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Fiche conseil:

Asthme 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par AS Delepoulle

(Dr en pharmacie).

Dernière mise à jour le : 24/05/2013

 
   
   
   

Qu'est-ce que l'asthme?

La prévalence de l'asthme est en constante augmentation (environ 1000 décès par an en France; il concerne plus de 4 millions de personnes). Cette prévalence augmente régulièrement dans les pays industrialisés du fait de la présence croissante d'allergènes.

D'après l'enquête Santé et Protection Sociale (2006), 6 asthmatiques sur 10 ont un contrôle insuffisant de leur asthme.

L'asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches avec bronchoconstriction et inflammation des bronches. L'asthme est une maladie multifactorielle, dans la moitié des cas d'origine allergique. Les bronches du patient allergique réagissent exagérément à certains stimuli (air froid et sec, allergènes, polluants...). Cette hyperréactivité bronchique (impliquant mastocytes, polynucléaires éosinophiles, lymphocytes...) a pour conséquence l'inflammation des bronches. Ce phénomène inflammatoire entraine un œdème, une contraction du muscle lisse bronchique (bronchospasme) et une hypersécrétion bronchique. Le calibre des bronches est donc rétréci, l'expiration est difficile (dyspnée sifflante) et peut parfois mettre en jeu le pronostic vital.
Ce syndrome aigu entraine au long cours une détérioration de la fonction respiratoire
.

Comment l'asthme se manifeste-t-il?
La crise d'asthme classique se manifeste par des symptômes de courte durée (de quelques minutes à quelques heures), d'apparition brutale et réversibles spontanément ou sous traitement.

Les signes cliniques sont variables et diversement associés: crise d'essoufflement aigue, dyspnée avec ou sans sifflements expiratoires, toux sèche qui ne passe pas, oppression thoracique, expectoration, difficulté à respirer profondément, respiration sifflante, ou un essoufflement à l'effort. Un facteur déclenchant est souvent retrouvé.

Les manifestations de l’asthme peuvent survenir à n’importe quel moment de la journée, mais elles surviennent surtout en pleine nuit ou au petit matin (la personne asthmatique se réveille parce qu’elle a du mal à respirer ou à cause de la toux). L’intensité des symptômes de l’asthme peut être très variable, allant d’une simple gêne à une véritable sensation d’étouffement.

La durée d’une crise d’asthme peut varier considérablement selon les individus, les circonstances déclenchantes, ainsi que la nature et le début du traitement. La crise d’asthme peut ainsi durer quelques minutes ou s’étendre sur plusieurs jours.

Facteurs déclenchants de l'asthme
Lorsque l'on est asthmatique, il est important de connaitre ses propres facteurs déclenchants de son asthme.

Facteurs irritants et pro-inflammatoires
Facteurs irritants
  • Air froid ou variation de température ou de taux d'humidité
  • Stress
  • Exercice physique (asthme d'effort)
  • Odeurs fortes (produits chimiques)
Facteurs pro-inflammatoires
  • Allergènes (cf: lutter contre les allergènes)
  • Infections respiratoires hautes et ORL
  • Produits industriels
Facteurs irritants et pro-inflammatoires
  • Tabac (fumée)
  • certains médicaments (aspirine, AINS)
  • Additifs alimentaires (sulfites)
  • Polluants
Comment l'asthme évolue-t-il?
Même en l'absence de crises, l’asthme reste souvent actif au niveau des bronches.

Chez une personne asthmatique qui ne prend pas de traitement, l’inflammation des bronches persiste à des degrés divers, expliquant le caractère irritable des bronches. La paroi des bronches peut alors devenir encore plus irritée si elle est en contact avec des substances agressives (fumée de cigarette, produits chimiques, polluants, parfums, etc.) ou exposée à une substance allergisante à laquelle elle est sensibilisée.

En l’absence de traitement, cette inflammation chronique est responsable d’un gonflement des parois des bronches. Parce que cette paroi devient plus épaisse, l’air a moins de place pour circuler à l’intérieur des bronches. L’inflammation chronique est également responsable de la sécrétion de mucosités, ce qui contribue également à obstruer les bronches. Ainsi, même en dehors d’une crise d’asthme, certaines personnes asthmatiques ont des difficultés pour respirer.

Seul un traitement chronique et bien mené peut rétablir le calibre des bronches et améliorer la qualité de vie d'un patient asthmatique.

         
 

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Asthme chez l'enfant

L'asthme commence dès la vie in utéro. C'est est la première maladie chronique de l'enfant, sa prévalence variant de 7 à 15% selon l'âge. Le couple asthme allergie, très fréquent chez l'enfant, définit l'asthme allergique ou extrinsèque: 50% des enfants asthmatiques ont un terrain allergique. L'eczéma est souvent la première manifestation qui apparait chez un enfant allergique : il peut, quelques années plus tard, s’accompagner d’un asthme dans 20 à 30 % des cas.

La prévalence des allergies respiratoires augmente et touche de plus en plus les jeunes générations. Cette augmentation est plus liée à l'environnement (pollution, tabagisme passif) qu'à des causes génétiques. La prématurité prédispose à la maladie.

L'asthme de l'enfant est environ deux fois plus fréquent chez le garçon que chez la fille. Cette différence s'atténue à l'adolescence avec un sex-ratio finalement équilibré chez l'adulte.

L'hospitalisation de l'enfant est de règle avant 3 mois.

Comment  protéger son futur bébé de l'asthme?

 

© Elena Yakusheva | Dreamstime.com

Un enfant à risque est un enfant dont un parent proche au moins souffre d'allergie (asthme, rhinite, conjonctivite...)
  • Ne pas fumer pendant la grossesse
  • Aucun régime alimentaire « hypoallergénique » pendant la grossesse n’a démontré son efficacité. Cependant, chez les femmes enceintes asthmatiques ou allergiques, la consommation d’aliments allergisants comme la cacahuète est déconseillée pendant la grossesse.
  • Préférer l'allaitement au sein, ou à défaut, l'utilisation d'un lait hypoallergénique. Sachez que les allergènes peuvent aussi passer dans le lait. Ne pas diversifier trop tôt l'alimentation de votre bébé.
  • Eviter l'excès d'hygiène pendant la grossesse*. Le contact de certaines bactéries avec le fœtus (vie à la ferme, animaux domestiques...) pourrait inhiber le développement de cellules immunitaires responsables de différentes manifestations allergiques.

* European Respiratory Journal Septembre 2008:32(3):603-11

 

Évolution de l'asthme chez l'enfant L'asthme est une maladie variable dont l'évolution est souvent imprévisible.
  • L'absence de signes d'atopie ou d'antécédent d'atopie dans le famille est associé à un asthme du nourrisson de bon pronostic.
  • Par contre, la présence d'antécédents atopiques familiaux, d'eczéma ou l'apparition de tests cutanés positifs aux pneumallergènes est souvent associée à une chronicisation de l'asthme après 6 ans.
  • La disparition des crises d'asthme à la puberté est observée dans environ 30% des cas.
         
 

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Asthme et grossesse

© Elena Yakusheva | Dreamstime.com

L’évolution de l’asthme chez la femme enceinte est imprévisible. Au cours de la grossesse, l'asthme s'améliore chez un tiers des femmes asthmatiques, il reste stable chez un autre tiers et s'aggrave pour le dernier tiers des futures mamans.

Le risque d'aggravation est plus grand :

Le risque d'aggravation est également plus important pendant le troisième trimestre de la grossesse, justifiant une surveillance plus attentive de l'asthme. Après l'accouchement, l'asthme retrouve son état antérieur, généralement en un trimestre.

Suivi de la grossesse chez une femme asthmatique
Un asthme maternel bien traité et bien équilibré ne pose pas de problème pour l’enfant à naitre.

Des risques de prématurité, un plus faible poids de naissance et quelques rares anomalies ont été signalés chez des enfants nés de mère asthmatique. Cependant, ces problèmes ne semblent pas survenir si le traitement de l’asthme est bien pris et si l’asthme est bien contrôlé.

Le risque le plus important pour le fœtus serait de souffrir d’un manque d’oxygène si la mère faisait une crise d’asthme sévère. C’est pourquoi il faut tout faire pour prévenir l’apparition des crises : suivre rigoureusement son traitement de fond et éviter les facteurs déclenchants.

Parmi tout l'arsenal thérapeutique de l'asthme, seuls les antileucotriènes ne doivent être pris au cours de la grossesse qu'en cas de nécessité absolue.

         
 

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Comment vivre avec son asthme?

Conseils pour adultes et enfants asthmatiques

Dans 50% à 60% des cas, en particulier chez l'enfant et l'adulte jeune, l'asthme est d'origine allergique.

Éviter les allergènes

Une éviction stricte des allergènes connus doit être pratiquée.

  • Éliminer les allergènes: acariens, animaux domestiques, moisissures, pollen. Pour en savoir plus, consultez notre fiche conseil: Comment éliminer les acariens?

  • Éviter de fumer ou de s'exposer à la fumée secondaire, car la fumée de tabac irrite les sinus et les voies respiratoires. La cigarette induit un resserrement des bronches, une augmentation de la sécrétion du mucus, un engorgement des voies respiratoires et une toux d'irritation. Entre 15 et 25% des fumeurs risquent de développer une broncho-pneumopathie chronique obstructive: la fameuse toux du fumeur (ou BPCO).

  • En cas de "rhume des foins", fermer les fenêtres . Sortez juste après une pluie (la concentration en pollen dans l'air est moins forte à ce moment là). Portez des lunettes de soleil pendant les périodes de floraison pour éviter les conjonctivites allergiques. Choisir les destinations les moins riches en pollen pour vos vacances (montagne ou bord de mer). Lavez vos draps et taies d'oreiller une fois par semaine, lavez souvent vos cheveux (surtout s'ils sont longs) pour éliminer toute trace de pollen. Suivre les prévisions polliniques sur www.pollens.fr

  • Ne pas laisser trainer des aliments susceptibles de moisir (fruits, légumes, aliments humides...) et se méfier des bacs à fleurs dont la terre est recouverte de moisissures blanchâtres.

  • Proscrire les produits trop parfumés: bombes, sprays insecticides, produits d'entretien...

Connaitre la liste des allergènes pour lesquels vous êtes allergique, pensez aussi aux allergènes alimentaires (arachide, soja...) responsables de 2% des asthmes. Des allergènes professionnels  (farine de céréales, isocyanates, aldéhydes, latex...)  Indiquez le à votre entourage, à votre médecin, en cas d'hospitalisation...

  • En cas d'allergie alimentaire: en complément du régime d'éviction: nettoyer les ustensiles de cuisine et planches à découper en contact avec les aliments en cause. Ne pas respirer ces aliments afin d'éviter une allergie par inhalation (les allergènes des crustacés sont très volatils). Éviter de les manipuler ou lavez-vous les mains ensuite. Apprenez à votre enfant à ne pas partager les collations, les ustensiles, les pailles...

Une désensibilisation peut être envisagée mais elle est plus efficace chez les enfants et les adultes jeunes. Il est essentiel que l'asthme soit bien équilibré avant de commencer une désensibilisation.
Se contrôler

Éviter ou contrôler les autres facteurs d'aggravation
Alimentation

Augmenter les apports en vitamine C et en Vit B6. Augmenter la consommation d’oignions (anti-inflammatoire)+ 2 tasses de café fort/jour

Pratique d'une activité physique

Il est prouvé que la pratique régulière d'une activité physique réduit l'hyperventilation et l'obstruction des bronches, améliorant ainsi la tolérance à l'effort, quel que soit l'âge du patient asthmatique.  Marcher pour aller à l'école ou au travail, sortir son chien, monter les escaliers plutôt que de prendre l'ascenseur (inspirer sur 2 marches et expirer sur une marche). Prendre son vélo à la place des transports en commun, bouger...

Quel sport choisir pour un asthmatique?

La natation en piscine ou en mer chaude est le sport le plus adapté et recommandé en raison de sa pratique en air chaud et humide. Les sports nautiques (canoë kayak...) sont aussi recommandés. Attention le canotage ou la planche à voile ne doivent jamais être pratiqués en solitaire...
Les sports en salle sont recommandés à condition de procéder à un échauffement progressif. Les sports de combat sont bien tolérés s'ils sont effectués dans des locaux propres. Les sports de balle ou de ballon sont assez bien supportés car il s'agit de sports séquentiels.

Quels sont les sports déconseillés chez l'asthmatique?

L'équitation est déconseillée chez l'asthmatique allergique en raison du risque de sensibilisation allergique. 
La course à pied réalisée avec une intensité élevée
Les sports pratiqués en altitude imposent d'être pratiqués en groupe et avec un suivi médical.

Quels sont les sports contre-indiqués chez l'asthmatique?

Seule la plongée sous-marine avec bouteille est légalement contre-indiquée.
Dans tous les cas, demandez un avis à votre médecin pour les précautions à prendre et le choix du sport.

 

Prévention de l'asthme d'exercice: s'échauffer progressivement avant l'exercice en respirant par le nez. Éviter la course à pied, notamment par temps froid et sec ou respirer au travers d'une écharpe ou d'une cagoule afin de préchauffer l'air que vous respirez. Éviter la pratique sportive lors des pics de pollution. Inhaler un broncho-dilatateur d'action rapide 10 à 15mn avant l'exercice. Le recours à un bronchodilatateur d'action longue permet de protéger les sujets ayant une activité sportive supérieure à 60 minutes par jour. Si la symptomatologie à l'effort persiste malgré un traitement préventif, le recours aux corticoïdes inhalés en prise quotidienne doit être envisagé. Avoir toujours dans sa poche ou dans son sac de sport un broncho-dilatateur d'action courte à inhaler en cas de gêne respiratoire.

Asthme d'effort

L'effort soutenu réalisé principalement en air froid et sec entraine chez certains sujets, un rétrécissement transitoire du calibre des bronches. C'est cette bronchoconstriction passagère qui est appelée "asthme d'effort" ou "asthme post exercice". Il est observé chez 90% des enfants et des adolescents asthmatiques.

Asthme d'effort typique: essoufflement avec sifflement apparaissant 5 à 10mn après un exercice intense. Sa durée est limitée à 20 à 60minutes et est suivie d'une période réfractaire durant laquelle le risque de survenue d'une crise est très faible Toux spasmodique d'effort: elle peut être le premier signe de l'hyperréactivité bronchique
Dyspnée d'effort:
elle peut être le reflet d'une obstruction bronchique, mais aussi d'une pathologie cardiaque. Une consultation médicale est indispensable pour le diagnostic différentiel.

Que faire en cas d'asthme d'effort?

Cesser l'effort. Utiliser 2 bouffées de bêta-2 mimétique en spray. Se relaxer, se réhydrater. Attendre une dizaine de minutes. Si la gêne respiratoire persiste, consulter.
Vacances, voyages, déplacements

 


Tout changement de lieu de vie représente pour un asthmatique un facteur de risque potentiel:
  • Consultez votre médecin avant un voyage important, en particulier à l'étranger. l'asthme doit être équilibré sinon retarder son départ en cas de crise.
  • Emportez une quantité suffisante de médicaments et gardez la prescription de votre médecin sur vous (surtout pour les voyages à l'étranger). Partez avec un débitmètre de pointe.
  • Emportez sur vous un plan d'action personnalisé écrit rempli avec le médecin pour connaitre la conduite à tenir en cas de crise. Se renseigner, lorsque l'on part pour l'étranger, sur les numéros d'urgence médicale.
  • Idéalement votre trousse de voyage doit aussi comporter  une:
  • En avion: Prenez les médicaments (accompagnés de l'ordonnance) dans les bagages à main (prévoir un sac en plastique transparent de 20X20cm pour les médicaments liquides et en aérosol doseur).
  • Renseignez-vous sur les conditions de logement sur le lieu de vacances. Éviter les destinations isolées sans ressources médicales ou fortement polluées (Mexico, Athènes Pékin...)
  • Éviter les facteurs liés à l'environnement, pouvant déclencher des manifestations allergiques, comme les contacts avec les animaux (chat, chien, cheval, lapin...) quand on est allergique.
  • En cas d'allergie au pollens, renseignez-vous sur les périodes de pollinisation en fonction du lieu de séjour et de la période de l'année.
  • Les asthmatiques se portent souvent bien à la montagne, sauf à très haute altitude. En cas de séjour au delà de 2000 / 2500 mètres, consulter un médecin avant le départ.

Tousse d'urgence:

Un flacon du bronchodilatateur bêta 2 agoniste habituel, 1 Bricanyl® ou Ventoline® 0,5mg/l injectable,
Un corticostéroïde injectable ou en comprimés,
Des seringues de 2ml, des aiguilles pour injection sous cutanée, du coton, de l'alcool à 70°.
Conseils sur le traitement de l'asthme

Respecter la prescription médicale: nom du produit, dose et durée du traitement
Ne jamais interrompre le traitement même en l'absence de symptômes
Utiliser correctement les systèmes d'inhalation et maitriser les techniques d'inhalation
Savoir nettoyer le ou les systèmes d'inhalation.
Savoir réduire les effets secondaires des anticholinergiques et des corticoïdes.
Être capable d'évaluer les doses restantes dans les inhalateurs.
Avoir toujours un inhalateur d'avance notamment pour le traitement de la crise (pour éviter d'être pris au dépourvu à la fin du flacon!)
Évaluer la fonction respiratoire
Si une seconde dose de médicament est nécessaire, attendre 1 minute après la première dose
Prendre ses médicaments dans l'ordre: d'abord le broncho-dilatateur, puis le corticoïde
Pour les inhalateurs de poudre sèche, ne jamais expirer quand l'embout est dans la bouche, l'humidité de l'air expiré altérant le fonctionnement de l'appareil

Reconnaitre les signes d'aggravation de la maladie

 

  • Surconsommation de bronchodilatateurs inhalés.
  • Chute brutale du DEP mesuré par un débitmètre de pointe
  • Altération de l'état général (fatigue, fièvre...)
  • Persistance du sifflement

© Tibor Varga | Dreamstime.com

Dans ce cas, un consultation médicale s'impose!

Quelles sont les situations d'urgence?

Ne jamais prendre une crise d'asthme à la légère

L'asthme aigu grave est une crise inhabituelle dans son intensité, résistante au traitement usuel et mettant en jeu le pronostic vital du patient car elle peut entrainer un bronchospasme suraigu pouvant entrainer le décès du patient en quelques heures ou en quelques minutes.

En France près de 1000 personnes dont cinquante enfants  meurent d'asthme chaque année.

Crises aigués paroxystiques La personne est assise, angoissée, polypnéique, a du mal à parler. Il présente une dyspnée expiratoire sifflante, un thorax distendu, des râles sibilants bilatéraux, voire une cyanose et une tachycardie
Attaques d'asthme Succession rapide des crises d'asthme sans réductibilité satisfaisante intercritique. L'existence de réveils nocturnes doit attirer l'attention. Ces attaques peuvent annoncer un état de mal asthmatique.
Etat de mal asthmatique (asthme aigu sévère) Cet asthme sévère et permanent entraine une hypoventilation aigue grave, asphyxique (DEP≤60) s'installant en plusieurs jours à la suite d'une attaque d'asthme ou, plus rarement, d'apparition rapide. Un bilan complet (radiographie du thorax, gaz du sang) est indispensable pour en évaluer le pronostic.
 
 

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Voir aussi, liens utiles

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Comment évaluer la sévérité de l'asthme ?

Facteurs retenus
  • l'âge: avant 4 ans et à l'adolescence
  • les antécédents d'hospitalisation, surtout en réanimation et en soins intensifs
  • Existence d'un trouble ventilatoire intercritique avec VEMS ou DEP <60% de la valeur théorique
  • Intolérance aux AINS
  • La non-compliance et la corticophobie
  • L'incompréhension ou la mauvaise utilisation du traitement
  • L'environnement défavorable (allergènes, tabagisme, irritants professionnels) et les difficultés d'accès aux soins (problèmes sociaux)

Comment utiliser un débitmètre de pointe ou Peak Flow?

Les mesures se font au réveil et le soir. Les valeurs du matin sont souvent plus basses que le soir.
Placer le curseur au bas de l'échelle numérique sans mettre les doigts dessus.
Se tenir debout
Inspirer profondément
Placer le débitmètre à la bouche en serrant bien les lèvres
Souffler d'un seul coup, le plus fort et le plus vite possible l'air des poumons
Relever la valeur de DEP obtenue
Répéter la manœuvre 2 fois
Enregistrer la meilleure des 3 mesures
Noter le résultat dans le cahier de suivi fourni avec l'appareil.

 

Résultats du DEP

Zone verte= asthme contrôlé
DEP>80% de l'optimum du patient, symptomatologie minimale, pas de perturbation du sommeil. Ne pas modifier son traitement
Zone orange= vigilance
DEP entre 60 et 79% de l'optimum, symptômes cliniques. Nécessité d'une consultation médicale pour modifier ou ajuster le traitement
Zone rouge= alerte (crise)
DEP<60% de l'optimum, gêne quotidienne ou au repos. Mise en place du traitement de la crise et consultation d'urgence chez le médecin

 

Evaluer sa fonction respiratoire= Mesure du DEP (débit expiratoire de pointe)

Le DEP est le débit d'air maximal atteint au cours d'une expiration forcée. il correspond à l'intensité de l'obstruction des voies aériennes ou de leur constriction. Le DEP mesure la vitesse maximale de sortie de l'air contenu dans les poumons. Sa valeur est exprimée en L/mn. Elle varie selon le sexe, l'âge et la taille. Il est mesuré à l'aide du débitmètre de pointe (ou "peak flow meter") qui permet de comparer le DEP du patient au DEP théorique (en fonction du sexe, de la taille et de l'âge).

Le DEP est un outil efficace de surveillance de l'asthme si les mesures sont effectuées régulièrement et que l'expiration forcée est bien réalisée.

Le DEP idéal à atteindre en cas de traitement de l'asthme est déterminé par votre médecin. Si la valeur mesurée est > 80% du DEP, on se situe en zone verte, entre 60 ET 79%, on se situe en zone orange et <60%, il faut consulter rapidement.

Sources d'erreur du DEP: mauvais entretien du débitmètre, expiration insuffisante, crachement ou toux à l'expiration, altitude ou humidité extrêmes, appareil trop vieux (plus de 3 ans)

 
 

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Tests de contrôle de l'asthme

 

D'après l'enquête Santé et Protection Sociale (2006), 6 asthmatiques sur 10 ont un contrôle insuffisant de leur asthme.
Test de contrôle de l'asthme de l'adulte

Retrouvez le test en cliquant sur le lien suivant: Test de contrôle de l'asthme de l'adulte et de l'enfant de plus de 12 ans selon ACT TM qualityMetricIncorporated. Asthma France

Test de contrôle de l'asthme de l'enfant

Ce test n'est pas un questionnaire de diagnostic de l'asthme mais un questionnaire d'évaluation de contrôle de l'asthme de l'enfant âgé de 4 à 11 ans. Liu-AH et al. Developpement and cross-sectional validation of the chilhood asthma control test. Journal of Allergy and Clinical Immunology 2007; 119(4):817-825

Imprimez ce test et rendez le questionnaire rempli à votre médecin traitant

 
 

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Traitement de l'asthme = antiasthmatiques 

Pour être efficace, le traitement de fond doit être pris tous les jours, et sur une longue durée (plusieurs semaines à plusieurs années), même si l'on se sent bien.
Le traitement commence toujours par l'éviction des allergènes.

Le traitement de l'asthme permet de lutter contre la bronchoconstriction (bronchodilatateurs d'action rapide) et contre l'inflammation (anti-inflammatoire corticoïde ou antileucotriène); toutefois aucune molécule ne permet de combattre spécifiquement l'hypersécrétion du mucus bronchique.

 

La voie inhalée constitue la voie de référence dans le traitement de l'asthme et sera toujours privilégiée par le médecin en raison de son action directe sur les bronches, d'une plus grande rapidité d'action et d'une faible incidence des effets indésirables en raison d'un faibles passage systémique dans les conditions normales d'utilisation.

Les thérapeutiques inhalées utilisées dans le traitement de l'asthme, se classent en bronchodilatateurs et en anti-inflammatoires.
  • Les bronchodilatateurs sont: les bêta-2 mimétiques ( = bêta-2 stimulants = agonistes sélectifs bêta-2-adrénergiques) et les anticholinergiques (encore appelés atropiniques).
  • Les anti-inflammatoires sont représentés par les glucocorticoïdes ( = corticostéroïdes, glucocorticostéroïdes, corticoïdes) et par les cromones (acide cromoglicique)

 

Évaluation de la sévérité et stratégies thérapeutiques adaptées d'après les recommandations internationales

Asthme intermittent (stade 1)
  • Moins de 1 crise /semaine
  • Moins de 2 réveils nocturnes/mois
  • asymptomatique entre les crises
  • exacerbations courtes
  • VEMS ou DEP>80%
  • variabilité des DEP<20%

Pallier I

=>

Asthme persistant léger (stade 2)
  • plus de 1 crise /semaine
  • moins de 1 crise/jour
  • plus de 2 réveils nocturnes/mois
  • asymptomatique entre les crises
  • exacerbations prolongées
  • VEMS ou DEP>80%
  • variabilité des DEP20 à 30%

Pallier II

=>

Asthme persistant modéré (stade 3)
  • symptômes tous les jours
  • usage quotidien des bêta2 inhalés
  • plus de 1 crise nocturne/semaine
  • retentissement sur l'activité diurne et le sommeil
  • VEMS ou DEP compris entre 60 et 80%
  • variabilité des DEP>30%
Pallier III

=>

Asthme persistant sévère (stade 4)
  • Crises quotidiennes
  • Exacerbations fréquentes
  • Limitation des activités
  • VEMS ou DEP compris <60%
  • variabilité des DEP>30%
Pallier IV

=>

VEMS: volume expiratoire maximal en 1 seconde       DEP: débit expiratoire de pointe

Le but est de trouver le pallier le plus bas assurant une maitrisé adéquate. On peut tenter de diminuer de palier si l'asthme est maitrisé depuis plus de 3 mois. En effet, le temps estimé avant d'atteindre l'effet maximal du traitement est de 3 mois environ.
 
 

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Traitement prophylactique (préventif)

Antihistaminiques Kétotifène : Zaditen®

Le kétotifène a un certain pouvoir anti-inflammatoire et permet une réduction au moins partielle de l'hyperréactivité bronchique. Il exerce aussi une action antihistaminique H1. Après une période d'adaptation à une dose le soir pour diminuer les risques de somnolence, la posologie est amenée à 2 prises par jour ou une prise de Zaditen® LP. L'effet protecteur maximal est obtenu par un traitement de plusieurs mois.

Désensibilisation

L'immunothérapie spécifique consiste en l'administration de doses croissantes d'allergènes pouvant entrainer une tolérance clinique. Elle est indiquée dans l'asthme allergique, sous réserve que la responsabilité de l'allergène soit prouvée, lorsque l'éviction n'est pas suffisant.

Elle est efficace chez les patients ayant une sensibilisation unique, en particulier aux acariens, aux pollens de graminées, de bouleau et d'ambroisie, aux poils de chat et à certaines moisissures. Elle n'est pas indiquée en cas d'allergie multiple.

En cas d'efficacité, sa durée d'action est de 3 ans.

Depuis quelques années, la voie sublinguale tend à supplanter la voie sous-cutanée en raison de sa simplicité d'administration (surtout chez le jeune enfant) et de l'absence d'effets indésirables graves rapportés (choc anaphylactique, œdème de Quincke, bronchospasmes)

Anti-leucotriènes : Montelukast: Singulair® Le montélukast bloque les récepteurs cyst-LT1 des leucotriènes médiateurs à action inflammatoire et bronchoconstrictrice puissante. L'activité anti-inflammatoire est inférieure à celle des glucocorticoïdes.

Indication: Traitement additif de l'asthme chez des patients présentant un asthme persistant léger à modéré insuffisamment contrôlé par corticothérapie inhalée et chez qui les bêta-2-mimétiques à action immédiate et de courte durée administrés à la demande n'apportent pas un contrôle suffisant de l'asthme. Ils sont une alternative aux bronchodilatateurs Béta-2 mimétiques d'action prolongée, et s'utilisent avec des corticoïdes inhalés Il ne doivent être administrés au cours de la grossesse qu'en cas d'absolue nécessité.

Effets indésirables : myalgies, arthralgies, céphalées.

Inhibiteur de la dégranulation mastocytaire Cromoglycate de sodium: Lomudal® Le cromoglycate prévient la libération des médiateurs chimiques de l'anaphylaxie. Il n'a pas d'effet direct sur la bronchoconstriction, mais il agit sur l'inflammation et permet de diminuer l'hyperréactivité. Son action anti-inflammatoire est inférieure à celle des glucocorticoïdes inhalés, ce qui réduit son indication à : asthme chronique léger et prévention de l'asthme d'effort

Sa demi-vie courte impose 3 à 4 prises par jour. et les effets sur les symptômes de l'asthme ne se font sentir qu'au bout de plusieurs jours de traitement.

Les ampoules de Lomudal® doivent être administrées au cours de séances d'aérosolthérapie ou à l'aide d'un appareil à nébulisation (nébuliseur).

Désensibilisation ou immunothérapie spécifique.

Avant de prendre ce traitement, consultez notre fiche conseil : Médicaments, horaires alimentation

 

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Traitement de fond de l'asthme
Quel que soit le traitement prescrit par votre médecin, il est primordial de bien respecter les prises et de bien suivre son traitement.
Glucocorticoïdes inhalés= anti-inflammatoires bronchiques

Béclométasone: Bécotide®, propionate de fluticasone: Flixotide® Diskus, Furoate de mométasone : Asmanex®, Ciclésonide: Alvesco®

 

 

Les glucocorticoïdes inhalés sont les médicaments les plus efficaces pour maitriser l'asthme. Ils agissent par inhibition des cytokines pro-inflammatoires et par activation des  de certaines protéines anti-inflammatoires. Ils sont utilisés dans le traitement de fond de l'asthme persistant (recours plus d'une fois par semaine à des Bêta-2 adrénergiques inhalés). Ils réduisent l'inflammation des bronches et l'hyperréactivité bronchique.

Leur action est lente (début d'action dans les 2 à 8 heures) et nécessite un traitement continu à ajuster par paliers de 1 à 3 mois. L'amélioration clinique n'est obtenue qu'après plusieurs semaines de traitement; il est donc impératif de suivre régulièrement votre traitement et de ne pas oublier de prise!!

La posologie d'un corticoïde inhalée est strictement personnelle.

L'efficacité et la tolérance de ces produits est maximale en cas d'inhalation le matin. Il convient notamment chez l'enfant de trouver la dose minimale efficace afin d'éviter tout effet secondaire (retard de croissance de 1cm en moyenne la première année de traitement).

Par voie inhalée, l'effet anti-inflammatoire s'exerce au niveau local (bronchique), il y a un très faible passage systémique et les effets secondaires généraux sont donc restreints (céphalées, de la fièvre, des myalgies, des arthralgies).


Effets indésirables locaux

Raucité de la voix liée à une parésie des muscles des cordes vocales
Mycoses oropharyngées prévenues en se rinçant la bouche après chaque utilisation ou mieux, faire le spray avant de se brosser les dents.
Toux
ou gêne pharyngée. A utiliser avec précaution en cas d'infections non contrôlées des voies aériennes et dans les ulcères gastroduodénaux évolutifs non traités
Bêta-2-mimétiques inhalés de longue durée d'action : Formotérol Foradil®; Salmétérol: Serevent®

Les bêta-2-mimétiques ou agonistes stimulent les récepteurs bêta-2 des voies aériennes conduisant ainsi au relâchement des muscles lisses des bronches et entrainant donc une broncho dilatation. Ce sont les bronchodilatateurs les plus puissants. Le Formotérol agit plus rapidement que le Salmétérol (3 minutes contre 15 minutes); leur action persiste 12 heures. Ils se présentent sous forme d'aérosol doseur ou de système d'inhalation de poudre sèche.

Indication: traitement continu de l'asthme, toujours en association avec un traitement anti-inflammatoire continu comme les glucocorticoïdes inhalés. Ils n'ont pas d'indication pour le traitement de la crise. Le Formotérol peut être utilisé en prévention de l'asthme d'effort. Ils sont utilisés avant d'envisager le traitement par la théophylline.

Effets indésirables: Ils sont peu nombreux hors posologie excessive. Tachycardie, palpitations (à doses importantes); tremblements des extrémités (habituellement transitoires, disparaissant à la poursuite du traitement), céphalées, crampes musculaires, vertiges, agitation, hypokaliémie, hyperglycémie, variation tensionnelle; irritation de la gorge avec toux ou enrouement chez les malades sensibles à l'inhalation d'une poudre sèche (amélioré si rinçage de la bouche après inhalation).

Le saviez-vous?

Les β2 mimétiques d'action longue doivent toujours être utilisés en association avec un glucocorticoïde inhalé en raison du risque d'exacerbation sévère si utilisation en monothérapie
Bêta-2-mimétiques   par voie orale : Action courte mais à libération prolongée: Terbutaline Bricanyl LP®

Action longue et libération prolongée: Bambutérol: Oxéol®

La voie orale ne se justifie que lorsque les inhalations de bêta-2 mimétiques ne suffisent plus à diminuer la fréquence des épisodes paroxystiques ou lorsque la voie aérienne est impossible.

La voie orale présente, en effet trop de risques d'effets secondaires pour être utilisée en première intention

Les effets indésirables les plus fréquents sont d'ordre cardiaque (tachycardie, palpitations) aggravés par une modification de la kaliémie elle-même due aux bêta-2 stimulants. Ils sont contre-indiqués en cas de cardiopathie grave. Troubles digestifs, parfois augmentations de la gycémie.

Théophylline  Dilatrane®, Euphylline®, Tédralan®, Théostat®

et dérivés Bamifylline: Trentadil®

La théophylline agit au niveau des mouvements intracellulaires du calcium. Elle a une action bronchodilatatrice, elle renforce les muscles respiratoires et possède une action cardiaque inotrope positive.

C'est un médicament à faible marge thérapeutique et ayant une vitesse de de métabolisation par le foie très variable d'une personne à l'autre. L'ajustement posologique se fait sur l'appréciation de l'amélioration ou des effets indésirables.

Les signes de surdosage sont tachycardie, vomissement et excitabilité. La théophylline doit être évitée chez les patients épileptiques, en cas de sevrage tabagique, d'utilisation concomitante de cimétidine ou de certains macrolides et quinolones (enoxacine contre indiquée).

Les formes orales à libération prolongée peuvent avoir un intérêt en traitement additionnel chez les patients présentant un asthme persistant insuffisamment contrôlé par l'association corticoïde inhalé + bêta-2-mimétique d'action prolongée. La forme injectable est pratiquement abandonnée.

Risque de sous-dosage

Induction enzymatique (phénobarbital, rifampicine), âge (enfant, prématuré), tabagisme, obésité, alcool.

Risque de surdosage

Inhibition enzymatique (Valproate de sodium, cimétidine, érythromycine, ciprofloxacine...), contraception orale, insuffisance hépatique, insuffisance rénale, insuffisance cardiaque, fièvre.
Corticoïdes par voie orale : La corticothérapie orale en cure courte est la base du traitement des exacerbations sévères de l'asthme.

Dans le traitement de fond, elle doit être réservée aux patients ayant un asthme sévère dont les symptômes persistent malgré une posologie maximale des bronchodilatateurs et corticoïdes inhalés. Ils doivent être pris en une prise le matin. La dose minimale efficace doit toujours être recherchée.

Effets indésirables: Le risque majeur est le freinage de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien qui se traduit par:

  • Troubles métaboliques (arrêt de croissance chez l'enfant la première année de traitement, syndrome de Cushing, intolérance au glucose.
  • Troubles trophiques (ostéoporose, tassements vertébraux ou fractures, atrophie cutanée)
  • Désordres hydro-électrolytiques (hypokaliémie, rétention sodée imposant un régime sans sel pendant la durée du traitement)
  • Troubles neuropsychiques.
  • Troubles digestifs à type de douleurs gastriques jusqu'à l'ulcère.
Afin de limiter les effets secondaires de la corticothérapie par voie orale, les traitements sont toujours discontinus, en cure courte de 20 jours au maximum, en alternance un jour sur deux.

Le traitement doit être arrêté progressivement sous peine d'un effet rebond désastreux. Le relai peut être pris par des corticoïdes inhalés.

Association Bêta-2-mimétique + Corticoïde : Béclométasone/formotérol (Innovair®)
Anticorps monoclonal anti-IgE Omalizumab (Xolair®) Anticorps monoclonal humanisé qui se lie aux IgE sériques. Médicament injectable par voie sous cutanée indiqué chez l'adulte et l'enfant de plus de 6 mois dans le traitement additionnel de l'asthme allergique persistant sévère mal contrôlé (en association à son traitement actuel).

Médicament d'exception dont la première prescription (annuelle) doit être faite par un pneumologue ou un pédiatre à l'hôpital ou en clinique. La dose et la fréquence des injections sont déterminées en fonction du poids et du taux d'IgE (toutes les 2 à 4 semaines). L'efficacité du traitement doit être réévaluée par le médecin après 16 semaines de traitement avant de poursuivre les injections

Effets indésirables: céphalées, fatigue et réactions aux point d'injection, réaction d'hypersensibilité avec choc anaphylactique.

Avant de prendre ce traitement, consultez notre fiche conseil : Médicaments, horaires alimentation

 

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Traitement de la crise et prévention de l'asthme d'effort

Bêta-2-mimétiques inhalés d'action courte salbutamol: Ventoline®, terbutaline: Bricanyl®, pirbutérol, Fénotérol :Bronchodual® Leur action est rapide en 1 à 2 minutes et persiste de 4 à 6 heures. Ils restent l'unique traitement en cas d'asthme intermittent. Ce traitement doit être administré à la demande en cas de difficulté respiratoire ou de sifflement ou en prévention de l'asthme d'effort.

Ils s'administrent à l'aide de différents dispositifs d'inhalation : aérosol doseur, système d'inhalation de poudre sèche, système auto déclenchant: 2 à 4 bouffées à répéter si nécessaire toutes les 20 minutes jusqu'à 8 bouffées dans la première heure.

Effets indésirables: Si les doses sont correctement respectées, les effets indésirables sont rares. Des récepteurs bêta-2 sont présents au niveau cardiaque et ces traitements peuvent induire aux doses élevées des effets indésirables comme la tachycardie et les palpitations, tremblements, arythmie, crampes musculaires, céphalées.

Un flacon de Ventoline® contient 200 doses et ne doit être utilisé qu'en cas de crise. Un patient asthmatique équilibré devrait utiliser au plus un ou deux flacons par an.

Anticholinergiques Ipatropium : Atrovent®, tiotropium: Spiriva®, Oxitropium: Tersigat®.

En association: Ipratopium, Fénotérol: Bronchodual®

Les anticholinergiques exercent un blocage compétitif des récepteurs cholinergiques muscariniques au niveau du muscle lisse bronchique. L'effet bronchodilatateur obtenu est moins rapide (3 minutes) et moins puissant que les bêta-2 stimulants de courte durée d'action mais leur effet est plus prolongé (4 à 6 heures). Ils sont surtout intéressants chez les personnes âgées dont l'asthme est imbriqué avec une BCPO.

Effets indésirables: Les anticholinergiques inhalés ont très peu d'effets indésirables: sècheresse buccale, irritation pharyngée, toux. Rares cas de céphalées, nausées et diarrhées. Troubles oculaires en cas de projection dans les yeux (mydriase et risque de glaucome). Risque de rétention urinaire chez les hommes présentant des antécédents d'adénome prostatique ou d'obstruction urétrale.

Précaution d'emploi: à utiliser avec précaution en cas de mucoviscidose

Association fixe : budésonide+ formotérol (Symbicort® 100/6 et Symbicort® 200/6) Habituellement prescrite en traitement de fond, peut désormais être utilisée chez l'adulte pour soulager la crise d'asthme, mais ne dispense pas des prises préventives.
Avant de prendre ce traitement, consultez notre fiche conseil : Médicaments, horaires alimentation
 

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Traitement des exacerbations

Corticoïdes par voie orale
Prednisone, Prednisolone

Les corticoïdes par voie orale sont utilisés uniquement pour le traitement des exacerbations sévères, en cure courte (sur 5 à 10 jours), à une posologie de 0,5 à 1 mg/kg/jour. Il ne remplace pas le traitement inhalé qui doit être poursuivi conjointement.

Avant de prendre ce traitement, consultez notre fiche conseil : Médicaments, horaires alimentation
 

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Traitement de l'asthme chez l'enfant

Le traitement d'un enfant plus de 12 ans est identique à celui d'un adulte.
Enfant de 5 ans et moins
Agonistes β2 à action rapide Cette famille est la plus adaptée pour soulager les symptômes aigus de l'asthme chez les enfants de moins de 5 ans
Traitement de fond par corticostéroïdes faible dose inhalés = CSI

Un traitement de fond est proposé dans les situations suivantes:

  • crises diurnes intervenant plus de 2 fois par semaine
  • Limitation des activités
  • Crises nocturnes ou besoin d'un traitement de secours plus de 2 fois par semaine

Il est normalement administré pendant 3 mois afin de déterminer son efficacité. Si les symptômes sont mal contrôlés, il est possible d'en doubler la dose.

Dose minimale efficace

Si l'asthme est bien contrôlé pendant 3 mois, une réduction de dose de CSI est envisageable afin de n'utiliser que la dose minimale efficace.
Antileucotriènes Ce traitement constitue une alternative si l'enfant utilise mal le dispositif d'inhalation des corticostéroïdes inhalés.
Autres En cas de mauvais contrôle de l'asthme, malgré le traitement de fond, il est possible d'introduire la théophylline ou de donner une faible dose de glucocorticoïde oral durant quelques semaines, jusqu'à ce que l'asthme soit maitrisé.
En raison de manque de données probantes, les agonistes β2 à longue durée d'action ne sont pas recommandés chez les enfants de moins de 5 ans.
Enfant de 6 ans et plus
  • Lorsqu'une faible dose de CSI ne suffit pas, le passage à une dose moyenne doit être envisagé avant d'introduire un agoniste β2 à longue durée d'action ou un antileucotriène.
  • Si l'association CSI et agoniste β2 à longue durée ne suffit plus, un antileucotriène peut être ajouté
  • Les antileucotriènes peuvent aussi être utilisés en alternative aux CSI si l'adhésion au traitement est insuffisante ou si la dose de CSI est très faible.
  • L'omalizumab a prouvé son efficacité chez les 6-12 ans présentant un asthme allergique sévère, mais n'est pas officiellement indiqué dans ce contexte.

Corticostéroïdes inhalés et croissance

L'utilisation à long terme d'un CSI peut entrainer une réduction de la taille au maximum de 1cm au total. Cette réduction est temporaire et l'enfant atteint toujours sa taille prévue à l'âge adulte.
Alors qu'un asthme sévère ou mal maitrisé peut influencer la taille adulte normale

Avant de prendre ce traitement, consultez notre fiche conseil : Médicaments, horaires alimentation
 

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Traitement de l'asthme pendant la grossesse

© Elena Yakusheva | Dreamstime.com Il est indispensable de faire surveiller son asthme au cours de la grossesse car l'état asthmatique de la femme enceinte change souvent et une modification du traitement s'avère parfois nécessaire.
Tous les médicaments de l'asthme sont utilisables en cas de
grossesse.
Parmi les antiasthmatiques, la théophylline nécessite un suivi plus étroit des effets secondaires car elle peut aggraver par exemple le reflux gastrique chez la femme enceinte
Les antileucotriènes ne sont pas utilisés en première intention en raison de l'absence de données fiables sur leur innocuité pendant la grossesse.
Avant de prendre ce traitement, consultez notre fiche conseil : Médicaments, horaires alimentation
 

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Bien utiliser ses médicaments = les techniques d'inhalation

L'efficacité des traitements administrés par la voie inhalée dépend en majeure partie de la technique d'inhalation par le patient Dans les meilleures conditions de prise, seuls 20% des la dose atteignent les site d'action
  • Transportez vos aérosols doseurs avec leur capuchon protecteur et nettoyez les régulièrement
  • Attendre au moins 30 secondes entre chaque bouffée
  • Respecter une apnée de quelques secondes après l'inhalation
  • Se rincer la bouche après l'inhalation d'un corticoïde, ou rincer le visage du nourrisson si un masque facial a été utilisé

Dans quel ordre faut-il inhaler les antiasthmatiques?

1-Béta-2 mimétiques inhalés d'action courte
2-Béta-2 mimétiques inhalés d'action longue
3-Corticoïdes inhalés
l'aérosol doseur

L'aérosol doseur s'utilise en position verticale. Se mettre assis ou debout,
  • Secouer le flacon (sinon mauvais dosage de médicament).
  • Enlever le capuchon, ouvrir le système
  • Tenir le flacon vertical (cartouche dirigée vers le haut, sinon inhalation de gaz propulseur uniquement), avant d'utiliser l'inhalateur pour la première fois, ou si vous ne l'avez pas employé depuis plus de 14 jours, le faire fonctionner une fois dans le vide.
  • Vider les poumons (expirer aussi lentement et aussi profondément que possible afin de ne pas provoquer de toux), mettre la pièce buccale devant la bouche ouverte et fermer hermétiquement la bouche autour de l'embout,
  • Déclencher l'aérosol en début d'inspiration (nécessité d'une bonne coordination main respiration). Inspirer lentement et profondément. Il faut éviter un inspiration forcée rapide, source de bronchospasme.
  • Retenir sa respiration (apnée) de 5 à 10 secondes à la fin de l'inspiration afin de permettre la bonne diffusion du principe actif.
  • Expirer par le nez, bouche fermée, le plus lentement possible
  • Respirer 2 ou 3 fois avant la manœuvre suivante.
  • Si vous voyez un "nuage" s'échapper du haut de l'inhalateur ou des côtés de votre bouche, recommencer la manœuvre
  • Rincer soigneusement à l'eau la partie plastique du spray doseur. Faire sécher l'embout.
  • Après utilisation et nettoyage, fermer l'inhalateur en remettant le capuchon.
  • En cas de spray doseur de corticoïde, il est recommandé de se rincer la bouche ou de se brosser les dents après inhalation afin de diminuer le risque de mycoses .

Les erreurs à ne pas faire

Inspirer par le nez

Déclenchement du système en fin
Prise de plus d'une bouffée
Pas d'inspiration lors de la prise
Arrêt de l'inhalation juste après le déclenchement

 

l'autohaler

Auto déclenché, il ne nécessite pas une bonne coordination main inspiration. Le produit n'est délivré qu'après inspiration profonde.
  • Agiter l'appareil
  • Enlever le capuchon protecteur de l'embout buccal
  • Armer l'appareil en le maintenant bien droit et en relevant le levier en position verticale
  • Vider vos poumons sans forcer (expirer normalement); immédiatement après, présenter l'embout buccal à l'entrée de la bouche et refermer les lèvres autour de l'embout
  • Inspirer lentement et profondément; l'administration de la dose se déclenche automatiquement lors de l'inspiration
  • Bloquer votre respiration pendant quelques secondes afin de permettre la bonne diffusion du principe actif.
  • Expirer par le nez, bouche fermée, le plus lentement possible
  • Entre chaque inhalation, réarmer le système en abaissant puis en relevant le levier
  • Après usage: remettre le levier en position abaissée et replacer le capuchon protecteur sur l'embout buccal. Se rincer la bouche ou se brosser les dents après inhalation du produit. Nettoyer l'embout buccal avec un tissu sec et propre. Ne pas utiliser d'eau pour nettoyer le dispositif.

Les erreurs à ne pas faire

Inspirer par le nez

Pas d'inspiration lors de la prise
Arrêt de l'inhalation juste après le déclenchement
Rabaisser le levier avant inspiration
Pousser la languette blanche manuellement.
le système Easy-Breathe
  • Agiter l'appareil
  • Ouvrir le capuchon protecteur de l'embout buccal vers le bas
  • Tenir le système verticalement, embout buccal en bas.
  • Expirer normalement; immédiatement après, présenter l'embout buccal à l'entrée de la bouche et refermer hermétiquement les lèvres autour de l'embout
  • Inspirer lentement et profondément; l'administration de la dose se déclenche automatiquement lors de l'inspiration. Pendant la prise, maintenir l'inhalateur en position verticale
  • Bloquer votre respiration pendant au moins 10 secondes afin de permettre la bonne diffusion du principe actif.
  • Expirer par le nez, bouche fermée, le plus lentement possible
  • Fermer immédiatement le capuchon protecteur. Pour reprendre une nouvelle dose, recommencer depuis la première étape.
  • Après usage: se rincer la bouche ou se brosser les dents après inhalation du produit. Nettoyer l'embout buccal avec un tissu sec et propre. Ne pas utiliser d'eau pour nettoyer le dispositif.

Les erreurs à ne pas faire

Inspirer par le nez

Pas d'inspiration lors de la prise
Arrêt de l'inhalation juste après le déclenchement
le système Diskus

  • Ouvrir le diskus. Pousser le levier jusqu'au déclic
  • Souffler à fond, loin du diskus pour vider les poumons
  • Placer l'embout buccal du diskus entre les lèvres, puis inspirer par la bouche aussi profondément que possible. Retenir sa respiration quelques secondes afin de permettre la bonne diffusion du principe actif.
  • Expirer par le nez, bouche fermée, le plus lentement possible
  • Refermer le diskus
  • Après usage: se rincer la bouche ou se brosser les dents après inhalation du produit. Nettoyer l'embout buccal avec un tissu sec et propre. Ne pas utiliser d'eau pour nettoyer le dispositif.

 

Les autres dispositifs à poudre sèche (DPI) comme l'aeroliser, le breezhaler,  le turbuhaler et le Novolizer s'utilisent de la même façon; il faut tout d'abord amorcer le dispositif (en introduisant une gélule de poudre, en tournant la roue ou en appuyant sur un poussoir selon les dispositifs), de souffler à fond pour vider ses poumons puis d'inspirer dans le dispositif aussi profondément que possible, puis de bloquer sa respiration quelques secondes afin que la poudre puisse pénétrer le plus profondément au niveau des bronches

La chambre d'inhalation

La chambre d'inhalation  a l'avantage de permettre une bonne délivrance de l'aérosol, même chez les malades ayant une mauvaise coordination "main poumons" (enfants de moins de 7 ans notamment).
Dans ce cas la ou les bouffées sont pulvérisées dans la chambre d'inhalation et le patient effectue plusieurs inspirations profondes pendant les 5 secondes qui suivent le déclenchement. L'utilisation de la chambre est possible si l'enfant est endormi. Compter 5 à 10 mouvements des valves après le déclenchement de chaque bouffée pour s'être assuré que toute la dose efficace a été inhalée.

Nettoyer la chambre après utilisation. Rincer, ne pas essuyer mais laisser sécher (risque de formation d'électricité statique qui piègera les molécules de médicament lors de l'utilisation suivante).

Aérosolthérapie

Consulter notre fiche conseil: Aérosolthérapie
 
 

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Médicaments déconseillés en cas d'asthme

En cas de toux Les fluidifiants sont sans intérêt dans la toux irritative propre à l'asthme, ainsi que les antitussifs opiacés (dépresseurs respiratoires)
En cas de douleur ou de fièvre Les AINS dont l'aspirine sont déconseillés dans l'asthme car ils peuvent déclencher des allergies, particulièrement chez l'asthmatique.
En cas d'asthme sévère L'asthme sévère est une situation à risque d'hypokaliémie (posologies élevées d'anti-inflammatoires stéroïdiens et de bêta-2 agonistes = médicaments potentiellement hypokaliémiants). Attention à l'association de médicaments hypokaliémiants ou torsadogènes (Mizollen, Kestin®)
Autres médicaments
  • Les bêtabloquants sous toutes les formes y compris les collyres
  • Les formes aérosol (en dehors de celles pour le traitement de l'asthme) peuvent engendrer une irritation locale favorisant les crises.
  • Le millepertuis est contre-indiqué avec la théophylline, inducteur enzymatique. Il diminue la théophyllinémie avec risque de baisse de l'activité, voire annulation de l'effet entrainant des conséquences éventuellement graves.
Avant de prendre ce traitement, consultez notre fiche conseil : Médicaments, horaires alimentation
 

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Réduire l'asthme par Oligothérapie

© Annette Shaff | Dreamstime.com Prévention des crises Oligosol® Manganèse et Oligosol® Soufre (1 ampoule par jour en alternance) 

Avant de prendre ce traitement, consultez notre fiche conseil : Oligothérapie

 

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Réduire l'asthme par homéopathie 

Attention, le traitement homéopathique ne doit pas se substituer au traitement de fond de l'asthme.
Prévention
  • Santa Herba (Laboratoire Lehning®) 10 gouttes 3/jour.
  • Poumon histaminum 15CH 5 granules tous les soirs.
  • Pulmine D8 et Diaphragme D8. Prendre une ampoule en sublingual un jour sur 2 en alternance
  • Histamine D8 Prendre une ampoule en sublingual un jour sur 2 si allergie
© Jean Schweitzer | Dreamstime.com
Traitement adjuvant de la crise Attention, à donner en association avec les médicaments de la crise prescrits par votre médecin! Prendre 3 granules toutes les 10mn jusqu'à cessation de la crise.
  • Poumon histamine 15CH dans tous les cas.
  • Arsenicum album 9CH si la crise se déclenche surtout la nuit (entre 0 et 3h du matin). Se sent mieux debout à marcher ou assis, sensation de brulures dans la poitrine. Exténué après la crise. Crise d'asthme déclenchées suite à un eczéma apparemment guéri

  • Chamomilla 9CH si particulièrement irritable et cholérique pendant la crise
  • Natrum sulf 9CH si les crises sont améliorées par temps humide, le froid ou la fatigue. Crises du matin.

  • Dulcamara 9CH si la crise est déclenchée par temps de pluie

  • Ignatia 9CH si crises déclenchées après une contrariété

  • Nux vomica 9CH: Si les crises sont déclenchées après un repas

En fonction des cas

  • Ipeca 9CH si nauséeux, poumons encombrés de mucus, sifflements dans la poitrine. N’arrive pas à expectorer. Se sent mieux à l’air frais. A associer avec Blatta orientalis 9CH

  • Kalium carbonicum 9CH en cas d'expectorations grises

  • Antimonium tartaricum 9CH avec ronflements dus au mucus présent dans la poitrine (absence d'expectoration)

  • Pulsatilla :si tempérament affectueux et dépendant. Supporte très mal les pièces confinées. Se sent mieux à l’air libre.

  • Sambuscus 4CH

  • Cuprum metallicum 9CH si le spasme domine

  • Drosera 9CH si toux quinteuse prédomine

  • Phosphorus 9CH en cas de sensation de chaleur dans la poitrine

  • Kalium carbonicum 9CH avec douleurs piquantes dans la poitrine

Avant de prendre de l'homéopathie, consultez notre fiche conseil : Homéopathie

 

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Traiter l'asthme par la phytothérapie

On ne peut pas soigner une crise d'asthme par les plantes. Même si historiquement on utilisait de la poudre de datura, ou des cigarettes en contenant pour soigner la crise d'asthme, les béta-2 agonistes ou les nouveaux antileucotriènes, plus rapides et plus efficaces, n'ont pas d'équivalents en phytothérapie.

Par contre les plantes médicinales et les huiles essentielles sont d'une grande utilité pour contrôler l'évolution de la maladie asthmatique (traitement de fond).

Plantes anti-allergiques, anti-inflammatoires

Plantain (Plantago major )  

C’est une plante majeure dans le traitement de l’asthme allergique. Le plantain est anti-inflammatoire et anti-allergique.

Posologie : 30 à 60 gouttes de teinture mère par jour, à diluer dans un grand verre d'eau ou infusion prolongée (20 minutes au moins) de 100 g de feuilles de plantain par litre d'eau ou Plantain Arkogélules®: 1 gélule 3 fois par jour.

 

 

Gingembre (Zingiber officinale)

Le gingembre possède un pouvoir anti-inflammatoire.

Teinture alcoolique de gingembre : équivalant à 1 g de rhizome en 4 prises.
Pour un effet moindre, on préconise le thé de gingembre : 1 à 2 cuillerées à café de gingembre
râpé dans 1/2 litre d'eau très chaude, laisser infuser une dizaine de minutes, le récipient
couvert : une tasse 3 à 4 fois par jour.
On peut aussi utiliser le jus de gingembre directement dans la boisson ou sous forme de sirop.
Précautions d'emploi: le gingembre qui peut provoquer une irritation gastrique chez certains sujets.

Ronce (Rubus suavissimus) La ronce sucrée de Chine est anti-inflammatoire par son contenu en tanins
médicinaux, et l'expérience a prouvé qu'elle était antiallergique, donc utile pour soigner l'asthme quand la composante allergique est importante.
Le gout sucré des feuilles est dû principalement à la présence d'un hétéroside, le ruboside ou rubusoside. Le ruboside ou
rubusoside est 200 à 300 fois plus sucrant que le saccharose (sucre ordinaire), mais apporte
très peu de calories, à la manière du stévia.

L'extrait aqueux de Rubus suavissimus n'est pas que sucrant, il aussi antiallergique (utilisé comme tel au Japon). L’expérience montre que c'est un antihistaminique mais qu'il n'a pas d'effet sur la synthèse des prostaglandines E2. Les Chinois utilisent surtout les feuilles de Rubus suavissimus pour faire un thé sucré.

Précautions d'emploi: le contenu en tanin peut induire de la constipation.

Boswellia Serrata Le Boswellia, encore appelée oliban ou encens est une plante originaire d’Afrique ou d’Asie, connue pour ses propriétés anti-inflammatoires. Le principal composant actif est l'acide boswélique.
Cette plante a fait l’objet de plusieurs études qui ont révélé une efficacité dans les maladies inflammatoires
comme l’arthrite, les colites ulcéreuses et l’asthme.
On utilise la résine de cette plante
La posologie constatée est de 150 à 200 mg 3 fois par jour d’extrait contenant au minimum 60% d’acides boswéliques.4 à 8 semaines peuvent être nécessaires pour en ressentir les effets thérapeutiques.
Contre-indication : Grossesse.
Les études cliniques ont montré que chez les patients asthmatiques prenant du Boswellia durant 6 semaines, les symptômes avaient diminué de façon notable dans 70% des cas. Il semble que la résine de Boswellia inhibe la synthèse métabolique de certaines substances pro-inflammatoires, notamment les leucotriènes qui interviennent spécifiquement dans la bronchonstriction.

Plantes antispasmodiques

Thym, gingembre, aubépine, mélisse, lavande, eschscholtzia, hypericum, tilleul.


L'asthmatique est souvent une personne un peu angoissée, anxieuse, ayant du mal à s'endormir. L'expérience prouve qu'un hypnotique léger fait souvent diminuer la fréquence des crises d'asthme du milieu de la nuit.
 

Posologie : 2.5 à 5g pour ¼ à ½ litre d’eau par jour. Il convient de pratiquer une fenêtre thérapeutique tous les trois semaines pour éviter les phénomènes d’accoutumance

Plante bronchodilatatrice

Ephedra
sinica

Elle est utilisée dans la médecine chinoise depuis 5 000 ans. Les parties utilisées sont surtout les feuilles et la tige. La médecine chinoise traditionnelle l'utilise contre l'asthme et les crises de bronchite aigues.
Dans les pays occidentaux, c'est comme énergisant qu'on utilise l'éphedra, pour perdre du poids. De nos jours, Ephedra sinica est considérée en Europe comme obsolète, même chez les médecins avec une orientation phytothérapeutique.
Précautions d’emploi :
Son caractère stimulant peut provoquer une augmentation de la pression artérielle et une augmentation ou irrégularité des battements cardiaques sur une période de consommation prolongée. Les complications peuvent alors causer des hémorragies cérébrales, des arythmies cardiaques pouvant déboucher sur des arrêts cardiaques.
L'usage prolongé peut induire anxiété, tremblements et
insomnies.

Euphorbe

 

L'euphorbe (Euphorbia hirta) est surtout utilisée en Afrique.

La plante entière fraiche est utilisée en décocté comme antiasthmatique, dans les bronchites et maladies respiratoires. Mais dans un grand nombre de pays tropicaux, les indications principales de la plante que l'on retrouve sont antidiarrhéique et antiamibien.
Elle est principalement utilisée pour ses vertus anti-asmathique au Burkina Faso, au Nigeria et dans plusieurs pays d’Asie

 

Avant de procéder à ce traitement, consulter attentivement notre fiche conseil : Phytothérapie

 

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Prévention et traitement du terrain asthmatique par gemmothérapie

Mg du système nerveux central
  • Crataegus oxyacantha Bg Mg1DH (aubépine) intéressant en cas d'asthme nerveux
  • Viburnum lantana  Bg Mg1DH (Viorne mancienne) exerce une action sédative sur le système nerveux végétatif pulmonaire et permet de lever le spasme bronchique.

Ce traitement peut être donné aux jeunes enfants comme aux adultes à la posologie de 1mg/Kg/jour chez l'enfant et 50 à 100 gouttes de chaque par jour pour un adulte.

Mg antihistaminique Desmodium Bg Mg1DH: Anti-anaphylactique, antiasthmatique et antispasmodique par diminution de la libération d'histamine et de spasmogènes aux niveaux intestinal et pulmonaire. Prendre 1 à 2 cuillère à café/jour pendant 1 mois.
Mg à tropisme pulmonaire
  • Abies pectinata Bg Mg1DH (Sapin pectiné): Excellent trophique pulmonaire. Il est aussi indiqué chez les enfants ayant des petits retards de croissance par une action ostéoblastique (croissance de l'os)
  • Viburnum lantana Bg Mg1DH (Viorne lantane): Sédatif du système nerveux végétatif pulmonaire et inhibe le spasme bronchiolaire. Elle est principalement indiqué en cas d'asthme, de bronchites asthmatiformes et de bronchiolites. En cas de bronchites asthmatiformes plus chroniques et obstructives, on peut l'associer avec Rubus fruticosus  Mg1DH (Ronce)
Mg anti-inflammatoire
  • Rosa canina Bg Mg1DH pour agir sur l'inflammation bronchique. 50 gouttes matin et soir
  • Ribes nigrum Bg Mg1DH. Les extraits de bourgeons de cassis, anti-inflammatoires, possèdent un effet thérapeutique qui rappelle celui des corticoïdes, mais sans en avoir les effets secondaires.
    On peut les utiliser au long cours par cure de plusieurs semaines aussi bien chez l'enfant que
    l'adulte. Ribes nigrum bourgeons macération glycérinée 1 D : 50 à 100 gouttes par jour reparties en 2 à 3 fois

Avant de procéder à ce traitement, consulter attentivement notre fiche conseil : Gemmothérapie

 

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Agir sur l'asthme par aromathérapie

Avant d'utiliser les huiles essentielles au cours d'une crise, appliquer quand tout va bien, les huiles essentielles séparément dans le pli du coude pour s'assurer de l'absence d'allergie. A n'utiliser qu'en cas d'absence de réaction cutanée

2gouttes de chaque à appliquer sur le thorax. Répéter toutes les 30 minutes si besoin.

Contre indiqué chez les enfants de moins de 12 ans, déconseillé pendant la grossesse et l'allaitement

Avant de procéder à ce traitement, consulter attentivement notre fiche conseil : Aromathérapie

 

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Quand faut-il consulter un médecin?

Surveiller les signes suivants

© Tibor Varga | Dreamstime.com
  • En cas de surconsommation de bronchodilatateurs inhalés.
  • Chute brutale du DEP mesuré par un débitmètre de pointe
  • Altération de l'état général (Les troubles du sommeil et les réveils nocturnes accompagnés de toux, fatigue, fièvre...
  • Persistance du sifflement
  • Faire une épreuve fonctionnelle respiratoire (mesure du VEMS) tous les 3 à 6 mois en cas d'asthme sévère, tous les 6 à 12 mois pour un asthme modéré ou léger et une fois par an pour les asthmes intermittents.
  • Faites le test de contrôle de l'asthme. Si votre score est inférieur à 20,votre asthme n'est peut être pas contrôlé. Consulter votre médecin et apportez lui les résultats de ce test pour en discuter avec lui.
  • Demandez un avis à votre médecin pour les précautions à prendre et le choix du sport.

Dans ces cas, une consultation médicale s'impose

 
 

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Voies de recherche sur l'asthme

Vaccin contre l'asthme allergique les chercheurs de l'Inserm et du CNRS* (« Institut du thorax » CNRS /Inserm /Université de Nantes) ont mis au point un vaccin novateur contre un des allergènes les plus rencontrés chez les patients asthmatiques. L'administration directe du vaccin dans le muscle d'une souris asthmatique grâce à un nanovecteur réduit significativement l'hypersensibilité à l'allergène et la réponse inflammatoire associée.

Cette technique de vaccination est exclusivement axée sur l'ADN de la substance allergisante, soit contre l'allergène Dermatophagoides farinae (Derf1).

«Plutôt que d'administrer des extraits d'allergènes de manière répétée afin de diminuer la sensibilité, nous avons travaillé à partir de séquences d'ADN spécifiques responsables de l'allergie. Quelques études ont montré le potentiel thérapeutique de cette stratégie, mais il fallait trouver des techniques s'assurant de la faisabilité chez l'homme», indique l'un des principaux auteurs de l'étude.

Testé sur un modèle de souris asthmatiques, le vaccin en question, qui nécessite deux injections intramusculaires réalisées à trois semaines d'intervalle, a provoqué la fabrication d'anticorps spécifiques anti Derf1. Autre réaction observée: une diminution significative de l'hypersensibilité des voies aériennes chez les souris asthmatiques.

*Sources : Inserm: Human Gene Therapy, mars 2012; « DNA/amphiphilic block copolymer nanospheres reduce asthmatic response in a mouse model of allergic asthma »; Fanny Beilvert 1,2, Adrien Tissot 1,2,3, Marie Langelot 1,2,3, Mathieu Mével 1,2, Benoit Châtin 1,2, David Lair1,2, Antoine Magnan 1,2,3 and Bruno Pitard 1,2,4 1 Inserm, U915, Nantes, F-44000 France 2 Université de Nantes, IRT-UN, l’institut du thorax, Nantes, F-44000 France 3 CHU Nantes, L’institut du thorax, Service de Pneumologie, Plate-Forme Transversale d’Allergologie, Nantes F-44000, France 4 INCELLART, 1 place Alexis Ricordeau, Nantes, F-44093 Cedex 1 France

Chimokine CX3CL1 et récepteur aux substances amères  

Cette chimokine est suspectée intervenir dans l'allergie respiratoire. Une réduction des symptômes respiratoires a été retrouvée chez des souris traitées par un antagoniste du récepteur de cette chimokine: le récepteur CX3CR1, encore appelé récepteur aux substances amères.

Selon les auteurs de ces études, le mécanisme d'action des récepteurs aux substances amères est différent du mécanisme d'action des récepteurs bêta-2 adrénergiques et ces 2 familles de molécules pourraient avoir un effet additif! Affaire à suivre...

 

BCG inactivé = BCG tué EFD dans le traitement de l'asthme

Des chercheurs de l’Institut Pasteur (l'équipe du Pr Marchal) ont vacciné des cobaye et souris avec le BCG tué EFD. Les rongeurs traités ne présentaient plus de manifestations asthmatiques.

Ce sont les Japonais qui ont eu pour la première fois, l'idée de vacciner par le BCG pour protéger de l'asthme car dans certaines régions urbaines, où la vaccination antituberculeuse est réalisée dès la naissance avec contrôle systématique à 6 et 12 ans, les médecins nippons avaient observé que les enfants faisaient 2 à 3 fois moins d’asthme. »
Le BCG utilisé dans la prévention de l'asthme est un déshydraté. Il ne s’agit pas d’un vaccin antituberculeux « Le BCG EFD (pour Extended Freeze-Drying en anglais), est une souche inactivée par déshydratation; il contient moins de 1,5 % d’eau et la bactérie est tuée. Contrairement au BCG classique, le BCG déshydraté n’entraine aucune sensibilisation et peut être injecté plusieurs fois. Ce vaccin modifié n’interfère ni avec la tuberculose ni avec le vaccin antituberculeux

D'après les auteurs de cette étude, la réponse anti-inflammatoire serait médiée par la production de cellules T régulatrices via les cellules dendritiques. « Le BCG EFD induit des cellules du système immunitaire, les cellules dendritiques plasmacytoïdes . Ces cellules présentatrices d’antigènes entrainent à leur tour la production de cellules T régulatrices. Ce sont elles qui contrôlent la réponse inflammatoire, de manière identique à ce qui se passe spontanément au cours d’une maladie inflammatoire. »

Deux formes d’inflammation sont impliquées suite à cette vaccination BCG EFD.
Le BCG EFD a été testé dans deux espèces animales, le cobaye et la souris, chacune présentant une forme d’inflammation différente. « Chez l’homme, il existe deux composantes dans l’asthme, poursuit le médecin. À la fois une inflammation des muqueuses, comme chez le cobaye, et une inflammation cellulaire, comme chez la souris. Le fait d’avoir obtenu des résultats satisfaisants dans les deux espèces est rassurant pour les essais à venir chez l’homme. »

Pour leurs travaux, les chercheurs ont utilisé des rongeurs développant une forme sévère d’asthme après des administrations répétées d’allergène par voie nasale. Dans le groupe non traité, le décès de l’animal peut survenir lors de l’épreuve finale d’inhalation de l’allergène. à l’inverse, dans le groupe traité, les paramètres respiratoires sont quasiment normaux. « Après l’administration de BCG EFD, la protection lors d’un nouveau contact avec l’allergène persiste pendant plusieurs mois. Trois à quatre mois plus tard, le produit n’est plus actif et une nouvelle injection peut être effectuée. » Différents allergènes ont été utilisés, ovalbumine et extraits de pollens de graminées. Le procédé pourrait s’apparenter aux désensibilisations en allergologie, à ceci près que les cellules T régulatrices sont d’action large et non pas spécifique d’un allergène donné.

Des essais chez l’homme sont prévus prochainement chez des adultes atteints d’asthme modéré. « On espère ainsi pouvoir stabiliser la maladie et sa sévérité, diminuer le recours aux bronchodilatateurs et la corticothérapie au long cours. » Pas de crainte particulière pour la tolérance. « Entre la dose minimale active et la dose maximale tolérée, il existe un facteur multiplicateur de 1000.La technique de fabrication est simple, mais, patience, il faut attendre les résultats des essais cliniques et compter au minimum trois ou quatre ans avant d’envisager l’utilisation du produit en pratique.

 
 

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Maitrisez-vous bien votre maladie?

Ce questionnaire permet de faire le point sur vos connaissances et sur votre manière de vous traiter. Il est à réaliser avec un professionnel de santé (médecin ou pharmacien) afin d'avoir les bons conseils pour mieux gérer votre maladie et mieux vous prendre en charge;

Parce que votre meilleur coach santé c'est vous!

Connaissance de votre maladie et des facteurs de risque

Connaissez-vous les chiffres de votre DEP?  
Avez-vous des crises diurnes? (maitrisé ≤2/semaine, partiellement maitrisé >2/semaine, non maitrisé: crises quotidiennes)
Avez-vous des crises nocturnes? (maitrisé <1nuit/semaine, partiellement maitrisé ≥1nuit/semaine, non maitrisé: difficulté à dormir ou symptômes persistant durant le sommeil)
Combien de fois par semaine avez-vous recours à un bronchodilatateur d'action courte? (maitrisé ≤2doses/semaine, partiellement maitrisé ≥ 2doses/semaine, non maitrisé: plusieurs doses par jour)
Combien de temps êtes vous soulagé après avoir eu recours à un bronchodilatateur d'action courte? (maitrisé soulagement > 4 heures, non maitrisé soulagement < 4 heures)
Connaissez-vous les facteurs déclenchants de votre asthme? (pro-inflammatoires, irritants, mixtes). Que proposez-vous pour minimiser l'exposition à ces facteurs déclenchants?
Avez-vous limité les risques environnementaux (animaux domestiques, chambre à coucher, Tapis, moquette, humidificateur...). Avez-vous subi des tests d'allergie. Etes-vous allergique? Que proposez-vous pour limiter l'exposition à ces facteurs déclenchants?
Connaissez-vous les situations d'urgence devant vous conduire à consulter impérativement votre médecin traitant?

Gestion de votre traitement

Comprenez-vous vos médicaments prescrits en lisant votre ordonnance?  
Avez-vous des difficultés avec vos médicaments?  
Connaissez-vous l'indication et les effets indésirables de tous vos médicaments prescrits pour votre asthme?
Comment prenez-vous votre traitement (schéma posologique, utilisation des dispositifs d'inhalation)?
Comment faites vous pour ne pas oublier vos prises de médicament?  
Etes-vous capable de citer le nom de tous vos médicaments?  
Reconnaissez-vous facilement les médicaments génériques prescrits ou substitués?  
Avez-vous toujours votre ordonnance sur vous?

Observance de votre traitement

Vous est-il arrivé d'oublier un ou plusieurs médicaments?  
Dans quelles circonstances avez-vous déjà oublié vos médicaments  
Que faites-vous lorsque vous oubliez un ou plusieurs médicaments?  
Que faites-vous en cas d'effets indésirables avec un médicament?  
Savez-vous quelles conséquences peut avoir un oubli?
 
 
 

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Index juridique

Déclaration d'intérêts: L'auteur déclare ne pas avoir de conflits d'intérêts en relation avec cet article.

Cet espace de conseils sur les médicaments et la santé  ne remplace en aucun cas le diagnostic et les conseils d'un médecin ou d'un pharmacien. Les informations mises à jour et publiées sur ce site sont à titre strictement indicatifs. Il ne faut en aucun cas utiliser ces informations à but de diagnostic. Nous ne pourrons pas être tenu responsable d'une mauvaise interprétation de son contenu ni de l'état de santé du lecteur, qu'il soit antérieur ou ultérieur à la consultation de ces fiches conseil.

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