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Qu'est-ce que la déprime? |
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La déprime se définit par une tristesse inhabituelle, très douloureuse, perturbant la vie
quotidienne et/ou perte d'intérêt pour le travail ou les
loisirs.
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Symptômes
associés (+/-3 ou
4) |
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Fatigue, manque d'énergie, et/ou troubles psychomoteurs |
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Perte ou
prise
de poids (+/- 5% en 1 mois), modification de l'appétit |
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Problèmes de
sommeil:
insomnie
ou hypersomnie |
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Ralentissement
intellectuel, difficulté à se concentrer |
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Dévalorisation |
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Idées de
mort:
Pensées morbides ou idées suicidaires récurrentes. |

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Physiopathologie de la dépression |
La
dépression est liée à une altération des systèmes de
neurotransmission, notamment au niveau du cortex cérébral et
du système limbique avec diminution des taux synaptiques de
noradrénaline, de dopamine et de sérotonine ainsi que des
perturbations dans l'homéostasie du glutamate. |
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Facteurs de risque de dépression |
Psychique: séparation, chômage, sentiment
d'injustice, traumatismes apparus dans l'enfance... Organique: maladies neurologiques (Parkinson,
démences), troubles vasculaires cérébraux,
hypothyroïdie,
diabète et autres
affections endocriniennes, cancer,
maladie
auto-immune, infections (VIH,
tuberculose)
Toxique:
Alcoolisme
parental, utilisation de
drogues
psychostimulantes ou hallucinogènes. Iatrogène: Certains médicaments peuvent
provoquer une dépression: corticoïdes,
bêtabloquants,
antihypertenseurs d'action
centrale, digoxine,
phénytoïne,
interférons,
Isotrétinoïne,
Varénicline... |
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Population touchée par la dépression |
-
5 à
15% de la population française touchée en 2008. C'est la
pathologie psychiatrique la plus fréquente dans la
population générale.
-
Les
femmes ont 2 fois plus de risque que les hommes,
elles sont également exposées aux rechutes et à la
chronicisation de la maladie.
-
Les
tranches d’âge les plus à risque les 18-25 ans dans les 2
sexes, les 45-54 ans chez les femmes et les 35-44 ans chez
les hommes.
-
Le
risque de suicide est décuplé en cas de déprime. Ils
sont plus élevés chez l'homme que chez la femme.
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Evolution de la dépression |
-
La
dépression est une maladie longue constituée de rechutes
dépressives. Même si le patient estime aller mieux, il
existe des symptômes résiduels qui peuvent augmenter le
risque de rechutes
-
Un épisode dépressif guérit spontanément en 6 mois à un
an en l'absence de traitement. Toutefois, la dépression
est une maladie souvent récurrente et, souvent, un épisode
dépressif ne donne lieu qu'à une rémission partielle.
-
Pour 20% des sujets atteints de dépression, la maladie se
prolonge pendant au moins 2 ans; elle est alors considérée
comme chronique.
-
Certains sujets évoluent vers un épisode maniaque, laissant
apparaitre des troubles bipolaires nécessitant un
traitement thymorégulateur.
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Dépression chez l'enfant |
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On estime que la dépression frappe
0,5 % des enfants français, ce qui représente environ 45 000
cas. La
dépression existe chez l'enfant à tout âge, rare en période
pré pubertaire (prévalence d'environ 0,5%). La prévalence des
troubles dépressifs augment à l'adolescence (environ 3%).
Avant la puberté, les garçons
présentent deux fois plus de risques que les filles. Ces
chiffres s’inversent chez les adolescents. |
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Les
signes cliniques varient en fonction de l'âge. Avant 6 ans,
on peut observer :
insomnie, perte de poids, apathie et retrait
social, irritabilité, agressivité, excitation débordante. Les hallucinations et les plaintes somatiques sont plus
souvent présentes chez l'enfant. Le pessimisme, la culpabilité,
l'anhédonie (insensibilité au plaisir) augmentent en fréquence
de l'enfance à l'adolescence.
Evolution:
Un épisode dépressif chez l’enfant
peut se répéter à l’adolescence ou à l’âge adulte. Les
enfants qui ont souffert de ce type de trouble psychologique
doivent être suivis régulièrement et apprendront, peu à peu,
à vivre avec leur vulnérabilité.
Traitement:
le traitement consiste d’abord en la mise en place de
mesures de soutien psychothérapeutique (familial ou
individuel) avec l'aide d'un professionnel du psychisme des
enfants. Il peut également se révéler nécessaire de modifier
l’environnement de l’enfant (par exemple le changer d’école)
s’il est malheureux là où il est. Depuis quelques années, une polémique
existe au sujet de l’usage des
médicaments antidépresseurs
chez les jeunes patients, et en particulier les adolescents.
En effet, les études ont montré que les médicaments utilisés
contre la dépression peuvent, chez ce type de patient,
augmenter le risque de comportement suicidaire ou hostile
(colère, agressivité, opposition systématique aux adultes,
par exemple).
Les IRS
doivent être utilisés en dernier recours chez les enfants et
les adolescents, en cas d'échec de la prise en charge
psychothérapeutique. Seule la fluoxétine
peut être prescrite à partir de 8 ans après échec de 4 à 6
séances de psychothérapie, avec surveillance de croissance
et du développement pubertaire. |
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Dépression du post-partum (après
accouchement) |
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Il
faut distinguer la dépression du baby blues, très
fréquent et spontanément réversible (épisode physiologique
comprenant fragilité du sommeil, hyperémotivité, symptômes
anxieux et dépressifs survenant dans la semaine suivant
l'accouchement. Cet épisode de fragilité peut voir
émerger des épisodes dépressifs caractérisés,
parfois, psychotiques, débutant dans les 6 semaines
suivant l'accouchement. Le risque de dépression du post partum est majoré en cas d'antécédent d'épisode dépressif,
de stress, deuils ou séparations pendant la
grossesse. La
dépression du post partum peut comporter des idées
suicidaires, avec risque d'infanticide. De plus, elle
peut constituer le premier épisode d'un trouble bipolaire.
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Dépression chez la personne
âgée |
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20% des
plus de 60 ans; 25% des plus de 65 ans; 2 femmes pour un homme |
La
dépression chez la personne âgée est fréquente mais souvent
mal prise en charge et le risque de suicide "réussi" est
plus élevé que chez les sujets les plus jeunes.
Il
n'est pas normal pour une personne âgée d'être triste.
-
Certaines maladies exposent à un risque accru de
dépression (désordres
thyroïdiens, de maladie de Cushing...)
-
Certains
médicaments ont un rôle dépressogène :
bêtabloquants,
antihypertenseurs centraux, corticothérapie
générale, certains psychotropes (neuroleptiques)
-
La distinction entre une dépression, une démence et un
état confusionnel est souvent difficile. Le
diagnostic de dépression chez le sujet âgé est plus
difficile que chez le sujet jeune.
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Que faire en cas de déprime ?
Conseils hygiéno-diététiques |
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Hygiène de vie |
-
Maintenez une activité
minimale. Etre régulier dans les heures de
coucher
et l'organisation de la vie quotidienne. Ayez un sommeil
réparateur (le manque de sommeil favoriserait la
dépression)
-
Si vous vivez seul,
recherchez la compagnie d'un
parent ou ami le temps de passer la phase aigue, mais
attention à la sur stimulation ("secoue-toi, tu devrais
sortir au lieu de te lamenter!") qui ne fait qu'accroitre
le sentiment de culpabilité.
-
Les
relations sociales sont à préserver
-
Sortir quotidiennement, la
lumière du jour jouant un rôle
important dans la régulation de l'humeur. Si vous travaillez
dans des espaces éloignés de la lumière (galerie
marchande...), pensez aux simulateurs d'aube ou à la
luminothérapie. Le simulateur d'aube réveille de la
façon la plus naturelle et la plus douce possible grâce
à sa lumière progressive simulant le lever du soleil. En
déclinant progressivement sa lumière, ce simulateur
d'aube permet également d'aborder en toute quiétude la
phase d'endormissement
Simulateur d'aube Lumie 200...
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Alimentation |
L'alimentation doit apporter des nutriments permettant
d'assurer la synthèse correcte des neurotransmetteurs, en
particulier noradrénaline et dopamine.
-
Privilégier le
magnésium : céréales,
œufs, chocolat, légumes verts, poisson, viande, fruit sec... Hepar® Contrex®,
Badoit®
vitamines
du groupe B
(céréales, légumineuses, pain complet, poisson, volailles...),
le
zinc, la
vitamine C
et les acides gras
oméga-3 (huile de colza, poissons
gras) qui favorisent la transmission de l'influx nerveux.
Les protéines (apport de tyrosine).
-
Privilégier une alimentation saine, riche en sucres à
index glycémique faible (céréales complètes, légumes
secs, fruits et légumes, poissons gras source d'Oméga-3...).
-
Prendre un petit déjeuner riche en protéines et un repas
léger le soir.
-
Eviter les
alcools, les excitants et les produits raffinés qui
fragilisent l'organisme.
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Activité physique |
-
Une activité physique d'intensité modérée contribue
réellement à réduire les symptômes de dépression légère
à modérée. 30 à 40mn 5fois/semaine (natation, randonnée,
gymnastique...)
-
Relaxation
en cas d'anxiété
associée
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Traitement
antidépresseur
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Le traitement par
antidépresseur est indiqué en cas d'épisodes dépressifs caractérisés
d'intensité modérée ou sévère.
Il est très
important de bien suivre votre traitement (prise régulière et à
heure fixe).
L'efficacité de ces traitements est maximale après
plusieurs jours de traitement, voire plusieurs semaines. Ne pas
l'interrompre sans l'avis de votre médecin (risque de rechutes, ou
risque d'aggraver les symptômes), même si vous vous sentez mieux!
Le traitement repose sur
l'administration d'une chimiothérapie antidépressive et la mise en
œuvre d'une psychothérapie. La chimiothérapie antidépressive est
représentée par 4 grandes classes d'antidépresseurs.
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Le traitement d'un
épisode dépressif majeur se déroule en trois temps:
-
Traitement initial de la phase
aigue qui dure 3 semaines,
correspond au délai d'action de l'antidépresseur. L'amélioration
est tout d'abord ressentie au niveau. L'amélioration est tout
d'abord ressentie au niveau du ralentissement moteur, de la
qualité du
sommeil, de l'anxiété.
L'adjonction d'un
hypnotique ou d'un
anxiolytique peut se révéler
cependant nécessaire à court terme en début de traitement. En
cas d'absence d'amélioration au bout de 2 à 4 semaines, il est
inutile de poursuivre avec le même traitement (changer de
molécule)
-
La phase de
consolidation : dure 3 à 4 mois, et durant laquelle,
le traitement antidépresseur est poursuivi à la même dose
-
Une phase de maintenance, dont l'indication dépend de la
persistance des symptômes résiduels ou de la présence
d'antécédents dépressifs ou de traits particuliers de la
personnalité augmentant le risque de récidives. Elle peut être
de longue durée.
L'arrêt
du
traitement antidépresseur se fait par diminution progressive
de la posologie sur une période de 6 mois, en surveillant
attentivement la réapparition éventuelle de symptômes dépressifs.
Il n'existe pas de dépendance aux antidépresseurs. En revanche,
un arrêt trop brutal ou prématuré peut conduire à un syndrome de
sevrage ou à une rechute.
Le syndrome de
sevrage se manifeste par de l'anxiété,
irritabilité, cauchemars,
troubles du sommeil, syndrome
pseudo-grippal, sensations
vertigineuses et troubles de
l'équilibre. Il dure au maximum 7 jours
Chez les sujets âgés, les
ISRS et IRS-Na sont utilisés en
première intention à faible doses et la posologie est augmentée
progressivement. Ils sont associés au début à une benzodiazépine
pour une durée limitée. Les imipraminiques sont à éviter.
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Le saviez-vous? |
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Le
risque de passage à l'acte suicidaire en début de
traitement impose une étroite surveillance clinique.
C'est pourquoi un traitement anxiolytique et/ou
hypnotique est parfois nécessaire de façon temporaire. |
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Mécanisme d'action commun de tous les antidépresseurs
Les antidépresseurs
rétablissent les taux des neurotransmetteurs, sérotonine,
noradrénaline et dopamine, qui seraient trop bas dans la dépression
Le déficit en
noradrénaline expliquerait les signes végétatifs (insomnie,
douleur...) et l'inhibition psychomotrice.
Le déficit en en
sérotonine est responsable des phénomènes d'anxiété
et des troubles de l'humeur Le
déficit en dopamine serait relié à un déficit du
plaisir (anhédonie). |
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Syndrome
sérotoninergique |
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Le syndrome sérotoninergique est dû à un excès de
sérotonine suite à un traitement antidépresseur.
Il regroupe des manifestations neurovégétatives (hyperthermie,
sueurs, tachycardie,
augmentation de la pression artérielle systolique, frissons),
digestifs (diarrhée) et neuropsychiques (tremblement, troubles de
la conscience, agitation, myoclonies, hyperréflexie,
incoordination motrice).
Les complications peuvent être
sévères avec
convulsion,
coma, choc et coagulation intra vasculaire disséminée. |
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IMAO A |
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Les IMAO A sont des inhibiteurs de la monoamine oxydase de
type A (moclobémide: moclamine®)
Cette classe de
médicaments agit en inhibant la MAO A (enzyme de dégradation des
neurotransmetteurs: sérotonine, noradrénaline, dopamine). Ils
augmentent ainsi la concentration de ces neurotransmetteurs. Ils ont
une efficacité comparable à celle des antidépresseurs
imipraminiques.
Ils ont un effet psychotonique sans effet sédatif ni
anxiolytique. Les IMAO sélectifs
sont plus maniables et mieux tolérés que les IMAO non sélectifs
|
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Deux classes d'IMAO |
-
Les
IMAO non sélectifs (Iproniazide= Marsilid®)
inhibent en plus la monoamine oxydase de type B (métabolisant
surtout la dopamine). Les effets indésirables de cette famille
sont liés à l'accumulation des monoamines : sérotonine,
noradrénaline et dopamine (risque de
syndrome sérotoninergique).
Avec les IMAO non sélectifs qui inhibent aussi le métabolisme de
la tyramine et du tryptophane, une
crise hypertensive d'évolution
parfois fatale peut être induite par l'ingestion d'aliments
riches en tyramine (fromages fermentés, abats,
bananes, chocolat, bière, aliments fumés) ou une piqure
d'abeille. Les prodromes de la crise (rhinorrhée,
céphalées,
sueurs,
vomissements) doivent être
connus en cas de traitement et consulter dès leur apparition).
Attention à l'automédication
, ne pas consommer de café ainsi que toute substance contenant
de la caféine et indiquer à chaque consultation avec un nouveau
médecin que vous prenez ces médicaments. Son intérêt
thérapeutique le réserve dans des situations particulières,
souvent gérée par un psychiatre, et rend sa prescription
exceptionnelle.
- Les
IMAOA sélectifs inhibent uniquement la monoamine oxydase
de type A (métabolisant surtout la sérotonine et la
noradrénaline). Ils sont également psychostimulants. Son action
sélective sur la MAO-A est réversible et s'épuise en quelques
heures, ce qui améliore sa tolérance.
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Contre-indications |
Allaitement. Les
triptans (traitement de la
migraine), métabolisés aussi par la monoamine oxydase, sont
contre-indiqués avec les IMAO ainsi que les associations avec le
dextrométhorphane, le tramadol,
le
bupropion
(Zyban®). Pour l'Iproniazide: caféine, cyclamates,
aliments riches en tyramine et en tryptophane.
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Interactions médicamenteuses |
Ne pas associer avec des médicaments exposant au
syndrome sérotoninergique ou à
des crises hypertensives (autres antidépresseurs,
sympathomimétiques, dopaminergiques). Pour assurer un relai, exemple
passage d'un IRS à un IMAO, un délai de au moins une semaine (voire
plus selon la demi-vie du médicament) ou de 15jours dans le sens
inverse
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Antidépresseurs
tricycliques imipraminiques |
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Les
antidépresseurs tricycliques imipraminiques
(clomipramine, amitryptiline, trimipramine, tianeptine)
inhibent la recapture des neurotransmetteurs (noradrénaline et
sérotonine) au niveau post synaptique, augmentant ainsi leur
concentration.
Les effets antidépresseurs sont accompagnés d'effets variés (effets
anxiolytiques et sédatifs) plus ou moins marqués selon la substance.
La levée de l'inhibition est plus rapide que l'amélioration de
l'humeur, ce qui majore le risque suicidaire et nécessite une
thérapeutique associée avec des benzodiazépines ou des
neuroleptiques en début de traitement.
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Effets indésirables |
Les
antidépresseurs tricycliques entrainent fréquemment des effets
anticholinergiques
avec tremblements, avec une sècheresse buccale
(soulagée par des pastilles ou des gommes sans sucre), une
constipation, qui peut nécessiter
un
régime riche en fibres. Les
produits sédatifs comme l'amitryptiline seront pris au coucher.
Risque à doses élevées d'arythmies (torsades de pointe) et de
diminution de la contractilité cardiaque avec risque de mort
subite.
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Contre-indications absolues |
Infarctus du myocarde,
glaucome
par fermeture de l'angle et association aux IMAO non sélectifs,
ainsi qu'au sultopride (neuroleptique de la famille des benzamides
réservé à usage hospitalier). Leurs
contre-indications nécessitent un bilan pré thérapeutique
(glaucome
à angle fermé, hypertrophie de la
prostate, insuffisance cardiaque).
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La maprotiline
(Ludiomil®) est une molécule
quadricyclique apparentée aux tricycliques par ses effets
thérapeutiques et latéraux.
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IRS, IRS-Na |
Antidépresseurs de seconde et de troisième génération
-
ISRS: fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline,
citalopram, escitalopram, dapoxétine)
-
IRS-Na
: venlafaxine, milnacipran, duloxétine)
|
Ce sont des
agents sérotoninergiques, en particulier inhibiteurs spécifiques
de la recapture de la sérotonine (ISRS) et/ou de la
noradrénaline (IRSNa) = antidépresseurs d'action duale (bi-aminergiques).
Cette famille d'antidépresseurs,
beaucoup plus maniable,
doit être prescrite en première intention.
L'escitalopram (Séroplex®) est une IRS plus puissant que
son énantiomère: le citalopram (Séropram®)
Conseils:
Une
vigilance s'impose cependant en début de traitement en ce qui
concerne le risque suicidaire. Le traitement antidépresseur ne sera
efficace qu'au bout de 2 à 4 semaines. Il devra être poursuivi
durant plusieurs mois, même après avoir ressenti une amélioration.
En cas d'oubli d'un comprimé, ne pas doubler la dose, sauter la
prise si le délai est supérieur à 12 heures et prendre la suivant à
l'heure habituelle
Les
effets indésirables
sont homogènes , surviennent en début de traitement et tendent à
disparaître au bout de quelques semaines. On retrouve des troubles
digestifs (nausées,
diarrhées), troubles
neuropsychiques (troubles
du sommeil,
anxiété, tremblements,
céphalées,
sueurs, frissons,
vertiges et risques de vision floue
sous Cymbalta®). Retard de croissance et de maturité
sexuelle chez les enfants.
Interactions médicamenteuses:
les IRS abaissent le seuil épileptogène. Une surveillance est
nécessaire chez les patients
épileptiques. Les associations sont
déconseillées avec les médicaments exposant aux mêmes risques, tels
les autres antidépresseurs, les médicaments dépresseurs du SNC.
Contre-indications:
pour la Duloxétine:
HTA non équilibrée; pour le
Milnacipran:
allaitement. La Paroxétine est à
éviter autant que possible au cours du premier trimestre de la
grossesse. |
|
Les ISRS
: la prise de
fluoxétine, de la paroxétine ou de la fluvoxamine est en général
matinale, pour éviter le risque d'insomnie,
et au cours d'un
repas, pour éviter les
nausées ; la sertraline (ainsi que
le citalopram), plus sédative est en général administrée le soir,
mais ne nécessite pas d'être prise au cours d'un
repas
. La fluvoxamine ne doit pas être associée à la doxulétine en raison
de la compétition de leur élimination au niveau des CYP1A2.
Attention, la prise de Fluoxétine au début d'une
grossesse quadruple le risque
d'anomalies cardiaques chez le fœtus. Il est doublé sous Paroxétine
Les IRS-Na
sont réservés à l'adulte de plus de 18 ans. Leur profil d'activité
est supérieur aux ISRS. Les posologies doivent être adaptées en
fonction de l'élimination rénale (posologies diminuées chez l'adulte
de plus de 65 ans). Ils ont contre-indiqués en cas de
grossesse et
allaitement. Les surdosages peuvent
avoir des conséquences cliniques graves; il existe un risque de
syndrome sérotoninergique. Aux
effets indésirables des ISRS s'ajoutent des effets indésirables
cardiovasculaires à forte dose (augmentation de la pression
artérielle, tachycardie, trouble du rythme. Les IRS-Na sont
susceptibles de provoquer des
crises hypertensives
lorsqu'ils
sont associés avec des sympathomimétiques (adrénaline,
noradrénaline, dopamine). Un intervalle de 15 jours devra être
respecté entre un IMAO et un IRS-Na.
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Autres antidépresseurs |
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Antagonistes adrénergiques présynaptiques |
Viloxacine, miansérine (Athymil®),
mirtazapine (Norset®): la miansérine et la
mirtazapine seraient particulièrement sédatives. Elles ont peu
d'effets atropiniques. Ces molécules sont appréciées pour leur
action anxiolytique. Ces médicaments sont à prendre de préférence le
soir en raison de leurs effets sédatifs.
Leur tolérance est
satisfaisante bien que de très rares atteintes hématologiques
réversibles ainsi que l'augmentation des enzymes hépatiques ont été
signalées. Elles peuvent également induire une
prise de poids. |
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Modulateur
glutamatergique |
La
tianeptine (Stablon®) aurait une position médiane sur
les troubles de l'humeur entre les antidépresseurs sédatifs et les
antidépresseurs stimulants, et serait dépourvue d'effet sur le
sommeil et la vigilance, sur le système cardiovasculaire et le
système cholinergique.
Effets
indésirables:
cette molécule peut provoquer une pharmacodépendance, surtout chez
les patients ayant des antécédents de conduites addictives |
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Antidépresseurs mélatoninergiques |
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Nouvelle classe
thérapeutique d'antidépresseurs n'interagissant pas avec la
recapture des monoamines (sérotonine, noradrénaline), mais
agissant sur la resynchronisation de l'horloge interne. |
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Agomélatine
Valdoxan®
Données de la HAS sur Valdoxan® |
L'agomélatine
agit
contre la désynchronisation de l'horloge biologique interne
présente chez de nombreux déprimés. L'agomélatine agit comme
agoniste mélatoninergique MT1 et MT2 et antagoniste des
récepteurs 5-HT2c. Ces 3 récepteurs sont présents en forte
densité dans le noyau suprachiasmatique et participent à la
régulation de l'horloge interne en agissant de manière
synergique au niveau synaptique et au niveau intracellulaire.
L'action sur le
sommeil intervient après 2 à 3 jours de traitement avec une
diminution de la sensation de
fatigue au réveil. Cette molécule
présente un effet durable à 6 mois et une prévention des
rechutes. Elle présente aussi un effet
anxiolytique
puissant
Les effets
indésirables
paraissent réduits:
nausées, troubles du transit,
vertiges,
céphalées, somnolence. Ce
médicament n'induit pas d'effets sédatifs ni gastro-intestinaux,
ni cardiovasculaires. Il n'a pas d'influence sur le poids ou sur
la libido.
Précautions d'emploi:
un contrôle de la fonction hépatique doit être réalisé chez tous
les patients à l'instauration du traitement, puis à 6, 12 et 24
semaines, et par la suite si cela s'avère nécessaire
Posologie:
l'horloge interne se resynchronisant au coucher, la prise de
Valdoxan®
doit se faire au coucher à raison d'un comprimé à 25mg. En cas
de non amélioration après deux semaines de traitement, la
posologie peut être augmentée à 50 mg/jour (2comprimés de 25mg
en une seule prise le soir). Continuer le traitement à dose
efficace pendant 6 mois. L'arrêt du traitement par agomélatine
ne provoque aucun syndrome de sevrage et ne nécessite pas de
baisse progressive de la posologie. |
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Quelle est la place des anxiolytiques dans un traitement
antidépresseur? |
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Très souvent,
les antidépresseurs stimulants nécessitent la coprescription d'anxiolytiques
en début de traitement, à l'inverse des antidépresseurs sédatifs qui
sont anxiolytiques par eux-mêmes. L'utilisation de benzodiazépines
est ainsi possible en phase aigue sur une courte période,
permettant de diminuer les crises d'angoisse et de prévenir la
levée d'inhibition qui favorise le passage à l'acte suicidaire.
D'autres
molécules peuvent être utilisées comme les carbamates, l'hydroxyzine
ou les neuroleptiques sédatifs. Le choix sera effectué selon la
symptomatologie de la dépression, la personnalité du patient
(toxicophilie), l'intensité des crises d'angoisse. |
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Traitement
en cas de grossesse |
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En cas de
déprime légère apparaissant au cours d'une grossesse, il est préférable d'utiliser un traitement non médicamenteux de la dépression car les
connaissances des effets des antidépresseurs sur le fœtus sont
limitées.
Toutefois, si un traitement médicamenteux s'avère
nécessaire:
-
un
ISRS comme la fluoxétine, la sertraline, le citalopram ou l'escitalopram
peuvent être prescrits
-
La
paroxétine ne doit être utilisée qu'après le premier trimestre
-
Parmi
les antidépresseurs tricycliques, il faut préférer la
clomipramine, l'amitriptyline ou l'imipramine
-
Parmi
les ISRSNA, on peut utiliser la venlafaxine quel que soit le
terme de la grossesse
Source:
CRAT: Décembre 2010
En cas de grossesse chez la femme
déprimée déjà sous traitement, il est important de réévaluer son traitement
antidépresseur par le médecin ou le spécialiste. N'arrêtez pas
brutalement votre traitement sans avis médical car une dépression
mal soignée peut compromettre la grossesse ou l'avenir du fœtus. |
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Lithium |
Oligosol®
Lithium:
Le
lithium a une action physiologique au niveau du
transport des
neurotransmetteurs. Il est particulièrement indiqué comme
modificateur de terrain des manifestations psychiques et
psychosomatiques de la déprime. Prendre une ampoule en sublingual,
le soir (une prise 3/semaine)
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Prévenir la déprime par des compléments alimentaires
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Ratio
oméga3/oméga6
Granio+ Restor,
Oméga 3 Equilibre émotionnel Chauvin®
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Des
études cliniques ont montré que les patients qui avaient des
taux bas d’oméga-3 et un ratio oméga-6/oméga-3 élevé étaient
plus souvent dépressifs que les sujets contrôle. Des
méta-analyses ont également conclu au rôle clinique bénéfique
d’une supplémentation en oméga-3 sur la dépression. Plusieurs
études ont apporté la preuve qu'une déficience chronique
d'acides gras oméga-3 altère les circuits de transmission
dopaminergiques et sérotoninergiques dans le cortex frontal et
certaines autre zones cérébrales.
Une étude
clinique*, a mis en évidence un bénéfice certain de la
supplémentation en oméga-3 chez les patients souffrant d’un
syndrome dépressif majeur, de type unipolaire, mais sans
désordres anxieux associés. Le
bénéfice apporté par les acides gras polyinsaturés oméga-3
serait dû à leur possible effet anti-inflammatoire...
*Lespérance
F et al. The efficacy of omega-3 supplementation for major
depression : a randomized controlled trial. J Clin Psychiatry
2010 ; doi 10.4088/JCP.10m05966blu |
|
Tryptophane
Granions® L-Tryptophane,
Nuits sereines®,
Neurobiane®... |
Le
tryptophane est un acide aminé qui
est dit « essentiel ». L’organisme ne
pouvant le synthétiser tout seul, nous
devons absolument l’apporter par
l’alimentation. Cet acide aminé est le
précurseur de la
sérotonine,
une sorte
de messager chimique de la bonne humeur
qui permet la transmission des informations
d’un neurone à un autre.
Naturellement, vous pouvez trouver du
tryptophane dans les aliments qui apportent
des protéines comme la viande, la volaille,
le poisson, les produits laitiers, les
légumineuses et les noix. Cependant, notre
alimentation, de plus en plus déséquilibrée,
ne nous apporte plus les quantités
nécessaires de tryptophane
Précautions d'emploi:
Attention, ne pas prendre de tryptophane en
cas de traitement par l'iproniazide
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Soigner la déprime par homéopathie
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Le traitement
homéopathique peut être envisagé à partir de dilutions en 9CH, à raison de 5 granules 3 fois par jour en cas de:
-
dépression caractérisée légère
-
manifestations dépressives (symptômes isolés, en nombre
insuffisant ou d'une durée inférieure à 15 jours)
-
symptômes d'intensité sévère mais transitoires (réactionnels:
deuil par exemple)
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Si l'état
dépressif est consécutif à: |
-
une
contrariété, un chagrin, un deuil:
Ignatia amara
-
un
surmenage intellectuel: Kalium phosphoricum
-
un
accouchement ou pendant les règles:
Sepia
officinalis
-
Une
déception sentimentale; Natrum muriaticum
-
des
problèmes professionnels: Lycopodium
-
Un manque de lumière: Calcarea
carbonica, Stramonium, Natrum muriaticum, Platina
-
L'automne (gris et humide):
Lachesis, Rhus toxicodendron, Calcarea carbonica, China rubra,
Phosphorus
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Si les
troubles se manifestent par: |
-
une
anxiété et une dépression
conjointe: Arsenicum album. Désespoir de guérir, la
personne se demandant à quoi bon se soigner.
-
Des
reproches envers soi-même: Aurum metallicum.
Caractère coléreux ne laissant pas voir la grande tendance
suicidaire chez un individu que tout le monde prend pour un
battant.
-
Une
indifférence à tout: Phosphoricum acidum
-
Une
alternance excitation/dépression:
Hyosciamus
-
Une
dépression avec oppression respiratoire:
Ignatia. Pleurs
pour un rien, hypersensibilité, soupirs profonds. Parfois épisodes
d’hystérie
-
Une
lenteur intellectuelle, ou une perte de mémoire:
Kalium
phosphoricum
-
Un
amaigrissement, une tendance à ressasser ses problèmes, une soif
intense: Natrum muriaticum
-
Une
frilosité: Silicea.
Le sujet Silicea est fatigué, n'a envie de rien faire
(aboulique), manque de mémoire. Se sent piqué si on le sollicite
et aggravé par la sollicitude d'autrui
-
psychologiquement sous pression, au bord des larmes et
proche de la colère et de l’indignation à l’évocation d’un évènement
douloureux: Staphysagria
-
Besoin de sucre ou de chocolat:
China rubra, Bryonia alban Rhus toxicodendron, Mercurius
solubilis, Nux vomica, Natrum muriaticum, Calcarea carbonica
-
Se réfugie dans le sommeil:
China rubra, Bryonia alba, Mercurius solubilis, Nux vomica,
Calcarea carbonica, Colchicum, Ignatia, Lachesis
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Si l'état
est aggravé par: |
-
La
consolation: Natrum muriaticum 9CH. Préfère
rester seul pour pleurer ou n’arrive pas à pleurer du tout. Refus du
réconfort
-
La solicitude: Silicea:
Le sujet Silicea est fatigué, n'a envie de rien faire
(aboulique), manque de mémoire. Se sent piqué si on le sollicite
et aggravé par la sollicitude d'autrui
-
La
musique: Natrum sulfuricum 9CH
-
Dans le
noir: Phosphorus 9CH
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Si les
troubles sont améliorés par:
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En
mangeant: Anacardium orientale 9CH
-
En
compagnie: Arsenicum album 9CH
-
Le
réconfort: Pulsatilla 9CH. Pleurs
sans cesse. Amélioration si entouré de compréhension et de réconfort.
Perte de sa confiance en soi dans sa capacité à se faire aimer.
Somatisations digestives, ORL et gynécologiques. Humeur
très changeante, vite abattu, mais aussi vite regonflé par un
compliment ou un témoignage de sympathie.
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Spécialités pouvant être associées |
Le
millepertuis
(Hypericum perforatum)
en teinture mère, peut être associé à raison de 20 à 30 gouttes
3/jour. Méfiance avec le millepertuis en teinture mère, risque de
nombreuses interactions médicamenteuses. En savoir plus sur le
millepertuis.
Biomag®
Lehning, pour lutter contre les carences en
magnésium, toujours
présentes dans le terrain dépressif: 2 cp 3/jour pendant 15 jours,
puis 1cp 3/jour
Sédatif®
PC, sédatif et antispasmodique (2cp 3/jour) |
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Un suivi
après 15 jours auprès d'un professionnel de santé permet de ne pas
passer à côté d'une dépression modérée à sévère
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Remède de la déprime par phytothérapie
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En cas de
déprime passagère (déprime saisonnière, difficulté passagère), le
recours aux plantes permet parfois de remonter la pente! Mais
attention, il faut en connaitre les limites et utiliser les plantes
à bon escient.
Un traitement
par phytothérapie peut être envisagé en cas de:
-
dépression caractérisée légère
-
manifestations dépressives (symptômes isolés, en nombre
insuffisant ou d'une durée inférieure à 15 jours)
-
symptômes d'intensité sévère mais transitoires (réactionnels:
deuil par exemple)
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Millepertuis
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Le
millepertuis
(sommité fleurie)
(Hypericum perforatum)
Procalmyl®,
Prosoft®, Myldac®...
est la seule plante reconnue
par les autorités de santé en traitement de courte durée, chez
l'adulte dans les manifestations dépressives légères et transitoires
accompagnée d'une baisse d'intérêt et de troubles du sommeil, à
condition d'être utilisée seule (et non pas à un traitement
antidépresseur classique).
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Mécanisme d'action |
Le
millepertuis agit
par l'intermédiaire de l'hypéricine, au niveau neuronal, en
inhibant la recapture de neuromédiateurs tels que la dopamine ou la sérotonine (bloque
leur
destruction). Son action antidépressive est de type sédatif.
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Posologie |
2
à 4g de plante ou 0,2 à 1mg d'hypéricine (50 gouttes de TM) en 1
à 3 prises qui doivent être effectuées aux mêmes heures. les
tisanes ne sont pas recommandées en raison de leur composition
trop variable. Les effets ne se font ressentir qu'après 10 à 14
jours de traitement. En l'absence d'amélioration significative
après 4 semaines, il est inutile de le poursuivre.
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Interactions médicamenteuses |
Les interactions sont
liées à l'effet inducteur
enzymatique de cette plante sur le cytochrome P450.
Associations
contre indiquées:
anticoagulants oraux,
anticonvulsivants (sauf
la carbamazépine),
contraceptifs
oraux , digoxine,
immunosupresseurs,
inhibiteurs de protéases,
théophylline.
Associations déconseillées: carbamazépine et télithromycine.
Associations nécessitant des précautions d'emploi en raison du
risque d'apparition d'un
syndrome sérotoninergique:
antidépresseur ISRS, IMAO non sélectif et IMAO sélectif A,
linézolide. |
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Précautions d'emploi |
De part sa présence en composés photosensibilisants
(naphtodianthrones, dérivés de l'hypericine), éviter l'exposition au soleil et aux
UV (risque de
photosensibilisation). Déconseillé par précaution d'emploi
pendant la
grossesse et l'allaitement. |
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Le Safran |
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Composition |
Le safran
est obtenu à partir des stigmates du
crocus sativus.
Safralite®,
Saphren,
Crocus Arkogélules®,
Saframyl, Satiété, Euphoryl..... Le safran contient plus de 150
molécules volatiles et aromatiques ainsi que des pigments
caroténoïdes (zéaxanthine, crocétine, lycopène, carotène, crocine,
crocoside...), des hétérosides amers (picrocosides, picrococine...)
et de l'huile essentielle de safranal (<1%) |
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Propriétés du
safran |
Les caroténoïdes du safran possèderaient des
propriétés anti oxydantes, anticancéreuses, immunomodulatrices. En
médecine traditionnelle, il est utilisé comme eupeptique (qui
facilite la digestion), stomachique, expectorant, emménagogue (qui
facilite l'écoulement menstruel) et aphrodisiaque... Les marocains
en font un remède de grand-mère pour calmer les
poussées dentaires du nourrisson
(analgésie de la muqueuse buccale par massage). Il entre d'ailleurs
dans la composition du
gel et de la
solution Delabarre |
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Le safran intervient aussi sur la recapture de la sérotonine
de la noradrénaline et de la dopamine grâce au safranal et
à la crocétine qu'il contient. Des études
iraniennes ont montré qu’une cure de 6 semaines du Crocus
sativus était tout aussi efficace que l’imipramine sans pour
autant en avoir les effets secondaires*.
*Comparison
of Crocus sativus L. and imipramine in the treatment of
mild to moderate depression: A pilot double-blind randomized trial
[ISRCTN45683816]
La posologie recommandée dans cette indication est
de 30mg d'extrait de safran (dont 0,6% de safranal) à prendre le
soir en cure de 6 semaines
Précautions d'emploi: Attention, à forte dose, le safran
peut être narcotique et abortif! |
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Autres plantes |
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Le romarin |
Le
romarin
(Rosmarinus officinalis) est
un excellent tonique général. Il a été utilisé depuis le moyen-âge
pour lutter contre la
fatigue et les déprimes
passagères. Pour en savoir plus, consultez notre fiche conseil:
Romarin |
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Actée à grappes noires |
L’actée à grappes noires (ou cimicifuga) pourrait avoir une
action proche des médicaments antidépresseurs les plus récents
(inhibition de la recapture de la sérotonine). Des études doivent
confirmer cette hypothèse. |
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Plantes
normorégulatrices dites adaptogènes |
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Le
Ginseng
(Panax ginseng)
est actif sur le taux de dopamine et sur un neuromédiateur, le
Gaba, réduisant l’angoisse souvent présente en cas de déprime.
Arkogélules®
Ginseng,
Elusanes® Ginseng...
Pour en savoir plus, consultez notre fiche conseil:
Ginseng
-
La
griffonia
(Griffonia simplicifolia),
plante africaine riche en 5-HTP (5 hydroxy-tryptophane) et la mucuna
(Mucuna
pruriens)
un classique de la médecine ayurvédique, très intéressante pour
son taux de L-Dopa.
- La rhodiole (ou orpin
rose, Rhodiola rosea),
a fait l’objet d’études aux résultats intéressants restant à
confirmer, pour le traitement de la dépression légère à modérée.
Attention toutefois, cette plante peut provoquer de la nervosité
chez certaines personnes.
Ces plantes seront utiles en complément du
millepertuis ou du ginseng
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Plantes
complémentaires |
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Un suivi
après 15 jours auprès d'un professionnel de santé permet de ne pas
passer à côté d'une dépression modérée à sévère
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La
phytothérapie peut être une alliée en cas de sevrage progressif
aux antidépresseurs classiques, mais son utilisation doit alors
être accompagnée par votre médecin traitant afin d'éviter toute
interaction médicamenteuse.
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Agir sur une déprime par gemmothérapie
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La gemmothérapie
utilise des produits de macération des parties embryonnaires des
plantes. Les bourgeons, les jeunes pousses,
les radicelles sont macérées dans un mélange d'eau, d'alcool et
de glycérine pour d'obtenir un macérât
glycériné.
Les macérâts glycérinés de
plantes sont utilisés purs ou dilués le plus souvent
au dixième (1D). Leur principal intérêt est qu'ils sont utilisables
chez l'enfant à partir de 30 mois.
On recommande de prendre les gouttes de macérât glycériné au
milieu d'un repas, en cure de 3 semaines avec une semaine
d'arrêt, et ce, de préférence, pendant 3 mois minimum.
Ils
peuvent aussi être pris en entretien, une semaine par mois. |
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Bourgeons de
figuier
(Ficus carica) |
Ficus carica Bourgeons
MG 1D est anxiolytique et
apaisant C'est un remède efficace pour calmer la
dépression et les
angoisses. Il
agit aussi sur les
gastrites
Posologie
de 50 à 100 gouttes par jour pour un adulte. |
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Bourgeons de bouleau
verruqueux
(Betula verrucosa) |
Betula verrucosa
Bourgeons MG 1D est stimulateur psychique
et améliore l'humeur
Posologie
de 50 à 100 gouttes par jour pour un adulte. |
Si
insomnie
associée:
Tilia tomentosa
Bourgeons MG 1D
Si l'angoisse
domine:
Fraxinus excelsior
Bourgeons MG 1D |
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Agir sur une déprime par aromathérapie
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Ce traitement
peut être envisagé en cas de:
-
dépression caractérisée légère
-
manifestations dépressives (symptômes isolés, en nombre insuffisant
ou d'une durée inférieure à 15 jours)
-
symptômes
d'intensité sévère mais transitoires (réactionnels: deuil par
exemple)
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Les huiles essentielles "anti-déprime" |
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Huile essentielle de
ravintsara ou
Cinnamomum camphora
à cinéole (feuille) 1 à 3 gouttes
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Tonique physique et
stimulante du système nerveux; elle facilite aussi le sommeil. A effectuer
en massage 3/jour sur le plexus solaire
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HE Verveine
citronnée ou
lippia citriodora
(feuilles) |
Calmante, antistress
tout en ayant un potentiel énergétique; 1 goutte 2fois/jour sur un morceau
de sucre |
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HE de Bois de rose |
Cette huile essentielle a une action mentale: Equilibrante, harmonisante,
elle apaise les tensions nerveuses, favorise la détente et efface les
petites déprimes. |
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HE petit grain bigaradier |
Anxiété accompagnée de spasmes musculaire,
fatigue mentale ou palpitations/ 2 gouttes 3/jour sur un morceau de
sucre pendant 3 semaines
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HE de mandarine |
Cette huile essentielle est calmante et relaxante. |
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Les formules "anti-déprime"
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Formule « booster » : moral en berne, manque de confiance en soi
(dès 8 ans) |
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Ce mélange peut être avalé le matin sur un
comprimé neutre
ou massé sur les poignets puis respiré très
profondément le temps de 5 respirations longues. Pratiquer des cures de
15 jour maximum avec des arrêts de 15 jours entre chaque cure, ces
huiles essentielles étant très puissantes! |
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Formule pour
diffusion |
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Mélange à utiliser en diffusion 10 minutes matin et soir |
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Quand faut-il consulter un médecin?
Surveiller les signes suivants |
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En
cas de dépression majeure ou de syndrome
dépressif durant
plus de 15 jours
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En
l'absence d'amélioration sous traitement
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