|
La prévalence
de l'asthme est en constante augmentation (environ 1000 décès par an
en France; il concerne plus de 4 millions de personnes).
Cette prévalence augmente régulièrement dans les pays industrialisés
du fait de la présence croissante d'allergènes.
D'après
l'enquête Santé et Protection Sociale (2006), 6 asthmatiques sur
10 ont un
contrôle insuffisant de leur asthme. |
L'asthme
est une maladie inflammatoire chronique des bronches avec
bronchoconstriction et inflammation des bronches. L'asthme est une
maladie multifactorielle, dans la moitié des cas d'origine
allergique. Les bronches du
patient
allergique
réagissent exagérément à certains stimuli (air froid et sec,
allergènes, polluants...). Cette hyperréactivité
bronchique (impliquant mastocytes, polynucléaires éosinophiles,
lymphocytes...) a pour conséquence l'inflammation des bronches.
Ce phénomène inflammatoire entraine un œdème, une contraction du
muscle lisse bronchique (bronchospasme) et une hypersécrétion
bronchique. Le calibre des bronches est donc rétréci, l'expiration
est difficile (dyspnée sifflante) et peut parfois mettre en
jeu le
pronostic vital.
Ce syndrome
aigu entraine au long cours une détérioration de la fonction
respiratoire. |
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Comment
l'asthme se manifeste-t-il? |
La crise
d'asthme classique
se manifeste par des symptômes de courte durée (de
quelques minutes à quelques heures), d'apparition
brutale et réversibles spontanément ou sous traitement.
Les signes cliniques sont variables et diversement
associés: crise d'essoufflement aigue, dyspnée avec ou sans sifflements expiratoires,
toux sèche qui ne
passe pas,
oppression thoracique, expectoration, difficulté à respirer
profondément, respiration sifflante, ou un
essoufflement à l'effort. Un facteur déclenchant est
souvent retrouvé.
Les manifestations de l’asthme peuvent survenir à
n’importe quel moment de la journée, mais elles
surviennent surtout en pleine nuit ou au petit
matin (la personne asthmatique se réveille parce
qu’elle a du mal à respirer ou à cause de la
toux). L’intensité
des symptômes de l’asthme peut être très variable,
allant d’une simple gêne à une véritable sensation
d’étouffement.
La durée d’une crise d’asthme
peut varier considérablement selon les individus,
les circonstances déclenchantes, ainsi que la nature
et le début du traitement. La crise d’asthme peut
ainsi durer quelques minutes ou s’étendre sur
plusieurs jours.
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Facteurs déclenchants de l'asthme |
Lorsque l'on est asthmatique, il est important de connaitre ses
propres facteurs déclenchants de son asthme.
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Facteurs irritants et pro-inflammatoires |
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Facteurs irritants |
- Air froid ou variation de
température ou de taux d'humidité
-
Stress
- Exercice physique (asthme
d'effort)
- Odeurs fortes (produits
chimiques)
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Facteurs pro-inflammatoires |
- Allergènes (cf: lutter contre les
allergènes)
- Infections respiratoires hautes
et ORL
- Produits industriels
|
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Facteurs irritants et pro-inflammatoires |
-
Tabac (fumée)
- certains médicaments (aspirine,
AINS)
- Additifs alimentaires (sulfites)
- Polluants
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Comment
l'asthme évolue-t-il? |
Même en l'absence de crises, l’asthme reste souvent
actif au niveau des bronches.
Chez une personne asthmatique qui ne prend pas de
traitement,
l’inflammation des bronches persiste à des degrés
divers, expliquant le caractère irritable des
bronches. La paroi des bronches peut alors devenir
encore plus irritée si elle est en contact avec des
substances agressives (fumée de cigarette, produits
chimiques, polluants, parfums, etc.) ou exposée à
une substance allergisante à laquelle elle est
sensibilisée.
En l’absence de traitement, cette
inflammation chronique est responsable d’un
gonflement des parois des bronches. Parce que cette
paroi devient plus épaisse, l’air a moins de place
pour circuler à l’intérieur des bronches.
L’inflammation chronique est également responsable
de la sécrétion de mucosités, ce qui contribue
également à obstruer les bronches. Ainsi, même en
dehors d’une crise d’asthme, certaines personnes
asthmatiques ont des difficultés pour respirer.
Seul un
traitement
chronique et bien mené peut rétablir le calibre des
bronches et améliorer la qualité de vie d'un patient
asthmatique.
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L'asthme
commence dès la vie in utéro. C'est est la première maladie chronique de l'enfant, sa prévalence
variant de 7 à 15% selon l'âge. Le couple
asthme
allergie, très fréquent chez l'enfant, définit l'asthme
allergique ou extrinsèque: 50% des enfants asthmatiques ont un
terrain allergique.
L'eczéma
est souvent la première manifestation qui apparait chez un enfant
allergique : il peut, quelques années plus tard, s’accompagner d’un
asthme dans 20 à 30 % des cas.
La prévalence des allergies respiratoires
augmente et touche de plus en plus les jeunes générations. Cette
augmentation est plus liée à l'environnement (pollution,
tabagisme passif) qu'à des causes
génétiques. La prématurité prédispose à la maladie.
L'asthme
de l'enfant est environ deux fois plus fréquent chez le garçon que
chez la fille. Cette différence s'atténue à l'adolescence avec un
sex-ratio finalement équilibré chez l'adulte.
L'hospitalisation de l'enfant est de règle avant 3 mois. |
|
Comment protéger son futur bébé de l'asthme?
 |
Un enfant à risque est un enfant dont un parent
proche au moins souffre d'allergie
(asthme,
rhinite,
conjonctivite...)
-
Ne pas
fumer pendant la
grossesse
-
Aucun régime alimentaire «
hypoallergénique » pendant la grossesse n’a démontré son
efficacité. Cependant, chez les femmes enceintes asthmatiques ou
allergiques, la consommation d’aliments allergisants comme la
cacahuète est déconseillée pendant la
grossesse.
-
Préférer l'allaitement
au sein, ou à défaut, l'utilisation d'un
lait hypoallergénique.
Sachez que les allergènes peuvent aussi passer dans le lait. Ne
pas diversifier trop tôt l'alimentation de votre bébé.
-
Eviter l'excès
d'hygiène pendant la
grossesse*. Le
contact de certaines bactéries avec le fœtus (vie à la ferme,
animaux domestiques...) pourrait inhiber le développement de
cellules immunitaires responsables de différentes manifestations
allergiques.
* European
Respiratory Journal Septembre 2008:32(3):603-11
|
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Évolution de l'asthme chez l'enfant |
L'asthme
est une maladie variable dont l'évolution est souvent
imprévisible.
-
L'absence de signes d'atopie ou d'antécédent
d'atopie dans le famille est associé à un asthme du
nourrisson de bon pronostic.
-
Par
contre, la présence d'antécédents atopiques familiaux, d'eczéma
ou l'apparition de tests cutanés positifs aux pneumallergènes
est souvent associée à une chronicisation de l'asthme après 6
ans.
-
La
disparition des crises d'asthme à la puberté est observée dans
environ 30% des cas.
|
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L’évolution de l’asthme chez
la
femme enceinte
est imprévisible. Au cours de la
grossesse,
l'asthme s'améliore chez un tiers des femmes
asthmatiques, il reste stable chez un autre tiers et
s'aggrave pour le dernier tiers des futures mamans.
Le risque d'aggravation est plus grand :
-
si la femme
fume,
-
si le
traitement de fond
est interrompu ou mal suivi,
-
si l'asthme était initialement sévère.
Le risque d'aggravation est
également plus important pendant le troisième
trimestre de la
grossesse,
justifiant une surveillance plus attentive de l'asthme. Après l'accouchement,
l'asthme retrouve son état antérieur, généralement
en un trimestre.
|
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Suivi de la
grossesse chez une femme asthmatique |
Un asthme maternel
bien traité et bien
équilibré ne pose pas de problème pour l’enfant à
naitre.
Des risques de prématurité, un plus faible poids de
naissance et quelques rares anomalies ont été
signalés chez des enfants nés de mère asthmatique.
Cependant, ces problèmes ne semblent pas survenir si
le
traitement
de l’asthme est bien pris et si l’asthme est bien
contrôlé.
Le risque le plus important pour le fœtus serait de
souffrir d’un manque d’oxygène si la mère faisait
une crise d’asthme
sévère. C’est pourquoi il faut tout faire pour
prévenir l’apparition des crises : suivre
rigoureusement son
traitement de fond
et éviter les facteurs déclenchants.
Parmi tout l'arsenal thérapeutique de l'asthme,
seuls les
antileucotriènes ne
doivent être pris au cours de la
grossesse
qu'en cas de nécessité absolue.
|
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Comment vivre avec son asthme?
Conseils pour adultes et enfants
asthmatiques |
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Dans 50% à
60% des cas, en particulier chez l'enfant et l'adulte jeune,
l'asthme est d'origine allergique. |
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Éviter les
allergènes
Une éviction
stricte des allergènes connus doit être pratiquée.
|
-
Éliminer
les allergènes:
acariens, animaux domestiques, moisissures,
pollen. Pour en savoir plus, consultez notre fiche conseil:
Comment éliminer les acariens?
-
Éviter de fumer
ou de s'exposer à la fumée secondaire, car la
fumée de tabac irrite les sinus et les voies respiratoires.
La cigarette induit un resserrement des bronches, une
augmentation de la sécrétion du mucus, un engorgement des voies
respiratoires et une toux d'irritation. Entre 15 et 25% des
fumeurs risquent de développer une broncho-pneumopathie
chronique obstructive: la fameuse toux du
fumeur (ou BPCO).
-
En cas
de "rhume des foins", fermer les fenêtres .
Sortez
juste après une pluie (la concentration en pollen dans l'air est
moins forte à ce moment là). Portez des lunettes de soleil
pendant les périodes de floraison pour éviter les
conjonctivites allergiques. Choisir les destinations les moins
riches en pollen pour vos vacances (montagne ou bord de mer).
Lavez vos draps et taies d'oreiller une fois par
semaine, lavez souvent vos cheveux (surtout s'ils sont
longs) pour éliminer toute trace de pollen. Suivre les
prévisions polliniques sur
www.pollens.fr
-
Ne pas
laisser trainer des aliments susceptibles de moisir (fruits,
légumes, aliments humides...) et se méfier des bacs à fleurs
dont la terre est recouverte de moisissures blanchâtres.
-
Proscrire
les produits trop parfumés: bombes, sprays insecticides,
produits d'entretien...
Connaitre la liste des allergènes pour lesquels
vous êtes allergique,
pensez aussi aux
allergènes alimentaires (arachide, soja...)
responsables de 2% des asthmes. Des allergènes professionnels (farine de
céréales, isocyanates, aldéhydes, latex...)
Indiquez le à votre entourage, à votre médecin, en cas
d'hospitalisation...
-
En cas
d'allergie alimentaire: en complément du régime
d'éviction: nettoyer les ustensiles de cuisine et planches à découper en
contact avec les aliments en cause. Ne pas respirer ces aliments afin
d'éviter une
allergie par inhalation (les allergènes des crustacés sont très
volatils). Éviter de les manipuler ou lavez-vous les mains ensuite. Apprenez
à votre enfant à ne pas partager les collations, les ustensiles, les
pailles...
|
|
Une
désensibilisation peut être envisagée mais elle est plus efficace
chez les enfants et les adultes jeunes. Il est essentiel que
l'asthme soit bien équilibré avant de commencer une
désensibilisation. |
|
Se
contrôler |
|
 Éviter ou
contrôler les
autres facteurs d'aggravation |
- Atteinte des
voies aériennes supérieures (rhinite,
rhino sinusite chroniques ) et de
la sphère ORL
-
Tabagisme
et
autres irritants (polluants atmosphériques, irritants professionnels...)
- Changement de
temps (froid). Sortir avec une écharpe sur le nez et autour du cou par
temps froid et sec.
-
Effort
physique
-
Attention à l'automédication!
Certains médicaments aggravent l'asthme (bêtabloquants,
aspirine,
AINS) Les
antitussifs
opiacés ou sédatifs sont contre indiqués car ils
entrainent une
dépression respiratoire. Les aérosols sont contre-indiqués car ils peuvent
causer une irritation locale.
-
Obésité
-
Reflux
gastro-oesophagien
-
Infections
virales et bactériennes respiratoires.
Grippe: Se
faire vacciner contre la grippe.
-
Hormones :
apparition d'asthme en période
péri ménopausique, ou
asthme exacerbé en période
prémenstruelle
-
Facteurs
psychologiques (stress,
anxiété, émotions fortes)
|
|
Alimentation
 |
Augmenter les apports en
vitamine C et en
Vit B6. Augmenter la consommation
d’oignions (anti-inflammatoire)+ 2 tasses de café
fort/jour |
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Pratique
d'une activité physique
 |
Il est
prouvé que la pratique régulière d'une activité physique réduit
l'hyperventilation et l'obstruction des bronches, améliorant
ainsi la tolérance à l'effort, quel que soit l'âge du patient
asthmatique. Marcher pour aller à l'école ou au travail, sortir
son chien, monter les escaliers plutôt que de prendre l'ascenseur
(inspirer sur 2 marches et expirer sur une marche). Prendre son vélo
à la place des transports en commun, bouger...
|
Quel sport choisir pour un asthmatique? |
|
La natation en piscine ou en mer chaude est le
sport le plus adapté et recommandé en raison de sa
pratique en air chaud et humide. Les sports nautiques
(canoë kayak...) sont aussi recommandés. Attention le
canotage ou la planche à voile ne doivent jamais être
pratiqués en solitaire... |
|
Les sports en salle sont recommandés
à condition
de procéder à un échauffement progressif. Les
sports de combat sont bien tolérés s'ils sont effectués
dans des locaux propres. Les sports de balle ou de
ballon sont assez bien supportés car il s'agit de sports
séquentiels. |
|
Quels sont les sports déconseillés chez l'asthmatique? |
|
L'équitation
est déconseillée chez l'asthmatique
allergique en raison du risque de sensibilisation
allergique. |
|
La course à pied
réalisée avec une intensité
élevée |
|
Les sports pratiqués en altitude
imposent d'être
pratiqués en groupe et avec un suivi médical. |
|
Quels sont les sports contre-indiqués chez
l'asthmatique? |
|
Seule la plongée sous-marine avec bouteille est
légalement contre-indiquée. |
|
Dans tous les cas, demandez un avis à votre médecin pour les
précautions à prendre et le choix du sport. |
Prévention de
l'asthme d'exercice: s'échauffer progressivement avant
l'exercice en respirant par le nez. Éviter la course à pied,
notamment par temps froid et sec ou respirer au travers d'une
écharpe ou d'une cagoule afin de préchauffer l'air que vous
respirez.
Éviter la pratique sportive lors des pics de pollution. Inhaler un
broncho-dilatateur d'action rapide 10 à 15mn avant l'exercice.
Le recours à un bronchodilatateur d'action longue permet de
protéger les sujets ayant une activité sportive supérieure à 60
minutes par jour. Si la symptomatologie à l'effort persiste
malgré un traitement préventif, le recours aux corticoïdes
inhalés en prise quotidienne doit être envisagé. Avoir toujours
dans sa poche ou dans son sac de sport un
broncho-dilatateur d'action courte à
inhaler en cas de gêne respiratoire.
|
|
Asthme d'effort |
|
L'effort soutenu réalisé principalement en air froid
et sec entraine chez certains sujets, un
rétrécissement transitoire du calibre des bronches.
C'est cette bronchoconstriction passagère qui est
appelée "asthme d'effort" ou "asthme post exercice". Il
est observé chez 90% des enfants et des adolescents
asthmatiques.
Asthme d'effort typique: essoufflement avec
sifflement apparaissant 5 à 10mn après un exercice
intense. Sa durée est limitée à 20 à 60minutes et est
suivie d'une période réfractaire durant laquelle le
risque de survenue d'une crise est très faible Toux spasmodique d'effort:
elle peut être le
premier signe de l'hyperréactivité bronchique Dyspnée d'effort:
elle peut être le reflet d'une
obstruction bronchique, mais aussi d'une pathologie
cardiaque. Une consultation médicale est indispensable
pour le diagnostic différentiel. |
|
Que faire en cas d'asthme d'effort? |
|
Cesser l'effort. Utiliser 2 bouffées de
bêta-2 mimétique en spray.
Se relaxer, se réhydrater. Attendre une dizaine de
minutes. Si la gêne respiratoire persiste, consulter. |
|
|
Vacances,
voyages, déplacements |
Tout
changement de lieu de vie représente pour un asthmatique un facteur
de risque potentiel:
-
Consultez votre médecin
avant un voyage important, en
particulier à l'étranger. l'asthme doit être équilibré sinon
retarder son départ en cas de crise.
-
Emportez une quantité suffisante de médicaments et gardez
la prescription de votre médecin sur vous (surtout pour les
voyages à l'étranger). Partez avec un
débitmètre de pointe.
-
Emportez sur vous un plan d'action personnalisé écrit rempli
avec le médecin pour connaitre la conduite à tenir en cas de
crise. Se renseigner, lorsque l'on part pour l'étranger, sur les
numéros d'urgence médicale.
-
Idéalement votre
trousse de voyage doit aussi comporter une:
-
En
avion: Prenez les médicaments (accompagnés de l'ordonnance)
dans les bagages à main (prévoir un sac en plastique transparent
de 20X20cm pour les médicaments liquides et en aérosol doseur).
-
Renseignez-vous sur les
conditions de logement sur le
lieu de vacances. Éviter les destinations isolées sans
ressources médicales ou fortement polluées (Mexico, Athènes
Pékin...)
-
Éviter les
facteurs liés à l'environnement, pouvant
déclencher des manifestations
allergiques, comme les contacts
avec les animaux (chat, chien, cheval, lapin...) quand on est
allergique.
-
En
cas d'allergie au pollens, renseignez-vous sur les périodes de pollinisation en fonction du lieu de séjour et
de la période de l'année.
-
Les
asthmatiques se portent souvent bien à la montagne, sauf à très
haute altitude. En cas de séjour au delà de 2000 / 2500
mètres, consulter un médecin avant le départ.
|
|
Tousse
d'urgence: |
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Un flacon du
bronchodilatateur bêta 2 agoniste
habituel, 1 Bricanyl® ou Ventoline®
0,5mg/l
injectable,
|
|
Un corticostéroïde injectable ou en comprimés,
|
|
Des
seringues de 2ml, des aiguilles pour injection sous cutanée, du
coton, de l'alcool à 70°. |
|
|
Conseils
sur le traitement de l'asthme |
|
Respecter la
prescription médicale: nom du produit, dose et durée du traitement |
|
Ne jamais
interrompre le traitement même en l'absence de symptômes |
|
Utiliser
correctement les systèmes d'inhalation et maitriser
les
techniques
d'inhalation |
|
Savoir nettoyer
le ou les systèmes d'inhalation. |
|
Savoir réduire
les effets secondaires des anticholinergiques et des corticoïdes. |
|
Être capable
d'évaluer les doses restantes dans les inhalateurs. |
|
Avoir toujours
un inhalateur d'avance notamment pour le traitement de la crise (pour
éviter d'être pris au dépourvu à la fin du flacon!) |
|
Évaluer la
fonction respiratoire |
|
Si une seconde
dose de médicament est nécessaire, attendre 1 minute après la première
dose |
|
Prendre ses
médicaments dans l'ordre: d'abord le broncho-dilatateur, puis le corticoïde |
|
Pour les
inhalateurs de poudre sèche, ne jamais expirer quand l'embout est dans la
bouche, l'humidité de l'air expiré altérant le fonctionnement de
l'appareil |
|
|
Reconnaitre les signes d'aggravation de la maladie
|
-
Surconsommation de
bronchodilatateurs inhalés.
-
Chute
brutale du
DEP mesuré par un
débitmètre de
pointe
-
Altération de l'état général (fatigue,
fièvre...)
-
Persistance du sifflement
|
|
 |
Dans ce cas, un consultation médicale s'impose! |
|
|
Quelles sont les situations d'urgence? |
|
|
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L'asthme aigu
grave est une crise inhabituelle dans son intensité, résistante au
traitement usuel et mettant en jeu le pronostic vital du patient car
elle peut entrainer un bronchospasme suraigu pouvant entrainer le
décès du patient en quelques heures ou en quelques minutes.
En France
près de 1000 personnes dont cinquante enfants meurent d'asthme
chaque année. |
|
Crises
aigués paroxystiques |
La personne
est assise, angoissée, polypnéique, a du mal à parler. Il présente
une dyspnée expiratoire sifflante, un thorax distendu, des râles
sibilants bilatéraux, voire une cyanose et une tachycardie |
|
Attaques
d'asthme |
Succession
rapide des crises d'asthme sans réductibilité satisfaisante
intercritique. L'existence de réveils nocturnes doit attirer
l'attention. Ces attaques peuvent annoncer un état de mal
asthmatique. |
|
Etat de mal
asthmatique (asthme aigu sévère) |
Cet asthme
sévère et permanent entraine une hypoventilation aigue grave,
asphyxique (DEP≤60) s'installant en plusieurs jours à la suite d'une attaque
d'asthme ou, plus rarement, d'apparition rapide. Un bilan complet
(radiographie du thorax, gaz du sang) est indispensable pour en
évaluer le pronostic. |
|
Comment évaluer la sévérité de l'asthme ? |
|
|
Facteurs
retenus |
-
l'âge: avant 4 ans et à l'adolescence
-
les
antécédents d'hospitalisation, surtout en réanimation et
en soins intensifs
-
Existence d'un
trouble ventilatoire intercritique avec VEMS
ou DEP <60% de la valeur théorique
-
Intolérance aux
AINS
-
La
non-compliance et la corticophobie
-
L'incompréhension ou la
mauvaise utilisation du traitement
-
L'environnement défavorable (allergènes,
tabagisme,
irritants professionnels) et les difficultés d'accès aux
soins (problèmes sociaux)
|
|
Comment utiliser un
débitmètre de pointe ou Peak Flow? |
 |
|
Les mesures se font au réveil et le soir. Les
valeurs du matin sont souvent plus basses que le
soir. |
|
Placer le curseur au bas de l'échelle numérique sans mettre
les doigts dessus. |
|
Se tenir debout |
|
Inspirer profondément |
|
Placer le débitmètre à la bouche en serrant bien les lèvres |
|
Souffler d'un seul coup, le plus fort et le plus vite possible
l'air des poumons |
|
Relever la valeur de DEP obtenue |
|
Répéter la manœuvre 2 fois |
|
Enregistrer la meilleure des 3 mesures |
|
Noter le résultat dans le cahier de suivi fourni
avec l'appareil. |
|
Résultats du DEP |
|
Zone verte= asthme contrôlé |
|
DEP>80% de l'optimum du patient, symptomatologie
minimale, pas de perturbation du sommeil. Ne pas
modifier son traitement |
|
Zone orange= vigilance |
|
DEP entre 60 et
79% de l'optimum, symptômes
cliniques. Nécessité d'une consultation médicale
pour modifier ou ajuster le traitement |
|
Zone rouge= alerte (crise) |
|
DEP<60% de l'optimum,
gêne quotidienne ou au
repos. Mise en place du traitement de la crise
et consultation d'urgence chez le médecin |
|
|
Evaluer
sa fonction respiratoire= Mesure du
DEP
(débit
expiratoire de pointe) |
Le
DEP est le débit d'air maximal atteint au cours d'une
expiration forcée. il correspond à l'intensité de l'obstruction
des voies aériennes ou de leur constriction. Le DEP mesure la
vitesse maximale de sortie de l'air contenu dans les poumons. Sa
valeur est exprimée en L/mn. Elle varie selon le sexe, l'âge et
la taille. Il est mesuré à
l'aide du débitmètre de pointe (ou "peak flow meter") qui
permet de comparer le DEP du patient au DEP théorique (en
fonction du sexe, de la taille et de l'âge). |
|

Le DEP est un outil efficace de surveillance de l'asthme si
les mesures sont effectuées régulièrement et que l'expiration
forcée est bien réalisée.
Le DEP
idéal à atteindre en cas de traitement de l'asthme est déterminé
par votre médecin. Si la valeur mesurée est > 80% du DEP, on se
situe en zone verte, entre 60 ET 79%, on se situe en zone orange
et <60%, il faut consulter rapidement.
Sources d'erreur du DEP:
mauvais entretien du débitmètre, expiration insuffisante,
crachement ou toux à l'expiration, altitude ou humidité
extrêmes, appareil trop vieux (plus de 3 ans) |
|
Tests de contrôle de l'asthme
|
|
|
D'après
l'enquête Santé et Protection Sociale (2006), 6 asthmatiques sur
10 ont un contrôle insuffisant de leur asthme. |
|
Test de contrôle de l'asthme de l'adulte |
|
Retrouvez le test en cliquant sur
le lien suivant:
Test de contrôle de l'asthme
de l'adulte et de l'enfant de plus de 12 ans
selon
ACT TM qualityMetricIncorporated. Asthma France
|
|
Test de contrôle de l'asthme de l'enfant |
 |
Ce test
n'est pas un questionnaire de diagnostic de
l'asthme mais un questionnaire d'évaluation de contrôle de
l'asthme de l'enfant âgé de 4 à 11 ans.
Liu-AH et al. Developpement and cross-sectional validation
of the chilhood asthma control test. Journal of Allergy and
Clinical Immunology 2007; 119(4):817-825 |
|
 |
|
Imprimez ce test et rendez le questionnaire rempli à votre
médecin traitant |
|
Traitement de l'asthme =
antiasthmatiques |
|
|
|
 |
Le traitement
de l'asthme permet de lutter contre la bronchoconstriction
(bronchodilatateurs d'action rapide) et contre l'inflammation
(anti-inflammatoire corticoïde ou antileucotriène); toutefois aucune
molécule ne permet de combattre spécifiquement l'hypersécrétion du
mucus bronchique.
La voie
inhalée constitue la voie de référence dans le traitement de
l'asthme et sera toujours privilégiée par le médecin en raison de
son action directe sur les bronches, d'une plus grande rapidité
d'action et d'une faible incidence des effets indésirables en raison
d'un faibles passage systémique dans les conditions normales
d'utilisation. |
|
Les
thérapeutiques inhalées utilisées dans le traitement de l'asthme, se
classent en bronchodilatateurs et en anti-inflammatoires.
-
Les bronchodilatateurs
sont: les bêta-2 mimétiques ( = bêta-2 stimulants =
agonistes sélectifs bêta-2-adrénergiques) et les
anticholinergiques (encore appelés atropiniques).
-
Les anti-inflammatoires
sont représentés par les glucocorticoïdes ( =
corticostéroïdes, glucocorticostéroïdes, corticoïdes) et par les cromones (acide cromoglicique)
|
|
Évaluation de la sévérité et stratégies thérapeutiques adaptées
d'après les recommandations internationales |
|
Asthme intermittent
(stade 1) |
-
Moins de 1 crise /semaine
-
Moins de 2 réveils nocturnes/mois
-
asymptomatique entre les crises
-
exacerbations courtes
-
VEMS ou DEP>80%
-
variabilité des DEP<20%
|
Pallier I
=> |
|
|
Asthme persistant
léger
(stade 2) |
-
plus de 1 crise /semaine
-
moins de 1 crise/jour
-
plus de 2 réveils nocturnes/mois
-
asymptomatique entre les crises
-
exacerbations prolongées
-
VEMS ou DEP>80%
-
variabilité des DEP20 à 30%
|
Pallier II
=> |
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Asthme persistant
modéré
(stade 3) |
-
symptômes tous les jours
-
usage quotidien des bêta2 inhalés
-
plus de 1 crise nocturne/semaine
-
retentissement sur l'activité diurne et le
sommeil
-
VEMS ou DEP compris entre 60 et 80%
-
variabilité des DEP>30%
|
Pallier III
=> |
|
|
Asthme persistant
sévère
(stade 4) |
-
Crises quotidiennes
-
Exacerbations fréquentes
-
Limitation des activités
-
VEMS ou DEP compris <60%
-
variabilité des DEP>30%
|
Pallier IV
=> |
|
|
VEMS:
volume expiratoire maximal en 1 seconde
DEP: débit expiratoire de pointe |
Le but est de trouver le pallier le
plus bas assurant une maitrisé adéquate. On peut tenter de diminuer
de palier si l'asthme est maitrisé depuis plus de 3 mois. En effet,
le temps estimé avant d'atteindre l'effet maximal du
traitement est de 3 mois environ.
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|
Traitement prophylactique
(préventif) |
|
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Antihistaminiques
Kétotifène : Zaditen®
 |
Le
kétotifène a
un certain pouvoir anti-inflammatoire et permet une réduction au
moins partielle de l'hyperréactivité bronchique. Il exerce aussi
une action
antihistaminique H1. Après
une période d'adaptation à une dose le soir pour diminuer les
risques de somnolence, la posologie est amenée à 2 prises par
jour ou une prise de Zaditen® LP. L'effet
protecteur maximal est obtenu par un traitement de plusieurs
mois. |
|
Désensibilisation
L'immunothérapie spécifique
consiste en l'administration de doses croissantes d'allergènes
pouvant entrainer une tolérance clinique. Elle est indiquée dans
l'asthme allergique, sous réserve que la responsabilité de
l'allergène soit prouvée, lorsque l'éviction n'est pas
suffisant.
Elle est efficace chez les
patients ayant une sensibilisation unique, en particulier aux
acariens, aux pollens de graminées, de bouleau et d'ambroisie, aux
poils de chat et à certaines moisissures. Elle
n'est pas indiquée en cas d'allergie multiple.
En cas d'efficacité,
sa durée d'action est de 3 ans.
Depuis
quelques années, la voie sublinguale tend à supplanter la
voie sous-cutanée en raison de sa simplicité d'administration
(surtout chez le jeune enfant) et de l'absence d'effets
indésirables graves rapportés (choc
anaphylactique,
œdème de Quincke, bronchospasmes) |
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|
Anti-leucotriènes :
Montelukast:
Singulair® |
Le
montélukast bloque les récepteurs cyst-LT1 des leucotriènes
médiateurs à action inflammatoire et bronchoconstrictrice puissante.
L'activité anti-inflammatoire est inférieure à celle des
glucocorticoïdes.
Indication: Traitement additif de l'asthme chez des patients
présentant un asthme persistant léger à modéré insuffisamment
contrôlé par corticothérapie inhalée et chez qui les
bêta-2-mimétiques à action immédiate et de courte durée
administrés à la demande n'apportent pas un contrôle suffisant
de l'asthme. Ils sont une alternative aux bronchodilatateurs
Béta-2 mimétiques d'action prolongée, et s'utilisent avec des
corticoïdes inhalés Il ne doivent être administrés
au cours de la grossesse qu'en cas
d'absolue nécessité.
Effets indésirables : myalgies, arthralgies,
céphalées. |
|
Inhibiteur
de la dégranulation mastocytaire
Cromoglycate
de sodium:
Lomudal® |
Le
cromoglycate prévient la libération des médiateurs chimiques de l'anaphylaxie.
Il n'a pas d'effet direct sur la bronchoconstriction, mais il agit
sur l'inflammation et permet de diminuer l'hyperréactivité. Son
action anti-inflammatoire est inférieure à celle des
glucocorticoïdes inhalés, ce qui réduit son indication à : asthme
chronique léger et prévention de l'asthme d'effort
Sa demi-vie
courte impose 3 à 4 prises par jour. et les effets sur les symptômes
de l'asthme ne se font sentir qu'au bout de plusieurs jours de
traitement.
Les
ampoules de Lomudal® doivent être administrées au cours
de séances d'aérosolthérapie
ou à l'aide d'un appareil à nébulisation (nébuliseur). |
Désensibilisation
ou immunothérapie spécifique.
|
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Traitement de fond de l'asthme |
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Glucocorticoïdes inhalés=
anti-inflammatoires bronchiques
Béclométasone: Bécotide®,
propionate de fluticasone: Flixotide® Diskus, Furoate de
mométasone : Asmanex®,
Ciclésonide: Alvesco®
|
Les glucocorticoïdes inhalés sont les
médicaments les plus efficaces pour maitriser
l'asthme. Ils agissent par inhibition des cytokines pro-inflammatoires et par
activation des de certaines protéines anti-inflammatoires. Ils
sont utilisés dans le traitement de fond de
l'asthme persistant (recours plus d'une fois par semaine à des
Bêta-2 adrénergiques inhalés). Ils réduisent l'inflammation des
bronches et l'hyperréactivité bronchique.
Leur
action est lente (début d'action dans les 2 à 8 heures) et nécessite un traitement continu à ajuster par
paliers de 1 à 3 mois. L'amélioration clinique n'est obtenue
qu'après plusieurs semaines de traitement; il est
donc impératif de suivre régulièrement votre traitement et de ne pas
oublier de prise!!
La
posologie d'un corticoïde inhalée est strictement personnelle.
L'efficacité et la tolérance de ces produits est maximale en cas
d'inhalation le matin. Il convient notamment chez
l'enfant de trouver la dose minimale efficace afin d'éviter tout
effet secondaire (retard de croissance de 1cm en moyenne la première
année de traitement).
Par voie inhalée, l'effet
anti-inflammatoire s'exerce au niveau local (bronchique), il y a
un très faible passage systémique et les effets secondaires généraux
sont donc restreints (céphalées, de la
fièvre, des myalgies, des
arthralgies). |
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Effets indésirables locaux |
Raucité de la voix liée à une parésie des muscles
des cordes vocales
Mycoses
oropharyngées
prévenues en se rinçant la bouche après chaque utilisation ou mieux, faire le
spray avant de se
brosser les dents.
Toux
ou gêne pharyngée.
A
utiliser avec précaution en cas d'infections non
contrôlées des voies aériennes et dans les ulcères
gastroduodénaux évolutifs non traités |
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Bêta-2-mimétiques inhalés de longue
durée d'action
: Formotérol Foradil®; Salmétérol: Serevent® |
Les bêta-2-mimétiques
ou agonistes stimulent les récepteurs bêta-2 des voies aériennes
conduisant ainsi au relâchement des muscles lisses des bronches
et entrainant donc une broncho dilatation.
Ce sont les bronchodilatateurs les plus puissants. Le
Formotérol agit plus rapidement que le Salmétérol (3 minutes
contre 15 minutes); leur action persiste 12 heures. Ils se
présentent sous forme d'aérosol
doseur ou de système d'inhalation de poudre sèche.
Indication:
traitement continu de l'asthme, toujours en association avec un
traitement anti-inflammatoire continu comme les glucocorticoïdes
inhalés. Ils n'ont pas d'indication pour le traitement de la crise.
Le Formotérol peut être utilisé en prévention de l'asthme
d'effort. Ils sont utilisés avant d'envisager
le traitement par la
théophylline.
Effets indésirables:
Ils sont peu nombreux hors posologie excessive. Tachycardie,
palpitations (à doses importantes); tremblements des extrémités
(habituellement transitoires, disparaissant à la poursuite du
traitement),
céphalées,
crampes musculaires,
vertiges, agitation,
hypokaliémie,
hyperglycémie, variation
tensionnelle; irritation de la gorge avec
toux ou
enrouement chez les malades
sensibles à l'inhalation d'une poudre sèche (amélioré si rinçage
de la bouche après inhalation). |
|
Le saviez-vous? |
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Les β2 mimétiques d'action longue doivent toujours
être utilisés en association avec un glucocorticoïde
inhalé en raison du risque d'exacerbation sévère si
utilisation en monothérapie |
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Bêta-2-mimétiques
par voie orale
: Action courte mais à libération prolongée:
Terbutaline Bricanyl LP®
Action longue
et libération prolongée: Bambutérol: Oxéol® |
La voie orale ne se justifie que lorsque les inhalations de
bêta-2 mimétiques ne suffisent plus à diminuer la fréquence des
épisodes paroxystiques ou lorsque la voie aérienne est
impossible.
La voie
orale présente, en effet trop de risques d'effets secondaires
pour être utilisée en première intention
Les
effets indésirables les plus fréquents sont d'ordre cardiaque
(tachycardie, palpitations) aggravés par une modification de la
kaliémie elle-même due aux bêta-2 stimulants. Ils sont
contre-indiqués en cas de cardiopathie grave. Troubles
digestifs, parfois augmentations de la
gycémie. |
|
Théophylline
Dilatrane®,
Euphylline®, Tédralan®, Théostat®
et
dérivés Bamifylline:
Trentadil® |
La
théophylline agit au niveau des mouvements intracellulaires du
calcium. Elle a une action bronchodilatatrice, elle renforce les
muscles respiratoires et possède une action cardiaque inotrope positive.
C'est un médicament à faible marge thérapeutique et
ayant une vitesse de de métabolisation par le foie très variable
d'une personne à l'autre. L'ajustement posologique se fait sur
l'appréciation de l'amélioration ou des effets indésirables.
Les signes de surdosage sont
tachycardie,
vomissement et excitabilité. La théophylline doit
être évitée chez les patients
épileptiques,
en cas de
sevrage
tabagique, d'utilisation concomitante de
cimétidine
ou de certains macrolides et quinolones (enoxacine contre
indiquée).
Les formes orales à libération prolongée
peuvent avoir un intérêt en traitement additionnel chez les
patients présentant un asthme persistant insuffisamment contrôlé
par l'association corticoïde inhalé + bêta-2-mimétique d'action
prolongée. La forme injectable est pratiquement abandonnée.
|
|
Risque de sous-dosage |
|
Induction enzymatique (phénobarbital,
rifampicine), âge
(enfant, prématuré),
tabagisme,
obésité,
alcool. |
|
Risque de surdosage |
|
Inhibition enzymatique
(Valproate
de sodium,
cimétidine,
érythromycine, ciprofloxacine...),
contraception orale,
insuffisance hépatique, insuffisance rénale,
insuffisance cardiaque,
fièvre. |
|
|
Corticoïdes par voie orale :
|
La
corticothérapie orale en cure courte est la base du traitement des
exacerbations sévères de l'asthme.
Dans le traitement de fond, elle
doit être réservée aux patients ayant un asthme sévère dont les
symptômes persistent malgré une posologie maximale des
bronchodilatateurs et corticoïdes inhalés. Ils doivent être pris en
une prise le matin. La dose minimale efficace doit toujours être
recherchée.
Effets
indésirables:
Le risque majeur est le freinage de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien
qui se traduit par:
-
Troubles métaboliques (arrêt de croissance chez l'enfant la
première année de traitement, syndrome de
Cushing, intolérance
au glucose.
-
Troubles trophiques (ostéoporose,
tassements vertébraux ou fractures, atrophie cutanée)
-
Désordres hydro-électrolytiques (hypokaliémie, rétention sodée
imposant un
régime sans sel pendant la
durée du traitement)
-
Troubles neuropsychiques.
-
Troubles digestifs à type de douleurs gastriques jusqu'à l'ulcère.
|
|
Afin de limiter les effets secondaires de la
corticothérapie par voie orale, les traitements sont toujours
discontinus, en cure courte de 20 jours au maximum, en
alternance un jour sur deux.
Le traitement doit être arrêté progressivement sous
peine d'un effet rebond désastreux. Le relai peut être
pris par des corticoïdes inhalés. |
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Association Bêta-2-mimétique + Corticoïde :
Béclométasone/formotérol
(Innovair®) |
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Anticorps
monoclonal anti-IgE
Omalizumab (Xolair®) |
Anticorps
monoclonal humanisé qui se lie aux IgE sériques. Médicament injectable par voie sous cutanée indiqué chez l'adulte et l'enfant de plus
de 6 mois dans le traitement additionnel de l'asthme
allergique persistant sévère mal contrôlé (en association à
son traitement actuel).
Médicament
d'exception dont la première prescription (annuelle) doit être faite par un
pneumologue ou un pédiatre à l'hôpital ou en clinique.
La dose et la fréquence des injections sont déterminées en
fonction du poids et du taux d'IgE (toutes les 2 à 4 semaines).
L'efficacité du traitement doit être réévaluée par le médecin après
16 semaines de traitement avant de poursuivre les injections
Effets
indésirables:
céphalées,
fatigue et réactions aux
point d'injection, réaction d'hypersensibilité avec
choc anaphylactique. |
|
Traitement de la crise
et prévention de l'asthme d'effort |
|
|
Bêta-2-mimétiques inhalés
d'action courte salbutamol: Ventoline®,
terbutaline: Bricanyl®, pirbutérol, Fénotérol :Bronchodual® |
Leur action
est rapide en 1 à 2 minutes et persiste de 4 à 6 heures. Ils restent
l'unique traitement en cas d'asthme intermittent. Ce traitement doit être administré à la
demande en cas de difficulté respiratoire ou de sifflement ou en
prévention de l'asthme
d'effort.
Ils
s'administrent à l'aide de différents
dispositifs d'inhalation : aérosol
doseur, système d'inhalation de poudre sèche, système
auto déclenchant: 2 à
4 bouffées à répéter si nécessaire toutes les 20 minutes jusqu'à
8 bouffées dans la première heure.
Effets
indésirables:
Si les doses sont correctement respectées, les effets indésirables
sont rares. Des
récepteurs bêta-2 sont présents au niveau cardiaque et ces
traitements peuvent induire aux doses élevées des effets indésirables comme la
tachycardie et les palpitations, tremblements,
arythmie,
crampes musculaires,
céphalées. |
|

Un flacon
de Ventoline® contient 200 doses et ne doit être
utilisé qu'en cas de crise. Un patient asthmatique équilibré devrait
utiliser au plus un ou deux flacons par an. |
|
|
Anticholinergiques
Ipatropium : Atrovent®, tiotropium: Spiriva®, Oxitropium:
Tersigat®.
En
association: Ipratopium, Fénotérol: Bronchodual® |
Les anticholinergiques
exercent un blocage compétitif des récepteurs cholinergiques muscariniques au niveau du muscle lisse
bronchique. L'effet bronchodilatateur obtenu est moins
rapide (3 minutes) et moins puissant que les bêta-2 stimulants de courte durée d'action mais leur
effet est plus prolongé (4 à 6 heures). Ils sont surtout intéressants chez les
personnes âgées dont l'asthme est imbriqué avec une BCPO.
Effets
indésirables:
Les anticholinergiques inhalés ont très peu d'effets indésirables:
sècheresse buccale, irritation pharyngée,
toux. Rares cas de
céphalées,
nausées et
diarrhées. Troubles oculaires en
cas de projection dans les yeux (mydriase et risque de
glaucome). Risque de rétention
urinaire chez les hommes présentant des antécédents d'adénome
prostatique ou d'obstruction urétrale.
Précaution
d'emploi:
à utiliser avec précaution en cas de mucoviscidose |
|
Association fixe :
budésonide+ formotérol (Symbicort®
100/6 et Symbicort® 200/6) |
Habituellement prescrite en traitement de fond, peut désormais être
utilisée chez l'adulte pour soulager la crise d'asthme, mais ne
dispense pas des prises préventives. |
|
Traitement des exacerbations |
|
Corticoïdes par voie orale
Prednisone,
Prednisolone |
Les
corticoïdes par voie orale sont utilisés uniquement pour le
traitement des exacerbations sévères, en cure courte (sur 5 à 10
jours), à une posologie de 0,5 à 1 mg/kg/jour. Il ne remplace pas le
traitement inhalé qui doit être poursuivi conjointement.
|
|
Traitement de l'asthme chez l'enfant |
|
 |
Le traitement d'un enfant
plus de 12 ans est identique à celui d'un adulte. |
| Enfant
de 5 ans et moins |
|
Agonistes β2 à action rapide |
Cette
famille est la plus adaptée pour soulager les symptômes aigus de
l'asthme chez les enfants de moins de 5 ans |
| Traitement
de fond par corticostéroïdes faible dose inhalés =
CSI |
Un traitement de fond est proposé dans
les situations suivantes:
- crises diurnes intervenant plus de
2 fois par semaine
- Limitation des activités
- Crises nocturnes ou besoin d'un
traitement de secours plus de 2 fois par semaine
Il est normalement administré pendant 3
mois afin de déterminer son efficacité. Si les symptômes sont
mal contrôlés, il est possible d'en doubler la dose.
|
|
Dose
minimale efficace |
|
Si l'asthme est bien contrôlé pendant 3 mois, une
réduction de dose de CSI est envisageable afin de
n'utiliser que la dose minimale efficace. |
|
|
Antileucotriènes |
Ce traitement constitue une
alternative si l'enfant utilise mal le dispositif d'inhalation
des corticostéroïdes inhalés. |
| Autres |
En cas de mauvais contrôle
de l'asthme, malgré le traitement de fond, il est possible
d'introduire la théophylline ou de donner une faible dose de
glucocorticoïde oral durant quelques semaines, jusqu'à ce que
l'asthme soit maitrisé. En raison de manque de données
probantes, les agonistes β2 à longue durée d'action ne sont
pas recommandés chez les enfants de moins de 5 ans. |
|
Enfant de 6 ans et plus |
- Lorsqu'une faible dose de CSI
ne suffit pas, le passage à une dose moyenne doit être
envisagé avant d'introduire un agoniste β2 à longue
durée d'action ou un antileucotriène.
- Si l'association CSI et
agoniste β2 à longue durée ne suffit plus, un
antileucotriène peut être ajouté
- Les antileucotriènes peuvent
aussi être utilisés en alternative aux CSI si l'adhésion au
traitement est insuffisante ou si la dose de CSI est très
faible.
- L'omalizumab a prouvé son
efficacité chez les 6-12 ans présentant un asthme allergique
sévère, mais n'est pas officiellement indiqué dans ce
contexte.
|
|
Corticostéroïdes inhalés et croissance |
L'utilisation à long terme d'un CSI peut entrainer une
réduction de la taille au maximum de 1cm
au total. Cette réduction est temporaire
et l'enfant atteint toujours sa taille prévue à l'âge
adulte. Alors qu'un asthme sévère ou mal maitrisé
peut influencer la taille adulte normale |
 |
|
|
Traitement de l'asthme
pendant la grossesse |
|
 |
Il est indispensable de faire
surveiller son asthme au cours de la grossesse car l'état
asthmatique de la femme enceinte change souvent et une
modification du traitement s'avère parfois nécessaire. Tous les médicaments de l'asthme sont utilisables en cas
de
grossesse. |
 |
Parmi les antiasthmatiques, la
théophylline nécessite un suivi plus étroit des
effets secondaires car elle peut aggraver par exemple le reflux
gastrique chez la femme enceinte
Les antileucotriènes
ne sont pas utilisés en première intention en raison de
l'absence de données fiables sur leur innocuité pendant la
grossesse. |
|
Bien utiliser ses médicaments
= les techniques d'inhalation |
|
L'efficacité des traitements administrés par la voie inhalée dépend
en majeure partie de la technique d'inhalation par le patient Dans
les meilleures conditions de prise, seuls 20% des la dose atteignent
les site d'action
-
Transportez
vos aérosols doseurs avec leur capuchon protecteur et nettoyez les
régulièrement
-
Attendre au moins 30 secondes entre chaque bouffée
-
Respecter une apnée de quelques secondes après l'inhalation
-
Se
rincer la bouche après l'inhalation d'un corticoïde, ou rincer
le visage du nourrisson si un masque facial a été utilisé
|
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Dans quel
ordre faut-il inhaler les antiasthmatiques? |
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1-Béta-2 mimétiques inhalés d'action courte |
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2-Béta-2 mimétiques inhalés d'action longue |
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3-Corticoïdes inhalés |
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l'aérosol doseur
 |
L'aérosol doseur s'utilise en position
verticale. Se mettre assis ou debout,
- Secouer le flacon (sinon mauvais dosage de médicament).
- Enlever le capuchon, ouvrir le système
- Tenir
le
flacon vertical (cartouche dirigée vers le haut, sinon
inhalation de gaz propulseur uniquement), avant d'utiliser
l'inhalateur pour la première fois, ou si vous ne l'avez pas
employé depuis plus de 14 jours, le faire fonctionner une
fois dans le vide.
- Vider les poumons
(expirer aussi lentement et aussi profondément que
possible afin de ne pas provoquer de
toux), mettre la pièce buccale devant la bouche ouverte et
fermer hermétiquement la bouche autour de l'embout,
-
Déclencher l'aérosol en début d'inspiration (nécessité d'une
bonne coordination main respiration). Inspirer
lentement et profondément. Il faut éviter un inspiration
forcée rapide, source de bronchospasme.
- Retenir sa respiration
(apnée) de 5 à 10 secondes à la fin de l'inspiration afin de
permettre la bonne diffusion du principe actif.
- Expirer par le nez, bouche fermée, le plus lentement possible
- Respirer 2 ou 3 fois avant la manœuvre suivante.
- Si
vous voyez un "nuage" s'échapper du haut de l'inhalateur ou des
côtés de votre bouche, recommencer la manœuvre
- Rincer soigneusement à l'eau la partie plastique du spray
doseur. Faire sécher l'embout.
- Après
utilisation et nettoyage, fermer l'inhalateur en remettant le
capuchon.
- En
cas de spray doseur de corticoïde, il est recommandé de se
rincer la bouche ou de se
brosser les dents après
inhalation afin de diminuer le risque de
mycoses
.
|
|
 |
|
Les erreurs à ne pas faire |
|
Inspirer par le nez |
|
Déclenchement du système en fin |
|
Prise de plus d'une bouffée |
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Pas d'inspiration lors de la prise |
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Arrêt de l'inhalation juste après le déclenchement |
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l'autohaler
 |
Auto
déclenché, il ne nécessite pas une bonne coordination main
inspiration. Le produit n'est délivré qu'après inspiration profonde.
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Agiter l'appareil
-
Enlever le capuchon protecteur de l'embout buccal
-
Armer l'appareil en le maintenant bien droit et en relevant
le levier en position verticale
-
Vider
vos poumons sans forcer (expirer normalement); immédiatement
après, présenter l'embout buccal à l'entrée de la bouche et
refermer les lèvres autour de l'embout
-
Inspirer lentement et profondément; l'administration de
la dose se déclenche automatiquement lors de l'inspiration
-
Bloquer votre respiration pendant quelques secondes afin
de permettre la bonne diffusion du principe actif.
-
Expirer par le nez, bouche fermée, le plus lentement possible
-
Entre
chaque inhalation, réarmer le système en abaissant puis en
relevant le levier
-
Après
usage: remettre le levier en position abaissée et replacer le
capuchon protecteur sur l'embout buccal. Se rincer la bouche ou
se
brosser les dents après
inhalation du produit. Nettoyer l'embout buccal avec un tissu
sec et propre. Ne pas utiliser d'eau pour nettoyer le
dispositif.
|
|
 |
|
Les erreurs à ne pas faire |
|
Inspirer par le nez |
|
Pas d'inspiration lors de la prise |
|
Arrêt de l'inhalation juste après le déclenchement |
|
Rabaisser le levier avant inspiration |
|
Pousser la languette blanche manuellement. |
|
|
le système Easy-Breathe |
-
Agiter l'appareil
-
Ouvrir le capuchon protecteur de l'embout buccal vers le
bas
-
Tenir
le système verticalement, embout buccal en bas.
-
Expirer normalement; immédiatement après, présenter l'embout
buccal à l'entrée de la bouche et refermer hermétiquement les lèvres autour de
l'embout
-
Inspirer lentement et profondément; l'administration de
la dose se déclenche automatiquement lors de l'inspiration.
Pendant la prise, maintenir l'inhalateur en position verticale
-
Bloquer votre respiration pendant au moins 10 secondes
afin de permettre la bonne diffusion du principe actif.
-
Expirer par le nez, bouche fermée, le plus lentement possible
-
Fermer immédiatement le capuchon protecteur. Pour reprendre une
nouvelle dose, recommencer depuis la première étape.
-
Après
usage: se rincer la bouche ou se
brosser les dents après
inhalation du produit. Nettoyer l'embout buccal avec un tissu
sec et propre. Ne pas utiliser d'eau pour nettoyer le
dispositif.
|
|
 |
|
Les erreurs à ne pas faire |
|
Inspirer par le nez |
|
Pas d'inspiration lors de la prise |
|
Arrêt de l'inhalation juste après le déclenchement |
|
|
le système Diskus
 |
-
Ouvrir le diskus. Pousser le levier jusqu'au déclic
-
Souffler à fond, loin du diskus pour vider les poumons
-
Placer l'embout buccal du diskus entre les lèvres, puis inspirer
par la bouche aussi profondément que possible. Retenir sa
respiration quelques secondes afin de permettre la bonne
diffusion du principe actif.
-
Expirer par le nez, bouche fermée, le plus lentement possible
-
Refermer le diskus
-
Après
usage: se rincer la bouche ou se
brosser les dents après
inhalation du produit. Nettoyer l'embout buccal avec un tissu
sec et propre. Ne pas utiliser d'eau pour nettoyer le
dispositif.
Les autres dispositifs à poudre sèche (DPI)
comme l'aeroliser, le breezhaler, le turbuhaler et le
Novolizer s'utilisent de la même façon; il faut tout
d'abord amorcer le dispositif (en introduisant une gélule de poudre,
en tournant la roue ou en appuyant sur un poussoir selon les
dispositifs), de souffler à fond pour vider ses poumons puis
d'inspirer dans le dispositif aussi profondément que possible, puis
de bloquer sa respiration quelques secondes afin que la poudre
puisse pénétrer le plus profondément au niveau des bronches
|
|
La
chambre d'inhalation
|
La chambre
d'inhalation a l'avantage de permettre une bonne délivrance de
l'aérosol, même chez les malades ayant une mauvaise coordination
"main poumons" (enfants de moins de 7 ans notamment). Dans ce cas la ou les
bouffées sont pulvérisées dans la chambre d'inhalation et le patient
effectue plusieurs inspirations profondes pendant les 5 secondes qui
suivent le déclenchement. L'utilisation de la chambre est possible
si l'enfant est endormi. Compter 5 à 10 mouvements des valves
après le déclenchement de chaque bouffée pour s'être assuré que toute
la dose efficace a été inhalée.
Nettoyer
la chambre après utilisation. Rincer, ne pas essuyer mais laisser
sécher (risque de formation d'électricité statique qui piègera les
molécules de médicament lors de l'utilisation suivante). |
|
Aérosolthérapie |
|
Consulter
notre fiche conseil:
Aérosolthérapie |
 |
|
Médicaments
déconseillés en cas d'asthme
|
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|
En cas de
toux |
Les
fluidifiants sont sans intérêt dans la
toux irritative
propre à l'asthme, ainsi que les
antitussifs opiacés
(dépresseurs respiratoires) |
|
En cas de
douleur ou de
fièvre |
Les
AINS dont l'aspirine sont déconseillés dans l'asthme
car ils peuvent déclencher des
allergies, particulièrement chez
l'asthmatique. |
|
En cas
d'asthme sévère |
L'asthme
sévère est une situation à risque d'hypokaliémie
(posologies élevées d'anti-inflammatoires stéroïdiens et de
bêta-2 agonistes = médicaments potentiellement hypokaliémiants).
 |
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Autres
médicaments |
-
Les bêtabloquants sous toutes les formes y compris
les
collyres
-
Les formes aérosol (en dehors de celles pour le traitement
de l'asthme) peuvent engendrer une irritation locale
favorisant les crises.
-
Le
millepertuis est contre-indiqué avec la théophylline,
inducteur enzymatique. Il diminue la théophyllinémie avec
risque de baisse de l'activité, voire annulation de l'effet
entrainant des conséquences éventuellement graves.
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Prévention
des crises |
Oligosol®
Manganèse et
Oligosol® Soufre (1 ampoule par jour en
alternance) |
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Réduire
l'asthme par homéopathie
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Attention, le
traitement homéopathique ne doit pas se substituer au
traitement de fond de l'asthme. |
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Prévention |
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Santa Herba
(Laboratoire Lehning®) 10 gouttes 3/jour.
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Poumon histaminum
15CH 5 granules tous les soirs.
- Pulmine
D8 et Diaphragme D8.
Prendre une ampoule en sublingual un jour sur 2 en alternance
-
Histamine D8 Prendre une ampoule en sublingual un
jour sur 2 si
allergie
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Traitement adjuvant de la
crise |
Attention, à
donner en association avec les
médicaments de la crise prescrits par votre médecin!
Prendre 3 granules toutes les 10mn jusqu'à cessation de la crise.
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Poumon histamine
15CH dans tous les cas.
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Arsenicum album
9CH si la crise se déclenche surtout la nuit (entre 0 et 3h du
matin). Se sent mieux debout à marcher ou assis, sensation de
brulures dans la poitrine. Exténué après la crise. Crise
d'asthme déclenchées suite à un
eczéma apparemment guéri
-
Chamomilla
9CH si particulièrement irritable et cholérique pendant la crise
-
Natrum sulf
9CH si les crises sont améliorées par temps humide, le
froid
ou
la
fatigue. Crises du matin.
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Dulcamara 9CH si la crise est déclenchée par temps de pluie
-
Ignatia 9CH si crises déclenchées après une contrariété
-
Nux vomica
9CH: Si les crises sont déclenchées après un repas
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En fonction des cas |
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Ipeca
9CH si nauséeux, poumons encombrés de mucus, sifflements dans la
poitrine. N’arrive pas à expectorer.
Se sent mieux à l’air frais. A associer avec
Blatta orientalis
9CH
-
Kalium
carbonicum 9CH en cas d'expectorations grises
-
Antimonium tartaricum 9CH avec ronflements dus au mucus
présent dans la poitrine (absence d'expectoration)
-
Pulsatilla :si tempérament affectueux et dépendant. Supporte très mal les
pièces confinées. Se sent mieux à l’air libre.
-
Sambuscus 4CH
-
Cuprum
metallicum 9CH si le spasme domine
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Drosera
9CH si toux quinteuse prédomine
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Phosphorus 9CH en cas de sensation de chaleur dans la
poitrine
-
Kalium
carbonicum 9CH avec douleurs piquantes dans la poitrine
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On ne
peut pas soigner une crise d'asthme par les plantes. Même si
historiquement on utilisait de la poudre de datura, ou des
cigarettes en contenant pour soigner la crise d'asthme, les béta-2
agonistes ou les nouveaux antileucotriènes, plus rapides et plus
efficaces, n'ont pas d'équivalents en phytothérapie.
Par contre les plantes médicinales et les
huiles essentielles sont
d'une grande utilité pour contrôler l'évolution de la maladie
asthmatique (traitement de fond). |
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Plantes
anti-allergiques, anti-inflammatoires |
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Plantain
(Plantago major ) |
C’est
une plante majeure dans le traitement de l’asthme allergique. Le
plantain est anti-inflammatoire et anti-allergique.
Posologie : 30 à 60 gouttes de teinture mère par jour,
à diluer dans un grand verre d'eau ou infusion prolongée (20 minutes
au moins) de 100 g de
feuilles de plantain par
litre d'eau ou
Plantain Arkogélules®:
1 gélule 3 fois par jour.
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Gingembre
(Zingiber officinale) |
Le
gingembre possède un pouvoir anti-inflammatoire.
Teinture alcoolique de gingembre : équivalant à 1 g de rhizome en 4
prises.
Pour un effet moindre, on préconise le thé de gingembre : 1 à 2
cuillerées à café de gingembre
râpé dans 1/2 litre d'eau très chaude, laisser infuser une dizaine
de minutes, le récipient
couvert : une tasse 3 à 4 fois par jour.
On peut aussi utiliser le jus de gingembre directement dans la
boisson ou sous forme de sirop.
Précautions d'emploi: le gingembre qui peut provoquer une irritation
gastrique chez certains sujets.
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Ronce
(Rubus suavissimus) |
La ronce
sucrée de Chine est anti-inflammatoire par son contenu en tanins
médicinaux, et l'expérience a prouvé qu'elle était antiallergique,
donc utile pour soigner l'asthme quand la composante allergique est
importante.
Le gout sucré des feuilles est dû principalement à la présence d'un
hétéroside, le ruboside ou rubusoside. Le ruboside ou
rubusoside est 200 à 300 fois plus sucrant que le saccharose (sucre
ordinaire), mais apporte
très peu de calories, à la manière du stévia.
L'extrait aqueux de Rubus suavissimus n'est pas que sucrant, il
aussi antiallergique (utilisé comme tel au Japon). L’expérience
montre que c'est un antihistaminique mais qu'il n'a pas d'effet sur
la synthèse des prostaglandines E2. Les Chinois utilisent surtout
les feuilles de Rubus suavissimus pour faire un thé sucré.
Précautions d'emploi:
le
contenu en tanin peut induire de la
constipation. |
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Boswellia Serrata |
Le Boswellia, encore appelée oliban ou
encens est une plante originaire d’Afrique ou d’Asie, connue pour
ses propriétés anti-inflammatoires. Le
principal composant actif est l'acide boswélique.
Cette plante a fait l’objet de plusieurs
études qui ont révélé une efficacité dans les maladies
inflammatoires
comme l’arthrite, les colites ulcéreuses
et l’asthme.
On utilise la résine de cette plante
La posologie constatée est de 150 à 200
mg 3 fois par jour d’extrait contenant au minimum 60% d’acides
boswéliques.4 à 8 semaines peuvent être nécessaires pour en
ressentir les effets thérapeutiques.
Contre-indication :
Grossesse.
Les études cliniques ont montré que chez
les patients asthmatiques prenant du Boswellia durant 6 semaines,
les symptômes avaient diminué de façon notable dans 70% des cas. Il
semble que la résine de Boswellia inhibe la synthèse métabolique de
certaines substances pro-inflammatoires, notamment les leucotriènes
qui interviennent spécifiquement dans la bronchonstriction. |
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Plantes antispasmodiques |
Thym,
gingembre, aubépine,
mélisse,
lavande, eschscholtzia, hypericum,
tilleul.
L'asthmatique est souvent une personne un peu angoissée, anxieuse,
ayant du mal à s'endormir. L'expérience prouve qu'un hypnotique
léger fait souvent diminuer la fréquence des crises d'asthme du
milieu de la nuit.
Posologie
: 2.5 à
5g pour ¼ à ½ litre d’eau par jour. Il convient de pratiquer une
fenêtre thérapeutique tous les trois semaines pour éviter les
phénomènes d’accoutumance |
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Plante bronchodilatatrice |
Ephedra
sinica |
Elle est
utilisée dans la médecine chinoise depuis 5 000 ans. Les parties
utilisées sont surtout les feuilles et la tige. La médecine chinoise
traditionnelle l'utilise contre l'asthme et les crises de bronchite
aigues.
Dans les pays occidentaux, c'est comme énergisant qu'on utilise
l'éphedra, pour perdre du poids. De nos jours, Ephedra sinica est
considérée en Europe comme obsolète, même chez les médecins avec une
orientation phytothérapeutique.
Précautions d’emploi :
Son caractère stimulant peut provoquer une
augmentation de la pression
artérielle et une augmentation ou irrégularité des
battements cardiaques sur une période de consommation prolongée. Les
complications peuvent alors causer des hémorragies cérébrales, des
arythmies cardiaques pouvant déboucher sur des arrêts cardiaques.
L'usage prolongé peut induire anxiété, tremblements et
insomnies. |
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Euphorbe |
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L'euphorbe
(Euphorbia hirta)
est surtout utilisée en Afrique.
La plante entière fraiche est
utilisée en décocté comme antiasthmatique, dans les bronchites et
maladies respiratoires. Mais dans un grand nombre de pays tropicaux,
les indications principales de la plante que l'on retrouve sont
antidiarrhéique et antiamibien.
Elle est principalement utilisée pour ses vertus anti-asmathique au
Burkina Faso, au Nigeria et dans plusieurs pays d’Asie
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Prévention et
traitement du terrain asthmatique
par gemmothérapie
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Mg du système nerveux central |
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Crataegus oxyacantha
Bg Mg1DH (aubépine) intéressant en
cas d'asthme
nerveux
-
Viburnum lantana
Bg Mg1DH (Viorne mancienne)
exerce une action sédative sur le système
nerveux végétatif pulmonaire et permet de lever
le spasme bronchique.
Ce traitement
peut être donné aux jeunes enfants comme aux
adultes à la posologie de 1mg/Kg/jour chez
l'enfant et 50 à 100 gouttes de chaque par jour pour un
adulte. |
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Mg antihistaminique |
Desmodium
Bg Mg1DH:
Anti-anaphylactique,
antiasthmatique
et
antispasmodique par diminution de la libération d'histamine
et de spasmogènes aux niveaux intestinal et pulmonaire. Prendre 1 à 2
cuillère à café/jour pendant 1 mois. |
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Mg à tropisme pulmonaire |
-
Abies pectinata
Bg Mg1DH (Sapin pectiné):
Excellent trophique pulmonaire. Il est aussi
indiqué chez les enfants ayant des petits
retards de croissance par une action ostéoblastique
(croissance de l'os)
-
Viburnum lantana
Bg Mg1DH (Viorne lantane):
Sédatif du système nerveux végétatif
pulmonaire et inhibe le spasme bronchiolaire.
Elle est principalement indiqué en cas d'asthme,
de bronchites asthmatiformes et de
bronchiolites. En cas de
bronchites asthmatiformes plus chroniques et
obstructives, on peut l'associer avec
Rubus fruticosus Mg1DH (Ronce)
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Mg anti-inflammatoire |
-
Rosa canina
Bg Mg1DH
pour agir sur
l'inflammation bronchique. 50 gouttes matin et
soir
-
Ribes nigrum
Bg Mg1DH. Les
extraits de bourgeons de cassis,
anti-inflammatoires, possèdent un effet
thérapeutique qui rappelle celui des
corticoïdes, mais sans en avoir les effets
secondaires.
On peut les utiliser au long cours par cure
de plusieurs semaines aussi bien chez
l'enfant que
l'adulte. Ribes nigrum bourgeons macération
glycérinée 1 D : 50 à 100 gouttes par jour
reparties en 2 à 3 fois
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Agir sur l'asthme par aromathérapie
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Avant d'utiliser les
huiles essentielles au cours d'une crise, appliquer quand tout va bien, les
huiles essentielles séparément dans le pli du coude pour s'assurer de l'absence
d'allergie. A n'utiliser
qu'en cas d'absence de réaction cutanée |
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2gouttes de
chaque à appliquer sur le thorax. Répéter toutes les 30 minutes si besoin.
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Quand faut-il consulter un médecin?
Surveiller les signes suivants
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-
En cas de
surconsommation de
bronchodilatateurs inhalés.
-
Chute
brutale du
DEP mesuré par un débitmètre de
pointe
-
Altération de l'état général (Les
troubles
du sommeil et les réveils nocturnes accompagnés de
toux,
fatigue,
fièvre...
-
Persistance du sifflement
-
Faire
une épreuve fonctionnelle respiratoire (mesure du VEMS)
tous les 3 à 6 mois en cas d'asthme sévère, tous les 6 à 12 mois
pour un asthme modéré ou léger et une fois par an pour les
asthmes intermittents.
-
Faites le
test de contrôle de l'asthme. Si votre
score
est inférieur à 20,votre asthme n'est peut être pas contrôlé.
Consulter votre médecin et apportez lui les résultats de ce test
pour en discuter avec lui.
-
Demandez un avis à votre médecin pour les précautions à prendre
et le choix du sport.
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Voies de recherche sur l'asthme
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Vaccin contre l'asthme allergique |
les chercheurs de l'Inserm et du
CNRS* (« Institut du thorax » CNRS /Inserm /Université de
Nantes) ont mis au point un vaccin novateur contre un des
allergènes les plus rencontrés chez les patients asthmatiques.
L'administration directe du vaccin dans le muscle d'une souris
asthmatique grâce à un nanovecteur réduit significativement
l'hypersensibilité à l'allergène et la réponse inflammatoire
associée. Cette technique de
vaccination est exclusivement axée sur l'ADN de la substance
allergisante, soit contre l'allergène Dermatophagoides farinae
(Derf1).
«Plutôt que d'administrer des extraits
d'allergènes de manière répétée afin de diminuer la sensibilité,
nous avons travaillé à partir de séquences d'ADN spécifiques
responsables de l'allergie. Quelques études ont montré le
potentiel thérapeutique de cette stratégie, mais il fallait
trouver des techniques s'assurant de la faisabilité chez
l'homme», indique l'un des principaux auteurs de l'étude.
Testé sur un modèle de souris
asthmatiques, le vaccin en question, qui nécessite deux
injections intramusculaires réalisées à trois semaines
d'intervalle, a provoqué la fabrication d'anticorps spécifiques
anti Derf1. Autre réaction observée: une diminution
significative de l'hypersensibilité des voies aériennes chez les
souris asthmatiques.
*Sources
: Inserm: Human Gene Therapy, mars 2012; « DNA/amphiphilic block
copolymer nanospheres reduce asthmatic response in a mouse model
of allergic asthma »; Fanny Beilvert 1,2, Adrien Tissot 1,2,3,
Marie Langelot 1,2,3, Mathieu Mével 1,2, Benoit Châtin 1,2,
David Lair1,2, Antoine Magnan 1,2,3 and Bruno Pitard 1,2,4
1 Inserm, U915, Nantes, F-44000
France 2 Université de Nantes, IRT-UN, l’institut du thorax,
Nantes, F-44000 France 3 CHU Nantes, L’institut du thorax,
Service de Pneumologie, Plate-Forme Transversale d’Allergologie,
Nantes F-44000, France 4 INCELLART, 1 place Alexis Ricordeau,
Nantes, F-44093 Cedex 1 France
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Chimokine
CX3CL1 et
récepteur aux substances amères |
Cette
chimokine est suspectée intervenir dans l'allergie respiratoire.
Une réduction des symptômes respiratoires a été retrouvée chez
des souris traitées par un antagoniste du récepteur de cette
chimokine: le
récepteur CX3CR1, encore appelé
récepteur aux substances amères.
Selon les
auteurs de ces études, le mécanisme d'action des récepteurs aux
substances amères est différent du mécanisme d'action des
récepteurs bêta-2 adrénergiques et ces 2 familles de molécules
pourraient avoir un effet additif! Affaire à suivre...
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BCG
inactivé =
BCG tué
EFD
dans le traitement de l'asthme |
Des
chercheurs de l’Institut Pasteur (l'équipe du Pr Marchal)
ont vacciné des cobaye et souris avec le BCG tué EFD. Les
rongeurs traités ne présentaient plus de manifestations
asthmatiques.
Ce
sont les Japonais qui ont eu pour la première fois, l'idée
de vacciner par le BCG pour protéger de l'asthme car dans
certaines régions urbaines, où la vaccination
antituberculeuse est réalisée dès la naissance avec contrôle
systématique à 6 et 12 ans, les médecins nippons avaient
observé que les enfants faisaient 2 à 3 fois moins
d’asthme. »
Le
BCG utilisé dans la prévention de l'asthme est un
déshydraté. Il ne s’agit pas d’un
vaccin antituberculeux
« Le BCG EFD (pour Extended Freeze-Drying en anglais),
est une souche inactivée par déshydratation; il contient
moins de 1,5 % d’eau et la bactérie est tuée. Contrairement
au
BCG classique, le BCG
déshydraté n’entraine aucune sensibilisation et peut être
injecté plusieurs fois. Ce vaccin modifié n’interfère ni
avec la
tuberculose ni avec le
vaccin antituberculeux.
D'après les auteurs de cette étude, la réponse
anti-inflammatoire serait médiée par la production de
cellules T régulatrices via les cellules dendritiques.
« Le BCG EFD induit des cellules du système immunitaire, les
cellules dendritiques plasmacytoïdes . Ces cellules
présentatrices d’antigènes entrainent à leur tour la
production de cellules T régulatrices. Ce sont elles qui
contrôlent la réponse inflammatoire, de manière identique à
ce qui se passe spontanément au cours d’une maladie
inflammatoire. »
Deux
formes d’inflammation sont impliquées suite à cette
vaccination BCG EFD.
Le
BCG EFD a été testé dans deux espèces animales, le cobaye et
la souris, chacune présentant une forme d’inflammation
différente. « Chez l’homme, il existe deux composantes
dans l’asthme, poursuit le médecin. À la fois une
inflammation des muqueuses, comme chez le cobaye, et une
inflammation cellulaire, comme chez la souris. Le fait
d’avoir obtenu des résultats satisfaisants dans les deux
espèces est rassurant pour les essais à venir chez
l’homme. »
Pour leurs travaux, les chercheurs ont utilisé des rongeurs
développant une forme sévère d’asthme après des
administrations répétées d’allergène par voie nasale. Dans
le groupe non traité, le décès de l’animal peut survenir
lors de l’épreuve finale d’inhalation de l’allergène. à
l’inverse, dans le groupe traité, les paramètres
respiratoires sont quasiment normaux. « Après
l’administration de BCG EFD, la protection lors d’un nouveau
contact avec l’allergène persiste pendant plusieurs mois.
Trois à quatre mois plus tard, le produit n’est plus actif
et une nouvelle injection peut être effectuée. »
Différents allergènes ont été utilisés, ovalbumine et
extraits de pollens de graminées. Le procédé pourrait
s’apparenter aux désensibilisations en allergologie, à ceci
près que les cellules T régulatrices sont d’action large et
non pas spécifique d’un allergène donné.
Des essais chez l’homme sont prévus prochainement chez des
adultes atteints d’asthme modéré. « On espère ainsi
pouvoir stabiliser la maladie et sa sévérité, diminuer le
recours aux bronchodilatateurs et la corticothérapie au long
cours. » Pas de crainte particulière pour la tolérance.
« Entre la dose minimale active et la dose maximale
tolérée, il existe un facteur multiplicateur de 1000.La
technique de fabrication est simple, mais, patience, il faut
attendre les résultats des essais cliniques et compter au
minimum trois ou quatre ans avant d’envisager l’utilisation
du produit en pratique.
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Maitrisez-vous
bien votre maladie? |
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Ce questionnaire permet de faire le point sur vos
connaissances et sur votre manière de vous traiter. Il
est à réaliser avec un professionnel de santé (médecin
ou pharmacien) afin d'avoir les bons conseils pour mieux
gérer votre maladie et mieux vous prendre en charge;
Parce que votre meilleur coach santé c'est vous!
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Connaissance de votre maladie et des facteurs de risque |
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Connaissez-vous les chiffres de votre
DEP? |
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Avez-vous des crises
diurnes?
(maitrisé ≤2/semaine,
partiellement maitrisé >2/semaine, non maitrisé: crises
quotidiennes) |
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Avez-vous des crises
nocturnes?
(maitrisé <1nuit/semaine,
partiellement maitrisé ≥1nuit/semaine, non maitrisé:
difficulté à dormir ou symptômes persistant durant le
sommeil) |
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Combien de fois par semaine
avez-vous recours à un bronchodilatateur
d'action courte?
(maitrisé ≤2doses/semaine,
partiellement maitrisé ≥ 2doses/semaine, non
maitrisé: plusieurs doses par jour) |
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Combien de temps êtes vous
soulagé après avoir eu recours à un
bronchodilatateur d'action courte?
(maitrisé soulagement > 4
heures, non maitrisé soulagement < 4 heures) |
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Connaissez-vous les
facteurs déclenchants de votre asthme?
(pro-inflammatoires,
irritants, mixtes). Que proposez-vous pour
minimiser l'exposition à ces facteurs déclenchants? |
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Avez-vous
limité les risques environnementaux
(animaux domestiques, chambre à coucher, Tapis,
moquette, humidificateur...). Avez-vous subi
des tests d'allergie. Etes-vous allergique? Que
proposez-vous pour limiter l'exposition à ces
facteurs déclenchants? |
Connaissez-vous les situations d'urgence devant vous
conduire à consulter impérativement votre médecin
traitant?
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Gestion de votre traitement |
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Comprenez-vous vos médicaments prescrits en lisant votre
ordonnance? |
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Avez-vous des difficultés avec vos médicaments? |
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Connaissez-vous l'indication et les effets indésirables de tous vos médicaments
prescrits pour votre asthme? |
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Comment prenez-vous votre traitement (schéma posologique,
utilisation des dispositifs
d'inhalation)? |
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Comment faites vous pour ne pas oublier vos prises de
médicament? |
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Etes-vous capable de citer le nom de tous vos
médicaments? |
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Reconnaissez-vous facilement les
médicaments génériques
prescrits ou substitués? |
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Avez-vous toujours votre ordonnance sur vous?
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Observance de votre traitement |
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Vous est-il arrivé d'oublier un ou plusieurs
médicaments? |
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Dans quelles circonstances avez-vous déjà oublié vos
médicaments |
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Que faites-vous lorsque vous oubliez un ou plusieurs
médicaments? |
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Que faites-vous en cas d'effets indésirables avec un
médicament? |
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Savez-vous quelles conséquences peut avoir un oubli?
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