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Le cannabis
(Cannabis sativa L) ou chanvre indien est à l'origine d'une résine riche en principes
psycho actifs: les cannabinoïdes contenant environs 60 substances,
dont le delta 9-tétrahydroxycannabinol (THC). Le THC est une
substance lipophile, se liant fortement aux protéines plasmatiques
(97 à 99%) et métabolisé par les cytochrome P450
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Après
inhalation, la concentration maximale sanguine est atteinte en
30 minutes environ. L'effet est ressenti dans les minutes qui
suivent et reste détectable pendant environ 3 à 4 heures.
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Après
ingestion, la biodisponibilité n'est que de 20% en raison d'un
premier passage hépatique. L'effet ressenti est à son maximum au
bout de 1 à 4 heures et se poursuit jusqu'à 6 heures environ.
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Les différentes dénominations du cannabis |
Les
dénominations du cannabis différent selon le lieu de production et
le mode de préparation:
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L'herbe ou marijuana,
correspond aux feuilles et aux sommités fleuries séchées
(mélange de graines et de brindilles). Elle contient
6 à 21% de THC.
Les herbes hollandaises auraient des taux plus élevés.
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La
résine, appelée shit ou hashisch
se présente sous forme de barrettes pouvant avoir un aspect
marron et solide (Maroc), rouge (Liban), noir et maléable
(Afghanistan). Elle contient
8 à 30%
de THC
selon le pays d'importation
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L'huile de cannabis
est un liquide visqueux brun-vert à noirâtre résultant de
l'extraction de la résine par l'alcool à 90° suivie d'une
évaporation. Elle contient environ 60 à 80%
de THC
et possède de forts effets hallucinogènes.
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Effets
indésirables du cannabis |
Les effets
indésirables du cannabis sont dose-dépendant et sont
considérablement augmentés par la consommation d'autres drogues,
notamment l'alcool:
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ralentissement psychique
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altération de la réactivité
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accentuation des symptômes d'angoisse
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troubles psychiques graves en cas de fortes intoxications,
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risque de schizophrénie en cas de consommation précoce et/ou
soutenue
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dépendance psychique avec syndrome de sevrage apparaissant dans
les 48 heures suivant l'arrêt d'une consommation régulière.
Dépendance physique chez les gros consommateurs
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Risque d'accidents de la route mortel augmenté
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effets indésirables cardiovasculaires surtout chez les patients
coronariens (infarctus
du myocarde). Augmentation de la fréquence cardiaque
et du débit sanguin. Artériopathies
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Système respiratoire: la fumée de cannabis a des effets
proches de celles du
tabac mais chaque "joint" est
4 fois plus toxique que la cigarette industrielle
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Effets oculaires: hyperhémie conjonctivale par
vasodilatation et irritation (yeux rouges)
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Effets digestifs: bouche sèche, diminution de la motricité
intestinale, diarrhées, vomissements, augmentation de l'appétit.
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Risques de cancer
chez les fumeurs de cannabis (langue,
larynx, amygdale...), mais aussi chez les enfants exposés
passivement (rhabomyosarcome, leucémie non lymphoblastique,
astrocytome)
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Interactions médicamenteuses |
Le THC est
une substance lipophile, se liant fortement aux protéines
plasmatiques (97 à 99%) et métabolisé par les cytochrome P450. Le
cannabis est souvent associé au
tabac. Le
tabac est un inducteur enzymatique,
en particulier de l'isoenzyme CYP 1A2 du cytochrome P450.
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Interaction pharmacocinétique: de part une induction
enzymatique, le cannabis diminue la concentration de
théophylline. Risque de
surdosage en
théophylline à l'arrêt du
cannabis et du
tabac. Le cannabis diminue les
concentrations plasmatiques de la chlorpromazine, de la
fluphénazine, de l'halopéridol, du tiotixène. Son association
aux
anticoagulants (un cas
d'hémorragie digestive sous warfarine) allonge considérablement
l'INR.
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Interaction pharmacodynamique: addition des effets sédatifs
avec l'alcool, les opioïdes et autres médicaments dépresseurs du
système nerveux central. Addition des effets cardiaques avec les
antidépresseurs tricycliques
(apparition de tachycardie)
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Addition d'effets indésirables: un cas d'infarctus
du myocarde a été rapporté avec l'association au
sildénafil (Viagra®).
Le sildénafil provoque des hypotensions par son effet
vasodilatateur, et le cannabis une tachycardie
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Usage thérapeutique du cannabis |
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Le cannabis possède de nombreuses actions
thérapeutiques: antalgique, antiémétique, orexigène,
neuroprotecteur, antiglaucomateux, antispastique.
Toutefois, actuellement, le cannabis n'offre que des
avantages thérapeutiques modestes dans des domaines ou
d'autres médicaments se révèlent beaucoup plis efficaces |
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Effets du cannabis sur la grossesse et
l'allaitement |
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Le THC
traverse le placenta et passe dans le lait maternel |
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Recherche biologique de cannabis |
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Dosage
sanguin: On
considère qu'une concentration sanguine en THC > 1ng/ml atteste
d'une consommation récente de cannabis.
Dosage
urinaire: Les métabolites urinaires
sont détectables jusqu'à 3 semaines après la dernière prise
Dosage
salivaire:
La présence ce cannabis dans la salive témoigne d'une exposition
récente (entre 2 à 10 heures après la dernière consommation) |
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La
cocaïne est un psycho-stimulant, qui peut provoquer une forte
dépendance. Le crack est l'un de ses dérivés.
La
cocaïne se présente généralement sous la forme d'une fine poudre
blanche, cristalline et sans odeur. Elle est extraite des
feuilles de cocaïer.
Lorsqu'elle est "sniffée", elle est appelée "ligne de coke" ;
elle est aussi parfois injectée par voie intraveineuse ou fumée,
principalement sous forme de crack (ou free base).
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Effets
indésirables de la cocaïne |
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État dépressif
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Anxiété, angoisse
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Levée du sentiment
d'inhibition (augmentation des actes de violence)
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Troubles
circulatoires: la vasoconstriction liée à la cocaïne entraine
une nécrose des tissus (perforation de la cloison nasale)
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La
cocaïne
est un puissant inhibiteur de la recapture de la noradrénaline
et de la dopamine par les neurones pré synaptiques. Au niveau du
système nerveux autonome, la cocaïne se conduit comme un
sympathomimétique, induisant une vasoconstriction et une
augmentation de la
pression artérielle.
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Grossesse et allaitement |
Chez la
femme
enceinte, la cocaïne traverse la barrière placentaire et expose le
fœtus à des risques de retard de croissance, accidents vasculaires,
malformation.
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L'héroïne ou
diamorphine (diacétylmorphine) fut synthétisée pour la première fois
à Londres en 1874, mais c'est en 1898 qu'elle fut introduite en
médecine comme traitement des douleurs, de la toux et comme
traitement permettant de désintoxiquer les morphinomanes...
Mais, les médecins
de l'époque se sont très vite rendus compte de l'état de dépendance
qu'elle provoquait. Aux Etats-Unis, le nombre de personnes
dépendantes de l'héroïne était estimé à environ un demi million à la
veille de la Première Guerre mondiale... Elle fut interdite aux
Etats-Unis à partir de 1920 |
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Risques de l'héroïne |
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Rapide dépendance
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Contamination microbienne par des spores du charbon (Bacillus anthracis). 8 décès imputés à cette contamination. Le risque est
important par injection, mais aussi par la fumée ou par
inhalation
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Risque d'overdose
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Qualité non uniforme: Grande variabilité selon les lots de la
teneur en héroïne (lots plus ou moins coupés)
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Sevrage aux opiacés |
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Subutex® (buprénorphine) |
La buprénorphine est un agoniste
partiel des récepteurs opioïdes. Il est
utilisé en substitution aux opiacés dans le cadre d'un sevrage
(à l'héroïne par ex).
Sa prise
se fait par voie sublinguale. Ne pas avaler les comprimés mais
les laisser sous la langue pendant 5 à 10 minutes |
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Méthadone |
La
méthadone est un opioïde analgésique de synthèse utilisé dans le
sevrage aux opiacés. |
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Suboxone®
(buprénorphine/naloxone) |
Comprimé sublingual associant la
buprénorphine, agoniste partiel des récepteurs opioïdes, et de la
naloxone, antagoniste de ces mêmes récepteurs, destinée à dissuader
le mésusage du produit par voie intraveineuse.
Traitement réservé aux adultes et
adolescents de plus de 15 ans, qui ont accepté d'être traités pour
leur dépendance |
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Voies de recherche sur le traitement contre la drogue
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Vaccin
anti cocaïne
Une
équipe de chercheurs américains ont mené un essai clinique
prometteur sur un vaccin anti cocaïne. La présence d'anticorps
anti cocaïne produits suite à la vaccination neutraliserait la
cocaïne avant que celle-ci n'atteigne le cerveau, rendant les
effets de la drogue inactifs. En fonction des résultats, cette
thérapeutique pourrait arriver sur le marché d'ici deux ans.
Archive
of General Psychiatry; 66(10):1116-23 |
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