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La goutte
est une arthropathie inflammatoire fréquente. Elle
est due à la formation et à l'accumulation de cristaux d'acide urique dans une
articulation périphérique, au niveau cutané ou au niveau rénal, provoquant une inflammation douloureuse.
La goutte
ne se manifeste qu'après plusieurs années d'hyperuricémie quand les
taux sont durablement supérieurs à 70mg/l ou 416µmol/l.
Elle se manifeste sous 3
formes cliniques:
-
l'accès aigu,
-
la goutte intercritique et
-
la goutte
chronique.
En France,
on estime que près de 600 000 personnes seraient concernées, c'est une arthropathie chronique invalidante. La
goutte
touche 1 à 2% des adultes.
Plus de 80% des goutteux sont
des hommes
(le plus souvent entre 50 et 60 ans), les femmes sont presque
exclusivement touchées après la
ménopause, les œstrogènes étant uricosuriques.
La goutte apparait comme une maladie inflammatoire et héréditaire. Une goutte chez un sujet de moins de 30 ans doit faire rechercher un
déficit enzymatique ou une affection rénale associée.
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L'acide urique
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La goutte résulte d'un excès prolongé
d'acide urique dans le sang et de sa précipitation dans les
articulations. L'acide urique correspond au produit final du catabolisme des
purines.
Il provient de 3 sources distinctes:
-
le catabolisme des acides nucléiques alimentaires,
-
la dégradation des acides nucléiques cellulaires lors de la
mort des cellules.
-
la purinogénèse de novo
L'acide urique est essentiellement éliminé par les reins
et il peut se produire une compétition avec les lactates et des
médicaments (surtout les diurétiques thiazidiques).
L'hyperuricémie peut être aussi la conséquence d'un défaut d'élimination: déshydratation par les diurétiques, traumatisme, abus et erreurs
alimentaires (purines animales et
alcool), toute surcharge
lipoprotéique,
obésité.
La
prévalence de l'hyperuricémie idiopathique est de l'ordre
de 5 à 20% et dans 90% des cas, elle résulte soit d'une
hyperproduction d'acide urique sans perturbation du métabolisme
des purines, soit d'une diminution de son excrétion rénale, soit
des 2 mécanismes à la fois.
Le seuil
de saturation des tissus se situe au-dessus d'une uricémie à
70mg/l (416µmol/l). Il se forme alors des microcristaux
d'urate de sodium qui vont s'agréger pour constituer les tophi. |
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La goutte congénitale |
Cette maladie est rare, elle est
encore appelée syndrome de Lesch-Nyhan. Elle est due à un
déficit en HGPRTase (hypoxanthine-guanine-phosphorilbiotransférase),
enzyme intervenant dans le métabolisme des purines.
Elle se traduit chez le nouveau-né
par une goutte, associée à des manifestations neurologiques
(dystonie, retard cognitif....). Ce déficit peut être complet ou
partiel. Il est parfois reconnu à l'âge adulte devant une goutte
précoce entre 20 et 30 ans. |
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Qu'est-ce qu'une crise
de goutte? |
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La crise de
goutte est la conséquence taux d'acide urique élevé se traduisant
par des accès articulaires douloureux et des lithiases urinaires.
Les
gouttes iatrogènes (causée par des médicaments) ont des
manifestations cliniques souvent atypiques par leur localisation ou
leur rapidité d'évolution |
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Manifestations cliniques de la goutte |
Le plus
souvent, ce sont les articulations qui sont atteintes. Les
articulations les plus atteintes sont métatarso-phalangiennes (gros
orteil principalement), le genou, le pied, la cheville, la main et
le coude.
Les
prodromes sont inconstants. Ils surviennent un à trois jours
avant la crise et s'accompagnent parfois d'une sensation de gêne du
gros orteil. Il peut s'agir d'une
asthénie, de sensation de malaise,
d'insomnie,
d'anorexie,
de
dyspepsies, de
constipation, de
céphalées.
Lors de la
crise, au
niveau articulaire, on observe:
-
des
douleurs vives apparaissant la nuit, aggravées au moindre contact
et par toute tentative de mobilisation
-
un
œdème dur, inflammatoire, de constitution rapide
-
une
rougeur pourpre du tégument, dite en "pelure d'oignions"
-
la
chaleur locale, des battements, une dilatation veineuse du
voisinage
Plus
l'accès est distal, plus il est typique. Après la crise, la douleur
régresse soit sous l'effet du traitement, soit spontanément en quelques jours
(5 à 10 jours).
On observe
aussi des localisations extra-articulaires: atteinte d'une
bourse séreuse (hygroma du coude), d'une gaine synoviale ou d'un
tendon. Il peut y avoir une atteinte rachidienne, oculaire,
laryngée, du canal carpien avec compression du nerf médian. |
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Quels sont
les facteurs déclenchants? |
Les facteurs
déclenchants sont nombreux et variés, comme:
-
consommation de fructose (sodas),
-
un excès alimentaire:
d'aliments riches en purine
-
Consommation
alcoolique, d'alcool de bière
(même bière sans alcool)
-
un traumatisme local,
-
des infections
aigues,
-
une intervention chirurgicale,
-
un infarctus
du myocarde,
-
insuffisance rénale
-
la mise en route d'un
traitement hypouricémiant sans
prévention par la colchicine,
-
Certains médicaments (diurétiques,
Aspirine et salicylés à faible dose,
oméprazole,
pyrazinamide,
chimiothérapie anticancéreuse, ciclosporine...)
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Quels sont les facteurs
de risque de la goutte? |
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Le principal facteur de risque, l'uricémie ne
permet ni de confirmer, ni d'exclure le diagnostic
de goutte. Un patient ayant une hyperuricémie peut
ne pas développer la maladie, et l'hyperuricémie
peut être normale au cours d'un accès aigu.
Il faut rechercher les facteurs de risque (sexe
masculin,
alcool,
alimentation, diurétiques thiazidiques) et évaluer
les comorbidités, y compris le syndrome
métabolique (obésité,
hyperglycémie,
hyperlipidémie,
HTA) |
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Tous
égaux face à la goutte? |
Nous
ne sommes pas tous égaux face à la goutte. Des facteurs génétiques
(gènes codant pour les transporteurs urinaires d'acide urique) sont
en cause et potentialisent les effets d'une mauvaise hygiène
alimentaire.
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Comment
évolue la maladie? |
La phase
intercritique est souvent asymptomatique mais, en l'absence de
traitement, la plupart des goutteux feront un nouvel épisode aigu
dans les 2 ans suivant le premier accès. Les crises deviennent alors
de plus en plus fréquentes, souvent poly-articulaires, d'une durée
plus prolongée.
Les accès
sont récidivants et, en l'absence de traitement ou d'un traitement
mal conduit, apparait un tophus (dépôt cutané d'acide
urique) ou goutte tophacée. Les tophi sont situés sur le pavillon
de l'oreille, les coudes, les pieds, la pulpe des doigts et les
tendons extenseurs (tendon d'Achille). Les tophi se manifestent par
des tumefactions de taille croissante en l'absence de traitement,
fermes à la palpation, blanchâtres et indolores.
A la longue ces dépôts peuvent provoquer des complications
articulaires: enraidissement, douleurs chroniques, déformation,
destruction des articulations
La principale
complication est rénale avec des lithiases urinaires et une
néphropathie goutteuse (dépôt d'urate dans le rein),
conduisant à un risque d'insuffisance rénale. |
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Diagnostic biologique de
goutte |
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Bilan
sanguin |
-
Taux d'acide urique dans le plasma (uricémie). l'uricémie
ne permet ni de confirmer, ni d'exclure le diagnostic de
goutte. Un patient ayant une hyperuricémie peut ne pas
développer la maladie, et l'hyperuricémie peut être normale
au cours d'un accès aigu. Toutefois, l'uricémie sert de
guide au traitement. Le traitement est considéré comme
efficace si le taux d'acide urique est inférieur à 60mg/l
(360µmol/L)
-
Bilan inflammatoire: VS et Protéine C réactives
élevées
|
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Liquide articulaire |
L'analyse
cytologique du liquide articulaire prélevé par ponction, met en
évidence la présence de cristaux d'acide urique =
élément majeur de diagnostic |
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Bilan
urinaire |
-
La clairance de la créatinine permet de vérifier la
fonction rénale (surveillance semestrielle ou annuelle)
-
La mesure
de l'excrétion urinaire d'acide urique (uricosurie) ne se
justifie que chez certains patients particuliers (goutte précoce
avant l'âge de 25 ans, lithiase rénale)
|
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Que faire en cas de
crise de goutte? |
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Mesures visant à limiter la douleur |
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Repos |
Repos au lit
avec, si possible, un
arceau de
lit au dessus du pied. Modérer l'exercice musculaire car il peut
entrainer une augmentation de l'uricémie (liée à une
hyperlactacidémie). Immobiliser l'articulation touchée
(attèles). |
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Soin local |
Localement, appliquer du
froid (poche de glace ou
gel pack) 3 fois par jour
pendant quelques minutes permettent de compléter l'action
antalgique des médicaments.
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Mesures visant à guérir de la goutte |
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Il est
possible de guérir de la goutte et de s'en débarrasser
définitivement à condition toutefois de respecter les consignes
suivantes:
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Régime hypouricémiant |
Certains
aliments sont interdits car trop riches en acide urique mais
d'autres peuvent, par de mécanismes complexes, favoriser le
déclenchement d'une crise de goutte, alors même qu'ils n'apportent
pas en soi d'acide urique
Aliments interdits:
-
Gibier, rognons, foie de veau, Poulet, canard,
mouton, jambon maigre, potages aux extraits de
viande, tripes
-
Crustacés, anchois, sardine, hareng, saumon,
cabillaud, truite
-
Epinards, champignons, chou-fleur, oseille,
lentilles, asperges, haricots secs.
-
fromages fermentés, gelée de viande, levure, pain
complet
-
chocolat, graisses
|
Boissons interdites:
-
Vin blancs
-
Alcool
-
Champagne
-
Bière, même sans alcool. Un arrêt définitif est
impératif!
-
Sodas sucrés (riches en fructose)
|
Aliments
autorisés, à consommer à volonté:
-
Lait et dérivés, fromages non fermentés
-
Boudin
-
Fruits y compris fruits secs, légumes
-
Pâtes, riz, semoule, sucre,
miel, pain blanc,
biscottes, céréales, farines blutées
-
Œufs
-
miel, sucre, confitures
|
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La
consommation de 10 à 12 cerises par jour diminue le risque
de crise de goutte de 35 %*.
La cerise aurait une
action uricosurique par augmentation du débit de filtration
glomérulaire et/ou diminution de la réabsorption tubulaire
des urates, mais aussi des propriétés anti inflammatoires
par ses anthocyanines.
*Yuqing Zhang and coll : Cherry
consumption and decreased risk of recurrent gout attacks.
Arthritis and rheumatism. 2012; 64 : 4004-4011 |
Boissons autorisées:
-
Boire 2,5 à 3,5 l /j eaux bicarbonatées sodiques
(sauf
en cas d'hypertension) : vichy célestins, vals, regina,
hydroxydase,
-
Eaux minérales: Evian, contrex, vittel, volvic,
quézac, etc…
-
Eaux de source
-
Lait écrémé et produits laitiers: une étude
récente (JIM 2010*) a démontré une baisse
significative du taux d'acide urique en cas de
consommation de 80g de protéines de lait (soit 800ml
de lait) par jour
*Dalbeth
N et coll. : Extended report: Acute effect of milk on
serum urate concentrations: a randomised controlled
crossover trial. Ann Rheum Dis 2010;69:1677-1682 |
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Les calculs d'acide urique ne se forment que si les
urines sont acides (pH<6).
Le pH urinaire doit rester
supérieur à 6, en buvant des
eaux
minérales alcalines (riches en bicarbonates = ions HCO3). |
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Lutte
contre le surpoids |
Le
surpoids et l'obésité sont des
facteurs de risque d'hyperuricémie. Il faut donc veiller à corriger
la surcharge pondérale.
Attention au fructose!
De nombreuses boissons sans sucres sont édulcorées au fructose dont
la dégradation hépatique produit de l'ADP et de l'AMP, précurseurs
des purines et donc de l'acide urique. Le risque est réel dès la
première canette de soda!
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Le saviez-vous? |
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Attention à ne pas faire de régime trop strict pour
perdre du poids et éviter les régimes hyperprotéinés qui
augmentent le risque de crises de goutte |
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Médicaments à éviter |
Attention à
l'automédication
Certains médicaments
sont à éviter chez le goutteux car ils aggravent ou peuvent
déclencher une crise de goutte:
diurétiques,
aspirine,
salicylés à faible dose,
oméprazole,
pyrazinamide,
chimiothérapie anticancéreuse,
ciclosporine...) |
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Comment soigner la
goutte? |
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Le traitement
n'est efficace que s'il est accompagné d'un
régime strict.
Le traitement de la
crise doit être instauré le plus rapidement possible après le début
de la crise. |
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Médicaments de la crise |
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Colchicine
(Colxhimax®) |
La colchicine est obtenue à partir de colchiques
(Colchicum
automnale). La colchicine est un antimitotique (poison du
fuseau); elle diminue la division cellulaire et par ce fait la
production d'acide urique. Elle a une activité
anti-inflammatoire et anti-cristallogène
Indication:
La colchicine est recommandée dès le premier accès de goutte. Démarrer par une dose de charge 3mg/j le premier
jour en 3 prises puis 2mg/jour en 2 prises pendant 2 jours, puis
1 à 1,5mg/jour. Son effet est d'autant plus net et rapide (10 à
24 heures) qu'il est démarré tôt.
On conseille
d'ailleurs aux goutteux de se promener avec la colchicine "dans la
poche".
Elle permet de guérir en 3 à 4
jours 90% des goutteux si elle est administrée le premier jour.
La colchicine doit être poursuivie pendant 6 mois à la dose de
1mg/jour en cas de prescription d'un traitement hypo-uricémiant. |
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Précaution d'emploi:
Associer une prévention intestinale en raison du
risque important de
diarrhée sous
colchicine. La colchicine peut provoquer des
diarrhées, des
vomissements et plus rarement
une pancytopénie (diminution des cellules sanguines pouvant être mortelle). La diarrhée est
souvent un signe de surdosage! Le respect strict de la posologie
est indispensable afin d'éviter les effets toxiques.
Interactions:
non pharmacologique avec le
jus de
pamplemousse (interdit). Pharmacologiques:
Macrolides et pristinamycine (Contre indiquées),
statines, ciclosporine
(précautions d'emploi),
anticoagulants oraux (contrôle plus fréquent de l'INR). |
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Traitement de la douleur |
Le traitement doit être instauré le plus
rapidement possible.
En cas de
goutte chez le sujet âgé,
hypertendu, insuffisant rénal chronique,
transplanté d'organe, ne jamais utiliser d'AINS
même en
automédication
en raison du risque d'insuffisance rénale aigue et d'OAP.
-
La corticothérapie
doit être évitée en première intention car elle expose à un
risque de rebond, de corticodépendance , et favoriserait le
développement des tophus. Elle doit être réservée en cas
d'intolérance ou de contre-indication aux
AINS
et à la
colchicine, après avoir éliminé
tout risque d'infection systémique (un accès goutteux peut être
fébrile
une fois sur deux). On utilise dans ce cas la prednisone (30mg
par jour pendant 5 jours maximum)
|
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Infiltration |
La ponction
vidange et l'infiltration cortisonique permettent une
réduction rapide de la douleur en cas de crise. Ces gestes sont
réservés aux formes polyarticulaires et chez des sujets
intolérants à la
colchicine et aux
AINS. Ils sont pratiqués par
des praticiens expérimentés et après avoir exclu tout risque
d'infection. |
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Médicaments à éviter |
Aspirine et salicylés à faible dose,
diurétiques, oméprazole |
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Médicament préventif =
traitement de
fond hypo-uricémiant |
-
Les traitements
de fond hypouricémiants sont indiqués chez les patients ayant des accès
répétés, des tophi, ou en cas de goutte sévère. On attend
généralement le deuxième ou le troisième accès dans le but de
réduire le risque iatrogène.
-
L'objectif du
traitement préventif est de favoriser la
dissolution des cristaux et de prévenir leur formation en maintenant
l'uricémie en deçà du seuil de de saturation (60mg/l ou 360µmol/l).
-
La colchicine doit être poursuivie pendant 6 mois à la dose de
1mg/jour en cas de prescription d'un traitement hypo-uricémiant
afin d'éviter tout accès aigu de goutte iatrogène.
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Inhibiteurs de l'uricosynthèse |
Allopurinol
(Zyloric®):
à prendre en relai d'un traitement par la colchicine à raison de
1cp par jour, à prendre de préférence à la fin d'un repas. Il existe 3 dosages (100, 200, 300).
L'allopurinol doit être
débuté à 100mg/jour, puis ajusté en fonction de l'uricémie atteinte
et de la fonction rénale.
Indication:
Traitement de référence de l'hyperuricémie asymptomatique.
Contre Indiqué
en cas d'insuffisance rénale, d'intolérance à l'allopurinol.
Interactions médicamenteuses:
Association déconseillée
avec les pénicillines du groupe A, Précautions d'emploi avec la
théophylline et dérivés,
anticoagulants oraux.
Effets indésirables: Risque de Toxidermies graves
dans les 2 mois suivant l'introduction du traitement
Fébuxostat (Adenuric®):
inhibiteur non purique de la xanthine oxydase douée d’une activité
rapide. Il est d'une efficacité supérieure à l'allopurinol pour
réduire et maintenir l’uricémie en-dessous de l’objectif
thérapeutique de 60 mg/l. La dose recommandée est de 80 mg une fois
par jour ; elle peut être augmentée à 120 mg une fois par jour. Le
traitement doit être débuté à distance d’une crise de goutte et
s’accompagner, pendant au moins les 6 premiers mois, de la prise de
faibles doses de colchicine ou d’un
anti-inflammatoire non stéroïdien,
en raison d’un risque initialement augmenté de crise goutteuse.
Indication: en cas de contre indication à l'allopurinol. Effets indésirables: anomalies du bilan hépatique (fréquence
similaire à celle de l’allopurinol),
diarrhée,
céphalées,
nausées, éruptions cutanées (urticaire,
dermatite, prurit), syndromes d'hypersensibilité graves
(Stevens-Johnson, choc anaphylactique aigu).
Contre
Indiqué
en cas d'hypersensibilité à l'un des constituants. Le traitement
doit être immédiatement arrêté en cas de signes d'hypersensibilité!
Interactions médicamenteuses:
Mercaptopurine/azathioprime,
théophylline et dérivés, (accumulation par
inhibition de la xanthine oxydase). Association déconseillée avec
les inducteurs de la glycuronidation (diminution de l'efficacité du
fébuxostat). |
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Comment expliquer les accès aigus de goutte sous inhibiteurs d'uricosynthèse?
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En provoquant la
chute de l'uricémie, les inhibiteurs d'uricosynthèse favorisent dans un premier
temps la dissolution et l'amas des cristaux, ainsi que la
mobilisation des stocks d'urate dans les articulations; ce qui
explique les accès aigus paradoxaux.
Pour prévenir ces
crises, il faut les associer à la colchicine les
premiers mois à la dose quotidienne de 1mg/jour.
En cas de crise
sous allopurinol ou fébuxostat, ne pas stopper ni modifier
sa posologie; si le patient est sous colchicine, en augmenter les
doses à 2 ou 3mg pendant 1 à 2 jours puis redescendre à
1mg/jour; si le patient n'est pas sous colchicine, traiter
l'accès aigu selon le schéma habituel (colchicine et/ou AINS),
poursuivre la colchicine à 1mg/jour pendant 3 à 6 mois. |
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Les inhibiteurs de l'uricosynthèse
sont contre indiqués en cas de
grossesse
et/ou d'allaitement. |
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Uricosuriques:
Benzbromarone (Desuric®),
Probénécide (Bénémide®) urate oxydase (Uricozyme®)
injectable. Rasburicase (Fasturec®) |
Les uricosuriques sont indiqués en cas d'intolérance
à l'allopurinol (toxicité ou
allergie).
-
Le probénécide agit
sur l'élimination d'autres médicaments (il retarde celle de la
pénicilline, de l'aciclovir,
du méthotrexate ou de la
zidovudine). Il a été utilisé comme agent
masquant dans le dopage, d'où son interdiction pour la pratique
sportive.
-
L'urate oxydase est réservé au cours des
chimiothérapies dans les leucémies ou chez les goutteux
sévères avec lithiase urique ou insuffisance rénale.
-
Le rasburicase est une puissant uricolytique qui catalyse
l'oxydation de l'acide urique en allantoïne, excrétée dans les
urines. Il est réservé au milieu hospitalier dans les syndromes
de lyse tumorale sous chimiothérapie et parfois, hors AMM chez
le goutteux souffrant d'insuffisance rénale
|
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Autres médicaments |
Certains médicaments ont pour effet secondaire un effet
uricolytique. Cet effet secondaire peut être mis à profit
en cas de goutte. C'est le cas du fénofibrate, qui est à
privilégier en cas d'hyperlipidémie
associée car il augmente l'élimination de l'acide urique de 30%
En cas d'hypertension
artérielle, il faut éviter les diurétiques qui accumulent
l'acide urique et préférer le Losartan qui est uricosurique.
Attention dans la classe des sartans, seul le losartan a cet effet
sur l'acide urique |
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Pour traiter et prévenir les récidives
Oligosol® Manganèse-Cobalt:
1 ampoule par jour en sublingual, puis 1 jour sur
2, puis 1 jour sur 3 en cas d'amélioration. |
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Plantes
anti-inflammatoires |
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Plantes
dépuratives et diurétiques |
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L'aubier
de tilleul
est un remarquable draineur naturel. Il permet de
nettoyer l'organisme en profondeur.
Il stimule aussi la
fabrication de bile (cholérétique par sa teneur en
fraxoside et en esculoside) et dissout l'acide
urique.
Pour renforcer
l'efficacité de l'aubier de tilleul, ajoutez un jus
de citron à votre préparation.
Marque verte® Aubier
de tilleul...
Pour en savoir plus,
consultez notre fiche conseil:
Tilleul |
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Bouleau (feuilles). Les flavonoïdes contenus dans les feuilles de bouleau
ont des propriétés diurétiques et dépuratives.
Des cures régulières
sont indiquées en traitement de fond de la goutte |
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Artichaut: Cette plante
dépurative, en aidant le foie à éliminer les toxines, améliore
la goutte.
Arkogélules®
Artichaut Flacon de 45 gélules |
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Pissenlit
(Taraxacum
officinalis)
Décoction de 30 à 60 g
de
racines de pissenlit
par litre d'au, faire bouillir une demi-heure, puis laisser infuser
4 heures. Boire 2 verres par jour entre les repas de préférence. |
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Soigner la goutte par homéopathie
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Appliquer
localement |
Arnigel®:
1 à 2 applications par jour.
Pour un
maximum d'efficacité, vous pouvez mettre le gel au réfrigérateur
pour avoir une sensation de froid au moment de l'application. |
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5gr à prendre
en 7CH toutes les 3O mn puis espacer jusqu'à amélioration
-
Hyperesthésie au contact léger:
Colchicum
si nausées à l'odeur des aliments,
China rubra si
météorisme, ledum palustre si amélioration par le froid local
-
Importance et soudaineté de l'œdème:
Apis mellifica
-
Couleur pourpre et hyperesthésie prédominante:
Lachesis
mutus
-
Rougeur avec battements:
Belladonna
-
Si
rétraction tendineuse, amélioré par des cures de pommes:
Guaïacum
-
Avec
courbature générale et douleur en diagonale :
lithium
carbonicum
-
Si
traumatisme ou surmenage:
Arnica montana
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Médicaments de terrain de l'hyperuricémie |
5gr
à prendre en 5CH 2/jour ou 1 dose en 9CH par semaine en cas de forte
similitude avec la matière médicale
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Excès
alimentaire, erreurs diététiques
Sulfur
-
Intolérances alimentaires:
Lycopodium
-
Lithiase rénale:
Calcarea carbonica ostrearum
-
Goutte
chez la femme:
Sepia
-
Goutte et urticaires alternés:
Urtica urens. Aggravé par
l'eau froide, prurit, notion de périodicité
-
Si les urines sentent l'urine de cheval. Mauvaise odeur des
urines imprégnant les vêtements. Urines brunes moirées.
Crises de goutte quand les urines se raréfient ou au
contraire quand elles deviennent plus claires:
Benzoïcum acidum
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Améliorer la goutte par des
compléments alimentaires |
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Quand faut-il consulter un médecin?
Surveiller les signes suivants |
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En
cas d'accès récidivants de plus en plus fréquents
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En
cas de goutte tophacée
-
En
cas d'arthropathie chronique invalidante
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En
cas de lithiase urinaire (bilatérale) associée
-
En
cas de goutte chez le sujet âgé,
hypertendu,
insuffisant rénal chronique, transplanté d'organe
-
En
cas de goutte du sujet jeune (avant 30 ans), il faut rechercher
un déficit enzymatique ou une anomalie génétique
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Voies de recherche sur la goutte |
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Traitement biologique
Le
mécanisme pathogénique central de la crise de goutte repose sur
la production d'interleukine-1 par les cristaux d'urate. Des
inhibiteurs d'IL-1 sont actuellement en développement clinique
(phase III) dans le traitement et la prévention des accès aigus.
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