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Qu'est-ce que le diabète? |
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Le
diabète est une maladie chronique qui se caractérise par une défaillance
du processus d'utilisation du sucre et touche plus de 2 millions de personnes en
France. Ce chiffre est en constante augmentation et il est corrélé à la
montée de l'obésité. On estime aujourd'hui que
500 000 à 800 000 personnes
ignorent qu'elles sont diabétiques (0,6 à 0,8% de la population).
Le retard diagnostic est
estimé à environ 7 ans! Au moment du
diagnostic, 10 à 29% des patients ont déjà une rétinopathie, 10 à
37% une protéinurie et 14% une complication ischémique coronarienne.
Le diabète est lié à
l'insuline,
hormone sécrétée par le pancréas (glande du tube digestif), dont la fonction est
de permettre l'entrée, l'utilisation et le stockage du glucose dans les cellules
de l'organisme. C'est une maladie indolore, tout au moins au début mais qui détruit
progressivement les artères et les nerfs. Elle est redoutable pour ses
complications (infarctus,
insuffisance rénale, cécité, etc...).
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Il vaut mieux la diagnostiquer rapidement.
Le diabète est caractérisé par un taux de sucre dans
le sang (glycémie) trop élevé.
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Diagnostic du diabète |
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Si glycémie à jeun <1,10g/l: pas de diabète |
Si 1,10g/l < glycémie à jeun < 1,25g/l
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HPO* <1,40=
hyperglycémie modérée à jeun
-
1,40<
HPO <1,99 :
intolérance au glucose
*HPO
= hyperglycémie provoquée par voie orale |
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Si glycémie à jeun>1,26g/l à 2 reprises et HPO≥ 2g/l
ou glycémie >2g/l à n'importe quel moment de la
journée : Diabète |
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Suis-je concerné(e) par
le diabète? |
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J'ai
plus de 40 ans |
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Je suis
sédentaire |
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J'ai
soif la nuit |
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J'ai
toujours faim |
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Je
cicatrise mal |
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J'ai du
cholestérol |
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J'ai de
l'hypertension |
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Je suis
en
surpoids |
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Vous
avez répondu "OUI" à une de ces affirmations, vous
êtes peut être diabétique: Consulter votre médecin! |
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Il
existe deux types de diabète: |
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Diabète de type I |
Egalement appelé diabète juvénile ou insulinodépendant (DID),
ce diabète est une
maladie
auto-immune touchant des patients plutôt jeunes.
Il se produit lorsque le
pancréas cesse de produire l'insuline.
Il représente 20% des diabètes.
Il se produit le plus souvent avant l'âge de 35 ans avec un pic à
l'adolescence. |
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Diabète de
type II |
Le diabète de type II
ou non insulinodépendant (DNID). Il concerne plus volontiers les sujets
obèses ou présentant un surpoids vers 50 ans.
Il est rare chez l'enfant, mais il est en progression constante,
surtout en Amérique et au Japon.
Il se produit lorsque
l'organisme devient résistant à l'insuline (insulinorésistance) ou le pancréas fabrique de
l'insuline en quantité insuffisante (déficit d'insulinosécrétion). Il représente 90% des diabètes.
Attention : les médecins estiment que 5% de la population est diabétique
sans le savoir d'où l'intérêt du
dépistage du diabète. Le diabète de type 2 est une pathologie
métabolique concernant non seulement le métabolisme glucidique, mais aussi
lipidique |
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Dans
un cas comme dans l'autre, le sucre entre mal dans le muscle et s'accumule dans
le sang (hyperglycémie), puis dans l'urine (glycosurie).
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Le diabète gestationnel |
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Le diabète gestationnel
se développe uniquement pendant la
grossesse. Comme le diabète de type 2, le
diabète gestationnel est un désordre métabolique résultant de l'incapacité de
l'organisme à produire suffisamment d'insuline ou à l'utiliser normalement.
A la
différence des autres formes de diabète, le diabète gestationnel est temporaire.
Il disparait après la naissance de l'enfant.
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Risque pour les
femmes : risque plus important de développer un
diabète de type 2 plus tard et devraient suivre les recommandations habituelles
pour prévenir la maladie. Césarienne, dystocie, réanimation...
-
Les
complications du diabète gestationnel pour le nouveau né:
Prématurité, Macrosomie (poids de
naissance élevé), augmentation du peptide C au niveau du cordon,
Hypoglycémie néonatale,
hypoxie tissulaire, retard de maturation pulmonaire et
hypertrophie cardiaque.
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Le
syndrome métabolique est une entité
pathologique regroupant plusieurs critères dont le
caractère anormal est en relation avec une
insulinorésistance.
Sa détection précède celle d'un
diabète et permet
une prise en charge cardiovasculaire avant que des
complications plus importantes ne surviennent:
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Obésité
abdominale
(tour de taille >102cm chez l'homme et >88cm chez la
femme |
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Concentration sérique de triglycérique >1,5g/l |
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Concentration sérique de HDL-cholestérol
<0,4g/l chez l'homme et 0,5g/l chez la
femme |
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Pression artérielle
>130/85 mm Hg |
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Glycémie à jeun >
1,10g/l, soit 6,1mmol/l |
Il est
question de syndrome métabolique lorsque 3
critères parmi les 5 énumérés ci-dessus sont
retrouvés chez un patient.
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Quels sont
les signes cliniques du diabète?
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Diabète de type I:
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- Soif continuelle
= Polydypsie
- Besoin continuel
d'uriner (qui réveille la nuit) = Polyurie (3 à 4 litres/jour)
- Respiration
rapide ;
-
Amaigrissement
inexpliqué et rapide de 4 à 10kg sur un ou deux mois malgré un appétit
conservé ou une polyphagie
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Diabète de type II |
- Symptômes du
diabète de type 1 (perte de poids plus ou moins importante);
- Mauvaise vision
momentanée ou continuelle ;
-
Fatigabilité (par
exemple, besoin de faire un petit somme après les repas).
Lorsque
les signes cliniques sont présents, cela signifie que la pathologie
progresse depuis plusieurs années et que la glycémie à jeun atteint
au moins 2g/l |
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Les facteurs de risque du diabète de type II
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Génétique: certaines familles sont prédisposées au diabète
de type 2 (gènes exprimés au niveau de la cellule bêta du
pancréas impliquées dans le déterminisme des anomalies de l'insulinosecrétion)
-
le
surpoids,
-
la
sédentarité
-
l'âge >40
ans
-
Le
retard de croissance à la naissance, avec insuffisance
d'apport en énergie et en acides aminés in utéro et durant la
première année de la vie peut également perturber le
développement des cellules bêta.
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Les facteurs de risque du diabète de type I
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La présence
de 3 ou 4 auto anticorps ( anticorps
anti-îlots, anti-insuline, anticorps antithyroïdiens, anticorps anti
gliadine...) est un risque
élevé pour le diabète de type I (60 à 100% de maladie en 5 à 10 ans) |
Quelles sont les complications
du
diabète?
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Le diabète est une maladie
silencieuse, entrainant parfois des complications aigues, mais aussi des
complications chroniques, tout aussi redoutables, si l'on est pas assez vigilant
pour prévenir les risques. C'est pourquoi, il est important de connaitre ces
complications et de se faire surveiller régulièrement pour mieux les éviter...
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Complications chroniques |
Un taux élevé de sucre dans le sang
pendant plusieurs années entraine une atteinte progressive des artères et des
petits vaisseaux de tout l'organisme en commençant par les plus petites
artères qui sont les plus fragiles = Micro-angiopathie
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Cœur |
Atteinte des
artères du cœur :
angine de poitrine
au début, puis
infarctus
du myocarde pouvant être mortel. L'ischémie du myocarde du
diabétique est souvent silencieuse (peu ou pas de douleurs thoraciques)
Risque de crise cardiaque multiplié
par 3 |
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Yeux |
Complication
la plus fréquente du diabète: atteinte des
petites artères qui irriguent la rétine (Microangiopathie) pouvant
conduire à la cécité.
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Grosses
artères |
Hypertension
artérielle
et artériopathie des membres inférieurs (AOMI) pouvant entrainer une
amputation. Macroangiopathie touchant les artères coronaires
(infarctus du myocarde), cérébrales (AVC) |
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Nerfs |
L'atteinte des
nerfs (neuropathie) se manifeste par une diminution de la
sensibilité ou des douleurs, surtout au niveau périphérique (en particulier dans les jambes).
La neuropathie peut aussi se traduire par une atteinte végétative:
hypotension orthostatique, troubles génitaux urinaires (dysfonction érectile,
atonie vésicale) ou digestifs (gastroparésie,
diarrhée) |
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Pieds |
la neuropathie
entraine au niveau des pieds des risques d'ulcération = mal perforant
plantaire. L'atteinte
de la circulation rend la cicatrisation des
plaies difficiles.
De plus,
l'hypertension
artérielle
et les artériopathie des membres inférieurs (AOMI) peuvent entrainer une
amputation. |
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Le saviez-vous? |
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1 diabétique sur 15 sera amputé, alors que plus
de la moitié de ces amputations auraient pu être
évitées! |
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Reins |
Insuffisance
rénale chronique par microangiopathie et lésions rénales
induites par l'hypertension
artérielle. |
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Complications
infectieuses |
L'hyperglycémie
favorise le développement des germes. Elles siègent
surtout au niveau cutané, dentaire (parodontites) et
urinaire. |
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Autres
complications |
Les diabétiques
résistant au traitement présentent plus souvent un
syndrome d'apnée du sommeil
(3/4 des
patients). De plus plus la glycémie est élevée, plus le SAS est sévère*.
*American Journal
of Respiratory and Critical Care Medicine ; 181 : 507-13 |
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Quelles sont les complications aigues du diabète? |
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Acidocétose
85% type I, 15%
Type II.
L'acidocétose associe une glycémie majeure>3g/l, une glycosurie massive,
une cétonurie ou cétonémie positive avec nausées, vomissements, douleurs
abdominales, dyspnée de Kussmaül, troubles de la conscience pouvant
aller jusqu'au Coma. |
L'acidocétose est le résultat clinique et biologique
d'une carence absolue en insuline. Elle est le signe que le
diabète de type 1 est en train de se décompenser. Il est
exceptionnel dans le diabète de type 2
En
l'absence d'insuline, le sucre excédentaire (à partir de
1,80g/l) est éliminé dans les urines (glycosurie), ce qui
augmente leur volume (polyurie), entrainant une déshydratation.
Parallèlement, l'organisme utilise les graisses de réserve et
produit de l'acétone dans le sang, puis dans les urines.
Les
corps cétoniques, ou acétone, sont un carburant que fabrique
l'organisme quand il ne peut plus utiliser le sucre. Cela
entraine une accumulation de déchets acides dans le sang (acidose)
qui se traduit par une
fatigue, une polypnée (accélération de la
respiration), une perte d'appétit, puis des
nausées et des
vomissements, voire un coma. Le coma diabétique appelé
coma acidocétosique peut survenir quelques heures après l'hyperglycémie.
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Coma
hypoglycémique |
Les causes sont
multiples: erreur diététique, prise d'alcool, exercice physique imprévu,
surdosage en
insuline ou en
hypoglycémiant... |
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Coma
hyperosmolaire |
Il survient
plutôt chez le sujet âgé ayant un diabète de type 2 méconnu ou négligé.
Il associe un coma d'installation progressive, une
hyperglycémie majeure
(> 6g/l), une déshydratation avec une hyperosmolarité et parfois une
cétonurie. |
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Acidose lactique
Taux
de lactate sanguin > 5mmol/l et pH artériel ≤ 7,35
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L'acidose
lactique est rare et grave (1 cas mortel sur 2). Elle peut être liée à la prise de metformine mais
aussi à une insuffisance rénale ou hépatique. Les symptômes cliniques
sont: douleurs diffuses,
crampes musculaires, douleurs thoraciques et
abdominales,
asthénie, polypnée voire troubles de la
conscience et hypothermie. Des nausées, des
vomissements et des
diarrhées peuvent s'y associer. |
Que faire en cas
de diabète?
Conseils hygiéno-diététiques
du diabète
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Le diabète est l'exemple type de la maladie qui peut et qui doit
être maitrisée, autant par une certaine hygiène de vie que par les
médicaments. Un diabète bien équilibré passe avant tout par le
respect des règles suivantes. |
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Conseils spécifiques
au diabète de type II |
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Adopter
des habitudes alimentaires saines

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Grâce à une
alimentation équilibrée, vous pouvez diminuer votre surpoids et
stabiliser votre glycémie.
Dans le
diabète de type 2, le traitement diététique est considéré
comme une des bases du traitement. Une alimentation proche du
régime dit "méditerranéen"
permet de diminuer les risques
cardiovasculaires car les atteintes cardiaques et vasculaires sont 2
à 3 fois plus fréquentes chez les diabétiques que dans la population
générale.
Un
amaigrissement
de 5 à 10 kg peut
parfois permettre de revenir à une glycémie normale. |
-
Faire
au moins 3 repas/jour, à heures régulières, sans sauter
de repas mais sans grignotage.
Idéalement, consommez :
-
-
-
-
des féculents ou du pain à chaque repas, en
privilégiant notamment les légumes secs et les
produits à base de céréales complètes.
Privilégiez les légumineuses*: lentilles,
flageolets, haricots rouges et blancs, pois
chiches, pois cassés plus riches en fibres et
minéraux que les pommes de terre
-
au moins
2 légumes et 2 à 3 fruits par jour.
1 fruit par repas.
-
1 produit laitier à chaque repas (yaourt,
fromage blanc). Ne consommez qu'une portion de
fromage par jour
-
Consommer de la viande une fois par jour
seulement, remplacer la viande par du poisson 2
à 3/semaine
et une ayez une consommation faible de viande
grasse.
*il a été prouvé que manger
des légumineuses à chaque repas avait le même impact
sur l'hémoglobine glycosylée que l’introduction d’un
deuxième traitement antidiabétique quand l’HbA1c est
modérément élevée, autour de 7 %
Jenkins DJ et coll.
: Effect of Legumes as Part of a Low Glycemic Index
Diet on Glycemic Control and Cardiovascular Risk
Factors in Type 2 Diabetes Mellitus: A Randomized
Controlled Trial. Arch Intern Med., 2012 ; 22 :1-8.
|
-
Eviter les produits sucrés, surtout à distance des repas.
Si vous ne pouvez pas vous en passer, apportez les produits
sucrés en fin de repas (retentissement moins grand sur la
glycémie). Diminuer la consommation de
sucres simples (sucres raffinés) présents dans
les boissons sucrées, les bonbons, le sucre, le
miel, la confiture. Il est
recommandé de prendre au maximum 180g de glucides par jour
en privilégiant les sucres lents (féculents, pain, fruits). Pour
diminuer l'index glycémique des aliments, une cuisson "al
dente" est recommandée. Attention au dextrose utilisé
pour rosir les jambons blancs, le sirop de glucose ou de blé
présent dans la plupart des plats cuisinés...
-
Eviter les avocats qui bloquent la sécrétion d'insuline.
-
Diminuer la consommation de graisses qui se transforment
en sucres (beurre,
viennoiseries, graisses animales). Mangez moins de lipides
saturés; privilégiez les bonnes
graisses riches en oméga 3 (huile de colza, de soja, d'olive,
poisson). Consommez les matières grasses de préférence crues.
Une supplémentation en oméga-3 en 2 à 3 cures par an est
intéressante:
CardioConfort® Oméga-3,
Huile de lin Arkogélules®
-
Garnissez votre réfrigérateur
de légumes, de fruits et de produits laitiers écrémés. Augmentez
la consommation en fruits et légumes verts à chaque repas et mangez du
poisson au moins 2fois/semaine. En somme,
consommez moins de
gras, moins de sucres rapides et plus de fibres.
-
Boire 1 à 1,5l d'eau plate par jour.
Pour
les patients qui ont l'habitude de consommer de l'alcool, la
consommation de un à deux verres-standard d'alcool
par
jour au cours d'un repas semble sans danger, voire bénéfique.
-
Aromatisez vos plats avec de la cannelle qui joue un rôle
positif sur la régulation de la glycémie.
-
Consultez une diététicienne pour vous aider
|
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Pratiquer
une activité physique régulière |
Faire de
l'exercice
30 minutes par jour. L'exercice améliore la captation
du glucose par les muscles et diminue la consommation de médicaments pour
contrôler le diabète. En outre, il est essentiel à la santé physique et
mentale. Les activités d'endurance sont les plus bénéfiques pour la santé,
le cœur travaille mieux: vélo, marche à pied, marche nordique,
natation... Il faut être vigilant avec les exercices trop intenses
(squash, musculation, foot, tennis, basket...) car ils peuvent faire
monter la glycémie dans un premier temps et mettre le cœur à rude
épreuve. |
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L'important,
c'est de bouger, et ce, tous les jours. Monter les escaliers, faire
ses courses à pied, bricoler, jardiner, faire une marche matin et
soir. |
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Demandez
l'avis de votre médecin si vous n'avez plus l'habitude de faire de
l'exercice.
Pour en
savoir plus, consultez notre fiche conseil:
Sport et diabète |
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Retrouver
un poids santé |
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Pour
connaitre votre poids santé, calculez votre
indice de masse corporelle
(IMC).
Chez les
diabétiques de type 2 en
surpoids ou obèses, la perte de poids améliore le taux d'HbA1c
et semble augmenter l'espérance de vie. Perdre 5% à 10% du poids
initial est un objectif réaliste, souvent suffisant pour obtenir
une diminution notable de l'HbA1c. |
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Conseils spécifiques du diabète de type I: |
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Prendre ses repas
à heure régulière sans en sauter. Respecter les collations à 10h et 17h.
Ne pas faire de gros repas ou si obligation (mariage, fêtes..) voir avec le
diabétologue la marche à suivre |
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Faire
du sport : OUI mais sous surveillance de votre glycémie (la
glycémie idéale avant un effort physique doit se situer entre
1,3 et 2,5g/l), et poursuivre l'auto surveillance
pendant les 12 heures suivantes, en adaptant les doses d'insuline.
-
Faire une
collation avant l'effort ou pendant s'il est soutenu.
-
L'exercice physique
pratiqué juste après un repas peut augmenter l'hypoglycémie.
Penser à emporter du sucre ou de la Coramine Glucose®
pour prévenir une éventuelle
hypoglycémie
-
Une
hypoglycémie
tardive peut survenir vers minuit, donc une collation peut être indiquée à cette
heure tardive.
-
Une
hyperglycémie franche (>3.5g/L) accompagnée de
cétose
débutante contre-indique formellement une activité sportive.
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Hypoglycémie |
Autres
causes possibles d'hypoglycémie:
infections,
stress
intense,
traumatisme, accident, corticothérapie
(quelque soit
la forme galénique)Avoir sur soi du sucre, des bonbons au sucre, une briquette
de jus de pomme pour se resucrer en urgence |
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Allaitement |
Choisir
l'allaitement
maternel. Selon
certains chercheurs, le lait de vache est un facteur déclencheur du
diabète de type 1. Par conséquent, mettez toutes les chances de
votre côté et choisissez l'allaitement maternel pour votre
nouveau-né, surtout s'il y a des diabétiques dans votre famille ou
celle de votre conjoint.
Supplémenter
le nourrisson en
Vitamine D (prévention du rachitisme)
limiterait le risque de survenue quelques années plus tard d'un
diabète de type I |
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Diabète et
voyage
: le diabète n'empêche pas de voyager, les insulines se conservent 2 à 3
semaines à une température de 8 à 25°C. Penser aux certificats de transport
de seringues et d'aiguilles. En conduisant sa voiture, garder à portée de
mains le nécessaire pour se resucrer. Pour en savoir plus sur les conditions
pour les voyages en avion vous pouvez télécharger " Le diabète à
l'aéroport" sur
Diabète et voyage : un guide du diabète à l'aéroport
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Conseils
communs aux 2
diabètes |
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Contrôlez
régulièrement votre glycémie |
Tout patient diabétique
peut bénéficier d'un
glucomètre; la sécurité sociale rembourse un lecteur de
glycémie tous les 4 ans et 1 autopiqueur tous les ans. Les lecteurs
de glycémie sont garantis 4 ans. Notez les résultats de vos
glycémies sur un carnet (demandez vos carnets de surveillance à
votre pharmacien). Vous pouvez télécharger un carnet de surveillance
sur
www.lifescaneurope.com/fr
Faites régulièrement les examens biologiques prescrits par votre
médecin (glycémie à jeun et/ou post prandiale,
hémoglobine glycosylée,
créatinine,
bilan lipidique,
micro albuminurie...)
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Privilégier les aliments à index glycémique faible
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Plus l'indice
glycémique est élevé, plus l'aliment fait augmenter la glycémie
fortement et rapidement. Il varie de 0 à 100 avec un maximum pour le
glucose. L'index varie selon la maturité du produit, son mode de
cuisson, son accompagnement, le moment où il est ingéré
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Indices
glycémiques des aliments ou index glycémique |
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100 |
Glucose,
Maltose (bière) |
50 |
Pain
complet (farine T150), Sarrazin, Flocons d’avoine, Riz
brun complet, Petits pois en conserve, Céréales brutes
(sans sucre ajoutées), Kiwi, Sorbets, Riz blancs riches
en Amylose (Basmati...) |
|
95 |
Pommes de
terre cuites au four ou frites, Pâtes à la farine de
riz, Galettes de riz soufflé |
45 |
Pain au
son, Grains de blé dur entier précuit, Petits pois
frais, Raisin |
|
90 |
Purée de
pomme de terre, Riz instantané |
40 |
Jus
d’orange frais, Jus de pomme nature, Pain de seigle
complet, Pâtes complètes (farineT150), Haricots rouges |
|
85 |
Carottes
cuites, Corn-Flakes, Pop-Corn, farine T45 (pain très
blanc), Gâteau de riz |
35 |
Pain
intégral, Pâtes (spaghetti) cuites " al dente ", Crème
glacée (alginates), Vermicelles chinois, Carottes crues,
Pois secs, Yogourt, Orange, pomme, poire, abricots secs,
figues, |
|
32 |
miel
d'acacia |
|
80 |
Fèves,
Tapioca, Pain d'épices,
miel toutes fleurs |
30 |
Lait,
Pêches, Lait chocolaté non sucré, Haricots secs,
Haricots beurre, haricots verts, Lentilles brunes, Pois
chiches, Marmelade aux fruits (sans sucre ajouté) |
|
75 |
Potiron,
Citrouille, Farine T55 (baguette), Rutabaga, Pastèque |
25 |
Chocolat
noir à + de 70% de cacao, Lentilles vertes, Pois cassés,
Cerises, pamplemousse, prune |
|
70 |
Viennoiseries, Gnocchi, Pain de campagne, Céréales
sucrées, Barre chocolatée (type Mars), Pommes de terres
bouillies (sans peau), riz blanc précuit incollable,
Navets, Maïzena, Sodas sucrés, sucre de canne ou de
betterave |
20 |
Fructose |
|
65 |
Pain bis,
PDT cuites à l'eau avec la peau, Semoule, Betterave,
Bananes, melon, ananas, raisins secs, confiture
classique, fruits au sirop, jus d'orange industriel |
15 |
Grains de
soja, Cacahuètes, Abricots |
|
60 |
Riz long
cuit en 15 mn, Cookies, Papaye, Barre de céréales |
10 |
Autres
légumes verts, salades, Tomate, aubergines, poivrons,
Ail, oignions, Champignons, etc... |
|
55 |
Biscuit
type petit beurre, biscuits sablés, pâtes blanches bien
cuites |
|
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  |
Évitez
l'alcool
et cesser de fumer. Bien que le
tabagisme
et l'alcool
ne causent pas directement le diabète, ils en aggravent
les complications. Le
tabac multiplie le
risque par environ 2,7 par rapport à une personne qui ne fume pas.
Limitez-vous à une ou deux consommations d'alcool par jour.
|
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Attention à
l'automédication
 |
Eviter les médicaments contenant du sucre. Si vous
avez un traitement pour votre diabète, sachez que certains médicaments
peuvent accélérer ou ralentir l 'élimination de votre traitement
antidiabétique et donc jouer sur votre glycémie!!!
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Surveiller sa
glycémie |
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Médicaments augmentant la glycémie = hyperglycémiants |
Médicaments et toxiques diminuant la glycémie = hypoglycémiants |
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Béta2mimétiques,
glucocorticoïdes, danazol,
diurétiques,
œstrogènes, progestatifs |
Tramadol,
aspirine,
Antipaludéens (quinine),
certains
antidépresseurs,
IEC (captopril,
énalapril),
Alcool |
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Connaitre
les évènements qui modifient la glycémie |
Attention le stress, un
traumatisme, de la
fièvre, une infection, une
intervention chirurgicale peuvent modifier la glycémie. |
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Surveillez vos pieds
|
Les
patients diabétiques peuvent ressentir moins bien le chaud et le
froid et surtout la douleur. Ils peuvent alors se blesser sans s'en
apercevoir. Surveillez attentivement vos pieds et soignez-les en
suivant les recommandations décrites dans notre rubrique:
Soin des pieds |
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Elimination des DASRI |
Nouveau
service proposée par votre pharmacie; vous pouvez nous ramener
vos déchets à risque perforants (aiguilles, lancettes) dans des
containers que vous nous fournissons lors de vos délivrances
d'ordonnance. |
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Suivez
vos examens annuels chez les médecins spécialistes (bilans sanguins, ophtalmologiste,
cardiologue, endocrinologue) |
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Diabète et grossesse
 |
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Les risques
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Les
modifications hormonales et métaboliques au cours de la
grossesse perturbent l'équilibre
glycémique de la femme diabétique.
Au cours du premier trimestre,
la femme enceinte a tendance à présenter des
hypoglycémies.
A partir du
deuxième trimestre, une certaine insensibilité à l’insuline
se développe qui implique d'augmenter régulièrement les doses d'insuline.
Le troisième trimestre se caractérise par une
tendance aux épisodes d’acidocétose,
en particulier au moment de l'accouchement.
Une crise d’acidocétose
sévère peut provoquer la mort du fœtus.
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Contraception |
Il est
essentiel, pour éviter les malformations de programmer votre
grossesse en période d'équilibre du
diabète en contrôlant votre fertilité par une contraception
efficace (privilégiez si possible le
stérilet), tant que votre diabète
n'est pas équilibré. Un suivi par un médecin spécialiste est nécessaire.
|
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Alimentation |
Le régime alimentaire de la femme diabétique
enceinte est adapté afin de faciliter le
contrôle de la glycémie et de
réduire le risque d’acidocétose.
En général, l’apport alimentaire est réparti en six repas,
dont un au moment du coucher pour réduire la période de jeûne
nocturne.
|
|
Accouchement |
Pendant l’accouchement,
la glycémie est mesurée toutes les heures. Une perfusion d’insuline
et de sérum glucosé est mise en place pour stabiliser le taux de
sucre dans le sang. Après la naissance, les besoins en
insuline
chutent soudainement et exposent la mère au risque d'hypoglycémie.
|
|
Particularité du traitement |
Chez la femme diabétique avant sa
grossesse et traitée par
antidiabétiques oraux, le
traitement sera modifié. Ces derniers sont formellement
contre-indiqués en cas de grossesse. Un relai par
insulinothérapie est proposé. La
prescription d'un
lecteur de glycémie permettra de
contrôler régulièrement sa glycémie et d'ajuster le traitement par
insuline |
|
Pour
un accompagnement des futures mamans diabétiques:
Bienvenue sur la page d'accueil
de mamansdiabetiques.com
|
 |
Lorsque l'on est diabétique, il est indispensable de pratiquer
les examens de laboratoire régulièrement afin de lieux suivre
l'évolution du diabète, le suivi du traitement et de dépister au
plus vite les complications |
|
Mesure de la
glycémie |
La glycémie se mesure à jeun depuis 12 heures. Il est possible
de boire de l'eau ou de prendre un café sans sucre avant la
prise de sang.
|
|
Règles de
l'auto mesure de la glycémie |
|
Consulter notre fiche conseil:
Glucomètre
: bonnes pratiques d'auto surveillance |
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|
HGPO ou HPO |
HPO =
Hyperglycémie provoquée par voie orale. On mesure la glycémie à
jeun et on administre 75g de glucose dans 250ml d'eau. La
glycémie est alors mesurée toutes les 30minutes pendant les 3
heures suivantes. Cet examen est utile si la glycémie à jeun est
>1,10g/l
|
|
Dosage
de l'hémoglobine glycosylée
HbA1C |
L'hémoglobine (Hb) fixe le sucre du sang pour former
l'hémoglobine glyquée (HbA1C), dont le taux varie en fonction de
la glycémie moyenne. Tout au long de la vie du globule rouge (en
moyenne 3 mois), il se produit une glycation non enzymatique qui
est un processus irréversible. Elle est
le reflet de la glycémie moyenne sur les 2-3 derniers mois
au contraire du
dosage glycémique ponctuel. Il n'est pas nécessaire d'être à jeun pour réaliser ce dosage.
Son suivi doit être systématique 4 fois par an chez le sujet
diabétique de type 1 ou 2, insulinodépenant ou non.
-
Son taux est voisin de 5% chez un sujet non diabétique.
-
Les patients ayant un taux entre 5,7 et 6,4% sont considérés
comme à risque accru de développer un diabète
-
Son taux doit être inférieur à 7% dans le diabète de
type I. Ce taux <7% permet de prévenir les complications du
diabète. Il doit être <7,5% pour les enfants. Selon l'ANAES,
l'objectif optimal à atteindre est :<6,5%
-
Si son taux est > 8% chez le diabétique de type II en
dépit d'une poly thérapie d'antidiabétiques oraux associée à
des mesures hygiéno-diététiques, un
traitement par insuline
est envisagé.
|
Corrélation
entre l'HbA1C et la glycémie moyenne |
|
HbA1C |
glycémie moyenne en g/l |
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5 |
0,97 (0,76-1,20) |
|
6 |
1,26 (1-1,52) |
|
7 |
1,54 (1,23-1,85) |
|
8 |
1,83 (1,47-2,17) |
|
9 |
2,12 (1,70-2,49) |
|
10 |
2,40 (1,93-2,82) |
|
11 |
2,69 (2,17-3,14) |
|
12 |
2,98 (2,40-3,47) |
|
|
Autres analyses
biologiques
|
Recherche des corps cétoniques
 |
Quand faut-il les rechercher?
-
Enfant diabétique de type 1, en association à une
auto
surveillance de la glycémie, 1 à 3/jour
-
Diabétiques de type 1, porteurs d'une pompe à
insuline, journalière
-
femme enceinte: journalière
-
Adultes insulinotraités: lors d'une hyperglycémie
inexpliquée et inhabituelle
-
Quand la glycémie est supérieure à 2,5g/l.
|
Comment rechercher les corps cétoniques? |
|
Dans les urines |
Bandelettes Kétodiastix® (Bayer) et
Kétodiabur® (Roche diagnostics) |
|
Dans le sang capillaire |
Optium® Xceed |
|
|
Etude de la fonction rénale
 |
-
Une fois par an faire au laboratoire un dosage de la
micro-albuminurie sur des urines de 24 heures. La présence de micro-albuminurie
permanente est le signe que l'on présente plus de risque de
maladie du cœur, des artères et du rein. Il faut pratiquer
cet examen au moins une fois par an car un dépistage précoce
permet un traitement efficace
-
La créatininémie doit être dosée sur une prise de
sang aussi au moins
une fois par an. La créatinine est un élément du sang
qui permet d'évaluer le fonctionnement du rein.
|
-
La fonction hépatique, l'équilibre hydro électrolytique
(natrémie, kaliémie, calcémie)
-
Un bilan
lipidique et un bilan rénal une fois par an.
-
Dans le diabète de type I, un dosage annuel de la TSH est
recommandé (association possible avec
atteinte
thyroïdienne d'origine auto-immune)
|
|
On
considère une hypoglycémie si le taux de sucre est < 0,5g/l.
La prescription d'insuline
et d'insulinosécréteurs
(sulfamides hypoglycémiants et glinides) comporte un risque
hypoglycémique.
Parmi
les médicaments non prescrits dans le cadre du diabète, le
Tramadol est souvent responsable d'hypoglycémies
en cas de posologies élevées ou chez le sujet âgé. |
|
Manifestations cliniques |
-
Pour le patient: Sensation de faim, sueurs,
tremblements, palpitations, troubles de la concentration
de la parole et de la coordination motrice avec pseudo ébriété,
fatigue, somnolence,
faim, impression de fonctionner au ralenti,
nervosité , agressivité,
céphalées, vision
double (diplopie), paresthésies péribuccales (picotements des
lèvres),
vertiges...
-
Pour l'entourage, le patient
parait pâle, en
sueur,
avec un comportement incohérent, accès de nervosité,
mutisme, yeux "vides".
Parfois
le patient ne ressent pas les signes d'hypoglycémie, alors que
sa glycémie est à 0,20 ou 0,3Og/l. C'est l'entourage qui alerte
en fonction des signes décrits plus hauts.
|
|
Resucrer |
En cas de glycémie entre 0,80 et 0,50g/l,
ingérer environ 15 g de sucre avec 3 morceaux de
sucre ou une briquette de jus de fruit sucré glacé ou un verre
de soda sucré ou 3 cuillerées de confiture (1 cuillère de
confiture pour 20 kg de poids) ou 1 berlingot de
lait concentré sucré.... puis administrer des sucres complexes
(pain complet, biscottes).
|
 |
|
|
|
Contrôler le re-sucrage:
Contrôler la
glycémie 2Omn après le re-sucrage. Elle doit être
augmentée de 0,5g/l. Si ce n'est pas le cas, resucrer à nouveau. |
|
Glucagon:
Glucagen®
et
glucagen kit® |
En cas
d'échec de re-sucrage ou si la personne est inconsciente, une
injection de Glucagon : peut être réalisée en
sous cutané (ou en IM) par un proche. La personne reprend
rapidement conscience.
=>
Si vous êtes traité par
Insuline, ayez toujours du glucagon chez
vous. Le glucagon se conserve au
réfrigérateur entre +2 et +4°C. Vérifier régulièrement sa date
de péremption et former l'entourage du diabétique à l'injection.
Ne
jamais donner du glucagon chez un patient sous
antidiabétique
oral, car celui-ci peut
entrainer une rechute de
l'hypoglycémie par hypersécrétion secondaire d'Insuline. |
|
Carnet
de surveillance |
Noter
sur le carnet de surveillance le malaise (heure, glycémie),
le traitement (produits de re-sucrage), les causes du malaise
(alimentation, exercice)
|
|
Une
hyperglycémie isolée chez un diabétique de type 2 non
insulinotraité n'est pas grave en soi. Par contre, chez le diabétique de type 1
en multi-injections d'insuline ou sous
pompe, le risque d'acidocétose
impose une vigilance accrue: risque de coma acidocétosique. |
|
Les
causes possibles d'hyperglycémie |
-
Oubli
ou retard important d'une injection d'insuline
-
Infection (bronchite,
angine,
sinusite, panaris,
infection
dentaire ou
urinaire
-
Stress intense, traumatisme, accident, maladies parfois
latentes
-
Corticothérapie quelle que soit la forme galénique
administrée (même pommade par ex)
-
Ecarts alimentaires répétés ou abus de boissons sucrées.
|
|
Comment éviter l'hyperglycémie? |
-
Ne
pas réduire les doses habituelles d'insuline même en cas de
manque d'appétit
-
Respecter les doses d'insuline retard et
adapter les doses
d'insuline rapide selon les résultats des analyses d'urines
et des
glycémies capillaires.
-
Avoir
toujours sur soi de l'insuline
d'action rapide
-
Attention
à l'automédication!
Eviter tous les médicaments sucrés
|
|
Que faire en cas d'hyperglycémie? |
-
Mesurer la glycémie capillaire et
rechercher les corps cétoniques dans les
urines ou dans le sang
-
Donner
à boire une boisson non sucrée et sans
caféine
-
Chez le diabétique sous multi injections d'insuline,
on peut augmenter les doses comme si l'on
était souffrant, à condition que le médecin l'ai
prescrit.
|
|
|

|
Le pied du diabétique est moins
sensible au froid, à la chaleur, à la douleur! Les lésions du pied d'un diabétique passent souvent inaperçues
et même si elles sont liées à des traumatismes mineurs (chaussures
inadaptées, mauvaise hygiène, absence de soins
de pédicurie), peuvent provoquer des complications vasculaires,
neurologiques et infectieuses pouvant aller jusqu'à
l'amputation. |
|
Causes
des lésions des pieds chez un sujet diabétique |
Trois
facteurs sont incriminés et sont diversement associés dans
l'apparition du pied diabétique:
-
Neuropathie: troubles de la sensibilité, déficit
moteur, atteinte végétative source de sècheresse cutanée,
d'œdèmes et de troubles vasomoteurs.
-
Micro angiopathie : mauvaise circulation sanguine au
niveau du pied, augmentant le risque de gangrène
-
Infections bactériennes et
mycosiques
plus fréquentes favorisées par le déséquilibre glycémique.
|
|
Les différentes lésions du pied diabétique |
Le mal perforant plantaire:
il s'agit d'une ulcération neuropathique à l'emporte-pièce
entourée d'une hyperkératose. Cette lésion se situe le plus
souvent sur les métatarses ou sur la face plantaire des orteils.
Le mal perforant plantaire est provoqué par une hyperpression
localisée. Le risque infectieux est important.
L'ulcère ischémique
est fibrineux et douloureux. Il est provoqué par un frottement
des bords de pieds ou du talon
La nécrose vasculaire
se manifeste par une gangrène, zone violacée puis noire sur les
orteils |
|
Inspectez vos
pieds tous les jours |
-
Lavez
vos pieds à l'eau tiède et séchez bien vos pieds
tous les jours.
-
Ne
pas prendre de bains de pieds prolongés. Ne pas se
couper les ongles trop courts. Ils doivent être limés (ciseaux et
coupe ongles interdits).
-
Examinez
chaque jour,
si besoin avec un miroir, la plante des pieds et l'espace entre vos
orteils à la recherche d'une anomalie. Notez les modifications des
petites
plaies, zones rouges, ampoules et surveillez-les.
-
Ne pas marcher pied nu sur un sol irrégulier (risque de
blessures), éviter les sources de chaleur pouvant bruler (bain de pied,
bouillotte, radiateur)
-
Attention aux
talons fendillés, aux ongles
incarnés
-
Choisir des
chaussures fermées (même l'été) pour protéger ses pieds des blessures et
prendre de préférence des
chaussures
de confort qui respectent la physiologie de vos pieds. Pas de lacets
trop serrés.
-
Choisissez
vos chaussettes en coton ou en laine, et changez les tous les jours.
-
En cas de
peau sèche, appliquer
avant le coucher une
crème hydratante spécifique (Pedimed®,
Epitact®,
Scholl®,
Flexitol®...) sur vos pieds sauf entre
les orteils et si besoin poncer les zones d'hyperkératose avec une
pierre ponce (ne pas
utiliser de lime métallique).
-
Ne pas
traiter soi-même
durillons, cors et ampoules, éviter les pansements
hydrocolloïdes.
-
Montrez vos
pieds à votre médecin et assurez-vous d'un dépistage annuel du
risque de blessure des pieds
|
|
Faire appel au pédicure en cas de callosité ou
d'ongle difficile à couper |
|
Il existe une gamme spéciale pour le pied diabétique,
Akildia® Dermoadjuvant,
comprenant l'huile pour les bains de pied, la lotion de
toilette sans rinçage et la crème |
|
|
Traitement des lésions des pieds chez le diabétique |
La
Bécaplermine : Regranex® est un gel indiqué chez le
diabétique pour la cicatrisation des ulcères chroniques profonds
d'origine neuropathiques et de surface inférieure ou égale à 5cm2
en association aux soins adaptés à
la plaie (contrôle de l'infection, maintien d'un milieu humide,
décharge et débridement de la plaie). Cet hydrogel contient
100 µg de
Platelet Derived Growth Factor-BB (rhPDGF-BB) par gramme.
Mécanisme
d'action:
Le PDGF est un puissant stimulant de la prolifération, du
chémotactisme et de la synthèse des protéines des fibroblastes
dermiques humains. C'est également un facteur chémotactique des
neutrophiles, des monocytes et des cellules musculaires lisses
migrant dans les plaies. Il intervient dans les phases de la
cicatrisation.
Utilisation:
Bien nettoyer l'ulcère avec de l'eau ou une solution saline avant
chaque application de ce gel qui doit être posé une fois par jour en
couche sur toute la surface de l'ulcère. Recouvrir ensuite le site
d'un pansement humide imprégné de sérum physiologique afin de
maintenir une humidité pour faciliter la cicatrisation.
Contre-indications:
Ne pas l'associer à des pansements occlusifs. Ne pas l'utiliser plus
de 20 semaines consécutives. Contre indiqué en cas d'ulcère cutané
infecté, ainsi qu'en cas de cancer*.
*recommandations de l'AFFSAPS aux diabétologues (mars 2010) |
|
Les traitements non médicamenteux du diabète de type 2
|
|
|
La réduction pondérale et la
pratique régulière d'une activité physique (adaptée et
contrôlée) ont un effet favorable prouvé sur
l'insulinorésistance.
Le diabète étant un
facteur de risque des maladies cardiovasculaires, il faut
corriger tous les facteurs de risques cardiovasculaires:
|
|
Les traitements médicamenteux du diabète
|
|
|
L'objectif thérapeutique
est de normaliser la glycémie pour prévenir les
complications.
Prendre les médicaments du diabète tous les jours, régulièrement.
|
|
Attention à l'automédication |
|
Ne prenez que les
traitements prescrits par votre médecin traitant ou par votre diabétologue
car un diabète équilibré peut vite se déséquilibrer par des médicaments ou
simplement par votre alimentation ou par la prise d'alcool. |
|
|
Diabète de type I: |
Insulinothérapie.
Dans 25% des cas, l'insulinothérapie précoce et intensive induit une
levée de la glucotoxicité avec rémission partielle ou totale de la
maladie.
|
|
Diabète de type II:
|
Dans un premier temps, des
mesures hygiéno-diététiques sont
mises en place (Alimentation saine, contrôle du poids et
augmentation de l'activité physique).
Objectif: atteindre un
taux d'HbA1C<6%.
Si après 6
mois, ces mesures ont été insuffisantes, on passe au traitement
antidiabétique. |

Vidéo
grand public de la haute autorité de santé HAS expliquant
les traitements du diabète de type 2 |
|
|
L'efficacité
du traitement est évaluée par le dosage en
hémoglobine glyquée ( N<6%).
Une bi thérapie, puis tri thérapie
sont proposés en cas de non normalisation de l'HbA1C après 6
mois de chaque traitement.
Une bithérapie peut être proposée d'emblée
si l'HBA1C>9%
|
Antidiabétiques,
stratégie thérapeutique après 6 mois de monothérapie
en fonction du dosage de l'H1bA1C |
|
Bi thérapie
HbA1C>6 |
-
Metformine + sulfamide hypoglycémiant
-
Metformine +
Inhibiteur DPP-4
-
Metformine +
Analogue du GLP-1
-
Metformine +
Insuline basale
- Sulfamide hypoglycémiant +
Glitazone en cas de
non tolérance à la metformine
|
|
Tri thérapie
HbA1C>7 |
-
Metformine +
Sulfamide hypoglycémiant + Inhibiteur DPP-4 ou
Analogue du GLP-1
-
Metformine +
Inhibiteur
DPP-4 + Sulfamides ou Insuline
- Metformine + Analogue du
GLP-1 + sulfamides ou Insuline
- Metformine + Insuline +
Inhibiteur DPP-4 ou Analogue du GLP-1
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Situations particulières de traitement |
|
Diabète et
voyages
|
Consulter notre rubrique:
Voyager quand on est diabétique |
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|
L'insuline, seul médicament du diabète de type I est une
hormone hypoglycémiante et anabolisante favorisant la pénétration intracellulaire du
glucose et du potassium.
Les insulines n'existent pas sous forme de comprimés car elle
est détruite lors de son passage dans l'estomac; c'est pourquoi,
actuellement, seule la forme injectable est utilisable.
|
 |
La
présentation simple en stylo permet une injection très facile et
quasi indolore avec un dosage uniformisé à 100 UI/ml. Les
besoins quotidiens en insuline varient entre 0,5 et
1UI/kg/jour. Ces besoins varient selon l'activité physique,
l'état général (pathologie,
fièvre,
stress...).
Divers schémas d'injection existent, comportant de 2 à 4
injections par jour. Le schéma le plus fréquent consiste à
injecter chaque jour une insuline lente et une insuline rapide
(ou très rapide) au moment des 3 repas.
La pompe à insuline est une alternative (7%
des patients aujourd'hui en France). Cette pompe à insuline peut
être débranchée 1 heure ou 2 pour faire du sport, prendre une
douche...
|
|
Les différentes catégories d'insulines humaines |
 |
Les insulines lentes |
Les insulines semi-lentes ou intermédiaires |
Les insulines rapides |
les insulines ultrarapides |
|
Nom de l'insuline |
Insuline
Detemir: Levemir®,
Insuline Glargine: Lantus®
|
Umuline®
NPH, Insulatard®,
Insuman®
Basal, Orgasuline® |
Umuline®
rapide, Actrapid®,
Insuman®
rapide, Orgasuline® |
Insuline
Asparte Novorapid®,
insuline lispro Humalog®,
Insuline Glulisine Apidra® |
|
Temps d'action |
1 à 2 heures |
45mn à 1heure |
30mn |
5 à 10mn |
|
Pic d'activité maximale |
cinétique plate |
2 à 8 heures |
1h30 à 2 heures |
1 heure |
|
Durée d'action |
20 à 24 heures |
10 à 16 heures |
4 à 6 heures |
2 à 3 heures |
|
Quand et comment l'injecter? |
|
|
2O à
30mn avant les
repas en IV, IM ou SC |
|
Les
différentes appellations d'insuline et leur
signification:
- L'insuline lispro
se différencie de l'insuline humaine par une
inversion de la position de deux acides aminés, la
lysine et la proline
- L'insuline aspart
est un analogue de l'insuline humaine, avec un
remplacement de la proline par un acide aspartique
- L'insuline
glargine est obtenue par addition de deux
molécules arginine et par substitution de
l'asparagine par la glycine.
|
|
Comment bien pratiquer ses injections d'insuline?
|
-
Disposer toujours d'un
stylo de rechange
-
Conserver les insulines au réfrigérateur entre +2°C
et +8°C avant la première utilisation et ensuite à
température ambiante <25°C pendant 28jours. Ne pas la
réfrigérer en cours d'utilisation.
-
Se laver les mains
selon la technique décrite dans "prévention
des infections". Aucune désinfection préalable
n'est nécessaire à l'injection (pas d'alcool), une bonne hygiène corporelle suffit.
-
Changer l'aiguille à chaque nouvelle injection
-
Vérifier l'apparence de l'insuline rapide (limpide et
incolore) ou remettre en suspension les insulines
laiteuses (NPH, mélanges) en roulant le stylo entre les
paumes des mains pendant 10 fois et en agitant ensuite
lentement le stylo encore 10 fois. Contrôler visuellement
que l'insuline paraisse bien homogène.
-
Purger le stylo avant chaque injection d'insuline (la
première fois seulement avant injection d'exénatide). Cela
permet d'éliminer les bulles d'air et de vérifier le bon
fonctionnement du système
-
Injecter
les insulines strictement par voie
sous-cutanée (en cas d'injection dans le muscle,
l'action de l'insuline est accélérée (7 fois plus rapide) et peut provoquer des
hypoglycémies et des douleurs)
en utilisant des aiguilles adaptées à l'épaisseur du tissu
sous-cutané. La taille de l'aiguille varie en fonction du
site d'injection mais aussi en fonction du volume à injecter.
Chaque zone d’injection a une vitesse de résorption
d’insuline spécifique. C’est pourquoi il est important
d’adapter la zone d’injection au type d’insuline.
|
Choix de la zone d'injection d'insuline en fonction
du type d'insuline |
|
 |
Les insulines lentes sont à injecter au niveau des
cuisses et des fesses, les insulines intermédiaires
au niveau des épaules et les insulines rapides sont
à injecter au niveau du ventre
Pour une meilleure reproductibilité de l’action de
la plupart des insulines et une bonne organisation
des injections, gardez toujours
(ex : l’injection du soir toujours dans les
cuisses), en espaçant de 2 travers de doigts à
chaque injection afin de diminuer le risque de lipodystrophies
(bosses ou creux ou zones dures au niveau de la
peau) |
|
Choix de la taille de l'aiguille à utiliser pour
l'injection d'insuline |
|
4mm, 5mm |
8mm |
12,7mm |
|
volume à injecter <30 UI |
30UI< volume à injecter <50 UI |
volume à injecter >50 UI |
|
Bras, cuisses (tissus cutané plus fin) |
Bras, cuisses, abdomen, fesses |
Abdomen, fesses |
|
Pas de pli cutané recommandé |
Pli cutané recommandé afin d'éviter l'injection
intra-musculaire |
|
Attention ne jamais injecter directement dans le
muscle car l'insuline se distribue 7 fois plus vite
dans l'organisme: risque d'hypoglycémies
graves! |
-
Éviter de masser le point d'injection et d'injecter dans une
région du corps risquant de subir une activité musculaire
intense dans les heures suivantes. A la fin de l'injection,
compter jusqu'à 10 avant de retirer l'aiguille afin
de garantir la complète délivrance (5 secondes seulement
pour l'exénatide).
-
Respecter les doses d'insuline retard et
adapter
les doses d'insuline rapide selon les résultats des
analyses d'urine et des glycémies capillaires.
-
Avoir toujours sur soi de l'insuline d'action rapide.
-
Ne pas laisser l'aiguille sur le stylo après utilisation
pour éviter: l'entrée d'air (apparition de bulles d'air), la
fuite d'insuline (dosage faussé), le bouchage de l'aiguille
par cristallisation de l'insuline.
-
Jeter les aiguilles dans un container à aiguilles
spécifique (collecteur sécurisé)
|
|
Les pompes à insuline |
 |
Les pompes
à insuline se présentent sous la forme d'un boitier de la taille
d'un téléphone portable, que le patient garde sur lui en
permanence. Certaines pompes utilisent un capteur de
glucose et transmettent les mesures en temps réel à la
pompe qui affiche un tracé de l'évolution du taux de glucose. (Minilink
de Meditronic...) Le débit de base de l'insuline est
programmé et affiné pour la journée et pour la nuit. Plusieurs
débits sont programmables sur la journée en fonction des
activités et des heures de repas.
Les pompes
à insuline utilisent uniquement des insulines rapides.
Cette administration en continu d'insuline rapide se rapproche
le plus de la sécrétion physiologique d'insuline chez une
personne non diabétique. Avec la pompe à insuline, la glycémie
est mieux équilibrée.
La canule souple, installée sous la
peau est changée tous les 2 à 3 jours |
|
Conseils aux porteurs de pompe |
- Vérifier régulièrement que les tubulures ne soient pas
coudées, vérifier aussi l'absence de bulles d'air (risque
d'hyperglycémie!!)
- Munissez vous en permanence de stylos à insuline de
secours en cas de panne de la pompe
- Ne changez jamais votre cathéter avant le coucher afin
de pouvoir vérifier le bon fonctionnement de la pompe
- Vérifiez toujours votre glycémie et les corps cétoniques
avant le coucher
- En cas d'hyperglycémie persistante, faire une injection
d'insuline par stylo ou seringue selon le protocole qui a
été établi par votre endocrinologue
|
|
Comment conserver l'insuline? |
|
 |
-
L'insuline qui n'est pas encore utilisée doit être
conservée entre +2 et °8°C. Utiliser des sacs isothermes
pour le voyage, sans placer l'insuline contre le pack
réfrigérant.
-
Après ouverture, l'insuline se conserve à température
ambiante, entre 0 et 30°C.
-
Au dessous de 0°C, elle se dénature et perd de son activité
-
A
la chaleur, elle perd 10% de son activité en 10 semaines à
37°C par exemple.
|
|
|
Les
Biguanides
Metformine (Glucophage®, Stagid®) |
La Metformine
potentialise l'action de l'insuline au niveau des tissus
(surtout les muscles squelettiques) et inhibe la
néoglucogenèse hépatique. Au niveau cellulaire, la
metformine augmente la captation du glucose par le tissu
musculaire et adipeux et retarde l'absorption intestinale du
glucose. C'est le traitement de première
intention.
La Metformine n'expose pas au risque d'hypoglycémie sauf en cas
d'insuffisance rénale.
En
plus de ces actions, la metformine a un effet favorable sur le
métabolisme lipidique, en réduisant le
cholestérol total, le LDL cholestérol et le taux des
triglycérides. Par son effet anorexigène, elle permet de réduire
la
surcharge pondérale.
C'est pourquoi , il est utilisé en première intention chez les
diabétiques de type 2 en cas de
surcharge pondérale.
Effets
indésirables:
Perturbation du gout,
troubles digestifs fréquents (nausées et
diarrhée). Une administration
en fin de repas permet de réduire ces effets indésirables.
Risque d'acidose
lactique (mortel dans un cas sur 2). Elle survient
très rarement, souvent suite au non respect des contre
indications: dans les situations d'hypoxie tissulaire ou par
accumulation de metformine. Baisse de l'absorption de la
vitamine B12, allergies
cutanées.
Contre
indications:
acidocétose, insuffisance rénale, maladies pouvant provoquer une
hypoxie tissulaire (insuffisance cardiaque ou respiratoire ou
infarctus du myocarde récent), insuffisance hépatique,
intoxication
alcoolique (aigue ou
chronique),
grossesse,
allaitement. |
|
Quand faut-il interrompre le traitement par la
metformine? |
|
En cas de signes prémonitoires d'acidose
lactique (douleurs diffuses,
crampes musculaires, douleurs thoraciques et
abdominales,
asthénie). |
|
48 heures avant et après toute anesthésie
générale |
|
Le jour même et pendant les 48 heures suivant
tout examen avec injection de produit de
contraste iodé (risque d'insuffisance rénale
pouvant générer l'accumulation de metformine et
une acidose lactique). |
|
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Les
insulinosécréteurs
Sulfamides hypoglycémiants
(carbutamide: Glucidoral®,
glibenclamide: Daonil®, glibonuride: Glutril®,
glicazide: Diamicron®, glimépiride: Amarel®)
et glinides (répaglinides: Novonorm®).
|
Ces
médicaments (sulfamides hypoglycémiants et glinides) agissent en se fixant sur un récepteur des cellules bêta
du pancréas, ce qui
active la sécrétion d'insuline. Le risque d'hypoglycémie
est important. Les glinides sont des insulinosécréteurs d'action
courte, les sulfamides hypoglycémiants d'action longue.
Ces médicaments sont à prendre au début des
repas. Les sulfamides
hypoglycémiants doivent être avalés obligatoirement avant un
repas pour ne pas créer d'hypoglycémie. Ne pas prendre votre
traitement si un repas est sauté.
Effets
indésirables:
hypoglycémie généralement plus
grave et plus prolongée que sous
insuline. Les
hypoglycémies
sont plus faibles sous glinide. Ce risque est augmenté chez les
sujets âgés et insuffisants rénaux. Risque de
prise de poids par
hyperinsulinisme. Troubles hématologiques ou hépatiques
nécessitant une surveillance biologique. Douleurs abdominales et
diarrhées sont fréquentes sous
glinide.
Contre
indications:
diabète de type 1,
acidocétose, insuffisance rénale
(sauf glinides) ou
hépatique,
grossesse,
allaitement, sujet âgé de plus
de 65 ans pour les produits à très longue durée d'action sauf
pour les glinides. |
|
Les
inhibiteurs des alpha glucosidases
intestinales
acarbose: Glucor®, miglitol:
Diastabol® |
les alpha
glucosidases sont des enzymes chargées de libérer les molécules
de glucose par hydrolyse de l'amidon, des oligo et
disaccharides. Ces médicaments retardent l'absorption des sucres
apportés dans l'alimentation. Ils écrêtent le pic glycémique
post prandial.
Effets indésirables:
L'accumulation de sucres non digérés au niveau de l'intestin
puis u côlon est à l'origine de
flatulences et de
diarrhées (1/3 des patients).
Une posologie d'instauration progressive permet de prévenir ou
de diminuer cet effet indésirable.
Contre
indications:
enfants, insuffisance rénale sévère, maladie chronique du tube
digestif, antécédent de syndrome occlusif, hernie intestinale
majeure,
grossesse
et
allaitement. |
|
Les
thiazolidinediones
ou
glitazones
Pioglitazone: Actos® |
Agonistes des récepteurs PPAR-gamma
(Peroxisone Proliferator Activated Receptor) des adipocytes et
induisent la transcription des gènes impliqués dans l'action de
l'insuline. Ces molécules augmentent l'insulinosensibilité hépatique et diminuent l'insulinorésistance
musculaire et du tissu adipeux. Ils diminuent
l'hyperglycémie, réduisent la concentration des acides gras
libres dans le plasma, diminuent le LDL
cholestérol, baissent
les marqueurs de l'inflammation, diminuent la
pression
artérielle ainsi que la microalbuminurie.
Les
glitazones sont utilisées en cas de non tolérance à la
metformine. Les glitazones peuvent
entrainer une rétention hydrique et une
prise de poids.
Contre
indications:
insuffisance cardiaque ou hépatique, acidocétose,
grossesse,
allaitement
A
propos des spécialités à base de rosiglitazone
|
|
L’Agence
européenne du médicament (EMA) a demandé la suspension
de l’autorisation de mise sur le marché de tous les spécialités
contenant de la rosiglitazone (Avandia®, Avandamet®,
Avaglim®). En effet, le Comité européen d’évaluation
des médicaments à usage humain (CHMP) a réévalué en juillet
dernier son rapport bénéfice/risque. Ce dernier était
défavorable en raison de l’augmentation du risque
cardiovasculaire (infarctus du myocarde, accident vasculaire
cérébral). Les patients utilisant un médicament contenant de la
rosiglitazone ne doivent pas arrêter leur traitement sans avis
médical, ils sont donc priés de consulter leur médecin pour
adapter leur traitement antidiabétique. Pour rappel, en 2008, l’ANSM
informait de la restriction de l’utilisation de la rosiglitazone
chez les patients présentant des maladies cardiovasculaires
ischémiques. |
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|
|
Les antidiabétiques agissants sur les incrétines
|
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Ils
permettent d'augmenter le taux des hormones incrétines actives. Les
incrétines sont 2 hormones intestinales qui contrôlent
physiologiquement la régulation de la glycémie en passant dans la
circulation sanguine (GLP-1 Glucagon like peptide secrété par les
cellules L du jéjunum et de l'iléon et du GIP : "Glucose dependant Insulinotropic" Polypeptide secrété par les cellules K
du du duodénum. Leurs taux augmentent en réponse à un repas en:
-
stimulant la sécrétion d'insuline par les cellules bêta
pancréatiques de façon glucose dépendante (elles n'agissent
qu'en présence d'une glycémie élevée d'où le faible risque
d'hypoglycémie).
-
inhibant la sécrétion de glucagon par les cellules alpha du
pancréas et suppriment ainsi la production hépatique du glucose.
Les
effets des incrétines sont glucodépendants : ils ne sont
observés que lorsque le glucose augmente au delà des
concentrations normales. Chez le
diabétique de type II, la sécrétion des incrétines est diminuée
environ de 25%. Ces molécules n'entrainent pas d'hypoglycémie et
présentent l'intérêt de ne pas engendrer de prise de poids.
Elles provoquent même une perte de poids chez certains patients
(parfois jusqu'à 5 à 7kg, voire plus). La molécule provoque une
certaine satiété. |
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Le saviez-vous? |
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Ces molécules sont intéressantes du fait que leur prise
est indépendante des repas et du faible risque
hypoglycémiant, mais nécessitent encore du recul pour
juger de leur véritable balance bénéfice/risques. |
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Les
inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase 4 DPP-4
Sitagliptine: Januvia®, Xelevia®
, Sitagliptine + metformine: Janumet®,
Velmetia®
Vildagliptine Galvus®,
Vildagliptine + metformine: Eucréas®
Saxagliptine:
Onglyza®
Saxagliptine+metformine:
Komboglyze® |
La
dipeptidylpeptidase est l'enzyme de dégradation des incrétines.
Ces
molécules sont prescrites:
-
en association à la metformine (sans ajustement de
posologie) lorsque celle-ci, avec un
régime alimentaire et
l'exercice, ne suffit pas en monothérapie.
-
en association avec un sulfamide hypoglycémiant,
lorsque le sulfamide hypoglycémiant seul, associé à un
régime alimentaire et à la
pratique d’un exercice physique, n’assure pas un contrôle
adéquat de la glycémie chez les patients pour lesquels
l’utilisation de la metformine est considérée comme
inappropriée,
-
en association avec une thiazolidinedione, lorsque la
thiazolidinedione seule, associée à un
régime alimentaire et à la
pratique d’un exercice physique, n’assure pas un contrôle
adéquat de la glycémie chez les patients pour lesquels
l’utilisation d’une thiazolidinedione est considérée comme
appropriée.
Posologie: 1cp par jour, à prendre au cours ou en dehors
des
repas mais toujours au même moment dans la journée. En cas
d'oubli de prise, avaler le comprimé oublié le plus tôt
possible. Ne pas doubler la dose le jour suivant la prise
oubliée .
Effets
indésirables: nausées,
constipation, douleurs abdominales,
diarrhées,
somnolence, réactions d'hypersensibilité dans les 3 premiers mois
d'utilisation.
Contre
indications:
Hypersensibilité à l'un des composants et/ou à un inhibiteur de
la DPP-4,
grossesse
et
allaitement, enfant. |
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Mise
en garde sur la Saxagliptine! |

L'Affsaps et l'Agence
Européenne du Médicament viennent de mettre en garde
contre des risques de réactions d'hypersensibilité
grave et de pancréatite aigue avec la Saxagliptine (Onglyza®).
Cette spécialité est désormais contre indiquée en
cas d'antécédent de réactions d'hypersensibilité
grave. Si une pancréatite est suspectée. Le
traitement doit être immédiatement arrêté |
|
|
Les
incrétino-mimétiques = incrétines= analogues du GLP-1
Exénatide:
Byetta® , Liraglutide:
Victoza®
 |
Ce sont des
peptides agonistes du récepteur GLP-1 (glucagon like peptide) et
résistants à l'action de la DDP4. Ces molécules sont injectables en sous cutanée (présentée en
stylo pré rempli) représente une
alternative avant le passage à
l'insulinothérapie.
Leur efficacité sur le contrôle glycémique
est comparable à celle de l'insuline glargine ou de l'insuline
aspartate biphasique. Ces molécules exercent un effet anorexigène
central permettant de diminuer les prises alimentaires et induisant
des pertes de poids. Elles sont indiquées en association avec la
metformine ou un
sulfamide hypoglycémiant chez les
patients n'ayant pas obtenu de contrôle glycémique suffisant.
Posologie
:
1 à 2 injections par jour ( 1/jour pour Victoza®,
2/jour pour Byetta®), à réaliser
dans l'heure précédent les
principaux repas de la journée, avec un intervalle minimum de 6 heures
entre 2 injections en cas de traitement avec injection
biquotidienne (Byetta®).
L'injection se fait en sous cutanée dans la cuisse,
l'abdomen ou le haut du bras. Attention l'injection ne doit
jamais être faite en intraveineux ou en intramusculaire. Jeter
l'aiguille après chaque utilisation dans un
container à DASRI puis replacer le capuchon
sur le stylo.
Précautions d'emploi:
-
Avant
la première utilisation, conserver le stylo au réfrigérateur
entre 2°C et 8°C. Le conserver ensuite à une température ne
dépassant pas 25°C sur une durée minimale de 30 jours.
-
Ne
jamais administrer après un repas
-
En
cas d'oubli de dose, poursuivre avec la dose suivante.
-
Ce
médicament ralentit la vidange gastrique: mangez
lentement ou fractionnez vos repas.
Effets
indésirables: Les
effets indésirables fréquents sont des
nausées,
céphalées,
rhinopharyngites nécessitant l'arrêt du traitement chez plus de la moitié des
patients. Ces effets indésirables doivent s'atténuer à la poursuite
du traitement. On note aussi des
vomissements, des
diarrhées,
diminution de l'appétit,
transpiration. Des
hypoglycémies en cas d'association aux sulfamides
hypoglycémiants. Attention aux associations et en particulier
pour les traitements à fenêtre thérapeutique étroite. |
|
Contre
indications de la
sitagliptine, de l'exénatide et de la liraglutide
|
Ces molécules
sont réservées aux patients de plus de 18 ans, Ils ne doivent
pas être utilisés en cas d'hypersensibilité au produit,
diabète de type I, en cas d'acidocétose
diabétique, chez la femme
enceinte (ou désirant une
grossesse), ni chez la femme qui
allaite.
Aucune
adaptation de posologie n'est nécessaire chez l'insuffisant
hépatique ni chez les patients présentant une insuffisance rénale
légère pour la sitagliptine et une insuffisance rénale terminale ou
sévère pour l'exétanide et la liraglutide. |
|
Inhibiteurs du co-transporteur sodium-glucose |
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Dapagliflozine
Forxiga® |
Forxiga est un inhibiteur sélectif et réversible du co-transporteur
sodium-glucose de type 2 (SGLT2) qui agit indépendamment de
l'insuline pour éliminer l'excès de glucose de l'organisme.
Son mode d'action unique est inédit parmi les autres
traitements du diabète de type 2 actuellement disponibles.
Forxiga doit être utilisé en complément d'un régime
alimentaire et d'exercice physique, conjointement avec
d'autres hypoglycémiants, dont l'insuline, ou en
monothérapie chez les patients intolérants à la metformine.
Des études cliniques ont aussi montré que Forxiga
entrainait une perte de poids et une diminution de la
pression artérielle.... |
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Avertissement pour les patients ayant été
traité par le benflurex (Médiator®) |
|
L'ANSM
(Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé)
demande aux patients ayant pris du benfluorex (Médiator) pendant
plus de 3 mois de consulter leur médecin. Un courrier de
l’Assurance-maladie sera envoyé aux personnes concernées pour les
avertir. Selon l’ANSM, plusieurs dizaines de milliers de patients
ont pris ce médicament anti-diabétique, également utilisé comme
coupe-faim et retiré du marché en septembre 2009.
L’accent
est mis sur les personnes ayant pris du benfluorex pendant au
moins 3 mois, depuis janvier 2006.
Les risques de valvulopathies imputables au médicament sont en effet
plus importants dans les deux premières années de traitement et les
deux années qui suivent l’arrêt du traitement. On estime que
l’administration de cette molécule est à l’origine de 500 décès en
France, en plus de 30 ans. |
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|
Diabète
et automédication |
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Lorsque l'on est diabétique, il convient
d'être particulièrement vigilant vis à vis des autres
médicaments ou de certains compléments alimentaires, qui peuvent
perturber très rapidement votre glycémie. Ainsi certains
produits sont à éviter absolument :
- Tout produit contenant des
anticoagulants coumariniques (risque
d'hyperglycémies ou plus rarement d'hypoglycémie) comme le
mélilot, vigne rouge, marron d'inde, petit houx, toutes les
huiles essentielles d'agrumes à forte dose, HE d'angélique,
HE de khella
- Les antiacides H2
(cimetidine, famotidine), en raison du risque
d'hyperglycémie
- Tout médicament contenant du
sucre ou de l'alcool
- Tout médicament à base de
millepertuis (même en homéopathie:
Hypericum à des dilutions inférieures à 4 CH), puissant
inducteur enzymatique qui réduira l'efficacité de votre
traitement antidiabétique
|
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Agir sur le taux de sucre par des compléments alimentaires |
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Feuille
de murier japonais |
Zuccarin®
murier
, à l'extrait de feuilles de murier japonais aide à réguler le
taux de sucre dans le sang. Les feuilles de Murier sont
utilisées dans les médecines traditionnelles en Asie depuis des
millénaires pour différentes propriétés bénéfiques. Elles
réduisent la transformation intestinale des hydrates de carbone
en glucose. Les feuilles de Murier Japonais contiennent des
antioxydants naturels. La feuille de murier contient une
substance naturelle appelée DNJ (1-deoxynojirimycine), qui
réduit significativement la transformation des sucres
(polysaccharides) en glucose, et ralentit ainsi l'entrée des
sucres dans le sang. Plusieurs études cliniques ont montré que
les extraits concentrés de feuilles de murier, titrés en DNJ,
stabilisent efficacement le taux de glycémie.
Prendre 2
comprimés avec un grand verre d'eau avant chacun des 3 repas
pendant 10 jours, ensuite, prendre 1 comprimé avec un grand
verre d'eau avant chacun des 3 repas. |
Curcuma
Curcuma Rhizome Tisane,
Phytostandard de curcuma,
Curcuma Rhizome Arkogélules
|
La curcumine permettrait de lutter
contre le diabète de type II (baisse de la glycémie à jeun et du
taux de l'hémoglobine glycosylée (HbA1C),
ainsi qu'une baisse du poids de 6 kg en moyenne et d'une
diminution du périmètre abdominal*
*Minerva |
|
Précautions d'emploi en cas de diabète avec les
compléments alimentaires |
|
Les
personnes
diabétiques
doivent se faire conseiller par leur médecin traitant ou par
leur diabétologue avant de prendre du fenugrec, du nopal ou de
la
coenzyme Q10 en raison du risque d'hypoglycémie. |
|
Peut on
se soigner par homéopathie même si on est diabétique? |
|
 |
Si les
granules et les globules sont composés de saccharose, ils ne
sont pas pour autant contre-indiqués aux
diabétiques car
l'apport d'une prise homéopathique correspond à peine à 1/5ème
d'un morceau de sucre
Il demeure toutefois une
contre indication en homéopathie en cas de diabète:
Hypericum à
des dilutions inférieures à 4 CH), puissant inducteur
enzymatique qui réduira l'efficacité de votre traitement
antidiabétique |
|
Améliorer
le diabète par homéopathie
|
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 |
Un traitement
homéopathique ne permet pas à lui seul de normaliser une glycémie chez un
patient diabétique mais il peut aider le patient diabétique dans certains cas.
Une consultation médicale chez un médecin homéopathe est vivement recommandée
car le diabète est une maladie trop grave pour être soignée par
automédication. |
|
Principaux médicaments homéopathiques pouvant
être prescrits dans le cadre d'un diabète:
-
Uranium nitricum,
-
Iris versicolor,
-
Glycérinum
-
Pancreas D8
et Artère D8.
Prendre une ampoule de chaque un jour sur deux. Indiqué pour le diabète de type II
|
|
Améliorer
le diabète par phytothérapie
|
|
|
Plantes
contre-indiquées en cas de diabète |
|
Le Millepertuis
(Hypericum),
puissant inducteur enzymatique est contre-indiqué car il réduira
l'efficacité de votre traitement antidiabétique en une dizaine de
jours! |
|
Plantes
hypoglycémiantes |
Les plantes citées
ci-dessous sont un complément de traitement possible pour votre
diabète mais ne doivent en aucun cas remplacer le traitement
instauré par votre médecin traitant
ou par votre diabétologue. Si vous souhaitez prendre ces plantes,
contrôlez régulièrement votre glycémie et parlez-en à votre médecin. |
|
Fénugrec (Trigonella foenum
graecum)
Fénugrec Arkogélules®
|
Des
études sur les patients diabétiques de type I et II indiquent que le fenugrec
pourrait contribuer à la régulation du taux de glucose sanguin.
Le composé actif
serait la 4-hydroxy-isoleucine qui stimule la production d'insuline et
améliore la sensibilité de l'organisme à cette hormone.
Les fibres que
renferment les graines pourraient également contribuer à un effet
hypoglycémiant. |
|
Bleuet |
Le jus de bleuet bio
transformé réduit l'hypoglycémie chez les souris diabétiques et peut
protéger les jeunes souris pré diabétiques de l'obésité
et du diabète.
Le taux de glycémie
des animaux traités est réduit de 35% au bout de 3 jours et les animaux
réduisent la quantité d'aliments ingérés (effet coupe-faim?)*
*Int J Obes online, 18
août 2009 |
 |
Noyer
Jugulans regia |
La feuille de
Noyer renferme
du tanin et une naphtoquinone, la juglone, ce qui lui donne des propriétés
antidiabétiques
en régulant la sécrétion insulinique chez le diabétique de type II. Elle
provoque une diminution de la glycémie, réduit la soif et les mictions trop
fréquentes des diabétiques. Elle prévient les complications de la maladie.
Infusion de 20g de feuilles par litre d'eau. Boire 3 ou 4 tasses par jour
Les bourgeons de
noyer
(Gemmothérapie) sont eux indiqués en cas d' hypoglycémies fonctionnelles
(crises d’hypoglycémies sans maladie associée, avec bilan sanguin
normal): Noyer Juglans regia BMG1D (Bourgeons
/ Macérat Glycériné /1Dilution).
Diluer 50 gouttes dans une boisson le matin.
En savoir plus sur la
Gemmothérapie |
 |
Giroflier
Eugenia syzygium = Eugenia jambolana |
La teinture mère de graines de giroflier contribue à normaliser le
taux de glycémie |
|
|
Ortie
(Urtica
dioïca)
Ortie Arkogélules® |
L'Ortie dioïque
aurait un effet hypoglycémiant par une action sur la sécrétion de l'insuline par
les îlots de Langerhans |
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|
Tisanes |
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Tisane hypoglycémiante
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Chrome
Le chrome est le
cofacteur de l'insuline dans l'organisme. Bien que son mécanisme d’action exact
soit toujours incompris, on croit que le chrome pourrait améliorer l’action de
l’insuline présente dans l’organisme, d’où son intérêt dans le diabète de type
II. Il serait par contre inefficace dans le diabète de type I. Il est indiqué
en complément des traitements classique du diabète de type II.
Granions®
Chrome,
Oligosol® Chrome...
Zinc-nickel-cobalt:
Cette association de trois oligo-éléments a un rôle catalytique de
premier plan sur les dysfonctionnements
hypophyso-pancréatiques et les états
pré-diabétiques
|
| Huiles essentielles
contre-indiquées |
|
Certaines huiles essentielles, à base
d'anticoagulants coumariniques peuvent entrainer des
hyperglycémies ou plus rarement des hypoglycémies et sont, de ce
fait contre-indiquées en cas de diabète, même en application
externe:
- Toutes les huiles essentielles
d'agrumes à forte dose
- L'huile essentielle d'angélique
- L'huile essentielle de
khella
|
|
Quand faut-il consulter un médecin?
Surveiller les signes suivants |
|
 |
-
Signaler à tout
médecin consulté votre diabète: éviter tous les médicaments sucrés, l'aspirine
à forte dose (effet hypoglycémiant), l'automédication.
-
Pour toute plaie ou
blessure (risque d'infection)
-
En cas de
fièvre,
faire une recherche d'acétone dans les urines
-
En cas d'hyperglycémie
persistante plusieurs jours et/ou en cas de
corps cétoniques
(plus de 2 croix).
-
Si les
hypoglycémies sont
fréquentes (plusieurs par semaine).
-
En cas d'hypoglycémie
de fin d'après-midi malgré une glycémie à jeun correcte, revoir votre
médecin pour éventuellement adapter la dose de sulfamide.
|
|
|
|
Tous les 3 mois |
Faire le point avec votre médecin traitant sur:
-
votre alimentation
-
votre exercice physique
-
votre
poids
-
votre
tension artérielle, objectif 13/8
-
vos pieds: un bilan podologique vous
orientera si nécessaire vers un pédicure-podologue
conventionné et formé aux soins des pieds
diabétiques
-
vos contrôles avec le
lecteur de glycémie
|
|
Effectuer un dosage de l'
hémoglobine glyquée, et de la glycémie au
laboratoire (toujours le même laboratoire de préférence)
afin de mesurer l'efficacité de votre traitement. |
|
Une fois par an |
Faire au laboratoire:
-
Recherche de protéinurie et dosage de la micro-albuminurie;
-
une clairance de la créatinine;
-
un dosage du
cholestérol (le bon et le mauvais) et des
triglycérides = bilan lipidique à jeun.
Faire un bilan chez le
cardiologue
pour effectuer un ECG de repos Aller chez l'ophtalmologiste
pour vérifier l'acuité visuelle, la pression
intraoculaire, l'examen du cristallin et du fond d'œil. Aller chez le
dentiste
pour un examen buccodentaire
Faire le point avec le
médecin traitant
sur :
-
Examen approfondi des pieds
-
Etude du réflexe ostéotendineux
-
Palpation des pouls
-
Recherche d'une
hypotension orthostatique
-
Examen ORL et cutané
-
Votre
sexualité, et si vous êtes une femme sur votre
contraception.
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|
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Voies de recherche sur le diabète
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|
|
Bêtatrophine |
Des chercheurs* ont découvert une hormone, la bêtatrophine, capable
de d'augmenter fortement la prolifération des cellules bêta du
pancréas, productrices d'insuline. Cela ouvre de nouvelles
perspectives de traitement car une seule injection par semaine,
voire une seule injection par an de cette hormone pourrait suffire à
remplacer les 3 injections d'insuline par jour
*Peng
Yi and Coll, Betatrophin: A Hormone that Controls Pancreatic β Cell
Proliferation, Cell
Volume 153, Issue 4, 747-758,
25 April 2013 |
|
Degludec = insuline ultra-longue |
Une étude* menée chez des diabétiques de type 2 non encore traités
par insuline, a testé une insuline expérimentale d’action dite
ultralongue, le Degludec (Novo Nordisk), qui devrait être mise à la
disposition des patients d’ici à deux ans. Cette insuline à
distribution lente et continue stable sur 24 heures permettrait de
minimiser les variations glycémiques par rapport à l'insuline
glargine
*Bernard
Zinman et coll, The Lancet, en ligne le 10 mars 2011 |
|
Immunothérapie |
Le diabète de
type 1 est provoqué par l’auto-immunité des cellules T, qui
s'attaquent aux cellules productrices d'insuline. Pour être
complètement actives les cellules T immunes ont besoin d’un signal
de co-stimulation en plus du signal principal médié par l’antigène.
L’abatacept
est une protéine de fusion d’immunoglobuline CTLA4 (Antigène 4
de lymphocyte T cytotoxique) jouant un rôle essentiel dans la
régulation négative de la réponse immune médiée par les cellules T.
Cette molécule prévient ainsi l’activation complète des cellules T,
en exerçant une inhibition sélective de la réponse T-cellulaire
plutôt qu’une large immunosuppression. Ainsi, on attend de l’abatacept
une action immunomodulatrice moyenne, et efficace plutôt dans les
stades précoces de la pathogenèse du diabète de type I*
*Orban
T et coll. : Co-stimulation modulation with abatacept in patients
with recent-onset type 1 diabetes: a randomized, double-blind,
placebo-controlled trial |
|
Régénérer
les cellules bêta disparues |
Les cellules
pancréatiques alpha peuvent sous certaines condition se différencier
en cellules bêta et produire à nouveau de l'insuline. Cette voie de
recherche offre un grand espoir aux patients diabétiques de type 1
Des faibles
doses de
BCG permettent de faire régresser
le diabète de type I en stimulant la production de TNF, provoquant
la mort des cellules T autoréactives et en permettant à
nouveau la production d'insuline (augmentation des taux de peptide
C)*
* The Faustman Lab |
|
Platensimycine (PTM) |
Cet
antibiotique à large spectre, récemment découvert, agit en
bloquant une enzyme impliquée dans la synthèse des acides gras:
la FAS (Fatty Acid Synthase). Il pourrait représenter une
nouvelle approche du traitement du diabète de type 2, selon des
chercheurs du New Jersey (États-Unis)* car cette molécule réduit
en effet la stéatose hépatique, sans pour autant affecter la
synthèse des stérols, et elle améliore la glycémie chez un
modèle murin du diabète.
*Wu M , Miller C et coll. Antidiabetic and
antisteatotic effects of the selective fatty acid syntase (FAS)
inhibitor platensimycin in mouse models of diabetes. Proc Ntl Acad
Sci USA (2011), publié en ligne |
|
Apeline
|
L'apeline
est une protéine qui favorise l'utilisation et le stockage du
glucose dans les cellules musculaires et les adipocytes. En temps
normal, cette voie n'assure qu'une faible part de l'intégration du
sucre comparée à celle de l'insuline, mais chez le diabétique de
type 2, si cette voie est activée, elle peut améliorer la
régulation de la glycémie que l'insuline n'assure plus. Des essais
sont en cours... |
|
Cotransporteur du glucose sodium dépendant |
Le cotransporteur glucose
sodium-dépendant est situé au niveau du rein. Il est responsable
d'environ 90% de la réabsorption tubulaire du glucose. Des molécules
capables de bloquer de manière spécifique ce cotransporteur
sont à l'étude. Pour le moment, des études cliniques ont montré une
baisse de l'HbA1C
dose dépendante de près de 1%, avec une perte de poids modeste à 3
mois de traitement. |
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