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Comment éviter le cancer? |
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Mode de vie |
L'arrêt
du
Tabac, la pratique d'une
activité physique régulière, la consommation d'alcool
réduite, une alimentation saine et une exposition limitée au
soleil permet de prévenir les
cancers.
www.environnement-et-cancer.com
Enquête sur les substances chimiques présentes dans notre
alimentation:
www.menustoxiques.fr
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Prévenir les infections |
Environ
20% des cancers peuvent être attribués à des infections virales
ou bactériennes qui sont cancérigènes et accroissent le risque
de développer la maladie.
Actuellement, 2 vaccins permettent de prévenir certains cancers:
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Recherche |
La prise régulière d'aspirine protègerait des
cancers, c'est ce qui vient d'être publié dans 2 articles du
Lancet*. L’effet à long terme est retrouvé dès trois ans pour
une dose ≥ 300 mg/jour et à partir de cinq ans pour une dose
plus faible. De plus, l’aspirine aurait de plus un effet
préventif sur les métastases en cas de cancer connu.
*
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Cancer, chimiothérapie et alimentation |
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L'impact
de l'alimentation lors d'un cancer est primordial dans
l'évolution de la maladie (risque de dénutrition, troubles du
gout, prise de poids).
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Le saviez-vous? |
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L'adoption de bonnes habitudes alimentaires fait partie
intégrante du traitement du cancer |
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Alimentation et cancer |
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Le réseau NACRe (National Alimentation
Cancer Recherche) regroupe différentes équipes de chercheurs
(INRA, INSERM, CNRS, Universités, Centre de lutte contre le
cancer...). Il met à jour des informations et donne des conseils
sur l'alimentation et le cancer.
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Aliments à éviter en cas de cancer |
Ne pas consommer de jus de pamplemousse, de carambole ni
d'oranges de Séville en cas de traitement par le lapatinib
(destruction du traitement anticancéreux accéléré par ces
aliments
inducteurs enzymatiques).
En cas de cancer hormonodépendant (cancer du sein), éviter de
consommer des
aliments riches en phytoestrogènes |
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Aliments à privilégier en cas de cancer |
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Que faut-il manger
sous chimiothérapie? |
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Dans les 24heures précédent |
Afin de
limiter l'incidence des aversions alimentaires chimio-induites
et de réduire les
nausées et vomissements, il est recommandé de:
-
Préférer les repas légers et non épicés. Eviter les
repas trop gras et lourds à digérer.
-
Limiter les quantités de boisson ingérées
-
Éviter la consommation d'aliments nouveaux ou que l'on aime
particulièrement
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Prévention des vomissements |
-
Les préparations doivent être plutôt tièdes et nécessiter
peu de mastication. Privilégier les aliments faciles à
digérer (yaourts, pommes, riz viande maigre). Les repas
froids ou à température ambiante ainsi que les boissons
froides sont mieux tolérées.
-
Éliminer les odeurs nauséabondes dans l'air environnant
(fritures, poissons, choux, oignions, brocolis, café, peintures,
parfums...)
-
Éviter les épices trop piquantes, les
aliments
vinaigrés et salés ou trop gras.
-
Remplacer le bœuf et le porc par d'autres sources de protéines
(poulet, tofu, fèves, pois chiches, lentilles et autres
légumineuses)
-
Modifier la préparation et la cuisson de certains aliments
(pensez à réchauffer à basse température). Eviter de cuisiner
gras.
-
Ne
pas hésiter à demander à une personne de l'entourage de
cuisiner, plutôt que de le faire soi même.
-
Il est parfois nécessaire de manger le matin avant de se
lever et de faire plusieurs petits repas dans la journée.
-
Ne pas s'angoisser si la quantité des aliments ingérés est
insuffisante. Manger ce qui fait envie. Les biscuits secs
sucrés ou salés sont généralement bien supportés.
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Boire suffisamment pour éviter la déshydratation entrainée
par les vomissements
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Mangez de préférence ce qui
vous fait envie et ce qui est facile à digérer |
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Pendant la cure |
Penser à
apporter avec soi des bonbons acidulés ou mentholés.
La
consommation d'alcool est proscrite |
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Après la cure |
Consommer
des sodas frais à base de cola, du pain grillé, des biscottes. |
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Dans les jours qui suivent |
-
Favoriser
les repas conviviaux, soigner la présentation des aliments,
varier les menus et ne pas s'angoisser si la quantité d'aliments
ingérée est insuffisante.
Consommer des fruits frais, boire
beaucoup, éviter les graisses animales.
-
Privilégier les aliments qui fortifient: viandes
rouges, foie,
levure de bière
(riche en
vitamines B), huile de
germe de blé (riche en
vitamine E anti-oxydante),
les céréales complètes, le poisson.
-
Boire des petites quantités. La consommation de boissons
gazeuses est possible. Préférer la consommation de thé vert
(antioxydant)
-
En cas de refus total de s'alimenter pendant
plusieurs jours, ou en cas de perte de poids importante, contactez votre médecin afin qu'il prescrive
une
complémentation orale industrielle permettant sous de
faibles volumes de suppléer à une alimentation insuffisante (aliments
hyper protéinés hypercaloriques aux parfums et textures
variées). Préférez alors des compléments sans lactose car
parfois la chimiothérapie altère le gout et cela peut donner
une gout métallique prononcé en présence de protéines de
lait.
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Prévention des infections |
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Si vous avez reçu de la chimiothérapie intensive,
préférer les aliments cuits (notamment les
viandes et les poissons) pendant les 15 jours
suivant la cure.
-
Éviter de manger
en raison du risque infectieux : crustacés,
lait cru et fromages au lait cru, les œufs durs,
charcuterie à la coupe, les pâtisseries à la crème du
commerce, la mayonnaise, la mousse au chocolat, la
consommation de légumes ou de fruits crus non épluchés.
Privilégier les fruits ou les légumes crus qui s'épluchent
et qui sont préparés au dernier moment.
-
Éviter de consommer les aliments
préparés depuis plus de 24heures.
-
Vérifier que la
température de votre réfrigérateur ne
dépasse pas 4°C
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Chimiothérapie et automédication |
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En règle
générale, il est préférable de ne pas avoir recours à l'automédication
en cas de traitement anticancéreux.
-
En
effet, certains médicaments en vente libre, même les plantes,
même l'homéopathie peuvent interférer avec la chimiothérapie.
-
De
plus, l'automédication peut masquer certains symptômes
qui sont utiles au clinicien dans le cadre du suivi du
traitement
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Aspirine et ou d'AINS |
Il est
important de ne pas abuser de médicaments à base de
paracétamol,
d'aspirine et ou d'AINS. En effet, ces médicaments peuvent masquer
une
fièvre qui est un élément de
surveillance du traitement anticancéreux et doit faire suspecter une
neutropénie par exemple et nécessite un contrôle par une prise de
sang (numération formule sanguine).
L'aspirine
et les AINS ajoutent en plus un risque d'hypocoagulabilité déjà
augmenté par la chimiothérapie en raison du risque de thrombopénie
induit par ces molécules. |
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Anticoagulants |
Tout produit
conseil à base d'anticoagulants coumariniques (plantes
à action circulatoire), certaines pommades (baume aroma®,
Inongan®
crème), ou certaines
huiles essentielles contenant du
salicylate de méthyle (HE gaulthérie), ainsi que toutes les HE à agrumes à forte
dose, d'angélique ou de khella, peuvent avoir un effet fluidifiant
sanguin non négligeable et son à éviter en cas de traitement
anticancéreux (qui entraine déjà un risque de thrombopénie). |
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Millepertuis |
Eviter la
phytothérapie à base de millepertuis, même en traitement
homéopathique:
Hypericum à
des dilutions inférieures à 4CH en raison du risque d'induction
enzymatique qui réduit au bout d'une dizaine de jours de
traitement, l'efficacité des traitements anticancéreux! |
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Médicaments contenant de l'alcool |
Eviter tout
traitement contenant de l'alcool sous quelque forme que ce soit ,
ainsi que l'association avec d'autres médicaments à effets
secondaires sédatifs (Vogalène®
Lyoc par exemple) |
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Antiacides |
Les
antiacides à base d'hydroxydes de magnésium ou de magnésium, ainsi
que les médicaments conseils inhibiteurs de la pompe à proton (Pantozol®
control, Mopral®
pro) sont à éviter en raison du risque d'interaction
médicamenteuse avec la chimiothérapie. |
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Probiotiques |
Les levures ou
ferments lactiques (Ultra-levure®)
sont contre
indiqués dans
certains cancers.
En raison de la bactériémie systémique post prandiale
(par translocation digestive), les levures et ferments lactiques
sont contre-indiqués en cas de pose d'un cathéter central ou en
cas de cancers digestifs.
De plus, en raison de
l'affaiblissement général causé par certaines chimiothérapies,
les levures et ferments lactiques sont à manipuler avec
précaution car le risque de passage systémique est plus
important. |
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Bilan biologique et chimiothérapie |
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Les
anticancéreux doivent faire l'objet d'un suivi biologique
attentif:
-
Étude
de l'hématopoïèse (NFS),
-
les indicateurs hépatiques
et digestifs (TGO, TGP, GGT, PAL...)
-
INR en cas d'association à
des
anticoagulants oraux
-
et
sur les paramètres sensiblement différents selon les produits
...
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Les différents anticancéreux
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Les anticancéreux, encore appelés agents cytotoxiques agissent
en altérant l'ADN.
Ils ont pour cible la réplication de l'ADN, avec une action:
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sur la synthèse de l'ADN (antimétabolites,agents alkylants)
-
sur la duplication de l'ADN (inhibiteurs des topoisomérases)
-
sur la transcription de l'ADN (agents intercalants)
-
sur la mitose (poisons du fuseau)
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Alkylants
Cyclophosphamide
(Endoxan®), Busulfan
(Myléran®), Chlorambucyl
(chloraminophène®), Hydroxycarbamide
(Hydréa®), Melphalan
(Alkéran®),
Sels de platine
(cisplatine, carboplatine, oxaliplatine) |
Les agents alkylants (encore appelés moutardes à l'azote)
possèdent un ou plusieurs groupements alkylants ou
alcoylés très nucléophiles pouvant agir avec les bases azotées
de l'ADN. En établissant des liaisons covalentes avec les bases
de l'ADN, ils inhibent sa transcription et sa réplication,
entrainant des lésions cellulaires létales.
Les
sels de platine sont des intermédiaires électrophiles
fonctionnant comme des agents alkylants. Ils peuvent se lier à
l' ADN, à l'acide ribonucléique (ARN) et/ou aux protéines. |
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Agents intercalants
Etoposide (Celltop®),
Idarubicine (Zavédos®),
irinotécan, topotécan (Hycamtin®) |
Ces
molécules, encore appelées inhibiteurs de la topo-isomérase
entrainent une modification de la conformation de l'ADN
empêchant l'entrée en mitose des cellules. Ce sont pour la
plupart des
antibiotiques appartenant à la famille des anthracyclines, contenant de nombreux noyaux aromatiques
condensés. Leur structure provoque une détorsion de la molécule
d'ADN, empêchant la progression des ARN et ADN polymérases. Ces
molécules induisent aussi des cassures mono et bicathénaires. |
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Agents scindants
Bléomycine |
Les agents scindants se comportent comme une endonucléase,
réalisant de multiples cassures de la molécule d'ADN |
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Antimétabolites
5FU, Capécitabine
(Xeloda®), Tégafur uracile (UFT®),
Fludarabine (Fludara®),
Mercaptopurine (Purinéthol®),
Méthotrexate, Thioguanine (Lanvis®) |
Les antimétabolites bloquent ou détournent les voies de synthèse
de l'ADN en inhibant la synthèse des acides nucléiques, en
inhibant les enzymes clé de la réplication de l'ADN ou en jouant
le rôle de substrat piège..
-
Le fluorouracile exerce plusieurs effets
antimétaboliques, notamment une inhibition de la synthèse de
l'ADN freinant la prolifération cellulaire. En étant
incorporé à la place de l'uracile dans les ARNs, le
fluorouracile entraîne des erreurs de lecture du code
génétique, empêchant alors la synthèse protéique et
enzymatique. Injecté par voie IV, le 5-FU peut être utilisé
en monothérapie ou en association à d'autres cytotoxiques
-
Capécitabine est un précurseur du 5-FU, administré
par voie orale. Les comprimés doivent être pris dans les
30minutes suivant un repas, deux fois par jour à la
posologie de 1250mg/m2/prise, pendant 14 jours.
Une fenêtre thérapeutique est nécessaire et la durée du
traitement est de 8 cycles.
-
Tégafur est une prodrogue du 5-FU associé à de
l'uracile. il est prescrit en association à de l'acide
folinique, en 3 prises par voie orale toutes les huit heures
au moins une heure avant ou après les repas pendant 28 jours
consécutifs suivis d'une pause de 7 jours
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Inhibiteurs enzymatiques |
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De la thymidylate synthétase (Raltrexed®)
-
de la ribonucléide diphosphate réductase (Hydroxyurée)
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Agents tubulo-affines |
Ils inhibent la mitose au stade de la métaphase en s'opposant à
la polymérisation de la tubuline du faisceau mitotique
-
Poisons
du fuseau : alcaloïdes de la pervenche : vinblastine,
vincristine, vindésine, vinorelbine (Navelbine®)
-
Stabilisateurs du fuseau: taxanes (Paclitaxel)
|
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Inhibiteurs de la tyrosine-kinase
Dasatinib,
Erlotinib, Imatinib, Nilotinib, Sorafénib, Sunatinib,
Lapatinib |
Ils interfèrent avec les mécanismes de transduction du signal
engendré par l'activation de divers récepteurs, c'est à dire
qu'ils bloquent certains maillons de la cascade de signalisation
intra-cellulaire.
Tyverb® (lapatinib) inhibe
spécifiquement les EGRF (facteur épithélial de croissance ou
ErbB1) et HERB2 (facteur de croissance épidermique, ou ErbB2).
Environ 30% des cancers du sein sont HER2+ et que la
surexpression de celui-ci est considéré comme un facteur de
mauvais pronostic. Il est indiqué en association à la
capécitabine (Xéloda®) dans le cancer du sein
localement avancé ou métastatique en présence d'une
surexpression des récepteurs HER-2. Avaler les 5cp en une seule
prise à distance de une heure avant ou après un repas (toujours
au même moment par rapport au repas). Ne pas doubler les doses
en cas d'oubli d'une prise. |
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Conseils sur les anticancéreux |
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Indications |
Les anticancéreux sont indiqués à visée curative seuls ou en
association à d'autres techniques (radiothérapie, chirurgie)
dans de nombreux cancers. Ils sont indiqués aussi pour éviter
les rechutes. Quand le cancer est incurable, ils sont indiqués à
visée palliative.
Certains
anticancéreux sont indiqués à posologie plus faible dans
certaines pathologies non tumorales (exemple du méthotrexate
utilisé dans la
polyarthrite rhumatoïde ou le
psoriasis, hydroxycarbamide indiqué dans les thrombocytopénies,
splénomégalies myéloïdes...) |
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Recommandations générales |
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Consulter
au moindre effet indésirable et
éviter d'avoir recours à l'automédication
car seul votre cancérologue peut
déterminer si cet effet indésirable à un lien avec votre
traitement et une prise en charge rapide peut éviter des
complications.
-
Les comprimés et les gélules doivent être avalés tels
quels et ne doivent donc être ni broyés, ni coupés, ni
mâchés. Tout contact avec la peau doit être évité. Ne pas
manipuler d'anticancéreux si vous êtes
enceinte!
-
Tous les anticancéreux sont contre indiqués en cours
de la
grossesse, et parfois même avant un projet de grossesse.
Ils sont contre indiqués en cas d'allaitement.
-
Les anticancéreux sont contre indiqués en cas de
leucopénie,
neutropénie ou thrombocytopénie sévère, une
insuffisance rénale ou hépatique sévère ou encore une
infection non contrôlée.
-
Ne pas prendre vos anticancéreux avec du
jus de pamplemousse (inhibiteur enzymatique)
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Recommandations particulières |
-
Une adaptation de posologie ne semble pas nécessaire
en cas d'insuffisance rénale pour les inhibiteurs de
tyrosine kinase, sauf en cas d'insuffisance rénale sévère.
Prudence en cas d'insuffisance hépatique (suivez la
posologie prescrite par votre médecin)
-
L'idarubicine est contre indiquée en cas de
myocardiopathie. Ce médicament contre indique les
vaccinations
à germes vivants (fièvre jaune)
-
En cas de réaction cutanée au traitement, ne pas
s'exposer au
soleil, ne pas prendre de
douches ou de bains trop chauds. Appliquer régulièrement des
crèmes
hydratantes.
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Interactions médicamenteuses
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-
Les effets cytotoxiques sur la muqueuse digestive
modifient l'absorption digestive de nombreux médicaments
pris par voie orale.
-
Certains inhibiteurs de tyrosine kinase (nilotinib,
dasatinib, sunitinib) induisent un allongement de l'onde QT .
Leur association à d'autres produits exerçant le même type
d'effet ou avec des inhibiteurs puissants des
cytochromes
P450 (CYP3A4) comme le kétoconazole, l'itraconazole, la
moxifloxacine, la clarithromycine exige une prudence
particulière.
-
L'administration prolongée
d'antihistaminiques H2 ou
d'inhibiteurs de la pompe à protons risque de diminuer
la concentration plasmatique des inhibiteurs de tyrosine
kinase (dasatinib, sorafénib...)
|
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-
Attention
risque hémorragique augmenté en cas d'association
aux antivitamines K (capécitabine...). Préférer les
héparines
aux
AVK
-
Les cytotoxiques réduisent la réponse immunitaire aux
vaccins,
diminuant leur efficacité et exposant au risque de maladie
invasive dans le cas d'un vaccin vivant atténué (surtout
contre la
fièvre jaune).
-
Les effets des
antiépileptiques sont modifiés par les
anticancéreux et certains d'entre eux sont
inducteurs enzymatiques. Il est préférable d'éviter la phénytoïne et la
fosphénytoïne en particulier, et d'ajouter temporairement
une benzodiazépine. La phénytoïne risque de majorer la
neurotoxicité du busulfan et/ou de l'isosfamide et risque
d'inhiber l'activité cytotoxique de l'étoposide et/ou du
téniposide.
-
Une addition des effets indésirables hématologiques,
des risques de thrombose et de troubles de cicatrisation est
à prévoir lors de l'association de cytotoxiques avec
d'autres médicaments ayant les mêmes effets indésirables.
-
Risque d'immunossupression excessive en cas d'association
avec la ciclosporine, le tacrolimus ou le sirolimus avec
risque de lymphoprolifération (doxorubicine, étoposide).
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Comment éviter ou
corriger certains effets secondaires de la chimiothérapie?
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Les effets indésirables de la
chimiothérapie sont aujourd'hui bien connus et maitrisés par le
corps médical. Certains effets secondaires peuvent même être évités
ou atténués par quelques conseils simples.
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Allergie |
Il peut se produire une hypersensibilité aigue avec
le Paclitaxel et un choc anaphylactique avec
l'asparaginase (Kidrolase®).
Ces réactions peuvent être atténuées par
l'utilisation de corticoïdes ou d'antihistaminiques
H1 injectables tels que la dexchlorphéniramine (Polaramine®). |
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Perte d'appétit |
-
Préférer des aliments servis à température ambiante (sandwich,
salades) qui se tolèrent mieux que les repas chauds.
-
Manger selon son
appétit, même en dehors des repas.
-
Le
Coca cola peut diminuer certaines nausées.
-
Faire
attention au
risque de dénutrition, qui
pourrait à la longue imposer une diminution des cures de chimio
ou de radiothérapie ou rendre impossible un acte
chirurgical.
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Altération du gout :
voir aussi la rubrique sur la
mucite plus bas |
A la suite
d'une chimiothérapie, les saveurs sucrées ou salées sont parfois
perçues différemment, de manière temporaire. Les aliments laissent
un gout métallique ou amer qui peut favoriser l'apparition des
nausées
-
Prévenir le dessèchement de la muqueuse buccale pour mieux
gouter la saveur des aliments.
-
Utiliser des fines herbes pour relever le gout des aliments
-
Masquer le gout amer et métallique dans la bouche à l'aide
de fruits ou de chewing-gum sans sucre.
-
Préférer aux viandes, les poissons, les œufs, les laitages
et remplacer les légumes verts par des féculents
(pommes de terre, pâtes, riz...)
-
Boire beaucoup afin d'atténuer le gout étranger qui peut
persister dans la bouche: eau, thé, jus de légumes ou fruits
frais, boissons gazeuses citronnées, limonades...
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Cheveux,
Alopécie
= inconstante et toujours réversible (sauf en
cas de radiothérapie encéphalique) |
Les
médicaments
anticancéreux entrainent fréquemment une
chute des
cheveux
qui
débute 2 à 3 semaines après l'initiation du traitement et atteint
son maximum 1 à 2 mois plus tard. Les risques varient selon les
médicaments
Cette alopécie est inconstante et
pratiquement toujours réversible quelques semaines
après la fin du traitement
-
Il
est conseillé de couper court ses
cheveux avant le début
de la chimiothérapie et d'éviter ensuite tout facteur
d'agression (brossage trop brutal, brushing, bigoudis,
coloration...). Préférer les shampoings doux, employez une
brosse douce. Utilisez un shampooing rééquilibrant et non
agressif comme
EVOCAPIL® (Assure
aussi une repousse du cheveu de meilleure qualité)
-
Un
casque hypothermique peut être proposé pendant la durée de la
perfusion. Le froid, par vasoconstriction, réduit la pénétration
des actifs médicamenteux au niveau de la racine des cheveux.
-
En
cas de chute de cheveux, la repousse varie selon la vitesse
d'élimination des substances administrées. Dans la plupart
du temps, elle débute dans les 3 à 4 mois suivant la dernière
dose de chimiothérapie. Chez
certains patients, la repousse passe temporairement par des
cheveux différents (plus fins, partiellement blancs, frisés
alors qu'ils étaient raides et inversement. Porter un
foulard ou une perruque.
-
Il
est conseillé d'attendre six mois avant une permanente ou une
coloration.
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Risque d'alopécie en fonction des médicaments |
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Risque très
élevé |
protocole comprenant une
anthracycline, doxecatel (Taxotere®) |
| Risque
intermédiaire |
Paclitaxel: Taxol®, Platines |
| Risque faible |
Vinorelbine (Navelbine®),
Gemcitabine (Gemzar®),
Capecitabine (Xeloda®) |
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Le saviez-vous? |
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Sur
prescription du médecin, les prothèses capillaires sont
remboursées 125€ par la sécurité sociale. Le prix d'une
prothèse varie de 125 à 800 euros. |
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Cheveux gras |
Certaines chimiothérapies peuvent entrainer une dermatite
séborrhéique. Dans ce cas, utiliser des produits spécifiques comme
EVOLITH Ds Crème et/ou EVOLITH Ds
Shampooing |
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Constipation |
La
chimiothérapie (surtout les vinca-alcaloïdes tels que la
vincristine) peut entrainer une constipation. Le mécanisme est une
atteinte des nerfs périphériques intestinaux.
Cette constipation est
accentuée par la
prise de
Zophren®. En effet, les
inhibiteurs des récepteurs 5 HT3 ralentissent le péristaltisme
intestinal.
Pour limiter ce phénomène, suivre les recommandations de notre
fiche conseil:
Constipation
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Diarrhée |
Certains
anticancéreux entrainent des diarrhées importantes. Ainsi Xeloda®
entraine très fréquemment une
diarrhée,
pouvant justifier l'utilisation d'un obturateur anal
(remboursé en cas de diarrhée sévère)
Les
diarrhées qui ne
sont pas précocement traitées peuvent conduire rapidement à une
déshydratation responsable d'une insuffisance rénale fonctionnelle
altérant la qualité de vie du patient et nécessitant des
hospitalisations en inter cure. Dès les moindres signes,
utilisez des ralentisseurs du transit, consultez votre médecin
rapidement |
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Dents |
Une
hygiène
buccodentaire soigneuse permet d'éviter la perte de la
dentition. Une consultation chez le dentiste avant
chimiothérapie (et pas seulement en cas de cancer de la
sphère ORL), permet outre la prévention ou la diminution de
l'intensité des inflammations de la muqueuse, de diminuer les
effets secondaires des traitements sur la dentition: perte des
dents, aggravation de
caries non traitées, maladies de
gencives...
Préférez un dentifrice riche en fluor et en
lithium:
Evodonto®
L'utilisation combinée d'
EVOMUCY® Bain de bouche
renforce l'action d'Evodonto®
et prévient la mucite
Fluocaril®
Bi-Fluoré 2000 est pris en charge à 35% par la Sécurité Sociale. Il
prévient les
caries en cas de radiothérapie
pour un cancer des voies aérodigestives supérieure. |
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Dénutrition |
Il est
important de connaitre son poids de référence pour mesurer le degré
d'amaigrissement. Il est important à veiller à la dénutrition car
elle peut aggraver le pronostic des cancers dépistés et peut altérer
la réponse positive au traitement.
Consulter notre fiche conseil:
Appétit, sarcopénie, dénutrition
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Douleur |
Il est
important de ne pas abuser de médicaments à base de
paracétamol,
d'aspirine et ou d'AINS. En effet, ces médicaments peuvent masquer
une
fièvre qui est un élément de
surveillance du traitement anticancéreux.
Il existe
des traitements spécifiques des douleurs cancéreuses; pour en savoir
plus, consulter
notre rubrique:
médicaments de la douleur cancéreuse |
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Fatigue |
Parlez-en à
votre médecin qui suivant l'interrogatoire et l'examen clinique
pourra ainsi et traiter:
-
La
fatigue liée à l'anémie
(dyspnée d'effort, pâleur...)
-
La
fatigue liée à l'insuffisance cardiaque (dyspnée de
décubitus, œdème des membres inférieurs...)
-
La
fatigue liée à l'état de somnolence (traitement par des
morphiniques par exemple)
-
La
fatigue liée à un état
dépressif (manque de désir, manque
de plaisir...)
-
La
fatigue par amyotrophie (signe du tabouret chez un
patient recevant des corticoïdes par exemple)
-
La
fatigue liée à la
dénutrition
-
La
fatigue de l'insuffisance surrénalienne chronique
(corticothérapie)
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La
meilleure prévention de ces fatigues est paradoxalement l'activité
physique qui doit être adaptée aux capacités et répétée plusieurs fois par jour.
Une journée
couché, c'est deux jours pour récupérer! |
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La kinésithérapie
permet de prévenir l'amyotrophie liée aux corticoïdes. |
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En cas
de gastrectomie |
La
gastrectomie pratiquée dans le traitement de certains cancers induit
une perte de poids rapide. Faire de petits repas riches en
protéines toutes les 2 à 3heures. Prendre des substituts de
repas hyper protéinés si nécessaire. Se supplémenter en
vitamine B12.
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Hygiène rigoureuse |
-
L'hygiène générale doit être bonne, en étant attentif à toutes
les situations à risque d'infection. Utilisez des produits
contenant ni alcool ni parfum, ils sont beaucoup trop abrasifs
même pour les peaux les plus grasses. Privilégiez des produits
pour peaux sensibles. Utilisez une base lavante
spécifique en cas de peau irritée:
Evoskin®
Nettoyant
- Utiliser un
déodorant naturel, sans aluminium ni parabens:
Evodeo® spary déodorant
- Pour la
toilette intime,
en cas d'irritation des parties génitales, utiliser un gel de
toilette intime spécial:
Evo Comfort®.
Utilisable aussi en cas d'irritation
de la région anale et utilisable sur l'appareil génital
masculin.
-
L'hygiène sanitaire dans la préparation et dans la qualité des
aliments doit être irréprochable.
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Se
maquiller |
Il est
important de soigner son image et de garder une bonne mine pendant
une chimiothérapie. Pour connaitre les astuces de maquillage spécial
chimiothérapie, cliquez sur le lien suivant:
http://www.e-cancer.fr/pendant-les-traitements/chute-des-cheveux/se-maquiller
.
Consultez
aussi les sites suivants:
http://www.laviedeplusbelle.org/
www.apima.fr
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Mains,
pieds |
Certaines
chimiothérapies sont responsable du syndrome pied-mains (surtout
avec le Taxotère). C’est une inflammation qui se manifeste par une
sensation de chaud voire brulure au niveau des mains et des pieds,
de fortes douleurs et la peau qui pèle, des rougeurs, un gonflement,
une sècheresse ou des cloques
-
Mettre des gants pour faire la vaisselle,
se protéger systématiquement les
mains lors des travaux ménagers et de jardinage
-
Eviter les douches ou les bains trop chauds
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Eviter l'exposition au soleil ou à la chaleur
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Eviter les vêtements trop serrés (bas
de contention, chaussettes,
chaussures ou gants)
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Eviter les frottements vigoureux et les
traumatismes.
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Appliquez régulièrement de la crème hydratante sur les pieds et
les mains:
Evoskin®
Gel Crème
-
Votre
médecin peut vous prescrire une crème à base de cortisone.
-
Les
cataplasmes d’argile
verte sont très efficaces sur la douleur. Procéder en
3 à 4 fois. Garder un cataplasme 10 min, l’enlever et en faire
un autre pendant 30 min puis un autre 1h et enfin garder le
dernier toute la nuit
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Ongles abimés,
décolorés |
Certains
traitements (docétaxel= Taxotere® notamment) favorisent une atteinte des
ongles: leur croissance est stoppée, ils peuvent s'effriter ou
tomber. Des moufles et parfois des chaussettes réfrigérantes sont
fournies par l'hôpital pour limiter ces effets. Les applications de
froid sont à démarrer 15 minutes avant le traitement et à poursuivre
15 minutes après. Les moufles ou chaussettes réfrigérantes sont contre indiquées chez les personnes
souffrant de syndrome de Raynaud, de métastases distales et
d'artériopathie distale. |
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Conseils pour limiter l'atteinte
des ongles pendant la chimiothérapie
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Peau rouge et
sèche, Rash acnéiques |
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Appliquer tous les jours une bonne crème et un bon lait
hydratant:
Evoskin®
Gel Crème.
Consulter aussi notre fiche conseil:
Peau sèche.
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Éviter de porter des tissus trop rêches et des vêtements ajustés
-
Utiliser un savon doux pour laver les vêtements en contact
direct avec la peau.
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Protéger la peau du
soleil, des sources de chaleur et du froid.
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Éviter les piscines publiques
-
Éviter les désodorisants, les parfums et les cosmétiques sur la
zone traitée
-
Éviter de frotter ou de gratter la peau
-
En
cas de peau irritée, appliquez un spray apaisant aux
oligoéléments:
Evoskin®
Spray
- Pour le
soin
des lèvres, utiliser une crème labiale spécifique:
Evolip® CR Crème labiale
70% à 80%
des patients, après 2 semaines de chimiothérapie, connaissent une
folliculite (inflammation des follicules) : soit
une éruption de petits boutons principalement sur le visage et sur
le tronc. Elle est aussi parfois appelée Rash acnéique. Attention,
la folliculite n’est pas à traiter comme de l’acné, même si elle y
ressemble. Parlez-en avec votre médecin pour qu’il vous prescrive un
traitement adapté. Dans ce cas, il est intéressant d'utiliser
en complément du traitement prescrit par votre médecin:
Evozac® Solution spray, à
pulvériser sur les zones concernées aussi souvent que nécessaire.
En cas d'irritation intime, utilisez
Evoconfort® après votre
toilette intime, En cas de
gêne fonctionnelle intime,
Evoconfort® peut être
appliqué aussi souvent que nécessaire. En cas de radiothérapie,
appliquer 1 heure avant la séance et immédiatement après. Peut aussi
être appliqué sur la région anale et sur l'appareil génital
masculin.
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Phlébite |
Une
phlébite
superficielle, survenant sous vinorelbine (Navelbine®)
et anthracyclines en particulier, peut se manifester au
point d'injection de la perfusion. Pour éviter ce
risque, on applique des anti-inflammatoires locaux et le produit est
administré au travers
d'un cathéter. |
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Prise de poids |
La prise de
poids est très fréquente lors d'un cancer du sein. Elle est liée à
la baisse de l'activité physique, à la chimiothérapie et/ou à
l'hormonothérapie. Or l'accroissement de la masse graisseuse est
corrélé à une augmentation du risque de rechute.
Consulter notre
rubrique :
Surpoids obésité.
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Protéger les
cellules saines |
-
Les études
sur la souris ont démontré qu'en cas de jeûne avant une
chimiothérapie, les cellules saines se mettent naturellement au
repos contrairement aux cellules cancéreuses qui continuent de se
diviser. La chimiothérapie tuant les cellules en phase de division,
elle agit plus spécifiquement sur les cellules tumorales.
-
Utiliser
absolument une protection solaire adaptée
surtout sur les régions qui ont été irradiées par la
radiothérapie ou qui ont été altérées par des traitements
photosensibilisants:
Evosol® Crème Haute protection
UVA/UVB
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Gonades:
La fertilité et les fonctions gonadiques sont
altérées essentiellement par les alkylants. la
seule solution est la conservation du sperme
avant le début du traitement pour les hommes, ou
la conservation d'ovocytes, voire d'embryons
pour les femmes.
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Prothèses
mammaires |
Entre 50 et
78 ans, 1 femme sur 100 porte une prothèse mammaire externe.
Il existe des prothèses non solidaires du corps, principalement
délivrées en premier appareillage, et des prothèses solidaires du
corps, plus légères et plus naturelles.
Il existe des prothèses et
des sous-vêtements pour le sport, et il est tout à fait possible
d'avoir plusieurs prothèses en fonction de l'activité.
La prothèse
se lave à l'eau et au savon.
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Vertiges et troubles de l'audition |
Certains antimitotiques (Cisplatine,
vincristine, moutardes azotées, vinblastine, carboplatine,
bleomycine) sont ototoxiques et peuvent entrainer des vertiges. Ces
troubles sont malheureusement irréversibles car ils sont liés à une
atteinte neurologique de l'oreille interne et/ou du nerf auditif.
-
Le
cisplatine est le traitement de chimiothérapie le plus
ototoxique. La surdité ou les troubles liés à l'atteint
neurologique de l'oreille interne sont irréversibles et
s'accompagnent d'acouphènes transitoires ou permanents.
-
L'effet ototoxique de ces
médicaments peut être diminué en surveillant le taux sanguin des
molécules et en réalisant des audiogrammes réguliers. Il est
potentialisé quand d'autres médicaments ototoxiques sont
associés, comme les Les
antibiotiques
reconstitués ne conservent que pour la période de prescription de celui-ci.
aminoglycosides, les
diurétiques ou d'autres traitements antinéoplasiques.
Pour en savoir plus sur les
médicaments ototoxiques:
médicaments ototoxiques |
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Voies urinaires |
-
Toxicité rénale: La
toxicité rénale est en particulier due au Cisplatine. Elle
est prévenue par une hydratation suffisante et des apports
sodés avant et pendant la perfusion. Il existe un
chimio
protecteur
amifostine: Ethyol®.
Le méthotrexate peut engendrer une précipitation tubulaire,
laquelle peut être atténuée par une hyperdiurèse alcaline
- Toxicité
vésicale (vessie):
Les
cystites hémorragiques induites par le cyclophosphamide ou
l'ifosfamide peuvent être prévenues par le
mesna: Uromitexan®.
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Vomissements induits par la chimiothérapie (ou
chimio-induits) |
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Il faut d’abord savoir que les
nausées commencent souvent le soir ou le lendemain de la
perfusion et qu’elles durent rarement plus de 3 jours. Et aussi
qu’elles ne sont pas toujours associées à des vomissements
Les
vomissements induits par la chimiothérapie sont très fréquents. Le
risque varie selon les chimiothérapies utilisées. Outre les
traitements décrits plus bas, les facteurs environnementaux jouent
aussi un rôle dans la tolérance digestive aux chimiothérapies
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Facteurs
d'amélioration |
Facteurs
d'aggravation |
-
Qualité de l'accueil, de l'information, le type
d'hospitalisation, le transport
-
Les
activités de détente (lecture, musique, télévision, ...)
-
L'entourage familial, les repas conviviaux, les aliments bien
présentés et variés
-
Hypnose, relaxation, acupuncture
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stress
-
Bruit
-
Odeurs écœurantes
-
L'attente prolongée
-
La
promiscuité
-
Radiothérapie concomitante
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Facteurs de risque de vomissements chimio induits |
- Antécédents de nausées et
de vomissements lors d'une chimiothérapie antérieure
-
Mal des transports
- Nausées et vomissements au
cours de la
grossesse ou
suite à une anesthésie générale
- Sexe féminin, âge
inférieur à 50 ans
- Antécédent de
dépression
-
Vertiges
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Classement des anticancéreux selon leur risque
émétique |
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Classe 1= émétisants faibles (<30%) |
5FU
<100mg/m2; Méthotrexate <100mg/m2;
cyclophosphamide; Taxanes; Vinblastine; Vincristine |
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Classe 2= émétisants modérés (30 à 60%) |
Cyclophosphamide < 1000mg/m2, 5FU>
1000mg/m2; Topotécan, Doxorubicine<75mg/m2;
gemcitabine; Idarubicine; Ifosfamide |
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Classe 3= émétisants modérés (60 à 90%) |
Cysplatine <75mg/m2, Oxaliplatine,
Carboplatine, CPT11, Mitomycine |
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Classe 4= émétisants extrêmes (> 90%) |
Cysplatine >75mg/m2, Cyclophosphamide >
1000mg/m2, Streptozotocine, Pentostatine,
Cytarabine, Carboplatine, Doxorubicine |
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Comment traiter les vomissements chimio induits? |
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Antagonistes sérotoninergiques ou sétrons = anti 5-HT3
Zophren® (Ondansetron),Kytril®
(Granisétron), Anzémet® (Dolasétron), Navoban®
(Tropisétron) |
Les anti
5-HT3 (antisérotonine)
agissent en combattant la sécrétion accrue de sérotonine induite par
les médicaments anticancéreux, les vomissements étant le plus
souvent liés à cette augmentation:
Zophren® (Ondansetron): les
lyophilisats peuvent se
prendre sans eau (ils se dissolvent en quelques secondes dans la
bouche). Posologie 8mg toutes les 12 heures pendant 2 à 5 jours.
il n'est pas nécessaire de poursuivre le traitement au delà car la
sérotonine n'est plus responsable des nausées au delà de 48 heures.
Effets indésirables: douleurs thoraciques, pulmonaires, syncopes,
toux,
fièvre, dyspnée,
constipation. |
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Que faire en cas de vomissements récurrents? |
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Faire
des bains de bouche mentholés.
-
Noter
l'horaire de survenue, la fréquence des vomissements,
l'éventuelle
perte de poids
et d'appétit
-
Contacter rapidement votre médecin.
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Plante antiémétique |
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Gingembre
(Zingiber officinalis) |
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Le 6-gingérol ainsi que
d'autres composés sont responsables de l'activité antiémétique en se
fixant sur les récepteurs centraux 5HT3. Complété par ses effets de
suppression des contractions gastriques. Cette plante est aussi
préconisée pour prévenir les nausées dues à la chimiothérapie
ou en situation postopératoire. Contre indication: Calculs
biliaires. Prendre une
gélule à 250mg d'extrait sec de gingembre 4 heures avant la
chimiothérapie
puis une gélule toutes les 4 heures suivant la chimiothérapie si
besoin. |
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Antagonistes
NK1
de la neurokinine = substance P
Aprépitant
: Emend® |
Antiémétique
puissant empêchant la substance P libérée sous l'influence du
cytotoxique d'activer les récepteurs commercialisé dans l'indication prévention des
nausées et des vomissements provoqués par une chimiothérapie
émétisante.
L'aprépitant
: Emend® s'administre par voie orale, il est
commercialisé sous forme de gélules à 80 et 125 mg. La gélule est
avalée entière à la dose initiale
125mg par prise à J1 1heure avant la chimiothérapie, avec une
posologie d'entretien à 80mg/j à J2 et J3. Il
peut être pris pendant ou en dehors des repas. Il est administré en
association avec un corticoïde (dexaméthasone) et un antagoniste des
récepteurs 5-HT3.
Effets indésirables:
asthénie,
céphalées, hoquet,
vertiges,
diarrhées. Par son
effet inducteur enzymatique des cytochromes, l'aprépitant comporte de nombreuses
interactions médicamenteuses car
il modifie la vitesse d'élimination de nombreux médicaments.
Précautions d'emploi: afin d'éviter la destruction
accélérée du médicament par induction enzymatique, il est
déconseillé de consommer du jus de pamplemousse, des caramboles et
des oranges de Séville pendant toute la durée du traitement
Contre
indications:
hypersensibilité au produit, médicament
inhibiteur enzymatique |
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Corticoïdes:
Dexamethasone, méthylprednisolone, prednisolone |
Les
corticoïdes peuvent être utilisés seuls dans les chimiothérapies peu
émétisantes. Ils sont souvent associés aux sétrons. La posologie
varie de 8mg à 2Omg de dexamethasone selon le type de
chimiothérapie.
Effets indésirables métaboliques : adopter un régime
pauvre en sodium et en lipides, riche en potassium (bananes,
brocolis, choux...), en protides et en calcium. |
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Antagonistes dopaminergiques
Alizapride : Plitican®,
Halopéridol: Haldol®,
Métoclopramide: Primpéran®,
Métopimazine: Vogalène® |
Ils bloquent
de façon spécifique et variable les récepteurs dopaminergiques D2 de
l'area post-rema et à forte posologie, les récepteurs sérotoninergiques 5-HT3. Leur
activité antiémétique est inférieure aux sétrons. Ils exposent tous
à un risque de sédation voire de somnolence ainsi qu'à des effets
neurovégétatifs (hypotension orthostatique, sécheresse buccale,
constipation, troubles de l'accommodation, rétention urinaire).
Effets
indésirables: L'halopéridol franchit la barrière hémato encéphalique et peut être à
l'origine d'effets indésirables centraux moteurs (dose dépendant)
avec parfois akinésie, rigidité musculaire et dystonies aiguës et
syndrome malin. Des
effets endocriniens à type d'élévation de la prolactinémie, avec
gynécomastie, galactorrhée ou troubles des règles sont décrits lors
de traitements par la métopimazine ou l'alizapride. |
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Attention
à la survenue d'un syndrome malin aux neuroleptiques
(forte
fièvre,
rigidité musculaire, troubles de la conscience...), rare mais
mortel. |
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Anxiolytiques
Lorazépam (Temesta®),
Clorazépate
dipotassique (Tranxène®), Alprazolam (Xanax®) |
Les
benzodiazépines ont une faible activité antiémétique indirecte.
Elle est probablement liée à leur action sédative, anxiolytique et
amnésiante. Ces molécules potentialisent l'action de certains
antiémétiques plus puissants (métoclopramide, corticoïdes). |
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Avant de
prendre ce traitement, consultez notre fiche conseil :
Médicaments, horaires alimentation
|
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Homéopathie anti-vomissement |
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-
Dans
tous les cas:
Cocculine®
(comprimés ou dose) à
prendre avant la cure; renouveler plus tard si besoin.
-
Nausées avec une impression de mal digérer:
Nux vomica
9CH (5granules toutes les 15 minutes), associé à
Ipeca 9CH
-
Trac
anticipatoire, tremblements, nervosité:
Gelsemium 9CH: une dose avant la
chimiothérapie
-
Ignatia: nausées
d'anticipation (avant même d'avoir commencé une chimiothérapie),
longs soupirs, nœuds à la gorge et au plexus. Amélioration en
mangeant. Sucer 3 granules en 15 CH la veille de la chimio, et
répéter si besoin.
Voir aussi les autres traitements décrits
dans notre rubrique:
Soigner les vomissements par homéopathie
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Acupression: bracelet anti-nausées |
Son principe
fait appel à un principe chinois vieux de 5000 ans. Une boule exerce
un massage léger sur le point Nei-kuan du poignet. Il est conseillé
de le porter tout au long de la chimiothérapie.
Bracelet ou pansement agissant par
acupuncture
(Bracelets
anti-nausée Katadyn®, Sea-Band®,
Transway®).
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Toxicité hématologique des anticancéreux
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La
toxicité hématologique des antinéoplasiques résulte de la
destruction des cellules souches hématopoïétiques en voie de
différenciation. Elle est réversible, non cumulative et, le plus
souvent, dépendante de la dose administrée. C'est la toxicité
la plus précoce et la plus fréquente des toxicités aigues
des anticancéreux. L'association de plusieurs produits
est susceptible de la majorer.
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Les neutropénies
(baisse des globules blancs= leucocytes) |
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On parle
de neutropénie lorsque le taux de polynucléaires neutrophiles
(globules blancs) est inférieur à 1500/mm3. La
neutropénie est à l'origine des épisodes infectieux, d'une
mucite buccale. On parle d'agranulocytose si la
neutropénie s'accompagne d'une
anémie (chute des globules
rouges) et d'une thrombopénie (chute des plaquettes). La
baisse des globules blancs survient généralement à partir du
8ème jour de la chimiothérapie avec un minimum (nadir) à 2
semaines et un retour à la normale à la troisième semaine.
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Prévention des infections |
-
Consulter notre
fiche conseil:
Prévention des infections.
-
Une
rougeur, un écoulement ou une douleur au niveau du cathéter, une
rougeur ou une douleur au niveau de la peau (notamment après une
coupure), des
aphtes,
des ulcérations ou des plaques blanches dans la bouche, une
douleur dentaire,
des douleurs ou des
brulures
urinaires, une
diarrhée
persistante sont des signes d'alerte imposant une consultation
médicale
|
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Signes
infectieux |
Les
signes d'appel d'une infection sont:
fièvre (>38°C) depuis au
moins une heure ou hypothermie
(<36°C suivant une
hyperthermie), frissons, pâleur, mal être, gorge irritée,
sueurs (notamment la nuit). Tous les agents
infectieux peuvent être impliqués: bactéries (90% des cas),
virus (herpès,
cytomégalovirus...), parasites (Pneumocystis carinii),
champignons (aspergilloses...) |
|
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Antibiothérapie préventive |
Devant
une neutropénie fébrile, une antibiothérapie préventive à large
spectre est instaurée en urgence. Elle comporte le plus souvent
une céphalosporine de troisième génération ou l'association
Amoxicilline-acide clavulanique et une Quinolone. Une bithérapie
associant une céphalosporine de troisième génération et un
aminoside peut être prescrite. |
|
Facteurs de croissance
Filgastim (Neupogen®), Pegfilgastim (Neulasta®),
Lénogastrime
(Granocyte®) |
Facteur
de croissance granulocytaire (G-CSF) stimulant spécifiquement la
lignée neutrophile utilisé pour réduire la durée des
neutropénies et l'incidence des neutropénies fébriles chez les
patients traités par une chimiothérapie cytotoxique.
-
Posologie
150µg/m2/jour. Le traitement débute au moins 24
heures après la fin de la chimiothérapie. Il est poursuivi
pendant au minimum 14j, jusqu'au retour à la normale du taux
de globules blancs. Neulasta® ne nécessite qu'une
seule injection par cycle de chimiothérapie.
Granocyte® peut être employé chez l'enfant.
-
Injecter par voie sous-cutanée au niveau de
l'abdomen, de la cuisse ou éventuellement du bras. Changer chaque jour de
site d'injection. Jeter le matériel dans un récipient adapté.
-
L'effet indésirable le
plus fréquent est la douleur osseuse et
lombaire maitrisée par
l'administration d'antalgiques classiques
|
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Thrombopénie
(baisse
des plaquettes sanguines) |
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Augmentant le risque hémorragique, la thrombopénie peut être
corrigée si elle est importante (nombre de plaquettes <20
000/mm3) par des concentrés plaquettaires (en
particulier en cas de signes hémorragiques graves comme des
pétéchies, des hématuries, des hémorragies au fond d'œil, des
gingivorragies).
La durée de vie des plaquettes est très courte:
48 heures.
Reporter les cures de chimiothérapie tant que le taux
de plaquettes ne remonte pas.
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Anémie
(baisse
du taux de l'hémoglobine) |
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L'anémie
se manifeste le plus souvent après plusieurs cures de
chimiothérapie (surtout les sels de platine)
-
Si
le taux de l'hémoglobine est inférieur à 12g/l; on
prévient l'anémie par administration d'érythropoïétine
recombinante (darpoïétine alpha: Arasnep®,
époïétine alpha: Eprex®,
époïétine bêta: NéoRécormon®)
en sous cutané associée auparavant à une correction d'un
déficit en fer ou en folates
-
Si le taux d'hémoglobine est inférieur à 8g/l, une
transfusion de culots globulaires est instaurée même si
cette dernière doit être évitée au maximum car l'efficacité
des érythropoïétines est clairement démontrée.
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Autres effets indésirables des anticancéreux |
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La mucite, conseils et traitement |
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La muqueuse de la bouche est très sensible à l’action de
la chimiothérapie et de la radiothérapie car les cellules des
muqueuses digestives sont parmi celles qui se divisent le plus
vite des tissus de l’organisme.
Une
mucite buccale se manifeste par : sensation de bouche sèche,
altération ou modification du gout, érythème, ulcérations
ou plaques blanches dans la bouche, douleur, difficulté
d'alimentation. Le risque de mucite dépend de la chimiothérapie
(surtout fluoro-uracile),
de la dose et de la durée du traitement. Les mucites
apparaissent généralement au cours de la deuxième semaine de
traitement. Elles sont aussi
souvent fréquentes après une radiothérapie de la tête et du cou.
Elles peuvent être très douloureuses et gêner l'alimentation.
|
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Conseils de prévention |
-
La prévention de la sècheresse buccale : Se
gargariser fréquemment pour garder la bouche propre et exempte
de bactéries, boire régulièrement. Utiliser
Evodry® Spay pour
régulariser la salivation
-
Le froid assure un effet antalgique et stimule de
plus la salivation. Sucer des glaçons pendant les
perfusions de chimiothérapie est susceptible de réduire le
risque de mucite (effet vasoconstricteur). Commencer 15mn
avant l'administration de la chimiothérapie jusque 30mn
après la fin de la cure. Cette prévention est contre
indiquée en cas de lésion tumorale située dans la sphère ORL.
-
Conserver une bonne hygiène buccodentaire: Nettoyer ses dents avec une
brosse à dents neuve à poils souples. Masser doucement les gencives, ne pas employer de fil dentaire
ni de cure dents.
-
Faire
des bains de bouche à base d'eau bicarbonatée à 1,4%
après chaque repas ou utilisez
EVOMUCY®
Bain de bouche ou
EVOMUCY® Spray
-
Privilégier des boissons et une alimentation froide,
non acides (assaisonnement).
Éviter les aliments irritants (température ou texture).
Éviter l'alcool et les épices ainsi que les aliments durs
susceptibles de léser la muqueuse. Coupez la nourriture en
petits morceaux ou privilégiez les aliments mous et mixés.
L'utilisation d'une paille permet d'éviter que les boissons
n'entrent en contact avec les muqueuses lésées.
-
Ne
pas fumer car le
tabac est un facteur d'aggravation des
pathologies buccales.
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Prévention de la mucite |
Pour prévenir la mucite utilisez
EVOMYCY®
Bain de bouche, ou
EVOMUCY® Spray matin et soir après chaque repas
pendant 1 à 2 minutes. Ne pas avaler |
Traitement de la mucite
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-
Bains
de bouche :eau bicarbonatée +
Hextril®
par exemple ou eau bicarbonatée 14°/°°+
antifongique
(la mycostatine est à préférer à la fungizone car elle est
stable plus longtemps). Des bains de bouche à la morphine
peuvent être pratiqués en cas de douleurs intenses. Caphosol®
est une solution électrolytique utilisée en bain de bouche
disponible à l'hôpital.
-
A faire 6/jour du début de la cure de
chimiothérapie jusqu'au 15ème jour environ.
Conserver la solution en bouche 30 secondes avant de
recracher
-
Ne pas s'alimenter ou ne pas boire immédiatement après
l'administration afin de permettre aux substances actives
d'agir.
-
Conserver les bains de bouche au réfrigérateur car le froid
est bénéfique (voir plus haut)
|
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Paracétamol pour atténuer les douleurs buccales (maximum
4g/j; 1 dose toutes les 6 heures). Si l'antalgique est
insuffisant, le recours aux opioïdes est possible.
-
Xylocaïne
visqueuse
à appliquer sur les lésions douloureuses avant
chaque repas
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Perte d'empreintes |
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La
capécitabine (Xeloda®) peut engendrer un syndrome
mains-pieds (photo de droite).
Elle
peut aussi entrainer la disparition d'empreintes digitales, ce
qui peut poser problème à l'entrée du territoire américain.
Pour
ne pas rester bloqué à la douane, les voyageurs sont invités à
se déplacer, muni d'une lettre de leur oncologue précisant leur
pathologie et le fait que Xeloda® peut effacer les
empruntes digitales.
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C'est
une nouvelle classe de médicaments récente dont le but est
de réduire de façon sélective la toxicité des
chimiothérapies vis à vis des tissus sains |
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Mesna
(Uromitexan®) |
Médicament générateur de fonction thiol (-SH) réservé
à l'usage hospitalier. Les groupements thiol ont un effet
protecteur vis à vis de la toxicité vésicale induite par
l'acroléine, métabolite urinaire toxique de l'ifosfamide (Holoxan®)
et du cyclophosphamide (Endoxan®). Mesna est
indiqué dans la prévention des cystites hématuriques
induites par les oxazophosphorines. |
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Amifostine
(Ethiol®) |
Le
mécanisme d'action de l'amifostine serait la captation des
radicaux libres, le transfert des atomes d'hydrogène aux
radicaux de l'ADN, la déplétion de l'oxygène près de l'ADN
ou la stimulation des mécanismes biochimiques de réparation
de l'ADN. C'est une pro drogue qui doit être
transformée en WR1065, forme active. Son activité sur
les cellules saines est supérieure à son activité sur les
cellules tumorales, ce qui explique un effet chimio
protecteur préférentiel. Elle est indiquée dans la
prévention du risque de
Neutropénie
et ses conséquences.
Effets secondaires:
-
effet émétogène important qui nécessite une
prémédication systématique par
benzodiazépines-corticoïdes-sétrons.
-
risque d'hypotension, parfois grave (18% des
patients), qui impose une surveillance tensionnelle
régulière pendant la perfusion, d'arrêter tout
traitement
antihypertenseur 24 heures avant.
|
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Dexrazoxane
(Cardioxane®) |
Cette
molécule agit comme un chélateur intracellulaire, piégeant
les radicaux libres produits en grande quantité par
les anthracyclines et responsables de leur cardiotoxicité.
La protection cellulaire semble limitée aux cellules
myocardiques et ne permet pas de réduire la toxicité
médullaire des anthracyclines ou la fréquence des
alopécies.
Indications:
prévention de la cardiotoxicité chronique cumulative liée à
la Doxorubicine chez les malades atteints de cancers avancés
et/ou métastasés, ayant déjà reçu un traitement comportant
une anthracycline. |
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Rasburicase
(Fasturtec®) |
Ce
médicament est indiqué en cas de traitement de
l'insuffisance rénale aigue en rapport avec un syndrome de
lyse tumorale lors de l'initiation de la chimiothérapie
d'une hémopathie avec forte masse tumorale. Des effets de
type rash, bronchospasme et réactions d'hypersensibilité
peuvent être observés. |
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Conseils en cas de radiothérapie |
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Minimiser le risque d'irritation cutanée |
-
Éviter les bains (macération, excès de chaleur), préférer les
douches
-
Laver
la zone irradiée sans frotter à l'eau tiède avec un savon neutre
sans parfum, sécher en tamponnant, ne rien y appliquer (crème,
parfum, déodorant alcoolisé ou parfumé).
-
Portez des vêtements amples (soie, coton)
-
En
cas de cancer du sein, Ne pas utiliser de rasoir mécanique ou de
crème dépilatoire pour les aisselles. Eviter de s'épiler.
Utiliser éventuellement un rasoir électrique.v b. Portez un
soutien gorge sans armature.
-
Ne
pas exposer la partie traitée au soleil même pendant l'année qui
suit la fin du traitement
-
Selon
la localisation, le radiothérapeute donnera des conseils
hygiéno-diététiques à suivre pendant le traitement.
-
N'appliquer aucun produit
avant la séance, et n'utilisez aucune crème sans l'avis du corps
médical.
-
Les
laboratoires "Evolife" ont mis au point des soins labellisés
pour les effets secondaires cutanés et cutanéomuqueux induits
par la chimiothérapie et la radiothérapie
|
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Risques de
radioactivité |
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Lorsqu'un patient est traité par radiothérapie externe, il n'est
radioactif ni pendant le traitement ni après et ne présente aucun
danger pour son entourage.
En revanche,
un traitement par curiethérapie (implantation de sources
radioactives directement au niveau de la tumeur) nécessite des
précautions. Le patient reste quelques jours en chambre isolée après
implantation. Il ne sort de l'hôpital que lorsque la radioactivité
mesurée devient inférieure à une valeur seuil. Par précaution, il
est conseillé d'éviter les contacts directs avec les très jeunes
enfants et les femmes enceintes pendant les premiers mois. Demandez
conseil à votre radiothérapeute. |
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Protection
des ongles |
Evonail®
est une solution filmogène avec filtre UVA et UVB, conçue pour
stopper les risques de phototoxicité par effet loupe sur la tablette
unguéale. S'utilise en 1 seule application par jour, en prévention
ou pendant toute la durée du traitement et trois mois après l'arrêt
de celui-ci.
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Protection
de la peau |
Evoskin®
est un soin unique à base de Lithium Manganèse pour les peaux sèches
ou irritées par la radiothérapie et ou la chimiothérapie.
L’utilisation régulière d’Evoskin gel-crème permet d’améliorer
la qualité de la peau et apaise les zones
présentant des irritations cutanées.
Appliquez 2 à 3 fois
par jour sur les zones concernées, pendant toute la durée du
traitement anti-cancéreux ainsi que le mois suivant
|
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Chimiothérapie et phytothérapie
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Plantes à éviter |
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Plantes
inductrices enzymatiques |
-
Le millepertuis
pris parfois en automédication de la
déprime augmente l'élimination
de certains cytotoxiques comme l'irinotécan, dont la quantité de
métabolite actif se voit diminuer de plus de 40% et risque de porter
un échec à la chimiothérapie
-
Le jus de pamplemousse
est à éviter en cas de chimiothérapie en raison de sa capacité à
augmenter la destruction des anticancéreux et donc à diminuer
leur activité
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Plantes ayant une action circulatoire |
Toutes les spécialités à base de
mélilot surtout, mais aussi
vigne rouge, marron d'inde, petit houx,
ginkgo biloba sont fortement déconseillées en cas de chimiothérapie
en raison de leur effet fluidifiant et du risque élevé d'hémorragie. |
|
Phyto-oestrogène
|
Les plantes
perturbatrices endocriniennes comme les phyto-estrogènes (sauge,
soja) souvent utilisées pour diminuer les
bouffées de chaleur sont
déconseillées en cas de chimiothérapie et en cas d'hormonothérapie. |
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Plantes à effet protecteur |
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Certaines
plantes peuvent avoir un effet
protecteur en cas de chimiothérapie. Leur utilisation doit toutefois être faite
sous contrôle médical |
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Thé vert
(camellia
sinensis) |
Le thé vert est intéressant car il s'agit d'un excellent
antioxydant. Il est recommandé chez tous les patients
sous chimiothérapie à raison de 2 à 3 bols de thé vert par
jour.
ARKOFLUIDES® Thé Vert,
Dayang® Thé vert de chine,
Marque verte® Thé vert
feuilles...
En cas de diarrhée, préférer le thé noir (un peu
moins riche en flavonoïdes mais moins irritant pour les
intestins).
Dayang® Thé noir de chine...
Contre indiqué si traitement par
bortézomib: Un
antioxydant contenu dans le thé vert, l'EGCG* polyphénol (épigallocatechine
gallate), interagirait avec un agent anticancéreux, le bortézomib (Velcade®).
L'EGCG bloque la fonction protéasome inhibitrice du bortezomib et
diminue sa capacité à détruire les cellules cancéreuses. Le
bortézomib est utilisé dans les chimiothérapies au cours du myélome
et du lymphome du manteau.
* Blood 3
février 2009 |
Chardon-marie (Carduus
marianus) |
La silymarine,
molécule isolée du chardon-marie limiterait la toxicité hépatique de
la chimiothérapie.
Etude réalisée sur des enfants souffrant de
leucémie aigue lymphoblastique. |
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Phytothérapie spécifique |
la phytothérapie spécifique
peut être utile pour limiter les effets secondaires
spécifiques de chaque molécule de chimiothérapie.
Par exemple:
-
Rubus fructicosus,
Melissa officinalis sont indiquées pour combattre les effets
secondaires de Xeloda® capecitabine, indiquée en cas
de cancer du colon : nausées, douleurs
abdominales, fatigue,
- Pour combattre les effets
secondaires d'Arimidex (cancer du sein) anastrozole :
bouffées de chaleur, troubles digestifs,
Actea
racemosa, Angelica archangelica sont indiquées
- Pour combattre les effets
secondaires du Methotrexate : toxicité hématopoïétique,
hépatique, on utilisera l'ortie et
Gnidia kraussiana.
- Pour combattre les
effets secondaires du Nolvadex (cancer du sein) tamoxifene :
accidents thromboemboliques, troubles visuels, on
utilisera la bourrache
(pour sa richesse en omega 3), le
mélilot (fluidifiant, coumarine), et les
pépins de
raisin (protecteurs vasculaires et anti oxydants).
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Chimiothérapie et/ou radiothérapie et homéopathie |
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 |
Même dans le domaine du cancer, qui est
une pathologie grave et avec des traitements lourds, l'homéopathie
peut tenir une place importante.
Bien conduite, et prescrite par un
médecin spécialiste en homéopathie, elle permet non seulement de
mieux tolérer l'annonce du cancer, la chirurgie, chimiothérapie et la radiothérapie, mais elle
permet aussi de traiter le terrain de la personne prédisposée au
cancer...
 |
Certaines souches sont à éviter!
Eviter tout
traitement à base de millepertuis :
Hypericum à des
dilutions
inférieures à 4CH en raison du risque d'induction
enzymatique qui réduit au bout d'une dizaine de jours de
traitement, l'efficacité des traitements anticancéreux
|
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Traitement symptomatique des effets indésirables des
traitements anticancéreux |
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Faites
vous suivre par un médecin homéopathe pour mieux tolérer votre
chimiothérapie (déprime,
fatigue,
nausées...) |
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Cancer du
sein |
Pour
prévenir les traumatismes au niveau des seins (chirurgie,
radiothérapie): Ruta graveolens 5CH: 5 granules tous les jours |
|
Radiothérapie |
Pour prévenir
les effets indésirables de la radiothérapie:
-
Rayons X ou X Ray
9CH: 3 granules tous les matins au réveil
-
Radium bromatum
15CH: 5 granules le soir au coucher pendant
toute la radiothérapie
-
Apis mellifica 5CH: 5 granules avant et après chaque séance.
A renouveler jusqu'à 6 fois par jour si rougeurs et picotements.
-
Belladonna 9CH: 5 granules avant et après chaque séance. A
renouveler jusqu'à 6 fois par jour si rougeurs et picotements.
-
Boire
abondamment après chaque séance de radiothérapie
-
Appliquer du gel
Cicaderma®
ou de la crème au
calendula après chaque séance et 2/jour les jours sans rayon
pour prévenir les radiodermites
- Pour
éviter les séquelles de la radiothérapie:
Causticum.
Causticum est indiqué en cas de vieilles cicatrices et de vieilles
brulures qui restent douloureuses, séquelles de
radiothérapie. Sucer 3 granules 2 à 3
fois par jour en 7 CH
|
|
Drainer et protéger le
foie |
Boldo,
chelidonium, fumaria, carduus marianus, cynara, Taraxacum,
Hydrastis, desmodium... |
|
Nettoyer et protéger les reins |
Berberis, Solidago, Rénine... |
|
Protéger le cœur |
Certaines chimiothérapies sont toxiques
pour le cœur. Les traitements homéopathiques cardioprotecteurs
sont: Cardine, Aurum metallicum, Crataegus et Strophantus |
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Agir sur la chute des cheveux post chimiothérapie |
Thallium sulfuricum 5CH:
médicament de convalescence post chimio permettant aussi de stimuler
la repousse des cheveux. Diminue aussi les neuropathies
périphériques. Attention cela ne sert à rien de le prendre tant que
la chimiothérapie n'est pas terminée. Sucer 3 granules deux fois par
jour Fluoricum acidum
7CH en cas de cheveux très secs, s'emmêlant et cassants facilement.
Sucer 3 granules deux fois par jour Selenium
5 CH en cas de chute des cheveux, des
sourcils et des autres poils. Cheveux gras Zincum
metallicum 7CH en cas de chute de
cheveux associée à une neuropathie périphérique avec jambes sans
repos Phosphoricum acidum
en cas de chute de cheveux associée à un
épuisement général et
déprime. Les cheveux, les
sourcils et les poils grisonnent et chutent. A prendre en échelle
5CH, 7CH, 9CH, 12CH et 15CH une dose par jour à répéter 2 à 3 fois
par mois en cas de réapparition de fatigue |
|
Augmenter
la détoxification de la chimiothérapie |
En favorisant
l'élimination rénale et/ou fécale des traitements chimiothérapiques,
l'homéopathie permet de lutter contre les effets secondaires de
cette chimiothérapie:
-
Paresthésie, sensation de fourmillements dans les doigts: Nerf 4CH,
Dihydroergotamine-DHE
-
Fragilité des extrémités:
Petroleum
-
Etats nauséeux:
Nux vomica
-
Angoisse, anxiété:
Gelsemium,
Ignatia
-
Troubles digestifs:
Lycopodium
-
Stimuler le système
immunitaire: Viscum album
- Pour
stimuler les lignées sanguines:
Meduloss 4 CH
pour stimuler la fabrication des
globules et Crotalus 7CH
pour stimuler les
plaquettes sanguines
- Pour lutter contre la fatigue:
Phosphoricum acidum
7CH en première intention ou
China 5CH et
autres traitements décrits dans notre fiche conseil
Fatigue
|
| Traitement constitutionnel |
La pathologie
cancéreuse résulte d'une diathèse particulière récemment décrite par
les homéopathes Nebel et Vannier: Le
cancérinisme.
Il convient donc de rechercher les
similitudes avec les souches typiques de ce terrain.
Conium maculatum
4 à 30 CH, remède de base, mais aussi:
Radium bromatum, Sulfuricum acidum,
Kreosotum, Silicea
9 à 15 CH,
Carbo animalis
9 à 15 CH, DNA-
RNA
9 à 30 CH, Thuya
4 à 30 CH, Hydrastis
4 à 30 CH,
Condurago
4,5,7CH,
Berberis
4,5,7CH,
Curcuma
4,5,7CH
Les draineurs de cette diathèse sont:
Scrofularia nodosa
D6
ou Viscum album
D6: 30 gouttes par jour
Certains traitements homéopathiques sont
plus spécifiques de certains organes:
|
Seins:
Asterias rubens, Phytolacca
Peau:
Sedum acre,
Sempervirum tectorum
Estomac:
Ornithogalum
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Foie:
Chelidonium, carduus
marianus
Utérus:
Cinnamomum, Thlapsi
Côlon:
Asclepias
|
Rectum:
Hura Braziliensisus
Rate,
pancréas:
Ceanothus
Vessie:
Anilinum
|
Il est aussi
intéressant de faire une enquête familiale sur les ascendants comme
les descendants, et de traiter les personnes prédisposées au
cancérinisme par un
traitement de fond homéopathique |
|
Huiles essentielles contre indiquées |
|
HE à action œstrogène
|
Certaines huiles
essentielles sont contre indiquées
surtout en cas de cancer hormonodépendant (huiles essentielles à action
œstrogène:
HE Sauge sclarée,
HE
fenouil,
HE
Anis vert).
Par précautions, même en cas de
cancer non hormonodépendant, il est préférable de ne pas utiliser ces huiles
essentielles. |
|
HE à action
circulatoire |
Certaines
huiles essentielles contenant du salicylate de méthyle (HE gaulthérie) ainsi que toutes les HE à agrumes à forte dose,
d'angélique ou de khella, peuvent avoir un effet fluidifiant sanguin non
négligeable et son à éviter en cas de traitement anticancéreux (risque de
thrombopénie).
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Prévention des radiodermites
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La radiothérapie
entraine
souvent des réactions aigues appelées radiodermites: érythème avec œdème plus ou
moins prurigineux, parfois dermite exsudative surtout en fin d'irradiation. Le
degré de la radiodermite dépend du
phototype du patient, du volume à traiter et de l'âge. |
|
HE Niaouli |
Appliquer après chaque
séance sur la partie irradiée. L'HE
Niaouli
semble
diminuer l'intensité et la durée des radiodermites et améliorer la qualité de vie
au cours de la radiothérapie. A diluer au 1/10 dans de l'Huile
d'amande douce. Plus de conseils sur:
Huile essentielle
de Niaouli |
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Cancers et compléments
alimentaires
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A doses
supra-physiologiques, certaines substances peuvent avoir une action
néfaste à l'échelle cellulaire ou interagir avec les traitements
anticancéreux.
Pour en savoir plus, consulter notre rubrique:
Compléments alimentaires et cancers
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Quand faut-il consulter un médecin?
Surveiller les signes suivants |
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-
Une
apparition de dyspnée (signe de détresse respiratoire) sous ondansétron doit être signalée au médecin
-
En
cas d'hyperthermie ou d'hypothermie post chimiothérapie =
signe d'infection
-
Si
pouls accéléré ou filant, effondrement de la
tension artérielle, difficultés respiratoires, douleurs
thoraciques : -> hospitalisation
Savoir
tirer la sonnette d'alarme, savoir ne pas supporter en silence
les symptômes gênants, savoir ce qui peut se produire, savoir
exercer sa vigilance permet d'intervenir plus rapidement
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Recherche
et chimiothérapie
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Oridonine
L’oridonine, un composé
isolé d’une plante médicinale chinoise
(Isodon rubescens),
pourrait offrir une thérapie ciblée pour la leucémie aigue
myéloïde avec translocation t(8,21)*.
*Zhen et coll.
Science Translational Medicine, 28 mars 2012 |
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Récepteur à la FSH |
Ce récepteur, normalement
présent uniquement au niveau des gonades (cellules de la
granulosa de l'ovaire, cellules de Sertoli des testicules,
cellules endothéliales des ovaires et des testicules), se
retrouve exprimé au sein de cellules tumorales de 11 cancers
différents (prostate, sein, côlon, pancréas, vessie, rein,
poumon, foie, estomac, testicule et ovaire), et à tous les
stades du développement de la tumeur, y compris au stade
précoce T1.
Le
récepteur à la FSH est exprimé par les cellules
endothéliales des vaisseaux sanguins tumoraux situées en
périphérie de la tumeur, dans une couche d'environ 10mm,
délimitant ainsi le tissus sain, du tissus tumoral. Il est
aussi exprimé dans une couche de même épaisseur, dans une
couche interne de la tumeur. L'expression du récepteur de la
FSH pourrait promouvoir l'angiogénèse des vaisseaux
tumoraux.
-
Ce récepteur est intéressant car s'il était dépisté par
imagerie médicale, il permettrait de localiser
précisément les tumeurs et d'en déterminer précisément
la taille.
-
Un blocage des récepteurs de la FSH pourrait présenter
une nouvelle stratégie anti tumorale en trouvant une
"fenêtre thérapeutique" car la densité des récepteurs de
la FSH dans les cellules endothéliales des gonades est
bien inférieure à ce qu'elle est dans les tumeurs.
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Nano robots
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Recherche galénique en chimiothérapie: D'ici
à quelques années, des micro-organismes guidés par IRM
pourraient transporter des molécules thérapeutiques au sein
des tumeurs; véhicules télécommandés pour porter les
principes actifs au cœur des cancers. |
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Molécules Dbait
DNA double-strand
breaks |
Le
principe est de leurrer les cellules tumorales en leur
faisant croire que le nombre de dommages causés par la
radiothérapie ou la chimiothérapie est bien supérieur à la
réalité (Les molécules Dbait miment les cassures de l'ADN,
il s'agit de petits fragments d'ADN double brins de quelques
dizaines de nucléotides de long). Ces molécules imposent à
la cellule d'entrer en apoptose (mort cellulaire
programmée). |
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Chronothérapie |
Il
est possible de diminuer la toxicité des anticancéreux (qui
varierait du simple au triple), en se calant sur
l'horloge biologique propre à chacun. Un bilan individuel
circadien permettrait ainsi de personnaliser le traitement,
et la température corporelle semble en effet être un
excellent marqueur du fonctionnement de l'horloge
biologique.
La
tolérance aux médicaments varie en fonction de l'heure, du
sexe et du génotype. Les hommes sont plus sensibles aux
effets de la chronothérapie |
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Maitrisez-vous bien votre maladie et vos traitements? |
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Ce questionnaire permet de faire le point sur vos
connaissances et sur votre manière de vous traiter. Il
est à réaliser avec un professionnel de santé (médecin
ou pharmacien) afin d'avoir les bons conseils pour mieux
gérer votre maladie et mieux vous prendre en charge;
Parce que votre meilleur coach santé c'est vous!
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Connaissance de votre maladie et des facteurs de risque |
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Connaissez-vous les caractéristiques de votre cancer? |
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Connaissez-vous le stade de votre
cancer? |
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Connaissez-vous les signes
et les symptômes de votre cancer? |
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Connaissez-vous la fréquence du suivi médical dont vous
bénéficiez? |
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Savez-vous
si vous avez des facteurs de risque à votre cancer? |
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Connaissez-vous les situations d'urgence devant vous
conduire à consulter impérativement votre médecin
traitant? |
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Gestion de votre traitement |
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Comprenez-vous vos médicaments prescrits en lisant votre
ordonnance? |
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Avez-vous des difficultés avec vos médicaments? |
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Connaissez-vous l'indication de tous vos médicaments? |
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Comment prenez-vous votre traitement (schéma posologique)? |
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Comment faites vous pour ne pas oublier vos prises de
médicament? |
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Etes-vous capable de citer le nom de tous vos
médicaments? |
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Reconnaissez-vous facilement les
médicaments génériques
prescrits ou substitués? |
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Avez-vous toujours votre ordonnance sur vous? |
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Observance de votre traitement |
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Vous est-il arrivé d'oublier un ou plusieurs
médicaments? |
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Dans quelles circonstances avez-vous déjà oublié vos
médicaments |
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Que faites-vous lorsque vous oubliez un ou plusieurs
médicaments? |
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Que faites-vous en cas d'effets indésirables avec un
médicament? |
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Connaissez-vous les effets indésirables les plus
attendus avec vos médicaments |
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Savez-vous quelles conséquences peut avoir un oubli? |
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Connaissances hygiéno-diététiques |
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