l'absorption du fer. Risque de
résorption gastro-intestinale de l'aluminium présent dans les
antiacides (attendre 2 à 3 heures)
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Les eaux |
Les eaux
en bouteille ne sont pas toujours recommandées pour la prise de
médicaments en raison de leur forte teneur en calcium ou en Fluor.
Il faut aussi éviter de prendre ses médicaments avec de l'eau
gazeuse.
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Les
eaux riches en calcium (Hepar®575mg/l, Contrex®468mg/l)
entrainent une chélation des médicaments comme le lait rendant
impossible, leur absorption par l'organisme.
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Les
eaux riches en Fluor (Saint-Yorre®8,9mg/l, Sail-les
bains®, Vichy Célestin®6,1mg/l) influencent
l'absorption du calcium.
-
Les
boissons gazeuses accélèrent la vidange gastrique par
stimulation des mouvements péristaltiques et peut diminuer la biodisponibilité (activité)
de certains principes actifs comme les
anticonvulsivants.
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Interactions aliments médicaments
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Certains aliments peuvent
interférer avec votre traitement. Cette précaution doit être prise aussi avec
les
compléments alimentaires,
pouvant contenir certaines familles de plantes pouvant interférer avec les
médicaments. |
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Ail |
L'ail agit
sur le cytochrome P450 et et donc interfère sur de nombreux
principes actif comme la digoxine, la
théophylline, les
antivitamines K, la ciclosporine, les
contraceptifs
oraux et
certains
antirétroviraux. A consommer avec modération. |
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Aliments
agissants sur le pH urinaire |
Le pH
urinaire modifie le degré d'ionisation de nombreux médicaments (quinidine,
acide acétylsalicylique, lithium) et par suite leur vitesse
d'élimination. Les végétaux et la plupart des fruits fais ainsi
que les laitages alcalinisent les urines. A l'inverse, les viandes,
les poissons, les fromages, les pâtes, le pain, le maïs et les
lentilles acidifient les urines. Certains fruits comme les
myrtilles, les prunes ou les pruneaux contiennent de l'acide
benzoïque et sont très acidifiants. La méthénamine précipite en
milieu alcalin, tandis que le méthotrexate ou les sulfamides
précipitent en milieu neutre ou acide avec un risque de formation
de calculs |
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Aliments cuits au
feu de bois |
La cuisson
des viandes au feu de bois génère la production de benzopyrène
et autres polycarbures polycycliques qui stimulent les enzymes
hépatiques du tractus gastro-intestinal accélérant le
catabolisme de certaines molécules comme la
théophylline par exemple
|
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Aliments riches en vitamine K1* |
les
aliments riches en vitamine K1 interfèrent avec les
antivitamine K
ou AVK (Préviscan®,
Sintron®)
, ce qui explique parfois la grande difficulté à équilibrer votre
INR Pour en savoir plus, consultez notre
fiche conseil:
Aliments et AVK |
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Aliments riches en
tyramine
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Les aliments riches
en tyramine (fromages fermentés, saucisses fumées, extraits de viandes conservés
par salaison, les figues, avocats, raisin, groseilles, ananas, café, chocolat,
certains vins, extraits de levures, soja fermenté...) sont métabolisés par le
système des monoamines oxydases.
En cas de traitement
inhibant les monoamines oxydases
IMAO
et/ou l'isoniazide (Rimifon®),
on observe en cas de consommation de ces aliments, le fameux
"Effet
fromage" par accumulation de tyramine dans le
sang. Ce qui entraine des
poussées hypertensives et/ou de fortes
céphalées.
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Fibres alimentaires |
Les fibres
alimentaires peuvent faciliter l'action de nombreux médicaments en
particulier les hypoglycémiants oraux et les
Statines
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Graisses
Un
repas riche en matières grasses |
-
favorise la dissolution des grosses particules
: griséofulvine, nitrofurantoïne, spironolactone.
La résorption intestinale du
Squinavir est améliorée par les
graisses d'où l'intérêt de les prendre au cours d'un repas.
-
favorise la dissolution: des substances liposolubles :
sulfamides,
phénytoïne, carbamazépine,
kétoconazole,
vitamines
A,D,E,K (résorption augmentée mais avec un pic plasmatique
retardé)
-
modifie la biodisponibilité des
antirétroviraux
: Lopinavir +
Nitonavir (Kaletra®) et Ténofovir (viread®)
à prendre au cours d'un repas riche en graisse; Efavirenz (Sustiva®),
Indanavir (Crixivan®) et Stavudine (Zérit®)
à prendre à jeun ou avec un repas pauvre en graisses.
|
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Huiles minérales |
L'huile de
paraffine, est parfois utilisée pour assaisonner les crudités.
Elle accélère le
transit, diminue l'absorption des
anticoagulants
et des
vitamines liposolubles |
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Pain complet,
les céréales complètes |
Le pain
complet contient une forte proportion d'acide pythique pouvant
former des complexes insolubles (non résorbés) avec de nombreux
cations :
Fer,
zinc,
calcium induisant à la longue un effet déminéralisant. Aliment à
éviter si vous êtes traité pour l'ostéoporose
(calcium),
carence martiale (anémie) ou traitement
antiacnéique à base de zinc |
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Viandes et
protéines |
La lévodopa,
l'alphaméthyldopa, les digitaliques ou la
vitamine C
sont résorbés
par transport actif comme l'absorption des acides aminés (des
protéines). Risque de compétition entre les médicaments et les
protéines: prendre donc ces traitements juste avant les repas. |
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Sel |
-
Une
alimentation trop salée favorise l'apparition d'œdèmes
lors d'un traitement par corticoïdes ( au delà de 10
jours de traitement)
-
Un
régime désodé ou hyposodé est contre indiqué en cas de
traitement par les sels de lithium (risque de lithémie
trop élevée par compétition au niveau de la réabsorption
tubulaire rénale).
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Sel
diététique |
Les sels
diététiques sont généralement des sels de potassium (idem
pour la levure de bière, légumes et fruits secs, oléagineux,
chocolats, bananes). Ne pas les
associer aux
diurétiques épargneurs
de potassium (amiloride,
spironolactone, triamtérène...), aux IEC et aux antagonistes de
l'angiotensine II en raison du risque d'hyperkaliémie surtout
en cas d'insuffisance rénale. |
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Conseils sur le bon usage du médicament |
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Antibiotiques |
Noter en
toutes lettres les dates d'arrêt du traitement sur vos boites
d'antibiotiques afin de bien respecter la durée du traitement
prescrit.
Une fois
reconstituées, certaines suspensions buvables de conservent au
réfrigérateur. Reporter les flacons après utilisation à la pharmacie
à la fin du traitement |
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Collyres |
Consulter
notre rubrique:
bon usage des collyres |
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Comprimés
ou gélules |
Avalez vos
médicaments avec un grand verre d'eau:
Prendre votre comprimé ou gélule avec un
grand verre d'eau pour éviter toute adhérence à l'œsophage ou à
l'estomac (risque d'ulcération). Un verre d'eau pris avant la gélule
ou le comprimé permet aussi une humidification préalable de
l'œsophage.
Si vous
êtes enceinte
et que vous devez préparer les médicaments d'une autre personne, il
est déconseillé de manipuler certains médicaments en raison d'un risque pour le
fœtus (anticancéreux, antiandrogènes, certains
traitements pour la prostate)
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Peux-t-on écraser tous les comprimés et ouvrir toutes les
gélules?
En cas
de difficulté à avaler vos comprimés,
vous pouvez utiliser un
broyeur de comprimé.
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Attention ne pas broyer
ou ne pas ouvrir les gélules:
-
des
formes à libération prolongée (risque de surdosage),
-
des
anticancéreux (risque d'inhalation de particules cancérigènes)
-
des
formes de trinitrine (risque d'explosion)
-
des
formes à enrobage gastro-résistant (inactivation du médicament)
ex: depamide, depakote...
-
des médicaments à marge thérapeutique étroite
(risque de sous-dosage par déperdition de principe actif). Ex:
AVK, antiépileptiques, digoxine...
Avant de broyer vos comprimés ou d'ouvrir vos gélules,
demandez toujours l'avis de votre pharmacien.
|
Les médicaments à principe actif
photosensible (reconnaissables si emballés dans un blister opaque)
doivent être écrasés à la dernière minute
Ne pas écraser plusieurs comprimés en même
temps
Laver le
broyeur après chaque
utilisation.
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Formes
sublinguales |
Les formes
sublinguales doivent être laissés en contact suffisamment longtemps
par exemple, une dizaine de minutes pour la buprénorphine haut
dosage (traitement de substitution aux opiacés), sans sucer, ni
avaler.
Attendre que
le comprimé ait complètement fondu avant de boire ou de manger.
En cas de
sècheresse buccale, boire un verre d'eau avant d'administrer le
comprimé sublingual afin d'humidifier la muqueuse buccale. |
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Ovules |
-
Polygynax® virgo doit être instillé et non placé tel
quel dans le vagin
-
Les
comprimés ou gélules vaginaux doivent être légèrement
humidifiés avant leur mise en place
-
Les
spermicides sont inactivés par les savons.
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Patchs
 |
Comment poser un patch?
Choisir des emplacements cutanés sans
poils, propres, secs et non irrités (ne jamais enduire la peau avant
la pose avec un produit gras), alterner les sites d'application pour
éviter les irritations locales en respectant un intervalle d'au
moins une semaine entre deux applications au même endroit.
Ouvrir le sachet
délicatement (sans ciseaux) et retirer le film protecteur du patch
sans poser les doigts sur la surface adhésive.
Presser uniformément sur le
dispositif pour assurer un bon contact homogène, pendant au
moins 30 secondes et en lissant du centre vers la périphérie.
Vérifier que les coins collent bien sur la peau
Ne pas recoller un
patch qui s'est décollé. Ne pas appliquer sur les seins un patch
renfermant des hormones stéroïdes. Toute exposition à la chaleur
(douche chaude, origine interne comme la
fièvre...)
augmente temporairement la résorption du principe actif, ce qui
doit être pris en compte pour les substances très actives, comme
le
fentanyl
par exemple.
Peut-on découper les patchs?
-
Les patchs à réservoir
comportent un compartiment dans lequel le principe actif est
dissous ou en suspension ex Nitriderm®. Ces patchs
ne peuvent pas être découpés.
-
Les patchs matriciels peuvent
être découpés (Durogésic®, Trinipatch®),
mais il convient de jeter la partie du patch non utilisée car
son contenu peut s'altérer. .De plus, ajouter un pansement
adhésif afin que le côté coupé du patch adhère bien à la peau.
Notre conseil
Pour éviter que le patch ne se décolle
lors du bain ou d'efforts physiques, éviter de savonner la zone
d'application
Attention si vous devez bénéficier d'une IRM:
La membrane protectrice externe de certains patchs est
constituée d'aluminium qui expose à des risques de
brulures et de blessure (arrachement du patch à l'IRM). Il
convient de retirer le patch avant l'IRM
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Suppositoires |
-
Conserver les suppositoires à l'abri de la chaleur
-
On
introduit un suppositoire par l'extrémité basale (plate)
afin que l'extrémité pointue provoque une fermeture réflexe
du sphincter anal. Pour faciliter l'administration chez
l'enfant, replier les genoux contre la poitrine et presser les
fesses l'une contre l'autre quelques instants après
administration pour empêcher l'exonération.
-
Afin
d'améliorer la pénétration, humidifier le suppositoire avec
de l'eau tiède (surtout pour les suppositoires à la
glycérine).
-
Ne
pas relâcher la pression sur les flacons tant que ceux-ci ne
sont pas retirés (sauf s'ils sont munis d'un système
anti-reflux).
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Vaccins |
Les vaccins
se conservent au réfrigérateur.
Cas particulier du Rotarix®,
vaccin indiqué dans l'immunisation active des nourrissons à partir
de l'âge de 6 semaines pour la prévention des gastroentérites dues à
Rotavirus. Il se présente sous forme de seringue pré remplie mais
s'administre par voie orale et non par voie injectable. Seul le
médecin est habilité à administrer ce vaccin. |
|
Interactions médicamenteuses
|
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On parle
d'interaction médicamenteuse lorsque la prise
d’une substance modifie l’effet d’un ou plusieurs autres
principes actifs présents au même moment dans l’organisme.
La prise simultanée de
plusieurs médicaments peut en effet modifier
leur efficacité et/ou leur toxicité.
-
Si un médicament
empêche l’absorption ou l’action d’un autre,
ce dernier pourra ne montrer aucune
efficacité.
-
A l’inverse, si son
élimination est ralentie ou si son effet est
amplifié, des signes de toxicité pourront
apparaitre.
Pour ces raisons, il est
important de signaler les médicaments que l’on
prend à son médecin, son pharmacien et son
dentiste. Cette précaution vaut également pour
les
pilules contraceptives,
qui sont des médicaments et dont l’efficacité
peut être réduite par certains traitements.
|
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Différents types d'interactions |
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Interaction pharmacodynamique |
Ces
interactions sont plus ou moins communes aux substances d'un
même groupe thérapeutique (médicaments ayant des propriétés
pharmacodynamiques ou des effets indésirables communs,
complémentaires ou antagonistes vis à vis d'un même système
physiologique) Par exemple:
-
Addition d'effets indésirables atropiniques
-
Addition d'effets bradycardisants (antiarythmiques,
bêtabloquants, digitaliques, inhibiteurs de la
cholinestérase, etc...)
-
Augmentation du risque hémorragique en cas de prise
conjointe de médicaments à actions différentes mais
additives sur la coagulation
-
Addition des effets indésirables musculaires des
statines et
des fibrates
-
Antagonisme d'action des
antihypertenseurs et des anti-inflammatoires (AINS) sur la pression artérielle
|
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Interaction pharmacocinétique |
-
Absorption perturbée (modification de la vitesse ou
de la quantité totale absorbée)
-
Distribution perturbée : le médicament circule dans
le sang sous 2 formes : une forme liée aux protéines
plasmatiques, inactive, et une forme libre
dissoute dans le plasma, seule active. Par compétition,
certains médicaments peuvent déplacer d'autres médicaments
de leur liaison aux protéines plasmatiques.
-
Métabolisme perturbé: Si des médicaments sont
métabolisés par les même systèmes enzymatiques, il y a
compétition de leur métabolisme. Certains médicaments
sont inhibiteurs enzymatiques: ils freinent le
métabolisme d'autres médicaments et augmentent le risque
d'effets indésirables liés à la dose. Les inhibiteurs
enzymatiques sont souvent spécifiques d'une ou plusieurs
enzymes. Certains médicaments (phénytoïne,
rifampicine,
carbamazépine) sont inducteurs
enzymatiques . ils accélèrent le métabolisme d'autres
médicaments et diminuent leurs effets. Le plus souvent, ils
ne sont pas spécifiques d'une isoenzyme, mais ils activent
de très nombreux systèmes enzymatiques. Le système
enzymatique le plus souvent retrouvé est celui des
cytochromes P450
-
Transports cellulaires perturbés: la glycoprotéine
P est très souvent impliquée, elle joue le rôle de
"pompe" située dans les membranes cellulaires qui expulse
certains médicaments vers l'extérieur de la cellule.
-
Réduction de l'élimination rénale: action de certains
médicaments sur la filtration glomérulaire, et surtout
l'excrétion tubulaire active
|
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Conséquences pour votre santé |
|
Certaines interactions médicamenteuses nécessitent simplement une précaution
d'emploi, ou d'autres encore contre indiqués peuvent entrainer
des troubles graves mettant en péril le pronostic vital
de
l'utilisateur. |
|
En savoir plus sur les
interactions |
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Associations contre-indiquées |
Risques |
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La télithromycine
|
avec l'atorvastatine
ou la simvastatine
-
Atorvastatine :
Tahor®,
Caduet®
-
Simvastatine : Lodales®,
Zocor®, Inegy®
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Myalgies,
risque de rhabdomyolyse avec libération d'enzymes
musculaires exposant à un risque d'insuffisance rénale aigüe |
Alcaloïdes de l'ergot de sigle
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Dihydroergotamine : Diergo®
spray, Ikaran®, Seglor®, Tamik®,
-
Ergotamine : Gynergène®
cafeine
|
avec les
triptans
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Almotriptan
Almogran®
-
Elétriptan
Relpax®
-
Naratriptan
Naramig®
-
Sumatriptan
Imigrane®
-
Zolmitriptan
Zomig®,
Zomigoro®
|
Poussées
d'hypertension
artérielle, ou vasoconstriction
aigue avec risque d'ischémie
myocardique ou cérébrale. Lorsqu'un malade est traité par un
alcaloïde de l'ergot de seigle, attendre 24heures après la
dernière prise avant d'utiliser un triptan. Inversement
lorsqu'un malade est soigné par un triptan, il convient
d'attendre 6heures après la dernière prise avant d'utiliser un
alcaloïde de l'ergot de seigle |
Alcaloïdes de l'ergot de sigle
-
Dihydroergotamine : Diergo®
spray, Ikaran®, Seglor®, Tamik®,
-
Ergotamine : Gynergène®
cafeine
|
avec les
macrolides
Azithromycine,
clarithromycine, dirithromycine,
érythromycine, josamycine, midecamycine, roxithromycine,
télithromycine |
Survenue
de manifestations ischémiques périphériques, coronaires ou
cérébrale (ergotisme, liées aux propriétés vasoconstrictrices
des dérivés de l'ergot de seigle. |
Antiparkinsoniens dopaminergiques
-
Précurseurs de la dopamine: lévodopa : Modopar®
, Stalevo®, Sinemet®
-
Agonistes dopaminergiques : Apomorphine,
bromocriptine, lisuride, pergolide, piribédil, pramipexole,
ropinirole
-
Amantadine
Mantadix
-
Inhibiteur de la MAO-B
sélégiline
-
Inhibiteur de la COMT
entacapone,
tolcapone
|
avec les
neuroleptiques antiémétiques
-
Métoclopramide
Anausin®,
Primpéran®, Prokinyl®
-
Métopimazine
Vogalène®
-
Alizapride
Plitican®
|
Il existe
un antagonisme réciproque entre l'antiparkinsonien et le
neuroleptique antiémétique pouvant provoquer une aggravation de
la maladie de
Parkinson, avec , en particulier, une majoration
des symptômes akinétohypertoniques. |
Interactions entre antiarythmiques
-
Disopyramide ou quinidiniques
Rythmodan®,
Isorythm®,
Serecor®
-
Amiodarone
-
Sotalol
|
L'association de ces médicaments majore le risque d'augmentation
de l'intervalle QT et de troubles du rythme ventriculaire
potentiellement grave qui en résulte, notamment de torsades de
pointes. |
|
Mizolastine
Mizolastine
Mizollen® |
Erythromycine, clarithromycine, Télithromycine
-
Erythromycine
erythrocine®,
abboticine®, egery®, pédiazole®
-
Clarithromycine
Naxy®,
Zeclar®, mononaxy®, monozeclar®
-
Télithromycine: Ketek®
|
Majoration du risque de l'augmentation de l'intervalle QT |
Sulfamides hypoglycémiants
-
Glibenclamide
Daonil® Hémidaonil®, Euglucan®,
Miglucan®
-
Glibonuride
Glutril®
-
Carbutamide
Glucidoral®
-
Glipizide : Ozida®,
glibenese® minidiab®
-
Gliclazide
Diamicron®
-
Glimépiride
Amarel®
|
avec le Miconazole (voie générale et gel buccal)
|
Par
inhibition enzymatique de la métabolisation des sulfamides,
augmentation de l'effet hypoglycémiant de l'antidiabétique
oral, avec survenue possible de manifestations hypoglycémiques,
pouvant aller jusqu'au coma. Préférer un autre antifongique
polyénique non résorbé par le tube digestif comme l'amphotéricine
B ou la nystatine. |
|
Floctafénine
|
avec les bêtabloquants
-
Bêtabloquants: Aténolol,
Bisoprolol, Propranolol...
|
Cette
association peut conduire à une réanimation difficile en cas
de
choc anaphylactique induit par la floctafénine. Les
bêtabloquants bloquent les récepteurs bêta-adrénergiques,
inhibant ainsi l'action de l'adrénaline. Préférer les autres
antalgiques non opioïdes |
Tramadol, dextromethorphane
-
Tramadol:
Topalgic®, contramal®, Ixprim®,
monocrixo®, monotramal®, takadol®,
zaldiar®, zamudol®, zumalgic®
-
Dextromethorphane:
Dérivé
morphinique
antitussif d'action centrale présent dans de nombreuses
spécialités antitussives
|
avec les IMAO sélectifs A
Moclobémide:
Moclamine®
|
Le
tramadol et le dextropmethorphane inhibent le système de
recapture de la sérotonine. Risque de syndrome
sérotoninergique
|
Syndrome
sérotoninergique |
|
Manifestations neurovégétatives (hyperthermie,
sueurs, tachycardie,
augmentation de la pression artérielle systolique, frissons),
digestifs (diarrhée) et neuropsychique (tremblement, troubles de
la conscience, agitation, myoclonies, hyperréflexie,
incoordination motrice). |
|
Sympathomimétiques par voie orale
-
Pseudoéphédrine: Rhinadvil®,
rhinureflex®, sudafed®...
-
Phényléphrine: Hexarhume®
|
avec les sympathomimétiques par voie nasale
-
Ephédrine:
Rhinamide®, rhinosulfuryl®,
-
Naphazoline: Derinox®,
-
Oxymétazoline: Aturgyl®,
Deturgylone®, Pernazene®,
-
Tuaminoheptane: Rhinofluimucil®
|
Majoration de l'effet vasoconstricteur artériel menant à des
poussées hypertensives mais aussi dans des cas exceptionnels
à des accidents vasculaires cérébraux, à des crises angineuses,
voire à des infarctus du myocarde |
Consulter
le dernier dossier thématique de l'ANSM:
Thesaurus (17/12/2010)
(1527 ko)
En
conclusion, le
dossier pharmaceutique est un outil indispensable pour votre
sécurité. Demandez à votre pharmacien de vous en ouvrir un. |
 |
L'alcool
ne
fait pas bon ménage avec les médicaments! En effet,
certains
médicaments ne doivent jamais être combinés avec de
l'alcool.
Lorsque le
médecin vous prescrit un traitement médicamenteux, demandez-lui si
vous pouvez consommer de l’alcool et lisez attentivement la notice
fournie avec le médicament. Votre pharmacien peut vous donner
également les explications nécessaires
L'alcool
interagit à deux niveaux avec les médicaments:
-
Soit
les médicaments ralentissent le métabolisme de l'alcool,
augmentant le phénomène de toxicité de l'alcool; c'est ce que
l'on appelle l'effet antabuse
-
Soit
l'alcool agit sur le métabolisme des médicaments en augmentant
ou en ralentissant leur destruction suivant qu'il s'agisse d'un
alcoolisme aigu ou chronique.
|
|
Effet
Antabuse |
|
Certains médicaments
peuvent ralentir la dégradation de l'alcool. Des résidus toxiques d'alcool
restent alors plus longtemps dans le corps. L'effet antabuse est provoqué par
l'accumulation d'acétaldéhyde (produit de dégradation de l'éthanol par notre
organisme).
|
|
Causes |
L'alcool est
dégradé au niveau hépatique par une enzyme s'appelant: l'ALDH
(alcool déshydrogénase)
-
Dans
certaines populations (population asiatique plus
souvent touchée) ou chez certaines personnes, une isoenzyme de l' ALDH (acétaldéhyde-déshydrogénase)
est inactive, rendant le métabolisme de l'alcool moins efficace.
-
ALDH peut
être
inhibée par certains médicaments ou certaines plantes.
|
|
Signes
cliniques |
Flush
très pénible (bouffée de chaleur), tachycardie, tachypnée,
nausées, vomissements |
|
Médicaments à effet antabuse |
Disulfirame (Espéral ®) ,
acide nalidixique (Négram®), ceftriaxone (Rocéphine®),
glibenclamide (Daonil®, Hemi-daonil®),
glipizide (Glibénèse®),
griseofulvine (Grisefulvine®),
isoniazide (Rimifon®),
kétoconazole (Nizoral®),
metronidazole (Flagyl®, Rodogyl®), nilutamide
(Anandron®),
sulfirame même en application externe (Ascabiol)®
|
|
Effets de
l'alcool sur la biodisponibilité des médicaments
|
|
A
doses fortes |
L'alcool retarde l'évacuation gastrique
(par spasme du
pylore), diminuant la résorption et/ou la biodisponibilité de certains
médicaments. Cela nuit aux principes actifs sensibles à un pH acide
(érythromycine). A l'inverse certains médicaments auront une
biodisponibilité accrue (trinitrine).
|
|
L'alcoolisation
aigue |
La
consommation aigue d'une forte dose d'alcool peut inhiber le
métabolisme d'un médicament et retarder son élimination. L'alcool
entre en compétition avec le produit en monopolisant les mêmes
enzymes métaboliques (Effet inhibiteur par liaison avec le
cytochrome P450). Cette interaction prolonge la disponibilité du
médicament : l'alcool potentialise l'effet du médicament et augmente
les risques d'effets secondaires. C'est le cas du
phénobarbital, des
AVK, du méprobamate, des
benzodiazépines... Risque de toxicité des médicaments augmenté.
|
|
L'alcoolisation
chronique |
L'ingestion
chronique d'alcool peut, au contraire, activer les enzymes du
métabolisme du médicament, et accélérer son élimination, ce qui
diminue l'efficacité du traitement. Une fois activés, les enzymes
peuvent exercer leur action même en l'absence d'alcool, perturbant
ainsi le métabolisme de certains produits plusieurs semaines après
l'arrêt de la consommation d'alcool. Pour cette raison, les buveurs
chroniques récemment abstinents nécessitent une posologie supérieure
à la normale afin d'obtenir l'effet thérapeutique attendu. Certaines
enzymes activées peuvent transformer les médicaments en produits
toxiques, qui provoquent alors des lésions hépatiques ou des lésions
sur d'autres organes.
|
Résumé:
|
Principe
actif |
Effet de
l'alcool (hors effet antabuse) |
|
Antihypertenseurs centraux |
En prise
aigue : majoration de l'effet sédatif de l'alcool |
|
AVK (previscan,
sintron) |
Si alcoolisme
chronique : effet anticoagulant diminué |
|
Benzodiazépines (triazolam, flunitrazepam, lorazepam) |
En prise
aigue : potentialisation de l'effet amnésiant |
|
Bêtabloquants |
Si alcoolisme
chronique : effet diminué du propranolol par augmentation du
métabolisme, mais effet augmenté du sotalol par diminution de
l'élimination |
|
Contraception
orale |
Si alcoolisme
chronique : effet de l'alcool éventuellement augmenté par diminution
du métabolisme |
|
Dépresseurs
du SNC |
En prise
aigue : majoration des effets sédatifs |
|
Dérivés
nitrés
(Molsidomine, Nicorandil, Dinitrate d'isosorbide,
Trinitrine) |
En prise
aigue : fréquence accrue des flushs cutanés |
|
Diurétiques |
En prise
aigue : majoration de l'effet hypotenseur (vasodilatation due à
l'alcool) |
|
Erythromycine,
pénicilline |
En prise
aigue : prolonge le séjour dans l'estomac, diminue l'effet de
l'antibiotique (molécules sensibles aux pH acides) |
|
Félodipine,
nifédipine |
En prise
aigue :
hypotension orthostatique par augmentation possible de
l'absorption |
|
Hypoglycémiants |
En prise
aigue : potentialisation de l'effet hypoglycémiant. Favorise la
survenue de coma hypoglycémique sévère. Avec la metformine, risque
accrue d'acidose lactique |
|
Lithium |
En prise
aigue : lithémie éventuellement augmentée |
|
Méthotrexate |
Si alcoolisme
chronique : augmentation de la toxicité hépatique du méthotrexate |
|
Paracétamol |
Si alcoolisme
chronique : toxicité hépatique sévère avec des doses usuelles |
|
|
Médicaments et conduite
automobile |
|
 |
Sur
plus de 9000 spécialités pharmaceutiques commercialisées en
France actuellement, environ 3000 présentent des effets
susceptibles de retentir sur les capacités de conduite
automobile.
Les
médicaments dont la prise est incompatible avec la conduite
d'un véhicule ne représentent qu'environ 1 médicament sur
50; ce sont surtout les
hypnotiques, certains
anxiolytiques, certains
neuroleptiques, des anesthésiques, des curares et des
collyres mydriatiques.
Les effets des
médicaments sur la conduite automobile sont
de divers types :
-
troubles de la vigilance et de
l’attention,
-
troubles de la vision,
-
troubles du comportement,
-
troubles de
l’équilibre,
etc.
Ces effets délétères
peuvent être aggravés sous certaines
conditions : consommation d’alcool,
association de plusieurs médicaments, erreur
de prise,
fatigue,
stress, maladie des reins ou du foie, âge,
etc. De plus, à traitement identique,
l’intensité de ces effets varie entre les
personnes selon leur susceptibilité
individuelle.
|
|
Comment
reconnaitre les médicaments qui affectent la
conduite automobile? |
 |
Des
pictogrammes sont apposés sur les emballages de ces
médicaments. Le
pictogramme décline les risques en 3 niveaux |
|
Conseils |
-
Arrêter de conduire si vous ressentez des signes
d'alerte: somnolence, difficulté de concentration,
difficulté à suivre la trajectoire, troubles visuels
-
Ne pas prendre un médicament avec lequel vous en avez
déjà ressenti les symptômes
-
Ne pas consommer d'alcool,
dont les effets potentialisent fréquemment les effets
sédatifs des médicaments
-
Prendre de préférence ces médicaments au coucher
-
Attention à l'automédication
et à l'association de plusieurs molécules pouvant
comporter des risques sur la conduite automobile
-
Certains facteurs aggravent le risque (âge, état
physique, état psychique, pathologies concomitantes,
polymédication, addiction au
cannabis...)
|
 |
La
phytothérapie doit être utilisée avec précaution en cas de
traitement allopathique car elle entraine des possibles interactions
médicamenteuses.
Pour en savoir plus, consulter la rubrique:
Phytothérapie, interactions médicamenteuses.
|
|
Effets indésirables des
médicaments |
|
 |

Avant de prendre un médicament,
renseignez-vous afin d'en connaitre les effets indésirables
potentiels.
L'Agence Européenne du Médicament (EMA) met en
ligne les rapports de cas d'effets secondaires suspectés :
www.adrreports.eu
Ce site public ouvert par l'EMA concerne les effets indésirables
déclarés pour les médicaments autorisés dans l'UE et vise à assurer
la transparence des processus de régulation dans l'UE |
|
Intoxication
médicamenteuse |
|
|
Médicaments à marge thérapeutique étroite |
 |
Un
médicament est dit à marge thérapeutique étroite lorsque la
dose nécessaire pour obtenir un effet thérapeutique est
proche de la dose toxique |
|
Médicament |
Principaux effets toxiques d'un surdosage |
|
Anticonvulsivants |
Troubles neuromusculaires, neuropsychiatriques,
cardiovasculaires, digestifs |
|
Digitaliques |
Troubles digestifs, visuels, cardiaques.
Surveiller régulièrement la kaliémie. |
|
Théophylline |
Troubles digestifs, convulsions, excitation,
troubles cardiaques |
|
Quinidiniques |
Hypoglycémie, cinchonisme (troubles de la
vision, surdité), troubles cardiaques |
|
Anticoagulants oraux |
Manifestations hémorragiques |
|
Lithium |
|
|
Ciclosporine |
Néphrotoxicité, tremblements,
hypertension |
|
 |
Consulter le site du
centre antipoison de Lille |
|
Que faire en cas d'intoxication médicamenteuse? |
-
Mettre la
victime sur le côté
-
Récupérer
les emballages
-
Ne rien lui
donner à boire
-
Ne pas faire
vomir et laisser la victime dormir
-
Appeler le SAMU
15
|
 |
|
Comment éviter les accidents? |
|
 |
-
Rassembler
les médicaments hors de la portée des enfants, de
préférence dans une
Armoire à pharmacie
-
Eviter de
laisser les médicaments sur la table à langer, la table
de nuit, le buffet de la cuisine. Les mettre plutôt sur
l'étagère haute d'une armoire.
-
Eviter de
préparer les médicaments à l'avance dans un verre ou sur
une assiette.
-
Ne pas
stocker les médicaments enfants et adulte au même
endroit afin d'éviter les erreurs de dosage
-
Ne pas
répondre systématiquement à la plainte d'un enfant par
la prise d'un médicament, ce qui risque de créer une
accoutumance
|
|