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Qu'est-ce
que l'épilepsie? |
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Les crises d'épilepsie
sont des manifestations paroxystiques accompagnées ou non d'une perte
de connaissance. Elles peuvent se présenter sous forme de crises motrices,
sensitives, sensorielles ou psychiques, et sont liées à des décharges électriques neuronales cérébrales
sur un ensemble de neurones plus ou moins étendu accompagnées de phénomènes
cliniques moteurs (convulsions) ou non (absences). Une crise
d'épilepsie unique est un évènement isolé survenant au cours de circonstances
exceptionnelles (convulsions
fébriles chez le nourrisson, méningite,
encéphalite, manque de
sommeil,
sevrage
alcoolique...).
Une seule crise de type
épileptique ne suffit pas pour dire qu’une personne souffre d’épilepsie. Il
n’est pas rare que ce type de crise survienne une seule fois chez une personne
et ne se reproduise jamais. Dans ce cas, la personne ne souffre pas d’épilepsie.
Seule la répétition des crises permet de définir une épilepsie.
L'épilepsie
est une maladie chronique, définie par la répétition, chez un même sujet, de crises épileptiques
spontanées. L’épilepsie est la plus répandue des pathologies chroniques du
système nerveux central. L’épilepsie non contrôlée augmente d’un facteur 2 à 3
le risque de mortalité et elle constitue la première des causes non traumatiques
de handicap sévère acquis chez le sujet jeune.
-
Entre 400 000 et 500 000
personnes souffrent d'épilepsie en France dont 60% sont atteints par la forme
partielle de la maladie. Son incidence, surtout importante chez l’enfant et
chez le vieillard, varie entre 17 et 136/100 000 habitants/an.
- Les crises
généralisées intéressent l'ensemble du cerveau, sans point de départ précis,
contrairement aux crises partielles qui ne concernent, du moins
initialement, que des groupes neuronaux précis, avec des signes cliniques
corrélés à la zone cérébrale intéressée. une crise partielle peut se généraliser
secondairement.
- Le pic maximal
d'apparition de l'épilepsie se situe dans l'enfance, car environ la
moitié se manifeste avant l'âge de 10 ans. Un autre pic est identifié chez les
sujets âgés à partir de 75 ans
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Le saviez-vous? |
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Le mot épilepsie vient du grec «
epilambanein » qui signifie: attaquer par
surprise.
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Étiologie des crises
d'épilepsie |
Facteurs
génétiques: représentent 40% des épilepsies et recouvrent les épilepsies
associées à des anomalies chromosomiques, celles liées à une maladie
neurologique héréditaire, et les épilepsies idiopathiques vraies (les plus
fréquentes).
Facteurs
acquis:
- Dans la petite enfance, il s'agit d'accidents périnataux (AVC,
encéphalopathies ischémiques et hypoxiques, traumatisme obstétrical,
infections du système nerveux central. Dans l'enfance et l'adolescence, il
s'agit le plus souvent d'encéphalopathies épileptogènes graves.
- Chez
l'adulte: épilepsies tumorales,
alcooliques, post traumatiques, post
vasculaires et celles rencontrées au cours des démences dégénératives.
- Des
facteurs toxiques, médicamenteux et métaboliques sont aussi responsables
d'épilepsies.
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Médicaments provoquant des crises convulsives |
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Certains médicaments peuvent entrainer des crises, le
plus souvent en cas de surdosage:
Les
vasoconstricteurs
décongestionnants utilisés en cas de
rhume Le
tramadol
(traitement de la douleur) Le
burpopion utilisé dans le sevrage
tabagiqueles
terpènes (substances
aromatiques d’origine végétale, tels que le camphre, le
menthol, l’eucalyptol). |
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Physiopathologie des crises
d'épilepsie |
A l'état physiologique,
chaque neurone possède une activité électrique correspondant à des modifications
du potentiel de membrane, déterminé par des mouvements d'ions (calcium, sodium,
chlorure, potassium...) à travers des canaux ioniques spécifiques.
L'ouverture de ces canaux est modulée par l'action de neurotransmetteurs:
- le GABA
qui interagit sur les canaux chlorures et potassium
- le glutamate
, neurotransmetteur excitateur
qui module les ions calcium et
magnésium
Une désorganisation
structurelle des canaux ioniques, par exemple sous l'influence de facteurs
génétiques, une modification de la libération ou de la recapture des
neuromédiateurs sont des facteurs impliqués à des degrés divers dans le risque
de survenue d'une crise. A chaque zone du cerveau est associée une
fonction spécifique. Selon la zone affectée par la décharge, les manifestations
de la crise diffèrent. Cependant, de nombreux mécanismes restent encore à
découvrir. |
Manifestations
cliniques
Il existe de multiples
formes de crise d'épilepsie en fonction de la topographie et du nombre de
neurones participants à la décharge épileptique. Elles sont en
général caractérisées par un tracé d'électroencéphalogramme (EEG) particulier,
et parfois par des anomalies visibles lors d'une IRM. |
-
Les absences:
suspensions isolées de la conscience pendant 5 à 15 secondes. Autrefois
appelée "petit mal". L'EEG est
caractéristique pendant les crises, mais normal en dehors des crises. L'IRM
est normale (et inutile).
- Les
myoclonies:
Secousses musculaires brèves et violentes des membres, sans altération de la
conscience, survenant à certaines périodes de la journée (matin le plus
souvent). L'EEG est caractéristique et l'IRM normale.
- les crises
généralisées tonicocloniques:
dans leur forme classique, elle se manifestent par un cri initial suivi
d'une chute puis, successivement: phase tonique, phase myoclonique, phase
post critique avec période de confusion, éventuellement morsure de langue ou
perte d'urines (parfois de selles). La respiration bloquée depuis le début
de la crise reprend de façon bruyante. La reprise de la conscience est
progressive. Le patient ne se souvient pas de la crise. Les décharges
épileptiques touchent en même temps les 2 hémisphères cérébraux. L'EEG entre les crises est variable selon les étiologies.
L'IRM est anormale si l'épilepsie est symptomatologique d'une autre
pathologie.
- Les crises
partielles complexes temporales:
sensation épigastrique ascendante, rupture progressive du contact, des
mouvements de mâchonnements et d'émiettement, une confusion post critique.
L'EEG présente entre les crises un tracé caractéristique sur une des deux
régions temporales. L'IRM est normale ou peut révéler une atrophie
hippocampique.
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Les convulsions fébriles chez l'enfant |
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Les crises
convulsives provoquées par la
fièvre chez
certains enfants ne
sont pas une forme d’épilepsie. Elles apparaissent
habituellement entre l’âge de six mois et cinq ans en
cas de forte fièvre chez des enfants prédisposés à ce
type de convulsions.
En cas de convulsions chez un enfant fébrile, il est
nécessaire de consulter un médecin. Essayez de faire
baisser la fièvre avec un médicament à base de
paracétamol
sous forme de suppositoire (plus rapidement efficace).
En général, les convulsions fébriles disparaissent
spontanément avec l’âge |
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L'état de mal
épileptique
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C'est une
urgence médicale. il correspond à la répétition de crises, quel que
soit leur type, de manière très fréquente (chaque minute, chaque heure...).
- Pour les crises
avec troubles de la conscience, il y a persistance d'une altération de la
conscience entre les crises et un coma risque de d'installer.
- Pour les crises
convulsives, il y a un état de mal lorsque la crise se prolonge plus d'une
demi-heure.
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Peut-on prévenir les crises
d'épilepsies? |
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Prévenir l'apparition de l'épilepsie est impossible, mais il est possible de
diminuer le nombre de crises, ou même de les faire disparaitre, grâce aux
médicaments |
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Comment se fait le
diagnostic? |
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Le diagnostic repose
avant tout sur l'interrogatoire. Décrire précisément le déroulement des crises.
Les antécédents personnels ou familiaux peuvent orienter le diagnostic
(convulsions fébriles dans l'enfance, traumatisme crânien, méningite, souffrance
néonatale, existence de cas d'épilepsie dans la famille.
Un électroencéphalogramme
(ECG)
est systématiquement réalisé. Un scanner et surtout une IRM peuvent être
proposés pour rechercher une lésion intracrânienne si elle est suspectée. |
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Évolution et pronostic de l'épilepsie |
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Les patients développant
une épilepsie nouvellement diagnostiquée peuvent être divisés en quatre groupes
assez rapidement identifiables. |
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Les épilepsies spontanément bénignes
|
elles entrent toujours, avec ou sans traitement en
rémission spontanée et sont d'un excellent pronostic.
Les épilepsies partielles de l'enfant entrent souvent
dans cette catégorie et guérissent spontanément à
l'adolescence. |
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Les épilepsies pharmaco sensibles |
elles sont également de bon pronostic. La rémission, une
fois obtenue sous traitement, est permanente et autorise
après un certain laps de temps l'arrêt définitif des
médicaments |
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Les épilepsies pharmaco dépendantes |
elles sont de pronostic plus réservé car la maladie ne
guérit pas spontanément. Les divers ajustements
thérapeutiques vont finalement contrôler les crises mais
ne hâtent pas la rémission spontanée, qui est aléatoire.
Les médicament doivent être pris pendant plusieurs
décennies, et souvent à vie. |
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Les épilepsies pharmaco résistantes |
elles concernent environ 20% des patients. L'épilepsie
est sévère en raison de sa chronicité et de sa
résistance au traitement. Le pronostic est
habituellement défavorable en raison des difficultés
d'insertion sociale, professionnelle et affective,
parfois aggravées par des troubles de la personnalité ou
par une détérioration intellectuelle. |
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Que faire en cas de
crise d'épilepsie? |
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La plupart du temps, les
crises surviennent de façon inattendue, sont de courte durée et
s'arrêtent spontanément. Il est impossible de stopper une crise
d'épilepsie généralisée. La crise est souvent impressionnante mais, dans la
majorité des cas, elle s'arrête spontanément en moins de 5mn. |
|

Position
latérale de sécurité |
-
Libérer l'espace autour de la personne, écarter tout objet
risquant de la blesser.
-
Essayer d'allonger la personne en
PLS (position latérale de sécurité).
-
Ne
pas empêcher les mouvements mais protéger la tête afin
d'éviter toute blessure (coussin, retirer ses lunettes)
-
Ne
rien mettre dans la bouche, s'assurer que la personne respire
sans difficulté: dénouer sa cravate ou desserrer son col, selon
le cas.
L’idée selon laquelle la personne peut
avaler sa langue et s’étouffer est fausse, ne mettez pas vos
doigts dans sa bouche, car il y a un risque certain de morsure
-
Une
fois la crise terminée, placer un coussin ou un vêtement replié
sous sa tête et tourner doucement la personne sur le côté (pour
dégager les voies respiratoires et favoriser l'écoulement de la
salive). S’assurer qu’elle respire facilement.
-
Laisser la personne se reposer. Ne pas lui donner à boire
tant que la personne n'a pas complètement récupéré.
-
Rester aux côtés de la personne jusqu'à ce qu'elle ait récupéré
tous ses esprits: un état confus et désorienté peut persister
plusieurs minutes après la crise.
|
 Appeler un médecin si la crise dure longtemps
(plus de 5 minutes), si plusieurs
crises se succèdent ou s'il s'agit d'une première crise |
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Conseils si vous
êtes épileptique |
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Sauf
dans les cas graves d'épilepsie, le respect de quelques règles
de base, ainsi qu'un
traitement équilibré et suivi scrupuleusement,
suffisent pour mener une vie normale.
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Le saviez-vous? |
|
La conduite automobile avec un véhicule personnel est possible
sous certaines conditions après avis médical. |
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Facteurs susceptibles de diminuer le nombre des crises |
Pour
diminuer la fréquence des crises d’épilepsie,
respectez ces quelques règles d’hygiène de vie :
-
Pratiquez une
activité sportive régulière modérée, pas de sports à
risque (alpinisme, plongée, sports aériens...) ou violents (risque
hémorragique lors de traumatismes)
-
Avoir un rythme de vie avec des
horaires réguliers
surtout pour le
sommeil. Dormez
suffisamment
-
Éviter
l'alcool
et les médicaments qui en contiennent
(majoration des effets des barbituriques et facteur négatif
sur le déclenchement des crises), ainsi que la consommation
de drogues.
-
Éliminer
les stimulants :
tabac, café, thé, boissons contenant de
la caféine (cola, boissons énergisantes), chocolat qui
excitent le système nerveux.
-
Éviter les variations de température
-
Éviter dans la mesure du possible le
bruit, la musique à fort volume
et le stress, ainsi que pour certaines
personnes des facteurs émotionnels (excitation, joie, peur,
deuil...)
-
En cas d'épilepsie photosensible; se méfier des lumières clignotantes, des écrans de télévision et des jeux vidéo;
imposer une distance minimale de 1 à 2 mètres, diminuer le
contraste, environnement immédiat éclairé, pauses
régulières. Le travail sur ordinateur présente moins de
risque.
-
Prendre régulièrement son traitement antiépileptique et sans
oubli. Consultez aussi notre rubrique:
conseils sur les
antiépileptiques
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Psychothérapie |
L'épilepsie peut avoir des répercussions psychologiques
importantes. Chez les plus jeunes notamment, une prise en charge
psychologique est nécessaire pour l'enfant et son entourage. il
faut favoriser l'intégration scolaire et éviter toute
surprotection.
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Examens biologiques |
Respecter
le calendrier des examens biologiques prescrits
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Conseils spécifiques aux enfants épileptiques |
Le risque d'accidents chez l'enfant est plus grand en raison du
risque de chutes. Aménager l'environnement de l'enfant (meubles,
sans arrêtes, literie basse, moquette épaisse, éloigner les
liquides chauds pour éviter tout risque de brulure). Préférer
les douches aux bains, même en eau peu profonde |
|
Choisir
une contraception adaptée |
Les
contraceptifs oraux
(pilule) ont leur activité diminuée par l'effet
inducteur enzymatique de certains antiépileptiques (surtout
le
phénobarbital).
Choisir de préférence une
contraception mécanique ou un
dispositif intra-utérin. |
|
Comment
traiter l'épilepsie
? |
|
Le traitement
antiépileptique doit privilégier l'efficacité (suppression des
crises), mais aussi la tolérance pour garantir une excellente
observance. Sa mise en route impose un
diagnostic de certitude.
-
Depuis les années 1980 les cliniciens privilégient la
monothérapie de première intention. Les associations sont réservées
aux pharmaco résistances. Le traitement est initié à une dose
faible, qui est progressivement augmentée tant que l'efficacité
optimale n'est pas obtenue jusqu'à ce que le patient ressente
les premiers effets indésirables dose-dépendants.
-
Une
grossesse chez une épileptique doit faire l'objet d'un
suivi médical rigoureux et doit être programmée si possible.
-
En
cas d'insuffisance rénale et/ou hépatique, une adaptation de
posologie est nécessaire
-
Les
antiépileptiques ont de nombreux effets secondaires et de
nombreuses
interactions médicamenteuses, impliquant une surveillance
clinique et biologique.
-
Un
traitement antiépileptique ne doit jamais être interrompu
brutalement.
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Épilepsies généralisées |
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Traitement de première intention: Valproate; Lamotrigine en alternative. |
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Traitement des formes partielles |
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Carbamazépine, oxarbazépine, gabapentine,
Lamotrigine ou Valproate |
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En cas
de persistance des crises |
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après
2 ans de traitement par au moins 2 monothérapies
différentes puis au moins une bithérapie signe une
pharmaco résistance. Le recours à une
trithérapie a peu de chance de se révéler efficace.
l'exérèse chirurgicale des zones affectées
par les décharges électriques représente dans ce
cas, l'unique traitement potentiel. |
|
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Antiépileptiques (anticonvulsivants) anciens |
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Carbamazépine(Tégrétol®,
Tégrétol LP®)
|
La
carbamazépine a une structure proche des
antidépresseurs tricycliques, elle a une action inhibitrice sur
les canaux sodiques.
Indication:
traitement
de référence des crise partielles et tonicocloniques. Sa
marge thérapeutique est étroite et impose une surveillance
des taux de carbamazépine et de son métabolite toxique l'épicarbamazépine
(taux thérapeutiques 4-12mg/l; taux toxiques>12-15mg/l). Prendre
pendant ou après les repas. Ne pas croquer ni écraser les comprimés.
Interactions médicamenteuses:
Puissant
inducteur enzymatique, la
carbamazépine donne lieu à
d'importantes interactions médicamenteuses, en particulier les
oestroprogestatifs dont il diminue leur effet,
déséquilibre l'INR
des patients sous
AVK.
Fluoxétine peuvent augmenter les taux
sanguins de la carbamazépine
Effets
indésirables:
troubles hématologiques (leucopénie >10%, thrombocytopénies et hyper
éosinophilies de 1 à 10%). Ils sont dose dépendant et apparaissent
dans le cadre de traitements prolongés. Troubles neurologiques,
digestifs cutanés, hépatiques.
Prise de poids.
Hyponatrémie
Contre
indication absolue:
Bloc auriculo-ventriculaire, antécédents d'hypoplasie médullaire, de
porphyrie aigue intermittente |
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Phénytoïne
(Dihydan®,
Dilantin®)
et Fosphénytoïne
(Prodilantrin®)
|
La fosphénytoïne
est une prodrogue injectable (IV ou IM) de la phénytoïne, réservée à
usage hospitalier, utilisée dans le traitement du mal épileptique
tonicoclonique (grand mal).
Indication:
traitement en monothérapie ou en association dans les formes
généralisées comme dans les formes partielles, la phénytoïne est une
hydantoïne proche des barbituriques. Son index
thérapeutique est toutefois très étroit (taux
thérapeutiques 5-15µg/ml, doses toxiques 15-20µg/ml)., possède une
cinétique non linéaire et une toxicité importante. Les comprimés
peuvent être écrasés.
Elle expose à
de nombreuses interactions
Effets
indésirables:
Hypertrophie gingivale (20% des patients traités), une
pigmentation brune du visage et du cou. Rares complications
hématologiques pouvant être fatales. Le traitement doit toujours
être instauré très progressivement et impose un respect strict de l'hygiène
buccale... Troubles digestifs, psychiatriques, visuels,
hématologiques, pigmentation brune du visage et du cou |
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Phénobarbital
(Alepsal®,
Aparoxal®,
Gardénal®,
Kaneuron®)
|
Administrer en prise unique au coucher, même en présence de caféine
pour l'Alepsal®. L'efficacité du traitement n'est
constatable qu'après deux semaines après son instauration
Effets
indésirables:
La sédation observée en début de traitement disparait avec le temps.
Possibles apparition d'un syndrome de dépendance. Risque d'effets cutanés graves (syndrome de Lyell) rares. Troubles
hépatiques, rhumatisme gardénalique,
anémie mégaloblastique.
Interactions médicamenteuses:
Puissant
inducteur enzymatique, le phénobarbital donne lieu à
d'importantes interactions médicamenteuses, en particulier les
oestroprogestatifs dont il diminue leur effet.
Contre
indication absolue:
porphyries, insuffisance respiratoire sévère.
|
Administré
fréquemment dans le traitement des crises généralisées ou
partielles, seul ou associé, ce barbiturique peut toutefois aggraver
les absences et les crises myocloniques. |
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L'ANSM
recommande de ne pas initier de nouveaux traitements avec le
phénobarbital. |
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Primidone
(Mysoline®)
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La Primidone
est une prodrogue. Elle est métabolisée (environ 15%)
en Phénobartbital. Elle est indiquée même chez le nourrisson,
dans toutes les formes d'épilepsie, aussi bien en monothérapie qu'en
association. Elle n'est pas efficace dans les absences, les crises
myocloniques qui peuvent même être aggravées par son administration.
Tout comme le phénobarbital, la Primidone expose à de nombreuses
interactions médicamenteuses.
Effets
indésirables:
troubles cutanés, neuropsychiatriques,
anémie mégaloblastique,
Ostéomalacie. En cas de traitement prolongé, possible apparition
d'un syndrome de dépendance. |
|
Valproate de
sodium
(Dépakine®,
Dépakine chrono®,
Micropakine®)
Augmente les taux de
GABA |
Indication:
traitement des épilepsies généralisées, en privilégiant les formes
avec myoclonies et aussi, si un effet rapide est nécessaire,
épilepsies partielles, épilepsies indéterminées. Le Valproate de
sodium a un spectre anticonvulsivant large. A prendre au cours d'un
repas.
Interactions médicamenteuses:
Contrairement aux autres antiépileptiques, le Valproate est un
inhibiteur enzymatique. Il tend à augmenter les taux de
médicaments associés et notamment d'autres anticonvulsivants.
Effets
indésirables:
troubles hématologiques ( thrombocytopénies dose dépendantes).
Troubles cutanés, hépatiques, du cycle menstruel, pancréatites
aiguës, céphalées,
prise de poids. Sa
toxicité hépatique impose un suivi strict des patients à risque.
La fenêtre thérapeutique varie selon les individus entre 40 et
100mg/l (taux toxique > 130-150mg/l)
Contre
indication absolue:
hépatite aigue ou chronique, antécédents d'hépatite sévère,
notamment médicamenteuse, porphyrie hépatique.
Concernant
Micropakine®:
Micropakine doit être prise au cours d'un repas, en saupoudrant les
granules sur un aliment mou ou une boisson froide ou à
température ambiante (yaourt, jus d'orange, compote...). Si les
granulés restent collés sur le verre, rincer le verre et en boire le
contenu. La matrice inerte des des granulés n'est pas absorbée par
le tube digestif; elle est éliminée dans les selles, il est donc
normal d'y retrouver des points blancs. |
|
Valpromide
(Dépamide®)
|
Cette
prodrogue de l'acide valproïque possède essentiellement des
propriétés thymorégulatrices et n'est indiquée, en neurologie que
comme adjuvant au traitement des épilepsies comportant des
manifestations psychiatriques. |
|
Ethosuccimide
(Zarontin®)
|
Indication:
indiqué en monothérapie ou en association à partir de l'âge de 3
ans, dans l'épilepsie généralisée pour traiter les crises à type
d'absences. Prendre au cours d'un repas. Prise quotidienne
unique possible une fois le traitement équilibré.
C'est un
faible inducteur enzymatique
Effets
indésirables:
Troubles cutanés, neuropsychiatriques, digestifs transitoires,
hématologiques
Contre
indication:
Millepertuis |
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Benzodiazépines
(Clonazepam:
Rivotril®,
Clobazam:Urbanyl®,
Diazepam: Valium®)
|
Elles potentialisent
les effets du GABA
Indication:
traitement des épilepsies généralisées et des épilepsies partielles.
Durée maximale de prescription 12 semaines. Les comprimés ne sont
pas adaptés à l'enfant de moins de 6 ans (prendre les formes
buvables)
Effets
indésirables:
dépendance physique et psychique avec syndrome de sevrage à l'arrêt
du traitement. Troubles cutanés, neuropsychiatriques, modification
de la libido, hypotonie musculaire,
asthénie, diplopie.
Contre
indication absolue:
insuffisance respiratoire,
apnées du sommeil, insuffisance hépatique
sévère. |
Toutes les
molécules de cette famille sont potentiellement anti convulsivantes,
mais seules certaines bénéficient d'une AMM dans l'épilepsie |
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Antiépileptiques (anticonvulsivants) de nouvelle génération |
|
Ces
antiépileptiques sont globalement mieux tolérés et exposent
moins à
des risques d'interactions
médicamenteuses.
La lamotrigine, la gabapentine et l'oxcarbazépine
peuvent être prescrits en monothérapie de première intention.
Les
autres molécules (lévitracétam, tiagabine, prégabaline et le
zonisamide constituent une thérapeutique additive dans les
épilepsies partielles. Cependant, il n'est pas rare d'abandonner
progressivement la molécule plus antérieurement prescrite pour
revenir à une monothérapie impliquant une molécule récente.
|
|
Felbamate
(Taloxa®)
Anticonvulsivant de spectre large bloquant les canaux sodiques,
calciques et antagonisant les récepteurs NMDA et AMPA |
Indication:
traitement de complément de l'adulte ou de l'enfant de plus de 4 ans
souffrant de crises partielles ou généralisées associées au syndrome
de Lennox-Gastaux (syndrome épileptique de l'enfant associant crises
d'épilepsie polymorphes, anomalies à l'EEG et un important
ralentissement du développement psychomoteur). Sa prescription est
réservée aux spécialistes en neurologie et/ou en pédiatrie
Effets
indésirables:
troubles digestifs,
anorexie,
insomnies, idiosyncrasie (anémie
aplasique et hépatotoxicité fulminante) imposant une surveillance
tous les 15 jours par une prise de sang avec hémogramme et
exploration de la fonction hépatique.
Interactions médicamenteuses:
le Felbamate est un puissant
inhibiteur enzymatique augmentant les taux plasmatiques de la
phénytoïne, de la carbamazépine et du valproate. Il subit lui même
des actions métaboliques des autres anticonvulsivants...
Contre
indication absolue:
antécédents de troubles hématologiques ou hépatiques. |
|
Fosphénytoïne
(Prodilantin®) |
Ester de la
phénytoïne, pro drogue permettant de traiter par voie intraveineuse
les états de
mal épileptique. |
|
Gabapentine
(Neurontin®)
Structure
proche de l'acide gamma-aminobutyrique (GABA), mécanisme d'action
encore inconnu. Cette molécule bénéficie d'avantages évidents en
terme de marge de sécurité mais son activité, dose-dépendante,
demeure relativement modeste. |
Indication:
traitement de complément ou en monothérapie dans les crises
partielles avec ou sans généralisation secondaire, chez les adultes
et les enfants de plus de 12 ans; et en association chez les enfants
de plus de 3 ans. Elle n'est pas indiquée dans les épilepsies
généralisées idiopathiques car elle peut aggraver les absences. Ne
pas écraser les comprimés. Ne pas ouvrir les gélules.
Effets
indésirables:
somnolence,
sensations vertigineuses,
asthénie cédant généralement
dans les premières semaines du traitement.
Prise de poids possible.
Troubles digestifs, neuropsychiatriques, visuels, cutanés,
hypertension artérielle, dyspnée, douleurs musculosquelettiques,
leucopénie, infections.
Interactions médicamenteuses:
la Gabapentine ne modifie pas les taux sériques des autres
anticonvulsivants ni ceux des
contraceptifs oraux. |
|
Lamotrigine
(Lamictal®)
Ce médicament
initialement développé pour ses propriétés antifoliniques s'est
révélé être un anticonvulsivant de spectre large bloquant les
canaux calciques. |
Indication:
traitement en monothérapie ou en association dans les épilepsies
généralisées ou partielles, chez l'adulte comme chez l'enfant de
plus de 12 ans.. Elle est aussi prescrite hors AMM en psychiatrie,
dans la prophylaxie des troubles bipolaires. C'est
l'antiépileptique
de choix pendant la
grossesse, chez le sujet âgé et en cas de
prise de poids
importante. La posologie initiale doit toujours être≤50mg pour
limiter au maximum le risque d'éruption cutanée. Les comprimés
peuvent être dissous dans l'eau
Effets
indésirables:
cutanés; rash susceptibles d'évoluer vers un syndrome de Stevens
Johnson ou un syndrome de Lyell (risque relatif plus rare qu'avec le
phénobarbital, phénytoïne ou carbamazépine). Ce phénomène impose
d'augmenter les doses progressivement par paliers successifs de 8 à
12 semaines (Lamicstart®) . Ce risque est augmenté chez
l'enfant et/ou en cas
d'association au Valproate de sodium. Troubles visuels,
neuropsychiatriques, nausées.
Interactions médicamenteuses:
la Lamotrigine subit une glycurono-conjugaison hépatique mais n'est
ni inhibitrice, ni inductrice enzymatique hépatique. Elle ne modifie
pas les taux sériques des autres anticonvulsivants ni ceux des
contraceptifs oraux.
Par contre
les
contraceptifs oraux
diminuent l'efficacité de la lamotrigine. L'instauration d'une
contraception doit être évitée pendant la période d'ajustement des
doses de lamotrigine.
Contre
indication absolue:
enfant de moins de 2 ans,
allaitement. |
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Lévétiracétam
(Keppra®)
Le mécanisme
d'action de cet antiépileptique reste encore inconnu. Cette molécule
bénéficie de l'index thérapeutique (marge entre le seuil actif et le
seuil toxique) le plus élevé de tous les antiépileptiques |
Indication:
traitement indiqué en association chez l'adulte et l'enfant de plus
de 12 ans, dans le traitement des épilepsies partielles, y compris
secondairement généralisées.
Effets
indésirables:
somnolence,
asthénie,
céphalées s'observant surtout dans les 4 premières semaines de
traitement, sans être dose dépendant. Troubles du comportement
jusqu'à 10%. Troubles cutanés, digestifs,
prise de poids, myalgies,
toux.
Interactions médicamenteuses:
Aucune interaction significative connue. |
Oxcarbazépine
(Trileptal®)
Tout comme la
carbamazépine, l'oxcarbazépine est un inhibiteur des canaux
sodiques. |
Indication:
Cet analogue de la carbamazépine est indiqué dans les crises
d'épilepsie partielles avec ou sans généralisation secondaire, en
monothérapie ou en association à partir de 6 ans. Il a une
efficacité égale à la carbamazépine, avec une meilleure tolérance
(moins d'effets secondaires). Le comprimé peut être coupé en deux
pour en faciliter la prise mais attention la barre de cassure ne
permet pas de diviser le comprimé en deux demi-doses égales
Effets
indésirables:
ces effets sont dose dépendants; sensations vertigineuses, diplopie,
somnolence, nausées et ataxie surtout si la posologie dépasse
2400mg/j. Réactions cutanées. Risque d'hyponatrémie chez les
patients âgés imposant un contrôle de la natrémie tous les 15 jours
puis tous les mois pendant le premier trimestre de traitement.
Troubles digestifs, cutanés.
Interactions médicamenteuses:
Aucune interaction significative connue. |
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Prégabaline
(Lyrica®)
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La prégabaline a une structure proche duGABA, mais
elle n'en partage pas
son action pharmacologique. Elle réduit l'excitabilité neuronale en
inhibant partiellement l'influx d'ions Calcium, réduisant ainsi la
libération de différents neurotransmetteurs: glutamate,
noradrénaline et substance P.
Indication:
Lyrica® est indiqué en association pour le traitement des crises
épileptiques partielles avec ou sans généralisation secondaire
à la dose de 300mg/jour. A la dose de 600mg/j on observe une
fréquence plus élevée des effets indésirables.
effets
indésirables:
étourdissements,
vertiges et somnolence. Troubles visuels,
digestifs,
troubles de l'érection, dyspnée,
sècheresse nasale,
prise
de poids. |
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Stiripentol
(Diacomit®) |
Médicament
réservé au nourrisson et à l'enfant en association au Valproate et
au clobazam. Prescription initiale hospitalière semestrielle par un
spécialiste en neurologie ou en pédiatrie. Renouvellement non
restreint. Administrer au cours d'un repas, ne pas ouvrir les
gélules. 50mg/kg/j
Effets
indésirables:
Troubles digestifs, neuropsychiatriques, neutropénie,
prise de poids. |
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Tiagabine
(Gabitril®) |
Cette
molécule bloque la recapture neuronale de l'acide gamma-aminobutyrique
(GABA)
Indication:
Tiagabine
est indiquée en association, chez l'adulte et l'enfant de plus de 12
ans, dans le traitement des épilepsies partielles, y compris
secondairement généralisées. Prendre au cours d'un repas
Effets
indésirables:
sensations vertigineuses, tremblements, difficultés de
concentration. Ils sont dose dépendant et sont minorés en cas
d'administration en fin de repas et en fractionnant les prises dans
la journée. Risque de troubles du comportement (anxiété généralisée,
dépression).
Diarrhées,
troubles de la coagulation: ecchymoses.
Interactions médicamenteuses:
L'association à des antiépileptiques inducteurs enzymatiques
(phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine) réduit sa demi-vie et
peut imposer d'en augmenter les doses.
Contre
indication absolue:
Insuffisance hépatique sévère |
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Topiramate
(Epitomax®)
Anticonvulsivant à large spectre, inhibiteur des canaux sodiques et
calciques, stimulant l'activité GABAergique et bloquant les
récepteurs du glutamate. |
Indication:
En monothérapie ou en association, il bénéficie d'une activité
puissante dans les crises généralisées, partielles et secondairement
généralisées chez l'adulte et l'enfant à partir de 2 ans. Les
gélules peuvent être ouvertes et leur contenu peut être
mélangé à de la nourriture pour en faciliter la prise , mais le
mélange doit être avalé sans croquer ni mâcher. La forme comprimé
n'est pas adaptée à l'enfant de moins de 6 ans; ils doivent être
avalés entiers.
Effets
indésirables:
Ataxie, difficulté de concentration, confusion mentale,
vertiges,
asthénie. Ils sont majorés surtout si l'augmentation de posologie
est trop rapide ou si la posologie dépasse 600mg/jour. Risque de
lithiase rénale (par inhibition de l'anhydrase carbonique),
amaigrissement modéré et
glaucome à angle fermé.
Interactions médicamenteuses:
Aucune interaction significative connue.
Contre
indication absolue:
hypersensibilité aux sulfamides. |
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Vigabatrine
(Sabril®)
Inhibiteur
irréversible de la GABA-transaminase responsable de la
dégradation du GABA, bénéficiant d'une durée
d'action prolongée. Prescription initiale réservée aux neurologues,
pédiatres, neuropsychiatres |
Indication:
En association à un autre antiépileptique dans les formes
rebelles avec ou sans généralisation secondaire, en
deuxième ligne de prescription ainsi que dans le traitement des
spasmes infantiles (syndrome de West), mais alors en monothérapie.
Effets
indésirables:
Exceptionnels cas de psychose chez les sujets prédisposés.
Rétrécissement du champ visuel (30 à 50% des patients traités)
imposant un arrêt progressif du traitement et une surveillance
ophtalmologique (campimétrie tous les 6 mois). Troubles
digestifs.
Contre indiqué
dans les épilepsies idiopathiques comportant des absences typiques
ou des myoclonies qu'elle semble parfois aggraver. |
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Zonisamide
(Zonégran®)
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Anticonvulsivant bloquant les canaux calciques et sodiques
voltage-dépendants et ouvrant les canaux chlore (action agoniste
GABAergique). C'est un antiépileptique de large spectre.
Indication:
En association dans le traitement de l'épilepsie partielle de
l'adulte avec ou sans généralisation secondaire. Administration non
recommandée chez les patients de moins de 18 ans.
Effets
indésirables:
troubles digestifs, cutanés, neuropsychiatriques, diplopie |
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Lacosamide
(Vimpat®)
Anticonvulsivant |
Son mécanisme
d’action semble reposer sur une modulation de l’activité des canaux
sodiques au sein du système nerveux central
Indication:
Réservé aux patients de plus de 16 ans dans les crises partielles
avec ou sans généralisation secondaire. Ce médicament doit être
prescrit en association à un autre antiépileptique (la carbamazépine
doit être utilisée au moins une fois)
Précautions d'emploi:
Le traitement
est instauré à doses progressives en débutant par 50mg 2/jour la
première semaine, augmenté à 100mg 2/jour la semaine suivante
jusqu'à une dose maximale de 400mg/jour en 2 prises.
L'administration se fait au moment ou en dehors des repas. Ne jamais
arrêter brutalement le traitement. La
posologie doit être ajustée en cas d'insuffisance rénale sévère.
Vimpat® ne doit être utilisé chez la
femme enceinte que si le bénéfice
attendu justifie le risque potentiel encouru par le fœtus. Par
mesure de précaution,
l'allaitement est déconseillé. |
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Rufinamide
(Inovelon®)
Anticonvulsivant agissant en modulant l'activité des canaux
sodiques, prolongeant leur état inactif |
Médicament
orphelin indiqué comme traitement adjuvant des crises d’épilepsie
associées au SLG (syndrome de Lennox-Gastaut: encéphalopathie
épileptique sévère de l’enfant) chez les patients âgés de 4 ans et
plus. Il est
disponible sous trois dosages. Sa titration et ses doses sont
fonction de l’âge et du poids du patient.
Posologie:
deux prises par jour, au cours du repas avec de l'eau en 2 doses
égales. En cas de difficulté à avaler, il est possible d'écraser les
comprimés.
Contre-indications:
Hypersensibilité à la substance active, aux dérivés triazolés ou à
l'un des
excipients.
Interactions médicamenteuses:
avec les autres antiépileptiques (il est parfois nécessaire
d'adapter les posologies en cas d'associations à d'autres
antiépileptiques, avec les
contraceptifs oraux
(il est
conseillé d'utiliser un
autre moyen de contraception. Une
prudence s'impose en cas d'association aux médicaments métabolisés
par le cytochrome CYP3A4 ou par d'autres enzymes hépatiques, en cas
d'association aux molécules transportées via la glycoprotéine P et
avec les médicaments à marge thérapeutique étroite comme la
warfarine ou la
digoxine.
Effets
secondaires:
somnolence,
céphalées,
vertiges,
nausées, vomissements,
fatigue, infections,
baisse de l'appétit,
anxiété,
insomnie, état de mal épileptique,
raccourcissement de l'onde QT... Pour éviter un effet rebond de ces
effets secondaires, le traitement doit être arrêté progressivement
en réduisant la dose de 25% tous les 2 jours. |
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Dernière molécules découvertes dans le traitement de l'épilepsie |
L’eslicarbazépine
(Zebinix®)
cible les mêmes canaux sodiques que la carbamazépine
(Tégrétol®)
et que l’oxcarbazépine (Trileptal®),
toutefois son affinité pour les récepteurs est légèrement
différente, et elle aurait moins d’effets indésirables. Toutefois,
il est inducteur enzymatique, il faut donc être attentif aux
interactions médicamenteuses, en particulier avec la contraception
orale
Le midazolam
(Buccolam®)
Cet anticonvulsivant de la classe des
benzodiazépines est indiqué dans le traitement des convulsions
aigues et prolongées des enfants épileptiques âgés de 3 mois à 18
ans. Il s’agit d’une nouvelle forme galénique, une solution buccale
administrée dans l’espace entre gencive et joue. Son effet, rapide
et de courte durée, permet la disparition des signes visibles de
convulsions dans les 10 minutes suivant l’administration.
La retigabine
(Trobalt®)
inaugure une nouvelle classe
d’antiépileptiques. Elle agit par ouverture des canaux potassiques
neuronaux entrainant une stabilisation du potentiel de repos de la
membrane et un contrôle de l’excitabilité électrique infraliminaire
dans les neurones, prévenant ainsi le déclenchement d’éventuels
potentiels d’action épileptiformes. Trobalt est indiqué en
association dans le traitement des crises d’épilepsie partielles
avec ou sans généralisation secondaire chez les patients adultes,
dès 18 ans |
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Conseils sur le
traitement antiépileptique |
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Observance |
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Suivre scrupuleusement les posologies prescrites afin
de limiter les récidives
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Contacter votre médecin en cas d'apparition d'effets
indésirables (éruption, rash cutané, prurit)... ou autre
symptôme inhabituel: nausées, vomissements, hypertrophie
gingivale, douleur thoracique, dyspnée, crachat sanglant
(signe d'embolie pulmonaire)
-
Eviter toute
automédication, notamment les
AINS et
salicylés qui augmentent la fraction libre de
phénytoïne
-
Ne
jamais interrompre brutalement votre traitement sans avis
médical; le risque est vital: apparition de crises ou
d'états de mal.
-
Portez sur vous une carte mentionnant votre
épilepsie, vos traitements et les coordonnées de votre
médecin traitant à joindre en cas d'urgence.
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Interactions
médicamenteuses |
-
Inducteurs enzymatiques: Phénobarbital, phénytoïne,
carbamazépine, primidone, oxcarbazépine, topiramate. Risque
notamment de diminution de l'efficacité des
contraceptifs oraux.
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Inhibiteurs enzymatiques (Valproate de sodium): son
association à la lamotrigine est déconseillée au risque de
majorer les effets indésirables cutanés de la lamotrigine.
-
Attention au
millepertuis dont
l'association est contre-indiquée avec de nombreuses molécules
antiépileptiques (baisse de l'activité de l'antiépileptique):
valproate, phénobarbital, phénytoïne, éthosuccimide, lamotrigine,
carbamazépine.
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Jus de pamplemousse: le jus de pamplemousse est un
inhibiteur enzymatique et peut augmenter la concentration de
carbamazépine (risque de surdosage).
-
Autre: la
méfloquine (Lariam®)
diminue le seuil épileptogène: son administration en prophylaxie
du
paludisme est contre-indiquée
chez les sujets présentant des antécédents de convulsion.
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Molécules sans interactions médicamenteuses: lévitracétam,
prégabaline, zonisamide, vigabatrine, gabapentine.
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Identifier les effets secondaires des antiépileptiques |
Certains antiépileptiques ont parfois des effets indésirables
sévères, nécessitant de consulter rapidement en cas d'apparition
pour une éventuelle adaptation du traitement.
Certains
antiépileptiques ont une toxicité au niveau du foie.
C'est le cas de la carbamazépine, du valproate et du topiramate.
Outre l'élévation des transaminases observée sur une prise de sang,
cette toxicité hépatique se manifeste par une
fatigue, une
perte d'appétit, des
vomissements répétés et des
douleurs abdominales...
Certains antiépileptiques
agissent sur le poids. Une prise de poids est souvent
observée avec le valproate de sodium, perte de poids avec le
zonisamide (Zonegran®), nécessitant parfois l'administration de
compléments nutritionels oraux (CNO).
La plupart des antiépileptiques peuvent avoir une
toxicité sur les cellules du sang et entrainer des
anomalies de la numération formule sanguine. Cette toxicité
s'accompagne de frissons, de
fièvre, de
fatigue
La plupart des
antiépileptiques peuvent entrainer des troubles cutanés.
C'est pourquoi, il est conseillé d'instaurer le traitement à dose
progressive |
L'influence de la grossesse sur l'épilepsie
est difficile à prévoir.
-
Elle
peut, chez environ 35% des femmes augmenter la fréquence des
crises du fait des modifications hormonales et métaboliques, des
troubles du sommeil, une mauvaise observance du traitement, de
modifications de la cinétique des antiépileptiques (diminution
des taux sériques par les vomissements, la prise d'autres
médicaments comme les antiacides, les folates...), la
modification du volume intracellulaire
-
Chez
55% des patientes, la fréquence des crises demeure inchangée
-
Chez
10% d'entre elles, elle est diminuée.
*Le
traitement "classique"
antiépileptique (antiépileptiques anciens) expose à un risque
élevé de malformations congénitales ou risque d'asphyxie chez le
fœtus (multiplié par 2 ou 3 par
rapport à la population générale) surtout lors de la prise
d'antiépileptiques au cours du premier trimestre de la grossesse
mais le risque reste globalement faible.
-
4
antiépileptiques sont à éviter lors de la grossesse:
Valproate, carbamazépine, phénytoïne et phénobarbital. Ces
molécules franchissent la barrière placentaire et entrainent
clairement une augmentation du risque de malformation. Si
l'acide valproïque est néanmoins maintenu, il est souhaitable de
définir et de privilégier la dose journalière minimale efficace
et d'instaurer une
supplémentation en acide folique
(5mg/jour) un mois avant la conception et au cours des deux mois
suivants pour limiter la survenue de malformations fœtales du
type spina bifida.
-
Les nouvelles
molécules semblent exposer à un risque nettement plus faible. En
monothérapie, la lamotrigine ne parait pas induire plus de
malformations que l'incidence observée dans la population générale,
mais on manque encore de recul pour recommander une molécule
plutôt qu'une autre. Quelle que soit la molécule retenue, la
monothérapie reste préférable.
-
Toutefois,
il est préférable de planifier votre
grossesse afin de changer de
traitement et d'être stabilisé avant la conception car les
crises épileptiques sont aussi néfastes pour la grossesse. Une
monothérapie doit être préférée car le risque de malformations
est majoré en cas de poly thérapie anti-épileptique. Utiliser la
dose minimale qui protège contre les crises généralisées.
Préférer les formes à libération prolongée. Les
femmes sous valproate sont invitées à planifier leur grossesse
au moins 6 mois avant la conception de leur enfant afin
que leur traitement soit modifié à temps.
-
Le
contrôle régulier au long de la grossesse du taux sanguin
d'antiépileptique est préconisé car il baisse pendant cette
période.
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La
supplémentation en
acide folique
dans le but de réduire le
risque de tératogénicité est aussi validé par les experts
* American
Academy of Neurology et American Epilepsy Society |
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Même si la
Lamotrigine est recommandée pendant la grossesse, elle est contre
indiquée en cas d'allaitement.
La prise des
anticonvulsivants est déconseillée pendant l'allaitement.
En cas
d'épilepsie, il est préférable d'avoir recours aux
laits artificiels.
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Épilepsie et phytothérapie
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Même si les
plantes sont assimilées à la médecine douce, si vous êtes
épileptique, la phytothérapie peut s'avérer être dangereuse pour
vous dans certaines situations. Demandez toujours l'avis de votre
médecin ou de votre pharmacien avant de vous traiter par
phytothérapie |
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Plantes déconseillées en cas d'épilepsie ou de traitement
antiépileptique |
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Plantes à
dérivés terpéniques |
Romarin,
thym, pin, cyprès,
lavande... Ces plantes abaissent le seuil épileptogène et sont contre indiquées en cas d'antécédent
d'épilepsie. |
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Millepertuis |
Interactions médicamenteuses: liées à l'effet inducteur
enzymatique de cette plante sur le cytochrome P450. Association
contre indiquées avec les
anticonvulsivants
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Surveiller les signes suivants |
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Appeler un médecin si la crise dure longtemps, si plusieurs
crises se succèdent ou s'il s'agit d'une première crise
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Si
vous êtes une femme épileptique et que vous désirez être
enceinte; il faut consulter afin de modifier votre
traitement.
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En
cas d'apparition d'effets indésirables sous
traitement.
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En
cas de
fièvre
sous carbamazépine: faire réaliser d'urgence un hémogramme
(risque de leucopénie ou d'agranulocytose)
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En
cas de saignements ou d'ecchymoses sous Valproate (risque
de thrombocytopénie)
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En
cas d'apparition de douleurs lombaires brutales sous
topiramate ou zonisamide (risque de lithiases rénales)
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En
cas d'urticaire
sous Lamictal (risque de syndrome de Stevens Johnson ou de
Lyell)
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En
cas de troubles visuels de toute nature sous Vigabatrine,
consulter un ophtalmologiste en urgence (risque de lésion
irréversibles).
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En
cas de
prise de poids sous traitement (nombreux
antiépileptiques), parlez-en à votre neurologue afin qu'il vous
propose un autre traitement
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En
cas de
gencives douloureuses sous traitement par la
Phénytoïne
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En cas d'hyponatrémie:
hypotension artérielle,
céphalées,
nausées et parfois
vomissements, confusion mentale, somnolence amenant dans les cas
sévères à des convulsions, coma parfois collapsus respiratoire.
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Voies de recherche sur l'épilepsie |
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Le perampanel est le premier
médicament antagoniste du récepteur AMPA du glutamate,
non compétitif, hautement sélectif. En s’opposant au glutamate,
acide aminé excitateur, il diminue l’excitation source de crise
épileptique. Selon les essais de phase III, en association, il
diminue significativement la fréquence des crises d’épilepsie.
Des molécules anti-inflammatoires sont en phase II et III de
développement. Elles
bloqueraient le phénomène inflammatoire induit par l'altération
de la membrane neuronale observée dans l’épilepsie. |
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Une voie
futuriste est également explorée, sous forme de
réservoirs de médicaments
directement implantés dans le cerveau permettant
une délivrance du principe actif dans la zone qui déclenche les
crises |
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